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13/10/2010

Mais voulons-nous une Europe Fédérale/Libérale?

En pleine crise de confiance, l'Europe est divisée en deux camps avec d'un côté ceux qui souhaitent relancer le projet fédéral et, de l'autre, ceux qui plaident pour une forme- de style britannique- moins contraignante d'adhésion. Et il est bien difficile de dire laquelle de ces deux visions est la bonne.

 

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cliquez lire propositions d'Alternative Libérale


Ecoutez un instant les opinions (quelque peu simplifiées et paraphrasées) d’un vétéran de l’Europe.


"L’Union européenne est morte, vive l’Europe. Il n’y aura jamais d’autre traité européen. L’accord de « réforme » signé à Lisbonne il y a trois ans a marqué l’apogée du vieux rêve fédéral". Ceci (poursuit-il) n’est pas un échec mais une chance. "Si nous parvenons à enterrer le mythe fédéral, nous pourrons créer un projet européen plus léger et plus efficace, mené en bonne partie par des Etats nations et non par Bruxelles.


Nous pouvons créer un pouvoir européen beaucoup plus fort et plus concret, une "Europe puissance" pour préserver le mode de vie européen contre les sombres assauts du XXIe siècle".


Qui parle ? L’expression "Europe puissance" est un indice. Ce vétéran de l’Europe n’est pas un Anglais même si ses idées ressemblent fort à celles défendues par les gouvernements britanniques successifs depuis plus d’un demi siècle. Ce vétéran de l’Europe est Hubert Védrine, 63 ans, ministre français des Affaires étrangères entre 1997 et 2002 et secrétaire général du très européen président Mitterrand entre 1991 et 1995.


Védrine n’exprime pas seulement ses opinions personnelles mais ce qu’il considère comme une nouvelle réalité politique européenne. Et un nouveau réalisme.

 

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Rares sont ceux qui réclament plus de pouvoir pour Bruxelles


A vrai dire, ce n’est pas tout à fait nouveau. Les gouvernements du continent s’éloignent des objectifs fédéraux depuis plus de dix ans, sans jamais parvenir à la moindre conclusion réaliste sur l’avenir de "l’Europe". Mais réfléchissons un peu. Les représailles de Sarkozy contre Bruxelles après les critiques de sa politique contre les Roms ne sont rien d’autre que Sarkozy faisant du Sarkozy. La volonté du président français – ou sa détermination – à s’en prendre à la Commission européenne reflète toutefois une méfiance nouvelle de la France vis-à-vis de l’Europe, aussi bien parmi les citoyens ordinaires que dans les élites au pouvoir.


La chancelière allemande, Angela Merkel, n’a pas grandi à l’intérieur des frontières du marché commun, de celles de la communauté économique européenne ou de l’Union européenne mais en République démocratique allemande. Elle a une vision pragmatique de l’Europe. Contrairement au chancelier Kohl, elle n’aurait jamais abandonné le deutsche mark pour l’euro pour affirmer une position – essentiellement – politique (et faire plaisir aux Français).


Gouvernée par l’inepte Berlusconi, l’Italie autrefois pro-fédérale n’a plus de vision cohérente de l’Europe.
Les anciens euro-fédéralistes néerlandais ont redécouvert le sentiment nationaliste et viré vers la droite populiste. La Belgique reste favorable à l’idée d’une Europe fédérale mais la Belgique n’existe pratiquement plus. Quant au Luxembourg, c’est un peu court, ainsi que l’a rudement fait remarquer Nicolas Sarkozy.


Les habitants de la péninsule ibérique n’ont guère participé au débat. Les nouveaux arrivants de l’Est ont rejoint l’Europe "parce qu’elle était là" mais son grand rôle de référence pour leur fragile transition vers la démocratie et la prospérité est souvent oublié (surtout en Europe de l’Est). Quoi qu’il en soit, rares sont ceux dans les anciennes républiques soviétiques qui réclament une Europe plus fédérale ou plus de pouvoir pour Bruxelles.


Cameron n'a pas peur du trio Merkel-Sarkozy-Berlusconi


Et le Royaume-Uni dans tout ça ? Le projet du parti conservateur lors des dernières élections parlait de réduire l’Union européenne à une "association d’Etats membres", autrement dit un club intergouvernemental sans règle ni traité juridiquement contraignant. L’accord de coalition signé avec les libéraux démocrates ne disait d’ailleurs rien sur le sujet.
Même les nouveaux eurosceptiques français et allemands, dont Hubert Védrine, parlent désormais d’approches intergouvernementales plus souples en matière de politique européenne (notamment la défense, les affaires étrangères, l’industrie et les projets de recherche conjoints). Ils ne parlent pas (encore) de démanteler les traités fondamentaux sur lesquels reposent le marché européen, l’euro, le budget européen ou la politique agricole commune.


Il n’empêche que David Cameron ne semble pas avoir grand-chose à redouter d’une Europe menée par le trio Merkel-Sarkozy-Berlusconi. Et, vu leur humeur actuelle, les Européens n’ont pas grand-chose à craindre de David Cameron non plus. En réalité, si Hubert Védrine ne se trompe pas, Cameron pourrait même avoir une chance de prendre la relève de l’Europe pour l’amener vers une solution pragmatique avec un modèle intergouvenemental, coopératif et respectueux de la souveraineté nationale tel que le Royaume-Uni le défend depuis le début.


Un groupe pour combattre l'hérésie intergouvernementale


Mais Védrine a-t-il raison ? La plupart des choses qui fonctionnent (si bien que nous n’y prêtons généralement pas attention) en Europe reposent sur des traités supranationaux - le marché unique, qui attire les investisseurs étrangers sur le marché industriel européen, ou l’ouverture à la concurrence, qui nous offre des vols bon marché sur tout le continent - et la plupart des choses qui ne marchent pas en Europe – la politique étrangère européenne, avant comme après Catherine Asthon – reposent sur des accords intergouvernementaux et non contraignants.


Le mois dernier s’est formé en toute discrétion un nouveau groupe, à l’intérieur comme à l’extérieur du Parlement européen pour combattre l’hérésie "intergouvernementale" et défendre la vieille religion européenne fédéraliste. Le groupe s’est baptisé Altiero Spinelli, en référence au théoricien politique italien considéré comme l’un des pères fondateurs du modèle supranational de la CEE/CE/UE.


Parmi ses membres figurent l’ancien président de la Commission, Jacques Delors, l’étudiant franco-allemand rebelle reconverti en figure du parti écologiste, Daniel Cohn-Bendit, et l’ancien Premier ministre belge, Guy Verhofstadt. Dans leur manifeste, ils déclarent : "En ces temps d’interdépendance et de mondialisation, s’accrocher ainsi aux ombres de la souveraineté nationale n’est pas seulement renier l’esprit communautaire ; c’est surtout se condamner à l’impuissance politique".


L'argumentaire de Védrine, "c'est n'importe quoi"


J’ai téléphoné à Daniel Cohn-Bendit pour lui demander ce qu’il pensait de l’argumentaire de Védrine.
"C’est n’importe quoi, a-t-il répondu. Absolument n’importe quoi. Si vous regardez les échecs de l’Europe aujourd’hui – la réglementation financière par exemple, ou bien sur le réchauffement climatique -, vous voyez qu’ils sont justement liés à l’incapacité des gouvernements (réunis lors du conseil des ministres) à s’entendre sur quoi que ce soit d’important". Cohn-Bendit reconnaît toutefois qu’il s’est opéré un changement d’humeur radical dans les capitales européennes.


Tout en dénigrant Védrine, il admet l’un de ses principaux arguments : l’Europe traverse une crise de confiance. Les pères fondateurs de l’UE (née CEE) pensaient que le fait européen imposé d’en haut finirait par générer une forme d’identité politique européenne. A terme, il serait possible (dans une "union toujours plus étroite") de créer une vaste démocratie européenne avec une sorte de grand gouvernement européen.


Un discours déprimant mais juste


A présent, il semble que le dispositif mis en place dans les années 50 ne fonctionne plus. Pour donner plus de pouvoir à l’Europe, il faudrait plus de démocratie directe. Or les administrations et les responsables politiques nationaux n’accepteront jamais de céder plus de cette démocratie directe dont ils tirent pouvoir et légitimité. Sans légitimité, l’Europe restera un pouvoir lointain et mal-aimé. Et tant qu’elle restera lointaine et mal-aimée, il y a peu de chance que les citoyens réclament plus de démocratie directe pour l’Europe.


Les gouvernements membres ont profité de ce noeud gordien pendant des années (y compris pendant les prétendues Grandes années de l’Europe en marche). Avec 27 pays membres (et plus à l’avenir) et une perte d’enthousiasme communautaire en Allemagne, en France et en Italie, l’Europe fédérale n’est pas près de crever le plafond.


Le discours de Védrine est peut-être déprimant mais il est juste. L’union toujours plus étroite promise par le traité de Rome de 1957 a concrètement de fortes chances de ne jamais être une union étroite. Cela ne signifie pas pour autant qu’il faudrait abolir les institutions européennes ou les laisser s’effondrer. Nous serions seulement confrontés aux mêmes problèmes pan-européens – commerce, immigration, environnement – sans aucun cadre de discussion ou de décision.

 

http://www.gaucheliberale.org/public/ppf-europe.jpg


Dans toute l'Europe, le visage hideux du nationalisme réapparaît


Védrine parle de réhabiliter "la nation" sans revivifier les forces destructives du "nationalisme". Pourtant dans toute l’Europe – de l’Italie à la Belgique en passant par la Hongrie et même l’imperturbable Suède ainsi que la France de Sarkozy – le visage hideux du "nationalisme" commence déjà à réapparaître. Est-il vraiment judicieux de laisser les institutions européennes s’effondrer à un moment pareil ?


Védrine ne dit pas comment remplacer l’actuel modèle – inachevé – d’Europe supranationale par sa vision de la "Meilleure des Europes". Quoi qu’en disent les Britanniques, le marché européen ne survivrait pas un jour sans les lois et les institutions européennes. Védrine ne répond pas non plus à l’argument imparable de Cohn-Bendit : les accords intergouvernementaux sont de facto fragiles et temporaires parce que les gouvernements sont fragiles et temporaires. Comment Védrine pourrait-il mener ses nouvelles politiques en matière de défense, d’affaires étrangères, d’industrie et de recherche sans tomber dans le piège des coups de poker politiques, aussi instables que les gouvernements ?


L’Europe pourrait bien suivre une évolution proche de ce que Védrine décrit dans les dix prochaines années.
Ce changement pourrait survenir sous la forme d’un salmigondis incohérent, ou bien suivre une direction cohérente, désirée, transparente et démocratique : l’acceptation formelle que les Etats-Unis d’Europe sont un rêve impossible, et peut-être destructeur, mais que les institutions supranationales au coeur des processus de décision européens sont plus que jamais nécessaires.


Cela demanderait la conclusion d’un nouveau traité européen. Et pourtant Védrine affirme qu’il n’y a pas de place pour un nouveau traité européen…Y a-t-il un homme ou une femme d’Etat dans la salle ?

 

Quelqu’un veut-il d’une Europe fédérale ?
Source journal ou site Internet : The independant
Date : 12 octobre 2010
Auteur : John Lichfeld

12/09/2010

RETRAITES: ENFIN DE NOUVELLES PROPOSITIONS, Pétition a disposition, lire les objections svp

Alternative Libérale publie son plaidoyer en faveur de l'épargne personnelle et lance une pétition en ligne

Logo AL D&L.pnghttp://www.liberal.ca/wp-content/themes/Liberal.ca/images/issues/related-retraite-et-pensions.jpg

 


Alors qu'une énième réforme des retraites par répartition est en discussion au Parlement, et que les syndicats y répondent à nouveau par une grève générale, Alternative Libérale démontre qu'un autre choix est possible et invite les Français à s'exprimer sur leur avenir.


Grèves chez les enseignants, dans les transports, dans la fonction publique : la rentrée commence par une épreuve de force. Mais le vrai débat sur l'avenir des retraites a-t-il eu lieu ? Tout le monde s'accorde pour vouloir "sauver notre système de retraite par répartition". La réforme qu'on nous propose vise cet objectif ... jusqu'en 2018.


Face à la faillite annoncée du système, une alternative existe, plus efficace, plus équitable, qui ouvre des espaces de liberté et s'appuie sur la responsabilité de chacun.


Alternative Libérale publie aujourd'hui son plaidoyer pour l'épargne personnelle, une idée neuve en France mais déjà pratiquée avec succès dans 28 pays à travers le monde. Ce dossier démonte une à une les idées reçues qui persistent sur les systèmes de retraite par répartition et par capitalisation.


Pour le télécharger : Retraites : la solution de l'épargne personnelle.pdf


Face à un pouvoir sans vision ni courage, et face au chantage de la rue, nous vous invitons également à faire entendre votre voix.

 

Signez notre pétition en ligne en cliquant ici.

 

 

Le dossier d'Alternative Libérale: en lecture globale ci-dessous, autrement cliquez au-dessus en pdf la globalité avec annexes

 

Retraites :
La solution de l'épargne personnelle
Septembre 2010


Face aux risques et aux injustices du système actuel de retraite par répartition,
l'épargne personnelle préserve notre pouvoir d'achat futur, nous rend la maîtrise
de nos choix de vie et nous responsabilise.

 

 

MOT D'INTRODUCTION

 

Madame, Monsieur,
Le système des retraites par répartition est, avec l’assurance maladie et l’Education Nationale, l’un des trois symboles majeurs d’un Etat-Providence aujourd’hui moribond.
Après la publication du « Manifeste Educatif d’Alternative Libérale » en juin dernier, nous souhaitons avec ce dossier « Retraites : la solution de l’épargne personnelle », faire la preuve qu’en ce domaine, aussi, une alternative existe :


Une alternative qui a été mise en oeuvre avec succès dans près d’une trentaine de pays à travers le monde, y compris en Europe ;


Une alternative qui répond à la fois aux enjeux financiers et démographiques des retraites mais également à l’inefficacité économique, aux injustices et à l’immoralité inhérentes au système par répartition ;


Une alternative, enfin, qui met chacun d’entre-nous devant ses responsabilités et nous rend la maîtrise de nos choix de vie.


Alors que le Gouvernement s’apprête à perpétuer la fiction du système par répartition dans lequel la paix sociale est achetée à court terme au détriment des générations futures, Alternative Libérale appelle donc à une vraie réforme des retraites, lisible, équitable et pérenne.
A l’égoïsme intergénérationnel et au triomphe des corporatismes, Alternative Libérale oppose la raison et les principes de liberté, de responsabilité et d’égalité qui prévalent dans une authentique démocratie libérale, et propose ainsi :


La création immédiate d’un régime de retraite unique pour tous les salariés du public comme du privé,
Le basculement progressif vers le système d’épargne personnelle au-delà d’un minimum vieillesse ;
La liberté de choix, à terme, de son âge de départ à la retraite.


Librement,


Louis-Marie Bachelot
Président d’Alternative Libérale

 

 

NOTRE CONSTAT:  UNE FAILLITE INÉLUCTABLE

 

Nous vivons plus longtemps, nos choix de vie évoluent et notre retraite est devenue un enjeu majeur.
Cesser de travailler le jour où on le désir, garantir ses revenus, se prémunir contre le risque de dépendance, telles sont les préoccupations de nos contemporains à l'approche de la vieillesse.
En France, les retraites sont gérées par la Sécurité Sociale. C'est un système par répartition, ce qui veut dire que
les cotisations des actifs sont immédiatement reversées aux retraités sous forme de pensions.
Chacun le sait, l'évolution de la démographie menace de faillite ce système.
Le sujet des retraites est très technique, mais s'il n'y a qu'un seul chiffre à retenir celui du rapport entre le nombre de cotisants et le nombre de retraités:

 

En 1970, il y a 40 ans, on comptait 3 cotisants pour un retraité,


Aujourd'hui en 2010, on compte 2 cotisants pour un retraité,


Et dans 40 ans, en 2050, si rien n'est fait, il n'y aura qu'un seul cotisant pour chaque retraité1. (1 Rapports du Conseil d'Orientation des Retraites : 1er rapport (2001) et 8ème rapport (2010))

 

En effet, une "chaîne de Ponzi" est une escroquerie qui fait miroiter à ses futures victimes des gains importants s'ils y participent, à condition de rémunérer les participants précédents, et en se rémunérant sur les participants suivants. Comme le nombre de participants atteint vite ses limites naturelles, une chaine de Ponzi est une bonne affaire pour les tous premiers participants et un désastre pour les suivants.


Un exemple récent de chaîne de Ponzi est le "système Madoff", mis en place par Bernard Madoff aux USA. Il s'agissait d'une société d'investissement qui rémunérait les premiers investisseurs grâce aux avoirs confiés par les suivants.


A bien des égards, et au risque de choquer, le système français de retraite par répartition est comparable au système Madoff. Il y a certes des différences importantes, mais qui rendent notre système de retraite encore plus néfaste et pernicieux, comme le montre le tableau ci-dessous : notre système de retraite fonctionne à grande échelle, il défavorise les plus modestes comme on va le voir, il est obligatoire, étatique et centralisé, mais est présenté de façon très hypocrite comme un système vertueux.

Voir le tableau dans l'annexe pdf

 

Pour finir, rappelons que ce système de retraite par répartition ne s'applique pas à tous. Certaines catégories, on le sait, disposent de régimes spéciaux, ce sont par exemple les salariés de certaines entreprises publiques ou semi-publiques. Les fonctionnaires ont également un régime particulier, qui est financé par l'impôt. Les élus disposent aussi d'une retraite plus que généreuse (voir ci-dessous).


La retraite des élus : charité bien ordonnée


- Après un seul mandat de 5 ans, un député a droit à une retraite de 1 550 euro par mois, équivalente à la retraite moyenne d'un salarié du privé qui a travaillé 40 ans,


- Pour chaque euro de cotisation versé, un député perçoit 6 euros de retraite. Pour le même euro versé, un salarié touche 0,87 à 1,51 euro de retraite, et un fonctionnaire 1,75 à 2,40 euros.


- 88% de ces charges de retraite sont financés par les contribuables,


- Les élus français, on le sait, aiment cumuler les mandats. En cas de cumul, la somme de leurs rémunérations est plafonnée, mais il n'y a aucun plafonnement pour leurs retraites, qui peuvent ainsi monter très haut.

 

DES EXEMPLES HORS DE NOS FRONTIÈRES

 

En rupture radicale avec les régimes de retraite par répartition, des systèmes de retraite par épargne personnelle ont été introduits dans 28 pays, sur tous les continents, au nord comme au sud, comme le montre la carte qui suit (voir doc pdf ou la source: Cette carte ainsi que les informations de ce chapitre sont disponibles sur www.josepinera.com)


Les pays qui ont introduit un système d'épargne personnelle obligatoire


Le Chili est le premier pays à s'être lancé dans une telle réforme dans les années 80. Les salariés chiliens ont eu le choix : rester dans le système actuel par répartition, ou opter pour le nouveau système d'épargne personnelle (ce qu'ils ont fait presque tous). Les résultats ne se sont pas fait attendre : un retour moyen sur investissement de leur épargne de 10,7% par an pendant 21 ans("Empowering workers : the privatization of social security in Chile", José Piñera, Cato Institute, 2002), et une croissance économique de 7,1% de 1990 à 1997 (Liberating workers : the world pension revolution", José Piñera, Cato Institute, 2001).


Les succès du Chili ont donné des idées à ses voisins d'Amérique Latine dans les années 1990 : 10 d'entre eux ont réformé leur système de retraite en introduisant l'épargne personnelle.


Une seconde vague de réformes gagne les ex-pays communistes d'Europe de l'Est et d'Asie Centrale à la fin du XXème siècle : ils sont aujourd'hui 13 à avoir adopté un tel système.


Même la Suède, pays emblématique de la social-démocratie, a réformé en 2001 son système de retraite en permettant aux salariés d'affecter une partie de leurs cotisations salariales à des fonds de pension.


Plusieurs pays développés bénéficient par ailleurs de systèmes de retraite privés très importants qui coexistent avec un système étatique de retraite par répartition : le Japon, les Etats-Unis, le Canada, le Royaume-Uni, les Pays-Bas et la Suisse.

 

 

NOTRE VISION: DES INDIVIDUS ACTEURS DE LEURS RETRAITES

 

Nous voulons en finir avec l'hypocrisie d'un système prétendument solidaire et pérenne, son déséquilibre chronique et ses multiples passe-droits.


Nous voulons que chacun puisse choisir les conditions de sa future retraite, et surtout puisse s'en donner les moyens.


Nous voulons que chacun retrouve confiance en son avenir, et réalise que cet avenir dépend de lui.


Le seul moyen d'y parvenir est de favoriser l'épargne. L'épargne est l'acte par lequel l'être humain se projette dans l'avenir, c'est aussi la condition de l'investissement, principal moteur de la croissance.


Mais comme nous croyons aussi au respect de la parole donnée, il faudra également assumer – dans la mesure du possible ! – les engagements implicites pris par la puissance publique, même quand il s'agit de promesses démagogiques. A la condition expresse, naturellement, que ces engagements soient conformes au principe de l'égalité en droit de tous les citoyens, principe mis à mal aujourd'hui par les différents statuts et régimes spéciaux.

 

NOS PROPOSITIONS:

 

 

· Abolir tous les régimes spéciaux


Ces régimes spéciaux concernent certains salariés d'entreprises publiques ou semi-publiques : SNCF, RFF, RATP, EDF, La Poste, … Ils concernent également d'autres catégories comme par exemple les élus.
Ces régimes spéciaux sont une injustice pour tous les autres salariés qui doivent les financer, il faut y mettre fin.


· Reporter à 65 ans l'âge légal de départ en retraite


Le gouvernement a décidé de reporter cet âge légal de 60 ans à 62 ans. C'est notoirement insuffisant pour assurer l'équilibre du régime, nous proposons de le reporter à 65 ans. Cet âge légal ne s'appliquera qu'au régime actuel de retraite par répartition, et non au futur système d'épargne personnelle que nous présentons plus loin.


Naturellement, cette mesure n'a de sens que si l'emploi des seniors s'améliore sensiblement, grâce à d'autres mesures spécifiques : assouplissement du droit du travail et baisse des charges. L'emploi des plus de 50 ans est bien plus élevé dans les pays de tradition libérale comme par exemple le Royaume-Uni.


· Convertir les cotisations de retraite en points de rente


Il s'agit d'une mesure de transparence. La valeur du point de rente étant la même pour tous, cela permettra de comparer les retraites de chacun. Il sera également possible d'agir sur le déséquilibre du système en ajustant la valeur du point de rente.


· Mettre en place un système d'épargne personnelle


C'est notre principale proposition.
Le système de retraite par répartition n'est pas le seul système de retraite possible. Un autre système existe également : le système dit par capitalisation, dans lequel chaque travailleur épargne régulièrement une partie de ses revenus, et les place sur un compte d'épargne, chez un gestionnaire de fonds de pensions. Dans ce qui suit nous l'appelons système d'épargne personnelle.
Ce compte est alimenté par les sommes épargnées, mais également par les revenus que cette épargne génère, et qui sont réinvestis.


Ce système diffère donc du système de retraite par répartition sur deux points majeurs : d'une part chacun constitue lui-même sa propre retraite, au lieu de compter sur les autres pour l'assurer, d'autre part les sommes versées ne sont pas immédiatement dépensées, mais sont investies sur une longue durée.


Ce système n'est pas nouveau : les principales caisses de retraite d'avant-guerre fonctionnaient déjà sur ce principe. Le système de retraite par épargne personnelle est également en vigueur (ou a été redécouvert) dans une trentaine de pays avec succès, comme on l'a vu plus haut dans le chapitre "Des exemples hors de nos frontières".


Nous proposons de remplacer une partie des versements de cotisations de retraite des travailleurs par des versements à un fonds d'épargne personnelle. Cette partie, faible au départ afin de préserver les retraites actuelles, sera amenée à croître progressivement. A leur départ en retraite, les salariés bénéficieront à la fois de la retraite de la Sécurité Sociale et de la retraite issue de leur épargne personnelle.

 

L'activité de gestionnaire de fonds de pension fera l'objet d'un agrément, de manière à garantir leur qualité et leur sécurité.

 

Chacun choisira librement le gestionnaire de fonds auquel il souhaite confier ses avoirs, et sera libre d'en changer.
Les versements à ces fonds d'épargne seront libres, cependant il y a aura obligation de verser un montant minimum, proportionnel au salaire (ou au revenu d'activité dans le cas des travailleurs non salariés), et de bloquer ces fonds pendant une durée minimale.


Pour ceux qui le désirent, il sera même possible de quitter entièrement le système actuel de retraites par répartition, moyennant l'attribution d'une compensation pour les cotisations déjà versées.


A l'issue de la durée minimale de blocage des fonds, chacun sera libre de continuer à travailler (donc à alimenter son compte), de récupérer son capital, de le transformer partiellement ou totalement en rente, et même de cumuler emploi et retraite.


Pour ceux qui sont déjà en retraite, rien ne change : ils continuent à percevoir leurs pensions comme précédemment.
Pendant une période de transition, qui peut durer quelques décennies, les deux systèmes (répartition et épargne personnelle) vont cohabiter. A l'issue de cette période le système d'épargne personnelle remplacera intégralement le système de retraite par répartition, qui aura vécu.

 

LES AVANTAGES DU SYSTÈME D'ÉPARGNE PERSONNELLE

 

 

Un système de retraite par épargne personnelle est bien plus efficace qu'un système de retraite par répartition.
Contrairement aux idées reçues, il est également plus équitable. Enfin il rend les individus libres et responsables.


L'efficacité
· Un système plus rentable
· Un système plus sûr
· Un moteur pour la croissance économique
· Une concurrence qui profite aux clients


L'équité
· L'équité entre générations
· L'équité entre riches et pauvres
· L'équité entre statuts
· Un système simple et transparent


La liberté
· Le pouvoir rendu aux citoyens
· La liberté de choix
· Un véritable droit de propriété


La responsabilité
· Un lien direct entre l'effort et sa rétribution
· Une cohésion sociale renforcée

 

· Un système plus rentable
Prenons un exemple.(Cet exemple est inspiré de l'article "les retraites par répartition, un luxe inabordable", publié dans
www.quelleretraite.com, 1er août 2007.)


Pierre touche 2 000 euros net par mois (le salaire moyen du privé), il travaille depuis l'âge de 20 ans, il en a 60 aujourd'hui et veut partir en retraite. Lui et son employeur ont versé en cotisations de retraite 320 000 euros en 40 ans (670 euros/mois x 12 mois/an x 40 ans). Dans le système actuel, Pierre a droit grâce à ses cotisations à une retraite de 1 750 euros bruts par mois. S'il vit jusqu'à 75 ans il touchera donc au total 315 000 euros en pensions (1 750 euros/mois x 12 mois x 15 ans). On voit que le rendement du système de retraite par répartition est nul, et même négatif.


Dans un système d'épargne personnelle, tel que nous le proposons, ces 320 000 euros de cotisation alimentent progressivement le compte personnel de Pierre pendant 40 ans. Ils sont placés à bon escient et produisent des revenus d'environ 7% par an (le taux de rendement d'un portefeuille actions français observé sur les 40 dernières années). Pierre disposera à son départ en retraite d'un capital très appréciable de 1,8 millions d'euros.


S'il choisit de vivre des intérêts de son capital sans l'entamer, il en retire deux bénéfices :
- d'une part il vivra avec une rente de 3 000 euros par mois, bien supérieure à son salaire d'activité (en tablant sur un rendement de l'épargne de 2% net d'inflation),
- d'autre part il transmettra intégralement son capital à ses enfants, alors que dans le système actuel il ne peut rien transmettre.


On a supposé que l'épargne personnelle de Pierre est investie en actions. Si l'on prend maintenant l'hypothèse d'une épargne diversifiée (en actions, obligations et produits monétaires) dont le rendement est de 5% par an, le capital de Pierre a sa retraite s'élèvera quand même à 1 millions d'euros. C'est un capital qu'il pourra soit conserver et transmettre (en disposant alors d'un revenu équivalent à celui dont il disposait en répartition), soit dépenser et transformer en rente viagère réversible (5 200 euros mensuels, trois fois plus qu'en répartition).


D'un côté un rendement négatif avec la répartition, de l'autre un capital d'un million d'euros avec l'épargne personnelle : ce n'est pas un miracle, c'est le résultat de la nature viciée du système de répartition, comme on l'a vu précédemment, et aussi de la méconnaissance qu'en ont les citoyens : peu de gens savent qu'ils dépensent le tiers de leur salaire net pour payer leur retraite.


· Un système plus sûr
L'épargne personnelle est placée en produits financiers tels que les obligations et les actions.
Certains de ces produits sont à faible risque (produits monétaires et obligations), d'autres (les actions) sont beaucoup plus volatils à court terme. N'oublions pas cependant que l'épargne retraite est une épargne à très long terme (40 ans). Sur cette durée, les actions ont une stabilité équivalente à celle des autres produits financiers.


Les portefeuilles d'épargne retraite en tiennent compte. Investis majoritairement en actions en début de carrière, ils évoluent progressivement vers des placements à faible risque (monétaires, obligations) en fin de carrière.


De plus, les fonds de pension "à prestations définies" amortissent les chocs démographiques ou économiques en ajustant les cotisations en fonction des pensions à servir. Dans un régime par répartition, de telles décisions sont plus difficiles à prendre : elles dépendent des syndicats et des hommes politiques soumis à des pressions à court terme, telles que les prochaines échéances électorales. Ces responsables politiques et syndicaux préfèrent laisser filer le déficit du régime, qu'il faudra bien rembourser un jour, et au prix fort.

 

Enfin, les régimes par répartition subissent les aléas politiques et économiques nationaux. A l'inverse, les fonds de pension répartissent leurs risques sur l'ensemble de l'économie mondiale.
Le régime actuel de retraite par répartition, tel qu'il existe aujourd'hui en France, est également très sûr. De faire faillite.


· Un moteur pour la croissance économique
Les cotisations des régimes par répartition sont reversées sous forme de pensions. Elles sont donc consommées immédiatement et non investies. Elles s'apparentent ainsi à une taxe sur les revenus du travail.


A l'inverse, l'épargne personnelle est investie dans l'économie, elle stimule le développement des entreprises, l'innovation, les infrastructures, les services d'éducation et de santé. Elle prépare l'avenir.
C'est ainsi qu'au Chili, le passage d'un système par répartition à un système d'épargne personnelle a contribué significativement à l'hyper-croissance économique de 7,1% par an que ce pays a connu entre 1990 et 1997 (Liberating workers : the world pension revolution", José Piñera, Cato Institute, 2001). Le Chili est aujourd'hui le pays le plus riche d'Amérique Latine, en termes de PNB par habitant.


· Une concurrence qui profite aux clients
En passant du système par répartition à un système d'épargne personnelle, on passe également d'un monopole, celui de la Sécurité Sociale, à une situation de concurrence entre plusieurs fonds de pension, entre lesquels chacun sera libre de choisir.


Ces fonds de pension vont se battre pour attirer les clients, par des coûts de gestion plus faibles, par une offre plus souple et plus diversifiée, par de nouveaux services. Cette concurrence profitera à tous.


· L'équité entre générations
Un système de retraite par répartition, comme celui qui a cours aujourd'hui en France, favorise par nature certaines générations, celles qui bénéficient d'un environnement démographique favorable, au détriment des autres.


En effet, la rentabilité d'un tel système dépend du rapport entre cotisants et retraités, et ce chiffre, on l'a vu, peut varier du simple au triple en l'espace de quelques générations.
Ainsi, ceux qui sont partis en retraite dans les années 50 à 80 ont bénéficié d'un rapport très favorable entre les cotisations qu'ils ont versées et les pensions qu'ils ont reçues. Ceux qui ont pris leur retraite depuis n'ont pas eu cette chance, les cotisations ont augmenté bien plus vite que les pensions. Quant aux actifs d'aujourd'hui, leur avenir est encore moins assuré.


Rien de tel avec un système d'épargne personnelle, sa rentabilité dépend en gros de la moyenne de la croissance économique mondiale sur la durée d'une carrière. Elle est donc beaucoup plus stable que la rentabilité d'un système par répartition, qui dépend du rapport entre cotisants et retraités.


· L'équité entre riches et pauvres
Prenons encore un exemple. Pierre est cadre supérieur et touche 7000 euros par mois. Paul est ouvrier et gagne 1500 euros par mois.

 

Tous deux cotisent au régime de retraite par répartition. Mais Pierre, grâce à ses revenus, épargne de plus 2000 euros par mois, qu'il peut placer au mieux en prévision de sa retraite, en immobilier ou en produits financiers, avec un rendement de 5% et plus. Paul n'a par contre aucune capacité d'épargne, ou plus précisément ce qu'il pourrait épargner est siphonné par les cotisations qu'il verse au système de retraite par répartition, dont le rendement est négatif ou proche de zéro.


Dans un système d'épargne personnelle, Paul pourrait bénéficier du même rendement que Pierre pour les sommes qu'il consacre à préparer sa retraite. Il sera surtout propriétaire d'un capital au lieu d'être titulaire de faux droits. Le système d'épargne personnelle réduit les inégalités de patrimoine.

A cette inégalité s'en ajoute une autre. Pierre, en tant que cadre supérieur, a une meilleure espérance de vie que Paul qui est ouvrier, selon les statistiques. Paul touchera sa retraite bien moins longtemps que Pierre.


Dans un système d'épargne personnelle, Pierre et Paul disposeront à leur départ en retraite d'un capital qui ne dépendra que des sommes qu'ils auront épargné, et non de leur espérance de vie. C'est un capital qu'ils pourront à leur gré transformer ou non en rente. Si Paul décède pendant sa vie active, le capital qu'il a constitué ne sera pas perdu, il sera transmis à ses enfants.


· L'équité entre statuts
Le système que nous proposons est le même pour tous. C'en est fini des écarts entre le public et le privé, entre lesrégimes spéciaux et le régime général, entre les retraites des élus et celles des simples citoyens.
Ce sera vrai pour ce qui est du nouveau régime d'épargne personnelle, ce sera vrai également pour le régime actuel par répartition tant qu'il sera maintenu : il devra offrir les mêmes droits à tous. Rappelons que si les retraites du privé sont financées par la répartition, celles du public sont actuellement toujours financées par l'impôt, c'est-à-dire par tous. Le pseudo-alignement public-privé du projet Woerth est une douce illusion.


· Un système simple et transparent
Le système français de retraite est particulièrement complexe et opaque : à côté du régime général qui est celui des salariés du secteur privé, coexistent environ 130 régimes différents. Le seul régime général comprend plus de 20 000 règles de droit ("L'information des assurés sur leurs droits à la retraite", Maud Vialettes et Gérard Garnier, Rapport remis au Conseil d'Orientation des Retraites, avril 2003.).
Certains de ces régimes sont des régimes par répartition, d'autres sont des régimes d'épargne personnelle, d'autres encore comme celui des fonctionnaires sont financés par l'impôt c'est-à-dire par tous.

Personne ne les maîtrise complètement, personne ne sait dire exactement qui paye pour qui et combien, et cette opacité permet de perpétuer une multitude de petits privilèges.


A l'inverse, le système d'épargne personnelle que nous préconisons est bien plus simple : il s'adresse à tous, et chacun cotise pour lui-même.


Connaissez-vous seulement le montant de votre future retraite?

Avec le système d'épargne personnelle, vous pourrez l'estimer très à l'avance, grâce à votre épargne déjà accumulée.
Quant au régime par répartition, la réforme que nous préconisons, qui consiste à convertir les droits à la retraite de ce régime en "points de rente", permettra de comparer aisément les retraites de chacun.

 

· Le pouvoir rendu aux citoyens
Notre système actuel de retraite est soumis à de multiples aléas.
Il est d'abord soumis aux décisions des hommes politiques, qui en manipulent les règles à leur convenance pour satisfaire leurs clientèles attitrées, et dont l'horizon se limite à celui des prochaines échéances électorales.


C'est ainsi que le gouvernement, par la voix d'Eric Woerth, prétend financer les retraites jusqu'en 2018.
Prendrez-vous votre retraite après 2018 ? Alors inquiétez-vous.
Les politiques savent cependant se montrer prévoyants et soucieux du long terme dès qu'il s'agit de gérer leur propre retraite, voir l'encadré sur la retraite des élus.


Notre système actuel de retraite est également sous la coupe des syndicats, qui gèrent paritairement avec le patronat les principaux régimes de retraite. Ceci leur permet d'accroitre leur pouvoir, d'employer des permanents, et de maintenir le statu quo sur certains privilèges.


Avec un système d'épargne personnelle, le pouvoir de décision n'appartient plus aux hommes politiques, il n'appartient plus aux responsables syndicaux ni au Medef. Il appartient aux citoyens, tout simplement, c'est-àdire à vous.


· La liberté de choix
Vous choisissez vous-même le prestataire qui gèrera votre épargne, et vous pouvez ultérieurement décider d'en changer. Vous choisissez librement le montant de vos cotisations, au-delà d'un minimum obligatoire. Vous décidez vous-même de partir en retraite à 50 ans, 60 ans, 70 ans, ou à l'âge que vous désirez, après une durée minimale de blocage de vos fonds. Vous pouvez alors choisir entre le versement d'un capital ou d'une rente.
Vous pouvez même décider de cumuler emploi et retraite.


· Un véritable droit de propriété
Vous êtes vous-même propriétaire du capital que vous épargnez. A l'inverse des "droits à la retraite" du système actuel, ce capital existe réellement, vous décidez de ce que vous en faites : vous pouvez le dépenser, le conserver en en percevant les revenus, le transformer totalement ou partiellement en rente, le convertir en bien immobilier, l'utiliser pour réaliser un projet qui vous tient à coeur, le transmettre à vos héritiers. Même si votre gestionnaire de fonds fait faillite, votre capital est conservé.


· Un lien direct entre l'effort et sa rétribution
Dans le système actuel le lien entre l'effort et sa rétribution est peu visible. D'abord chaque génération compte sur les efforts de la suivante. Ensuite vous gagnez peu à travailler au-delà de l'âge légal, par contre vous perdez beaucoup si vous vous arrêtez un peu avant l'âge légal. Enfin vous aurez cotisé à fonds perdus si vous décédez pendant votre vie active ou peu après votre départ en retraite.


Dans un système d'épargne personnelle, l'accroissement de votre capital dépend directement de votre effort d'épargne. En ce sens, ce système encourage l'effort et repose sur la responsabilité de chacun.


· Une cohésion sociale renforcée
Le système que nous proposons met fin aux conflits catégoriels. Il est fréquent aujourd'hui de voir des membres de certaines catégories manifester pour défendre "leur" régime spécial de retraite, ou leurs avantages spécifiques.
Mais ces régimes spéciaux, comme tous les avantages acquis, sont injustes pour tous les autres travailleurs qui doivent le financer. L'Etat apparait ainsi, comme le disait Frédéric Bastiat, comme "cette grande fiction à travers laquelle tout le monde s'efforce de vivre aux dépens de tout le monde".

 

Lorsque l'une de ces catégories obtient gain de cause, elle affirme avoir remporté une "grande victoire contre le gouvernement". C'est en fait une grande victoire contre tous ceux qui ne sont pas des leurs, c'est-à-dire qui n'appartiennent pas à leur caste ou corporation.
C'est sans doute aussi une grande victoire contre leurs propres enfants. L'intérêt du système d'épargne personnelle est aussi de prévenir les conflits entre générations, qui ne manqueront pas de survenir quand des choix difficiles devront être faits. Il faut noter que des partis de retraités sont très actifs dans onze pays européens (L'Agefi, 17 mai 2007), ainsi qu'en Israël où l'un d'eux a gagné 7 sièges aux législatives de 2006.


En plus des conflits catégoriels et générationnels, il faut parler de la thématique marxiste de l'opposition entre capital et travail, qui inspire en France de nombreux partis de gauche.
Pour Karl Marx, ceux qui n'ont aucun accès au capital, et qui ont uniquement leur force de travail à vendre, resteront en position de faiblesse face aux capitalistes. Marx a vu juste en identifiant le pouvoir que confère la propriété du capital, c'est-à-dire de l'outil de travail. Mais il s'est lourdement trompé en prédisant une concentration puis une appropriation collective de ce capital qui mettrait fin aux inégalités sociales. Le communisme a été avec le fascisme l'une des deux grandes tragédies du XXème siècle.


A l'inverse, avec un système d'épargne personnelle, chaque travailleur devient propriétaire d'un capital, qui peut se monter à un million d'euros pour un salaire moyen (l'équivalent du cumul de ses cotisations retraites actuelles, si elles étaient placées et capitalisées, comme on l'a vu dans le chapitre "un système plus rentable"). D'une part cela réduit fortement les inégalités de patrimoine, d'autre part chacun se sent concerné par la bonne santé des entreprises, puisqu'il en est actionnaire. Au Chili, où un tel système a été adopté, les travailleurs suivent avec grand intérêt les indicateurs économiques, les profits des entreprises et leurs cours de bourse. C'est d'ailleurs ce qui met en fureur les mouvements d'obédience marxiste.


L'objectif du système d'épargne personnelle, que nous préconisons, n'est pas de favoriser les "capitalistes" aux dépens des "travailleurs". Il n'est pas non plus de favoriser les travailleurs aux dépens des capitalistes. L'objectif de ce système est de donner aux travailleurs la propriété de l'outil de travail. Dit autrement, il est de faire de tous les travailleurs des capitalistes.

 

RÉPONSES À QUELQUES OBJECTIONS

 

"Ce n'est pas pour moi"
· J'ai 25 ans, et la retraite c'est encore bien loin pour moi
· J'ai 40 ans et je ne veux pas perdre mes "droits" à la retraite
· J'ai 65 ans, je suis retraité et je ne veux pas qu'on touche à ma pension


Idées reçues sur le système de retraite actuel
· La retraite par répartition est une grande conquête sociale de la Libération
· La retraite par répartition c'est la solidarité
· La retraite par répartition c'est un droit
· La retraite par répartition, c'est pour tout le monde
· Mes cotisations sont en partie payées par mon employeur, c'est très avantageux


Des fausses solutions
· "Y a qu'à" taxer les revenus du capital
· "Y a qu'à" partir en retraite plus tard


Idées reçues sur le système d'épargne personnelle
· La transition vers ce système serait un chantier très coûteux
· Ce système va affaiblir le système actuel de retraite par répartition
· Je ne veux pas jouer ma retraite en bourse, c'est trop hasardeux
· A l'étranger, certains salariés ont beaucoup perdu dans les fonds de pension
· Rien ne m'empêche aujourd'hui d'épargner pour compléter ma retraite
· Tout le monde n'a pas la discipline nécessaire pour épargner
· Et si un gestionnaire de fonds de pension fait faillite ?
· Si ce système était si intéressant, ça se saurait

 

· J'ai 25 ans, et la retraite c'est encore bien loin pour moi
Et vous avez tort. Le système actuel fait que les plus lésés demain sont aussi les plus insouciants aujourd'hui.
Rappelez-vous ce chiffre : en 2050 il n'y aura qu'un seul cotisant pour chaque retraité. Quel âge aurez-vous en 2050 ? Pensez-vous sérieusement que les actifs de demain accepterons de bonne grâce de supporter chacun la charge d'un retraité ? Que le salaire moyen sera amputé de l'équivalent d'une pension moyenne, sans dommage pour le niveau de vie ni pour la cohésion sociale ? Et que vous n'aurez pas versé pendant 40 ans 320 000 euros de cotisation (pour un salaire moyen) … à fonds perdus ?


Dans un système d'épargne personnelle, vous gardez la propriété pleine et entière de ces 320 000 euros versés.
Cette somme sera investie et deviendra un million d'euros à votre départ en retraite (comme on l'a vu plus haut, dans le chapitre "un système plus rentable"). Ce capital sera à vous, vous n'aurez pas à le réclamer à ceux qui ne pourront pas ou ne voudront pas vous le payer.


· J'ai 40 ans et je ne veux pas perdre mes "droits" à la retraite
C'est compréhensible mais ces droits sont illusoires, voyez ci-dessous la réponse à l'objection "la retraite par répartition c'est un droit".
Nous vous proposons de remplacer une partie de vos versements de cotisations de retraite par des versements à un fonds d'épargne personnelle. Cette partie, faible au départ afin de préserver les retraites actuelles, sera amenée à croître progressivement. Vous bénéficierez à la fois de la retraite de la Sécurité Sociale et de la retraite issue de votre épargne personnelle.
Nous vous proposons même de pouvoir quitter complètement, si vous le désirez, le système actuel de retraites par répartition, moyennant l'attribution d'une compensation pour les cotisations déjà versées.
De cette façon, nous maintenons la viabilité du système actuel pendant la période de transition, et vous remplacez vos faux droits par de véritables droits de propriété.


· J'ai 65 ans, je suis retraité et je ne veux pas qu'on touche à ma pension
C'est parfaitement légitime. Dans les pays qui ont mis en place un système de retraite par épargne personnelle, le montant des retraites déjà servies a été maintenu. Il en sera de même en France avec la réforme que nous proposons.
C'est pourquoi le passage d'un système par répartition à un système d'épargne personnelle ne pourra être que très progressif, afin de continuer à financer le niveau de vie des actuels retraités.


· La retraite par répartition est une grande conquête sociale de la Libération
On ne voit pas en quoi l'argument est pertinent mais il est de toute façon faux. La retraite par répartition est une grande conquête du régime de Vichy.
C'est un décret-loi de l'État français du 14 mars 1941 qui "réforme" l'assurance-vieillesse en imposant le système de la répartition à la place des systèmes d'épargne-retraite personnelle par capitalisation qui existaient précédemment. Ce décret-loi créée une allocation aux vieux travailleurs salariés (l'AVTS), indépendante des cotisations versées. Les fonds des caisses vieillesse privées (20 milliards de francs de l'époque) sont confisqués pour financer immédiatement l'allocation.
A la Libération, le général de Gaulle entérine les choix de Vichy, et dans ce but met en place la Sécurité Sociale avec l'aide de ses alliés communistes.

 

· La retraite par répartition c'est la solidarité
C'est archi faux. Il s'agit en fait d'une solidarité à rebours : les pauvres payent pour les riches, les jeunes payent pour les plus âgés, la société civile paye pour le monde politique, et ceux qui sont exposés au risque du chômage payent pour ceux qui ont la garantie de l'emploi. Et le comble de l'injustice : ceux qui meurent jeunes payent pour ceux qui ont la chance de vivre vieux. Relisez les arguments "L'équité entre riches et pauvres", "L'équité
entre générations" et "L'équité entre statuts".


A titre personnel, le fait de promouvoir un système tel que la répartition, qui défavorise nos enfants par rapport à nous, qui nous conduit à vivre à leurs dépens, est-il conforme à votre conception de la solidarité, de l'éthique et de la responsabilité ? En tout cas ce n'est pas la nôtre.


· La retraite par répartition c'est un droit
J'ai acquis des "droits à la retraite", on ne peut pas y toucher.
Au risque de vous choquer ces droits n'ont aujourd'hui aucune réalité matérielle ni légale, quelle que soit la justification qu'on leur donne, en effet :


"J'y ai droit car c'est ma retraite". Ce serait alors un droit de propriété. Mais il n'existe nulle part de compte alimenté par les cotisations que vous versez, et qui attendrait sagement votre départ en retraite pour vous être soldé. Vous ne pouvez être propriétaire d'un bien inexistant.


"J'y ai droit car on me le doit". Ce serait un droit-créance. Mais une créance envers qui ? Envers des plus jeunes que vous, à qui on n'a pas demandé leur avis, qui ne se sont engagés à rien, et dont certains ne sont pas encore nés ? Quelle légitimité accorder à une telle créance ?
"J'y ai droit car l'Etat s'y est engagé". Il est exact que les hommes de l'Etat nous promettent régulièrement de "sauver les retraites". Mais avez-vous vu un seul homme politique poursuivi pour n'avoir pas tenu ses engagements ? Quand de plus il s'agit d'une promesse faite pour le demi-siècle à venir, on peut toujours rêver.


Pour eux par contre tout va bien, voyez l'encadré sur la retraite des élus.
Le caractère factice des droits à la retraite apparait au grand jour, par exemple en 1993 quand Edouard Balladur décide, du jour au lendemain, de calculer les retraites sur les 25 meilleures années de cotisation au lieu des 10 meilleures années, ou encore en 2007 lorsque Nicolas Sarkozy cède aux syndicats pour financer les retraites des salariés d'EDF avec les cotisations du secteur privé, en échange de la semi-privatisation de leur entreprise.


De telles manipulations politiques et syndicales seraient impossibles avec de véritables droits de propriété.


· La retraite par répartition c'est pour tout le monde
C'est faux, le système de retraite par répartition s'applique essentiellement aux salariés du secteur privé, et aux professions indépendantes.
Les fonctionnaires et agents de l'Etat, ceux des collectivités territoriales, les salariés de certaines entreprises publiques ou semi-publiques (SNCF, RFF, RATP, EDF, La Poste, …), les élus, bénéficient de "régimes spéciaux", leurs retraites sont financées soit par l'impôt, soit par les clients des entreprises publiques ou semipubliques citées, soit même par un système de capitalisation analogue au système d'épargne personnelle que nous préconisons.
Il est ainsi amusant de constater que les fonctionnaires peuvent bénéficier d'un régime de retraite par capitalisation – Préfon Retraite – créé et géré par des syndicats qui se déclarent par ailleurs officiellement très hostiles à tout système de retraite par capitalisation. Cherchez l'erreur.
Il est moins amusant de noter que les provisions pour les futures retraites des fonctionnaires ne sont pas prises en compte dans le chiffre officiel de la dette publique. Si elles l'étaient, comme le souligne le rapport Pébereau, ce chiffre passerait de 1000 à 2000 Milliards d'euros (Rapport sur la dette publique, Michel Pébereau, 2005). Pour chacun des 20 millions de foyers fiscaux, cela représente plus de 100 000 Euro de dette par foyer. Une dette que vous devrez forcément payer un jour.


· Mes cotisations sont en partie payées par mon employeur, c'est très avantageux
Cette répartition entre cotisations salariales et cotisations patronales est une fiction de plus.


Prenons l'exemple d'un salarié, Pierre, payé 1600 Euro net.
Tous les mois, son employeur lui verse 1600 Euro (son salaire net) et verse 1400 Euro à l'Urssaf et à divers organismes (500 Euro de cotisations salariales et 900 Euro de cotisations patronales, pour la retraite la maladie et le chômage).
Pierre coûte donc au total 3000 Euro par mois à son employeur. Son employeur a bien sûr tenu compte de ce coût total quand il l'a embauché.
Ce chiffre, 3000 Euro, est le véritable prix de Pierre sur le marché du travail. C'est à ce prix qu'il serait rémunéré sur un marché du travail libre dans lequel la couverture sociale des salariés serait entièrement à leur charge.


Alternative Libérale préconise d'ailleurs la mise en place du "salaire complet", qui consiste pour l'employeur à verser directement ces 3000 Euro à Pierre, à charge pour ce dernier de financer sa protection sociale obligatoire.
Quoi qu'il en soit, on voit que pour un salaire net de 1600 Euro (autrement dit pour un coût sur le marché du travail de 3000 Euro), il importe peu que les 1400 Euro de cotisations sociales soient arbitrairement réparties entre part salariale et part patronale. Cette répartition qui est aujourd'hui 500 Euro / 900 Euro pourrait aussi bien être 900 / 500, 0 / 1400 ou 1400 / 0, sans changement pour le pouvoir d'achat de Pierre. Au final, c'est bien Pierre qui supporte la charge de l'ensemble de ses cotisations sociales, même si c'est son employeur qui les soustrait du prix de son travail pour ensuite les payer à sa place.


· "Y a qu'à" taxer les revenus du capital
C'est ce que propose le Parti Socialiste et d'autres partis de gauche. Mais si on compte sur cette mesure pour restaurer l'équilibre des retraites, il faudrait taxer les revenus du capital – en faisant l'hypothèse théorique qu'ils restent les mêmes qu'aujourd'hui - à hauteur de 51%(Bertrand Nouel, "Taxer le capital, "la" solution pour financer les retraites ?", IFRAP, 21 avril 2010) ! Hypothèse très théorique, car il est évident qu'à un tel taux, tous les investissements vont fuir la France, ou seront abandonnés car non rentables, entraînant l'effondrement des recettes fiscales correspondantes, et surtout l'effondrement de notre économie !


L'idée qu'il existe quelque part une cagnotte dans laquelle il suffirait de puiser est une idée persistante dans l'esprit de beaucoup de gens, mais hélas illusoire.


· "Y a qu'à" partir en retraite plus tard
C'est ce que propose le gouvernement. A court terme c'est indispensable, et c'est d'ailleurs ce qu'ont fait la plupart des pays d'Europe.


Mais ce sera très insuffisant pour rétablir durablement l'équilibre du régime. De plus c'est une mesure collective et autoritaire qui ne tient pas compte des situations personnelles de chacun, chaque individu ayant des attentes différentes en termes de travail, de revenu, et de temps libre. C'est pourquoi nous proposons une telle mesure, afin de permettre d'apurer les comptes, mais uniquement pour la retraite du régime actuel de répartition, et pendant la période transitoire de coexistence des deux systèmes.

 

· La transition vers ce système serait un chantier très coûteux
Il convient de préciser d'abord ce qu'on entend par "chantier très coûteux".


Par exemple, le chantier de la construction d'une autoroute est un chantier économiquement coûteux car il nécessite des ressources naturelles, du capital industriel et beaucoup de travail humain. Ce n'est pas le cas avec le chantier de la transition vers un nouveau système de retraite, qui ne consomme pas de telles ressources.


Il y a cependant un coût très important, qui n'est pas un coût économique mais un coût budgétaire, et qui est lié au fait que des dettes implicites sont rendues explicites, et immédiatement exigibles. Les travailleurs en activité devront à la fois financer les pensions des retraités actuels et se préparer à financer leurs propres pensions. Il faut donc assurer la coexistence de deux systèmes pendant cette période de transition.


Par ailleurs ce qui importe, plus que le coût, c'est le rapport coût / bénéfice. L'épargne personnelle procure un bien meilleur niveau de vie lors de la cessation d'activité (voir plus haut : "un système plus rentable"), et surtout elle permet de doper la croissance économique grâce à une épargne abondante (voir "un moteur pour la croissance économique"). Ces bénéfices quantitatifs, à eux seuls, permettent déjà de justifier la transition vers un système d'épargne personnelle, en dépit du besoin de trésorerie qu'elle nécessite.


Mais les bénéfices les plus importants sont peut-être les bénéfices d'ordre qualitatif : le retour à une certaine vision de l'éthique, de l'équité et de la responsabilité, la cohésion sociale maintenue, et la maîtrise retrouvée de ses choix de vie.


Il reste vrai que dans la situation actuelle des comptes publics que nous connaissons, le financement de cette transition n'est pas un problème simple. Ce financement devra vraisemblablement s'étaler sur plusieurs décennies.


· Ce système va affaiblir le système actuel de retraite par répartition
Ce qui importe pour nous, en tant que libéraux, ce ne sont pas les systèmes mais les individus.


Ce n'est pas le système de retraites qu'il faut préserver, c'est le niveau de vie des retraités actuels et futurs, et la maîtrise de leurs choix de vie.
Si cette préservation doit passer par la mort lente du système de retraite par répartition, alors il faut savoir en faire le deuil.


· Je ne veux pas jouer ma retraite en bourse, c'est trop hasardeux
Votre objectif de sécurité est tout à fait légitime. Mais la bourse n'est pas un casino, on n'y "joue" pas, on y investit pour financer le développement des entreprises, et certains investissements sont en effet plus incertains que d'autres, parce que l'avenir est incertain.


L'épargne personnelle peut être très sûre quand elle respecte certaines règles, en tout cas plus sûre que la retraite par répartition. Pour savoir pourquoi, voyez plus haut l'argument "un système plus sûr".
La métaphore du jeu est en revanche appropriée pour désigner les manipulations politiques des hommes de l'Etat. Ces hommes "jouent" avec votre retraite chaque fois qu'ils prennent à son sujet des décisions hasardeuses, incohérentes ou spoliatrices, sans vous demander votre avis.
C'est le cas quand on change sans cesse les règles du système, quand par exemple le Président Mitterrand abaisse l'âge de la retraite à 60 ans, et que le président Sarkozy la relève ensuite à 62 ans, ou quand on favorise certaines catégories grâce aux cotisations des autres.

 

· A l'étranger, certains salariés ont beaucoup perdu dans les fonds de pension
C'est exact mais ces systèmes n'ont rien à voir avec l'épargne retraite que nous proposons.
Parmi ces systèmes, il y a d'abord l'investissement dans les actions de l'entreprise qui emploie ces salariés. Le placement en actions d'une seule entreprise est contraire au principe de l'épargne retraite qui nécessite d'être diversifiée sur plusieurs supports.


Il y a également l'épargne exposée de façon excessive aux marchés actions. Nous avons expliqué précédemment (cf. "un système plus sûr") que cette exposition doit diminuer quand l'échéance de la retraite se rapproche.


Il y a enfin les cas de malversation pure et simple de l'employeur, comme dans le cas de l'affaire Enron. Ces cas sont extrêmement rares. Nous proposons d'ailleurs que l'épargne retraite ne soit pas gérée par l'employeur, mais reste sous la maîtrise des salariés, qui décideront eux-mêmes à quel gestionnaire de fonds ils souhaitent confier leurs avoirs.


Naturellement, un gestionnaire de fonds peut lui-même être indélicat, comme dans l'affaire Madoff, où les versements des nouveaux venus servent à rémunérer les premiers clients. Heureusement, ce type d'escroquerie reste lui aussi tout à fait exceptionnel. Rappelons tout de même que ce principe employé par Madoff est celui adopté à grande échelle par le système français de retraite par répartition de la Sécurité Sociale, et que c'est cela qui devrait vous scandaliser.


· Rien ne m'empêche aujourd'hui d'épargner pour compléter ma retraite
C'est vrai si vous avez une bonne capacité d'épargne, autrement dit des revenus corrects.


Un smicard, par exemple, n'a pas cette capacité à épargner, ou plus exactement ce qu'il pourrait épargner est siphonné par le système de retraite par répartition. Dans un système d'épargne personnelle, il reprend la maîtrise des sommes qu'il verse pour sa retraite, sans diminuer son salaire net, et en bénéficiant du même rendement que vous lorsque vous vous constituez un complément de retraite par votre épargne.


· Tout le monde n'a pas la discipline nécessaire pour épargner
L'épargne personnelle est une solution alternative au régime obligatoire de la retraite par répartition. Cela ne veut pas dire que les cotisations deviennent facultatives. Chacun garde l'obligation de verser une cotisation minimale, proportionnelle à son salaire, mais peut librement verser plus. De même, les fonds épargnés doivent être bloqués pendant une durée minimale, mais il est possible de les conserver plus longtemps.


L'objectif de cette obligation minimale n'est pas de protéger certains contre leur propre imprévoyance, ce qui serait une vision paternaliste de l'action politique, mais d'éviter que lors de leurs vieux jours ils ne deviennent une charge pour leurs proches et pour la société.


· Et si un gestionnaire de fonds de pension fait faillite ?
Quand une banque fait faillite, ses clients peuvent perdre leurs dépôts en compte courant car les banques utilisent ces dépôts pour leurs propres opérations, par exemple de crédit.
Mais dans un système d'épargne personnelle, une société de gestion se contente d'investir au mieux les fonds que vous lui confiez, sans les utiliser elle-même, et se rémunère uniquement en commissions de gestion.


De cette façon, même si elle fait faillite, vous gardez la propriété pleine et entière de vos avoirs, que vous pouvez confier à un autre gestionnaire de fonds. Vos avoirs ne peuvent pas être saisis pour payer son passif car ils ne lui appartiennent pas.

 

Il reste les cas de faillites frauduleuses avec détournement des actifs gérés. Pour se protéger de ces pratiques très rares – car très risquées pour ceux qui s’en rendraient coupables – il suffit de mettre en place un système d’assurance contre le vol.


· Si ce système était si intéressant, ça se saurait
C'est une bonne question, le sujet des fonds de pension est quasi-absent du débat sur l'avenir des retraites en France.


Ce débat est présenté sous la forme suivante : "comment garantir l'avenir du système actuel de retraite par répartition ?" La question étant mal posée (voir la réponse à l'objection "ce système va affaiblir le système actuel de retraite par répartition"), les réponses sont forcément biaisées.


Il y a aujourd'hui un consensus qui va de le Pen à Besancenot pour maintenir ce système en l'aménageant, même si les façons de l'aménager diffèrent selon les partis.


On peut se demander s'il n'en est pas ainsi parce que ce système arrange beaucoup de monde : les hommes politiques pour qui c'est une source de pouvoir, les syndicats qui en vivent, et tous ceux que le système favorise d'une façon ou d'une autre, en particulier les hauts revenus. A l'inverse, ceux qui ont le plus à perdre dans ce système, c'est-à-dire les jeunes et les bas salaires, en sont également moins conscients, ou se font moins facilement entendre dans les médias.


Alternative Libérale est l'un des seuls partis politiques à défendre le système de retraite par épargne personnelle.
Si vous pensez que notre voix mérite d'être entendue, aidez-nous en nous soutenant et en relayant nos idées.


 

"C'est fini," merci pour vos commentaires, il faut en débattre; Mais lire et relire ce texte, et ces objections

Bien librement, je remercie l'équipe d'AL, notamment Robert C pour ce dossier pas facile , laborieux, voire tabou

Un débat est ouvert sur L&L, cliquez ci-dessous

Dossier complet des retraites AL

http://www.lumieres-et-liberte.org/article-info-al-petiti...
Lire et relire le texte, voir notamment les objections possibles, je m'aperçois que beaucoup.........
ne lisent pas tout, et la critique arrive vite sans fondement,
dommageable. Ouvrez votre esprit, une suggestion pour votre
avenir, au moins celui de vos enfants....Pensez y! Nous libéraux, ne
cherchons ni pouvoir, ni privilèges de quel que sorte que ce soit, nous
revenons sur le devant de la scène quand des décisions (crises) sont
devant nous. Pas de politique politicienne, de dogme, de parti
pris.....Libre et égaux en droit
Faisons ensemble la liberté, la Liberté fera le reste
Merci
AL'ain Genestine

30/08/2010

NEWS: Affaire Zoé Shepard - Aquitaine - Alain Rousset - Signez la pétition

DERNIÈRES NOUVELLES

 

Quatre mois d’exclusion pour Aurélie Boullet ! (CLIQUEZ la photo)

Elle fera appel....

Aurélie Boullet a déjà vendu 40 000 exemplaires de son livre

 

 

plus d'infos:

  1. Il faut défendre Aurélie Boullet, alias Zoé Shepard !
  2. Est-il interdit de critiquer l’administration… quand on y travaille ?
  3. Jugée pour critique de l’administration française
  4. Les quatre mythes les plus répandus sur EDF
  5. Travailler 6 mois pour l’Etat n’est pas insensé

source: le cri du contribuable

 

 

 

Le quotidien de la dépense publique

cliquez l'image et signez la pétition


 

Il faut défendre Aurélie Boullet, alias Zoé Shepard !


Cette pétition sera adressée à Alain Rousset, président du Conseil régional d’Aquitaine.

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE - 02 JUILLET 2010

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« Affaire Zoé Shepard » :

Alternative Libérale apporte son soutien à Aurélie Boulet

 

http://www.albinmichel.fr/images/couv/2/2/0/9782226206022g.jpg

cliquez, lire Sud-Ouest

 

 

 

Face à une nouvelle atteinte à la liberté d’expression, Alternative Libérale rappelle que celle-ci est un pilier majeur de toute démocratie libérale garantie par la Constitution.

Alternative Libérale apporte son soutien à Aurélie Boulet, auteur du roman « Absolument dé-bor-dée ! : le paradoxe du fonctionnaire », aujourd’hui menacée de deux ans d’exclusion de la fonction publique par son employeur le Conseil Régional d’Aquitaine.

En effet, Alternative Libérale trouve totalement inopportun de la part d’Alain Rousset, grand notable du PS, d’exclure de l’administration, au travers d’une mesure sans précédent, un fonctionnaire dont la seule « faute » est de vouloir améliorer le fonctionnement de l’administration locale en décrivant ses travers.

Alternative Libérale rend par ailleurs hommage aux médias qui apportent leur soutien à Aurélie Boulet au nom de la défense de liberté d’expression et à tous les fonctionnaires qui se mobilisent contre une atteinte grave à leurs droits.

 

 

 Aurélie Boulet (Zoé Shepard) hier aux côtés de son avocate (Photo AFP)

Aurélie Boulet (Zoé Shepard) hier aux côtés de son avocate (Photo AFP)



Alternative Libérale :
Alternative Libérale a été créée en mars 2006. Près de 1.500 personnes ont adhéré au parti libéral depuis sa création. Après avoir présenté une quarantaine de candidats aux élections législatives de juin 2007, Alternative Libérale a été présente aux élections européennes de 2009 dans 5 des 8 circonscriptions françaises lui permetta nt ainsi d’accéder à la campagne audiovisuelle et radiophonique officielle.


Relations presse :

Didier Salavert
Vice-président porte-parole d’Alternative Libérale
06 80 17 76 28
d.salavert@alternative-liberale.fr



Sur le web :
http://www.alternative-liberale.fr

 

Edouard de Fluctuat.net nous précise le début de l'affaire et....:


Le conseil de discipline de la région Aquitaine a rendu son verdict : la fonctionnaire auteure du livre "Absolument dé-bor-dée !" est interdite de travailler dans la fonction publique pour une durée de deux ans. Sanction qui doit être confirmée par le Président de région, le socialiste Alain Rousset.


Au terme d'un conseil de discipline interminable (à peu près 5 h 30 selon les témoignages), le jury a donc décidé de punir lourdement la jeune femme qui se moquait de la culture de la flemme et du copinage instaurée dans les collectivités territoriales françaises. Aurélie Boullet - on connait désormais sa vraie identité - avait signé ce témoignage romancée sous le pseudo de Zoé Shepard. Mais, elle a fini par être démasquée et convoquée par sa hiérarchie qui n'a pas vraiment apprécié (c'est un euphémisme) ce grand déballage, drôle sur la forme mais dur sur le fond pour la fonction publique française.


"C'est hallucinant, cinq des sept jurés n'avaient pas lu mon livre. Comment peut-on juger ce que l'on ne connaît pas ?", a réagit Zoé Shepard à l'issue du conseil. "Quelle que soit sa décision, je porterai l'affaire devant le tribunal administratif."


Plus tôt dans la semaine, elle confiait ses craintes à Fluctuat :


"L'avis du conseil de discipline n'est que consultatif et cette ‘affaire' semblant virer à l'acharnement et à la vendetta personnelle de quelques administratifs contre moi, je crains que l'avis du conseil ne soit pas suivi par l'autorité territoriale (alias le Président Rousset) et qu'il décide de me faire perdre non seulement mon emploi à la Région (que j'avais presque réussi à quitter après plus de 2 ans de demandes de détachement divers), mais mon statut de fonctionnaire".


"J'espère continuer à écrire, en parallèle de mon travail plus conventionnel que j'espère vraiment pouvoir mener car ce nouveau poste m'intéresse au plus haut point. Cela fait 2 ans que je le demande et je venais de l'obtenir (minus l'autorisation de la région Aquitaine) lorsque j'ai reçu ma convocation au conseil de discipline".


Lire notre entretien avec Zoé Shepard, auteur d'"Absolument dé-bor-dée!"

23/11/2009

Liberté et Environnement

http://a10.idata.over-blog.com/630x470-000000/1/19/33/73/Images-al--atoires/environnement.jpg


La gigantesque et triste farce mondiale qu'est l’affaire du réchauffement climatique pose la question de l'évolution de la méthode scientifique au 21ème siècle, tout particulièrement lorsque des décisions politiques lourdes de conséquences peuvent en découler. cliquez ce texte, vous en lirez tout son développement: source Institut Hayek;

Xavier Driancourt

Des dernières nouvelles accablantes sur un mensonge d'Etat (mercantile) concernant les fameux experts du GIEC, mais pas toujours scientifiques, cependant désignés par chacun des Etats respectifs. Un hoax? vu le nombre de message intercepté, pas vraiment, voir les premiers liens originels, notamment Alleged CRU.
Faire peur et toujours, afin de relancer une nouvelle économie, non pas du capitalisme, mais des privilèges de mercantiles Etats et leurs dirigeants constructivistes, collectivistes. Pendant tout ce temps, rien n'avance vraiment pour protéger la santé des hommes, et s'il y a des périodes dites "interglaciacaires" depuis la nuit des temps, espérons que nous puissions les prévoir, afin de déplacer en temps voulu les populations concernées, pas évident mais sans doute plus plausible que toutes ces inepties du GIEC. Copenhagen une affaire à suivre, voir lien du WSJ: Has Anyone Read the Copenhagen Agreement? .  Un CLIMATEGATE en vue?

http://blog.turgot.org/public/photos/.Copenhague_2009_s.jpg
cliquez l'image du livre de JM. Bélouve, lire son blog.....

The reference frame
Pour une école libre au Québec
Alleged CRU emails - Searchable

Par ailleurs lire comme dab ce que mon ami Vincent Bénard nous propose dans "Objectif Liberté" sur ce sujet.


Quelques post sur le blog "Lumières et Liberté":
-Environnement et Liberté avec le Pr. V. Courtillot
Après le hublot d’ Arthus B; voici le Hulot du “suicidons nous ensemble”!
L'Etat, à force de vouloir nous faire peur sur tout, que son peuple se crée ses peurs
Taxe “Carbo” par Alain Madelin (Le Figaro); et diverses visions…
Environnement – Climat: Une histoire fermée, le Carbone
Monde-europe-environnement avec Séverine Cullis-Suzuki
Le Monde de l’Eau, une néoéconomie qui coule de source!



Pour une responsabilité à 360°

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Notre constat

La tentation obscurantiste

La France est le cancre de l’Europe en matière d’environnement et de développement durable. Nous sommes en retard sur la plupart des directives européennes, même celles auxquelles nous avons participé. En effet, l’état multiplie les réglementations et les taxes qui viennent noyer les principes simples et élémentaires de droit. Notre code de l’environnement est devenu un foisonnement inextricable de lois inapplicables ou inappliquées, parfois au nom du chantage à l’emploi. Par ailleurs, au lieu d’impliquer directement l’ensemble des acteurs concernés et de favoriser une recherche prometteuse, nos gouvernants mutualisent les risques et persistent à maintenir notre recherche dans ses rigidités et ses archaïsmes. Cette approche déresponsabilise encore davantage individus et entreprises.

Devant ce triste bilan dont ils sont les auteurs, nos gouvernants tendent à céder à la tentation obscurantiste. En fondant leur discours sur un prétendu « civisme » et sur le concept à la mode de « citoyenneté », les ultra-écolos, alter mondialistes et autres partisans du renoncement au progrès et de la « décroissance durable » sont parvenus à rendre constitutionnel le grand principe de peur que constitue le principe de précaution. En diffusant puis en instrumentalisant l’angoisse collective face à un réchauffement climatique et à des scénarios catastrophe souvent infondés, cette nouvelle forme de populisme a su imposer ses principes à une classe politique qui fuit les discours réalistes. Les propos alarmants sur la pollution urbaine négligent le fait qu’elle est en nette diminution depuis plusieurs décennies (si on exclut le retournement de tendance dû aux mesures parisiennes récentes ; merci aux écolos). Après les filtres à particules qui réduisent considérablement l’émission de produits toxiques dans l’air, tant des véhicules que des usines, l’émergence de techniques d’injection de CO2 dans des poches souterraines offre de belles perspectives. Et n’oublions pas que si l’espérance de vie a tant augmenté dans les pays développés, c’est précisément grâce au progrès engendré par la prise de risque, progrès allant de pair avec une demande accrue en énergie. Bref, sachons entendre les expertises qui viennent contredire ou relativiser la vision apocalyptique que nous entendons trop souvent en France sans réel débat ouvert.

Ce constat ne doit pas nous éloigner des grands défis qui nous attendent. Du réchauffement climatique à la raréfaction des ressources fossiles en passant par la rareté de l’eau potable pour des milliards d’individus, le tout aggravé par le développement de l’Asie, les défis qui nous sont posés sont énormes. La pollution des eaux, qu’il s’agisse des nitrates en Bretagne ou des marées noires, constitue un enjeu important. La préservation de la biodiversité et des paysages, compte tenu de l’urbanisation galopante, constitue un troisième défi. Enfin, nous devons nous préoccuper de l’environnement urbain et des problèmes liés aux transports et aux déchets avec toutes leurs conséquences en matière de pollution de l’air ou de nuisances sonores.

 

Notre vision

Liberté, responsabilité, propriété

En nous affranchissant de la culpabilisation actuelle et de l’exploitation malsaine de nos peurs, nous préconisons de traiter directement les problèmes constatés plutôt que les symptômes. Pour cela, nous nous appuyons sur trois grands principes fondateurs qui placent le citoyen au cœur du système.

La liberté, pour commencer, constitue la principale condition pour stimuler l’innovation et le progrès. Architecture économe d’énergie, transport et stockage d’énergie, production d’énergies renouvelables ou cultures non polluantes sont autant de pistes que seule la libre expérimentation peut ouvrir. Contrairement aux idées reçues, la lutte contre la pollution ne va pas à l’encontre du développement économique. Bien au contraire, elle est même porteuse d’innovation, de progrès et de création de valeur à condition, encore une fois, de laisser ceux qui sont concernés expérimenter des solutions originales. C’est cela, le VRAI développement durable.

La responsabilité, sans laquelle la Liberté ne saurait s’exercer, nous apparaît tout aussi cruciale. Du simple citoyen à la grande entreprise, l’environnement est l’affaire de tous. Du sac plastique jeté dans la nature ou de la vieille batterie laissée dans un champ aux marées noires, nous sommes confrontés à un fait : l’atteinte au bien d’autrui. Celui qui souille le bien d’autrui doit en porter personnellement la responsabilité. Aujourd’hui, l’implication du pollueur dans la réparation des conséquences de ses actes est rare et peu dissuasive, notamment à cause de l’Etat nounou dont nous devons nous émanciper. Dans une société civile autonome et dynamique, les individus qui la composent auraient bien plus le sentiment d’être acteurs de l’entretien et de la protection de leur environnement que d’être, comme aujourd’hui, de simples « usagers » profiteurs. Mais l’autre raison essentielle de cette irresponsabilité tient à l’absence d’application du droit. La justice doit facturer aux pollueurs le coût de réparation de leurs actes, non pas de manière symbolique mais à la hauteur du préjudice direct et indirect causé. C’est le principe « pollueur – payeur » qui responsabilise tout le monde, du simple citoyen à la grande entreprise.

Enfin le droit de propriété, sans lequel nul n’a intérêt à consacrer des efforts à faire progresser la société, oblige chacun à avoir un comportement responsable. Rien n’est mieux défendu que par son propriétaire individuel. Pour illustrer ce principe, nombreux sont ceux qui se laissent plus facilement aller dans un espace public que chez eux ou dans un espace privé. « On » viendra nettoyer derrière lui, qu’il s’agisse de l’Etat, de la région ou de la mairie. Ce principe de propriété doit absolument être consacré pour parvenir à une implication des propriétaires dans la défense de l’espace qui leur appartient.

Ces trois principes induisent la subsidiarité, chacun prenant ses décisions à son niveau.

 

Nos propositions

Incitation aux économies d'énergie

• « Droits à polluer », incitation à développer des solutions alternatives

Né le 1er janvier 2006, ce marché nécessite encore des ajustements dans son pilotage suite au constat récent que l’Europe produit déjà 44 millions de tonnes de CO2 de moins qu’exigé par le protocole de Kyoto. Son objectif consiste à inciter les entreprises à privilégier des solutions moins consommatrices de CO2 lorsque le coût de ces émissions dépasse celui des procédés de substitution. Nous préconisons l’extension de cette gestion des émissions au-delà des 25 pays membres qui représentent déjà 12.000 sites industriels.

• Facturer le prix des transports au juste coût.

La route n’est pas facturée à son juste prix. Concernant les camions, nous proposons de remplacer taxe à l’essieu, forfaitaire, par un péage à la distance parcourue. La mesure est possible grâce aux balises GPS aujourd’hui répandues. L’utilisation de cette taxe doit aller exclusivement à l’entretien du réseau routier et à la recherche de solutions techniques permettant la réduction des gaz à effet de serre émis par les véhicules.

 

Nos propositions

Lutte contre la pollution des eaux

• La garantie d’Etat augmente les risques, l’obligation assurantielle les contient

Tout individu, toute entreprise doit être obligé de s’assurer pour tous les comportements à risque pour l’environnement. Au lieu de mutualiser les risques et d’offrir une « garantie d’Etat » (Loi du 13 juillet 1982), qui entraîne une déresponsabilisation collective, nous souhaitons que chaque acteur privé soit directement responsable de ses actes et de ses biens. Le mécanisme assurantiel garantira que les bonnes précautions ont bien été prises : il est toujours beaucoup moins cher, financièrement et en termes d’image, de prévenir que de réparer, surtout si les peines sont à la hauteur des dommages causés. L’application de ce principe fondamental au transport maritime de pétrole ou de produits toxiques diminuerait considérablement les risques d’accidents.

• D’une agriculture intensive polluante à une agriculture responsable

La PAC favorise la production intensive, hautement polluante pour les sols et les nappes phréatiques. Pour de multiples raisons, notamment pour favoriser le développement de pays en voie de développement mais aussi pour ce type d’effet pervers, nous préconisons l’abrogation rapide de la PAC. L’exemple breton révèle que l’excès d’épandage de lisiers provoque une sur-fertilisation des sols, la pollution des nappes phréatiques et au final, du littoral. En vertu du principe « pollueur = payeur », un meilleur respect de la réglementation et au final le traitement des eaux par des stations d’épuration doit être rapidement pris en charge par l’agriculture responsable de cette pollution dramatique.

Notons que nous devons considérer les plantes génétiquement modifiées au cas par cas. En effet, la plupart des OGM aujourd'hui sur le marché permettent une réduction notoire du nombre d'intrant utilisés, et parfois de leur quantité. Certains  produisent leur propre insecticide, tels que le Maïs Bt, et pemettent ainsi d'économiser les passages de tracteur, émetteurs de gaz à effet de serre. Dans tous les cas, la recherche dans le domaine des biotechnologies agricoles doit être encouragée et protégée des actes de vandalisme répétés, sachant que les OGM de seconde génération proposeront des solutions davantage capables de concilier productivisme et respect de l'environnement.

 

Nos propositions

Sauvegarde de la biodiversité et de nos paysages

• Parcs protégés confiés à des acteurs responsables

Nous souhaitons que la collectivité cède la gestion de parcs naturels protégés à des acteurs privés, qu’il s’agisse d’entreprises, d’associations ou de fondations. L’action de membres impliqués limite fortement le clientélisme d’élus qui peut aboutir à des décisions dramatiques. La communication et l’entretien deviennent un enjeu pour la pérennité de l’association.

• Mise en place de quotas échangeables pour la pêche industrielle

Dans le même esprit que les « droits à polluer », nous recommandons la mise en place, au niveau européen ou plus global, de quotas échangeables entre entreprises de pêche. Appuyons nous pour cela sur les organismes internationaux qui gèrent déjà ces quotas pour les espèces menacées.

 

Nos propositions

Préservation de l'environnement urbain

• Ouverture rapide des transports en commun à la concurrence

Cette ouverture du marché des transports doit permettre des réponses bien plus adaptées et bien plus rapides aux besoins des individus. Sur le rail, la multiplication des lignes augmentera le volume des péages pour financer l’entretien des voies. Et plutôt que de persécuter les automobilistes en leur rendant la vie impossible, laissons les alternatives collectives se développer librement en fonction des attentes, facturons le coût de la pollution et de la rareté de l’espace aux différents modes de transport afin de permettre un libre arbitrage des citoyens.

• Traitement incitatif des déchets

Plutôt que d’imposer des solutions collectives souvent inadaptées, inefficaces et mal vécues, laissons la place aux expérimentations. Des processus plus souples, fondés sur la participation volontaire, parviennent à de bien meilleurs résultats en favorisant l’implication. Par exemple, pourquoi ne pas laisser peser les déchets par poubelle afin d’en facturer un prix plus affiné, au poids ou par catégorie. Cette méthode ne peut qu’inciter chaque copropriété à surveiller ses propres déchets.


Quelques sites et blogs sur les questions tant d'écologie que d'environnement et DD:
-
- Le libéral écolo
- Sylvain Poirier
- Euro92 Environnement
- La charte de l'environnement Euro92
- Institut Molinari Environnement
- Institut Constant de Rebecque Environnement
- Institut Montaigne DD
- Le journal du DD
- Corinne Lepage





19/10/2009

Un Bouffon du Roi pour deux - Dély de Marianne/Hérold d'Alternative Libérale?

Très étonné d'entendre sur une grande radio française la publicité d'un livre écrit par M.R. Dély (DA de Marianne) le "Besancenot, l’idiot utile du Sarkozysme" d'une part juger les gens n'engage que lui, mais pas très fair-play; Mais surtout l'interview rappelle à mots non prêtés, je présume, les expressions, même la stratégie, déployées par la présidente du mouvement libéral français (Alternative-Libérale) Me Sabine Hérold. La surprise étant passée, je n'ai pas cru bon d'effectuer un post ici, cependant aujourd'hui cela commence à rebondir du côté des libéraux et notamment de leur présidente. Voici source facebook la dite réplique ou son site (cliquez l'image ci-dessous)


Besancenot, l'idiot utile du sarkozysme ? Besancenot, le bouffon du roi Sarkozy

.

Que faut-il en penser?

y a t-il eu plagiat? - Corruption au sein des médias? - Marianne est-il financièrement en danger, ou faut-il que les idées plutôt d'un certain clivage émanent de leurs idéologues philosophes et non de celles des libéraux? - La gauche serait-elle malade à ce point?

Tant de questions qui me laisse pantois, la démocratie est en danger, notre République est de plus en plus bafouée.....

Source Facebook:

Renaud Dély, directeur adjoint de la rédaction de Marianne, publie un nouvel ouvrage appelé « Besancenot, l’idiot utile du Sarkozysme ». Il y détaille la même thèse que mon dernier livre, « Le Bouffon du Roi » paru en mai aux éditions Michalon. J’invite d’ailleurs tout un chacun à acheter les deux livres (disponibles ici pour le mien, là pour le sien), et constater que soit la communion de nos esprits était intense, soit Dély a gagné du temps… Les bonnes idées sont faites pour être copiées. Presque mot pour mot. J’y vois un éloge. Et puis, en tant que libérale, je ne suis pas pour une pratique trop restrictive de la propriété intellectuelle… Certes…

Mais ce matin, l’étrange imposture est devenue un peu plus manifeste et donc un peu moins supportable. Sur Europe 1, Renaud Dély était invité de Michel Field et Alain Duhamel. Voici le podcast de l’émission (à commencer à la minute 26 :30).

C’est bien simple, Renaud Dély, tient exactement le discours que je tenais il y a 5 mois, lors de la sortie du Bouffon du Roi. On retrouve quasi à l’identique les termes et les thèmes que j’ai pu développer sur Le Post, sur France 3 IDF, France 3 nationale, chez Alex Joubert, Fluctuat ou encore dans la presse avec des articles dans Le Figaro, Valeurs actuelles ou le JDD (et même à la fin de Mots Croisés d’Yves Calvi, il y a 10 jours !). Bref, rien qui ne passe inaperçu à un Directeur-adjoint à la Rédaction de Marianne, ou à des journalistes aussi avertis que Michel Fiel ou Alain Duhamel. Etonnement ! O surprise !

Deux journalistes aguerris, renommés, peuvent ils « zapper » la source des idées qu’ils recyclent aujourd’hui comme si elles tombaient du ciel ?

Pourtant, à aucun moment Field et Duhamel n’ont demandé à Dély en quoi son livre était différent du mien ou n’ont essayé de le pousser dans ses retranchements.

On pourrait croire qu’il s’agit d’un oubli de leur part.

Cela aurait pu être possible si je n’avais pas été appelée cette semaine par Valérie Danon, journaliste de l’émission, qui m’a demandée de réaliser une interview. J’ai donc bien enregistré mercredi par téléphone une interview, dans laquelle je détallais la thèse du Bouffon du Roi.

Non seulement mon interview a-t-elle été zappée, mais, comble de l’ironie, les journalistes ont passé à l’antenne une interview de Besancenot, en disant à Dély : « Besancenot vous répond à sa façon, c’était sur France 3 en mai dernier ». Ce que les journalistes ne précisent pas, c’est que cette « réponse » de Besancenot était adressée à MON livre, et a été diffusée dans le 12-13h de France 3 alors que j’étais sur le plateau pour présenter le Bouffon du Roi !!! On croirait une interview PPDA – Castro !

Voici la vidéo, vous remarquerez que c’est bien cette intervention de Besancenot qui a été reprise.

Pourquoi, à aucun moment n’a-t-il été précisé qu’un livre détaillait cette même thèse, mais avec 5 mois d’antériorité ? Pourquoi n’a-t-il pas été précisé dans quel contexte Olivier Besancenot avait tenu les propos repris à l’antenne ?

Peut être qu’il y a cinq mois, en pleines élections européennes, ce n’était juste pas le « moment » ? ? ?

S’agissait-il simplement de congratuler un confrère, au mépris de la plus basique honnêteté intellectuelle ? Pourquoi donner l’impression que Dély venait de « découvrir » une nouvelle thèse alors qu’il ne fait que reprendre des arguments énoncés 5 mois plus tôt par une autre ?

On comprend mieux pourquoi Marianne, lors de la sortie du Bouffon du Roi n’avait pas réalisé d’article sur ce livre, malgré les demandes répétées de mon éditeur.

Voilà d'autres visions:

Le NPA répond à Renaud Dély

2012 Besancenot au service de l’Elysée

 
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