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28/06/2011

Le "Printemps Arabe", le bourbier des occidentaux!

Ce que nous annoncions ici même depuis plusieurs mois, à savoir l'impossibilité pour les puissances occidentales de poursuivre leur politique d'intervention dans le monde arabe au mépris des règles les plus élémentaires du droit international, est donc en train de se produire.

 

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En témoignent avec éloquence l'attaque menée ces derniers jours au Congrès américain contre Barak Obama sur le thème de la violation des procédures légales d'intervention militaire, les déclarations et mises en garde pour le moins musclées de très hauts gradés en France et en Grande-Bretagne à propos du coût des opérations menées en Libye, le débat aussi vif que discret qui s'est engagé au sein de l'Otan sur la légitimité et l'efficacité des actions militaires extérieures conduites par plusieurs membres de cette organisation, les critiques acerbes émises par la Russie et la Chine, etc. Se greffant sur la crise financière que la faillite de la Grèce provoque dans la zone Euro et sur l'offensive qui se dessine contre quelques unes des plus grandes banques de la vieille Europe, ce réveil des intérêts, sinon des consciences, ne peut qu'entraîner une remise en question brutale de la stratégie offensive suivie par les Occidentaux en Irak, en Afghanistan, en Libye et projetée en Syrie.

 

Avec inévitablement, à terme plus ou moins rapproché, un retrait militaire et diplomatique qui laissera des traces aussi vives que la guerre du Vietnam en son temps. Ainsi, s'achève une époque et va s'ouvrir une ère nouvelle dans les relations internationales. Si l'Union africaine avait pris la juste mesure de ce qui allait se passer à la faveur du « réveil » du monde arabe, sans doute aurait-elle pu tirer un grand profit de la remise en question brutale du rapport des forces né de l'effondrement du bloc communiste il y a deux décennies. Mais l'institution n'a pas pu, pas voulu, ou pas su mettre à profit les évènements qui se déroulaient en Tunisie, en Égypte, en Libye. Alors qu'un groupe de chefs d'État, pourtant mandaté par elle, tentait courageusement de s'entremettre entre le « guide » libyen et ses adversaires, elle n'a pas osé taper du poing sur la table aux Nations unies, s'affirmer face au groupe disparate des pays occidentaux qui mènent l'offensive contre des États indépendants, donner de la voix pour se faire entendre sur la scène internationale. Fait plus grave encore, elle s'est divisée, laissant des voix discordantes, dont la moindre ne fut pas celle du président sénégalais, Abdoulaye Wade, se ranger dans le camp des Occidentaux pour défendre des positions inverses de celle adoptéepar l'Union africaine. L'issue de la crise, c'est-à-dire la dissolution dans le désordre de la « coalition », étant écrite par avance, il reste à la communauté africaine une chance, petite mais réelle, de reprendre, comme on dit, la main afin de peser sur le cours des évènements à venir.


Cette chance lui est offerte par la réunion prochaine du sommet de l'Union africaine à Malabo, capitale de la Guinée-Équatoriale. Si, en effet, l'Afrique, par la voix de ses dirigeants, énonce alors solennellement sa volonté de refuser toute intervention militaire contre l'une ou l'autre des nations qui la composent, si, de surcroît, elle parvient à mettre sur pied la procédure de gestion et de prévention des crises à laquelle elle travaille depuis plusieurs années, alors, effectivement, elle s'affirmera sur la scène internationale. L'occasion, convenons-en, est trop belle pour que les chefs d'État du continent ne la saisissent pas. Et, soit dit en passant, une telle affirmation rendrait le plus grand des services aux puissances engluées dans l'affaire libyenne car elle leur permettrait de sortir du bourbier dans lequel elles ont plongé tête baissée.

 

Réflexion : le grand réveil
Source, journal ou site Internet : les dépêches de Brazzaville
Date : 20 juin 2011
Auteur : Jean-Paul Pigasse

11/03/2011

Europe de l'Est, inquiètude économique, révolution!!! Que fait l'UE?

Alors que l'UE prépare un programme de soutien économique et politique aux pays d'Afrique du Nord en transition, certains Etats membres insistent pour que le voisinage oriental de l'Europe, en particulier le Caucase, ne soient pas oubliés. Qui est le plus en droit de recevoir des fonds européens ? Les révolutionnaires arabes ou les opposants en Europe orientale ? Ce débat divise profondément les Etats membres de l’Est et du Sud de l’Union européenne. A la fin de la semaine, les Vingt-sept vont s’efforcer d’apaiser la querelle. La récente proposition de six pays du Sud de l’Europe de transférer le soutien financier aux pays voisins à l’Est de l’UE vers ceux de la rive sud de la Méditerranée a fait des remous dans les capitales d’Europe centrale. La France, l’Espagne, la Grèce, la Slovénie, Chypre et Malte estiment qu’"il n’est pas justifié" que l’Egypte reçoive à peine 1,80 euro par habitant du budget de l’UE consacré au soutien des pays voisins, et la Tunisie seulement 7 euros, alors que la Moldavie n’obtient pas moins de 25 euros.

 

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Sans compter que les caisses pour venir en aide au Sud sont quasi vides. Les Etats membres du Sud de l’UE sont ceux qui supportent la plus lourde charge face aux flux de réfugiés que provoquent les révolutions arabes. Les événements là-bas sont d’une importance capitale pour l’Europe, font valoir ces pays méridionaux et leurs partisans. Cela vaut aussi pour ce qui se passe à nos frontières à l’est, réplique-t-on en Europe centrale, où les chiffres présentés par les méridionaux sont d’ailleurs contestés. Les pays d’Europe centrale soulignent que plusieurs "conflits latents" sur le flanc oriental de l’Europe maintiennent une tension constante. A l’occasion du Global Security Forum à Bratislava, début mars, il est apparu en outre que la crainte de la Russie continue de prédominer dans les Etats membres de l’UE anciennement communistes.


L'inquiétude des pays d'Europe centrale et de l'Est
La guerre entre la Russie et la Géorgie à propos de l’Ossétie du Sud en 2008 y a provoqué un grand traumatisme. "Et maintenant le Haut-Karabakh est sur le point d’exploser", redoute Oksana Antonenko, de l’International Institute for Strategic Studies, à Londres. Elle y voit les mêmes signes avant-coureurs qu’à l’époque en Ossétie du Sud. De plus, les régimes d’Asie centrale sont particulièrement fragiles. "De grands dangers pèsent sur la région, surtout quand les troupes américaines auront quitté l’Afghanistan. Je suis très pessimiste", dit-elle. Les ministres des Affaires étrangères de la Géorgie et de la Moldavie ont vanté les mérites, lors du Forum, d’un soutien européen en faveur de la modernisation de leurs pays. Et le ministre hongrois des Affaires étrangères, János Martonyi, a déjà adressé un coup de semonce à ses homologues d’Europe méridionale : "Le soutien au Sud ne doit pas se faire au détriment de l’aide à l’Est". Le ton est donné pour la réunion du 10 mars entre ministres des Affaires étrangères. Stefan Füle, commissaire européen chargé de la Politique européenne de voisinage, a tenté d’apaiser les pays d’Europe centrale : "Certains soutiennent que l’UE devrait concentrer tous ses efforts sur le sud. Non, notre engagement vis-à-vis de l’Est reste inchangé". Le budget existant ne permet pas de faire passer des fonds d’un poste à l’autre facilement.


"Pourtant, nous avons réussi à trouver 17 millions d’euros supplémentaires pour la Tunisie. Nous étudions en outre comment l’enveloppe existante de 80 millions d’euros pour la période 2007-2013 peut être utilisée plus efficacement. Pour l’Egypte, la réflexion n’est pas encore achevée. Mais nous cherchons ensemble avec les institutions monétaires une approche nouvelle", a déclaré Stefan Füle. "Plus pour plus" : le nouveau slogan de la politique de voisinage La Politique européenne de voisinage n’est cependant pas seulement confrontée à des difficultés financières. Elle présente deux pôles dont l’approche est assez différente. Dans le monde arabe, des régimes ont été soutenus pour s’assurer que le pétrole continue d’affluer et ceux qui venaient tenter leur chance ont été maintenus à l’extérieur. Dans les pays de l’Est, une coopération s’est surtout établie avec la société civile et l’opposition politique. Cela étant, l’Est, du fait du recul de la démocratie dans des pays comme la Biélorussie, commence de plus en plus à ressembler aux pays du Sud avant que des révolutions n’y éclatent. Récemment, Stefan Füle a présenté formellement ses excuses pour le soutien européen apporté pendant des années à des dictateurs. A l’avenir, il va donc falloir que les choses changent.


La Politique européenne de voisinage est un instrument pour atteindre un objectif. Mais quel est cet objectif? Pour l’heure, il ne ressort pas très clairement, reconnaît Stefan Füle.

 

L’adhésion à l’UE ? L’accès au marché européen ? Ou tout simplement s’assurer que les voisins ne représentent pas une menace pour l’UE ?


De plus, une fois qu’une évaluation aura eu lieu, les fonds accordés dans le cadre de la nouvelle Politique européenne de voisinage devront être attribués différemment. "Nous devons formuler des objectifs extrêmement clairs comme le respect de l’Etat de droit, la démocratie, une bonne administration ou une aide pour lutter contre le terrorisme. Plus un partenaire tendra vers ces objectifs, plus il obtiendra d’aides". Le nouveau slogan pour la politique de l’Europe vis-à-vis de ses proches voisins : "Plus pour plus".

 

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Démocratie L’UE présente son plan pour l’Afrique du Nord
Le 8 mars, le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a présenté "un plan de 6 milliards d'euros pour la démocratisation de l'Afrique du nord", rapporte El País. Bruxelles propose "une approche démocratique" de ses relations avec les pays de la rive sud de la Méditerranée, note le quotidien, qui considère que l'Europe est "moralement forcée d'expier" sa connivence avec les régimes autoritaires de la région. L'instrument pour atteindre cette ambition est l'Association pour la démocratie et la prospérité partagée, dont la mise en place sera discutée le 11 mars lors du sommet européen. Un budget de 6 milliards d'euros est prévu, avancé par la Banque européenne d´investissement (BEI) et l'extension à la Méditerranée des activités de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD). "Les aides seront liées à la fermeté dans les progrès en matière de droits de l'homme et de démocratie", précise El País.

 

Aides européennes : Est et Sud se disputent l’argent
Source, journal ou site Internet : De Standaard
Date : 9 mars 2011
Auteur : Evita Neets

Par AL de Bx

Mercredi 9 mars 2011 3 09 /03 /Mars /2011 23:59

10:17 Écrit par HUMANITAS dans Coup de gueule | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ue, europe centrale, europe, afrique, maghreb, solidarité, révolution, démocratie, promesse | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

04/02/2011

Un vent de révolte se propagerait-il en Afrique ?

Violation des droits de l’homme, prédations, blocages politiques, paupérisation, régimes mafieux, pouvoirs patrimoniaux… l’Afrique subsaharienne rassemble tous les ingrédients de la Révolution du jasmin.

 

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Le dernier sommet de l’Union africaine s’est déroulé à Addis-Abeba pratiquement sous le signe de la vague révolutionnaire qui a soufflé sur la partie nord du continent. La révolution tunisienne, qui a chassé Ben Ali et travaille âprement, et pas à pas, pour l’établissement d’une véritable démocratie, et qui s’est propagée dans le monde arabe, notamment en Egypte où Moubarak est en sursis, va certainement faire des émules dans l’Afrique subsaharienne. La question est dans les esprits tout aussi bien de ses populations que de leurs gouvernants. D’ailleurs, l’ordre du jour officiel du sommet était en lui-même significatif des maux qui affectent un continent qui vient à peine de célébrer le cinquantenaire de son indépendance. Pas un dossier qui enchante, rien que des problèmes et toujours les mêmes avec en supplément des crises prêtes à éclater.

 

Après deux mois de blocage en Côte d'Ivoire, l’UA ne sait même plus que faire pour mettre en place le candidat qu’elle a déclaré vainqueur des élections contrôlées par elle et l’ONU. Or, les chefs d’État africains savent pertinemment que le temps joue en faveur de Laurent Gbagbo, surnommé “le boulanger”, pour ses capacités à rouler ses adversaires dans la farine. L’UA a désigné un panel parmi les siens et se donne un mois pour trouver un accord ! La constitution d'un gouvernement d'union nationale a déjà été tentée au Zimbabwe entre Mugabe et son opposition, mais elle n'a résolu aucun problème de fond. Auparavant l’Afrique avait imposé la même thérapie pour le Kenya pour de maigres résultats. L'intervention militaire est inenvisageable, ce choc pourrait entraîner de sérieux remous dans les pays africains fournisseurs d’hommes. Le Nigeria, qui a fourni l’essentiel des forces onusiennes en place à Abidjan et ont été chargées de la sécurité d’Ouattara, est sur un volcan. Ne serait-ce que pour les violents heurts entre musulmans et chrétiens dans le nord et le terrorisme pétrolier dans son Delta. La grogne sourde dans tout le pays marqué par la corruption et la gabegie. Le climat n’est pas du tout apaisant ailleurs également. Au Gabon, le fils Bongo, qui a succédé à son père Omar, est fortement contesté. Au point où son rival à l’élection présidentielle de 2010, vient de s’autoproclamer président ! Ali Bongo a interdit son parti et menace de l’incarcérer. Bonjour la guerre civile.


Le vent de révolte en Tunisie et en Égypte peut-il se propager au sud du Sahara, se demandent très sérieusement les observateurs aujourd’hui ? Dans les années 1989-1990, des régimes autoritaires furent balayés (Ghana, Mali), d'autres ébranlés tout en se maintenant (Gabon, Togo, Cameroun) et puis certains se sont perpétués (Zimbabwe). Les changements promis sont restés au stade de promesses et la mondialisation des économies africaines ont permis au FMI et aux grandes puissances d’encourager les régimes africains dans leurs reniements à la démocratie. Certains d’entre eux ont même essayé de singer le modèle policier de la Tunisie de Ben Ali. On ne peut pas exclure un écho similaire avec la Révolution du jasmin. D’abord, la conjoncture économique africaine y est propice. L'Afrique subsaharienne a connu une certaine croissance ces dernières années, du fait de la demande chinoise et de la flambée des cours des matières premières.

 

Mais c'est une croissance en trompe-l'oeil. En fait, elle accentue les inégalités. Et cette descente aux enfers a suscité la prise de conscience chez les populations que pour s’en sortir, il faut balayer les régimes en place qui ne se sont pas gênés de triturer les constitutions le leur pays pour rallonger leur mandat et établir des présidences à vie. En outre, dans les pays francophones, on est de plus en plus hostile à l’égard de la France qui a encouragé les pouvoirs en place au détriment des droits de l’homme. Le nationalisme et l’anti-impérialisme sont de retour cette fois accompagnés de revendications démocratiques.

 

L’Afrique rassemble les mêmes ingrédients - le Syndrome tunisien est en marche.
Source, journal ou site Internet : Liberté
Date : 2 février 2011
Auteur : Djamel Bouatta

13:20 Écrit par HUMANITAS dans International | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : afrique, national-socialisme, tunisie, egypte | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

13/01/2011

Humanité: Bientôt 7 milliards.... et moi, et moi...!

Sept milliards… A en croire les démographes, l’humanité passera dans le courant de l’année le cap des sept milliards de personnes. Pour donner la mesure de ce chiffre, la revue National Geographic affirme sur son site Internet qu’il faut 200 ans pour compter à haute voix jusqu’à sept milliards. Autant dire qu’une vie d’homme, et même deux, n’y suffirait pas.

Questions: - A ce train là, y aura t-il assez pour nourrir tout ce joli monde sur notre planète?

- Certains pays évolués (Allemagne...) ne subiraient-ils pas des chocs                              Eco-démographique?

 

http://www.nationalgeographic.fr/files/2011/01/Image-1.jpghttp://www.nationalgeographic.fr/files/2010/12/136_COUV.jpg


L’événement est d’autant plus marquant que l’humanité a passé de six à sept milliards en un temps record.
Alors que notre espèce, l’Homo sapiens, a attendu de 100000 à 200000 ans pour gagner (autour de 1800) son premier milliard, il ne lui a fallu que douze ans pour obtenir ce septième milliard-là. Autre indice de cette folle accélération: entre le dernier âge glaciaire et la Renaissance, la population mondiale aurait doublé en moyenne tous les seize à dix-sept siècles. Or, elle est passée de 2,3 à 7 milliards de 1941 à 2011. Ce qui signifie que – expérience unique dans l’histoire humaine – un homme âgé aujourd’hui de 70 ans a connu… son triplement. L’essentiel est ailleurs pourtant. Il réside dans la confirmation d’une décélération de la croissance démographique humaine. «Ce septième milliard a été gagné, comme le sixième, en douze ans, explique Gilles Pison, directeur de recherche à l’INED.

 

Les années 1999 à 2011 ont connu par conséquent une augmentation d’un sixième «seulement» de la population mondiale contre une augmentation d’un cinquième pour les années 1987 à 1999.» L’explosion actuelle de la population mondiale comme la stabilisation qui se dessine sur le long terme corroborent la théorie dite de la «transition démographique»
émise en 1929 par l’Américain Warren Thompson. D’abord boudée parce que trop étrangère à l’air du temps, cette thèse a été adoptée par l’Organisation des Nations unies aux lendemains de la Seconde Guerre mondiale avant d’être confirmée année après année sur le terrain. Selon Warren Thompson, la modernité bouleverse l’équation démographique. Enrichissement, progrès techniques et évolution des moeurs entraînent le passage d’un état de mortalité et de natalité élevées à un état de mortalité et de natalité basses.

 

Ce mouvement n’est pas uniforme cependant: le taux de mortalité fléchit avant le taux de fécondité, d’où une explosion de la population au cours d’une période transitoire. La transition démographique est pratiquement achevée aujourd’hui dans les pays industrialisés. L’espérance de vie y a augmenté de 35 ans au début du XIXe siècle à 77 ans aujourd’hui. Et le taux de fécondité est passé de 5 ou 6 enfants à moins de 2,1 enfants par femme, ce qui représente le nombre nécessaire au renouvellement naturel (sans immigration) d’une population. Si le schéma général est partout semblable, son déroulement diffère dans les détails. Ainsi, rappelle Gilles Pison, la France a vu son taux de fécondité baisser en même temps que son taux de mortalité, ce qui a eu pour effet une faible augmentation de sa population au cours du XIXe siècle. La Grande-Bretagne a connu en revanche une baisse plus tardive du taux de fécondité, d’où un excédent important des naissances sur les décès pendant tout le XIXe siècle et une hausse spectaculaire de sa population depuis le début de la révolution industrielle. Alors qu’elle comptait trois fois moins d’habitants que la France en 1800, elle en possède autant désormais. Les pays en développement connaissent actuellement la même transition démographique que les pays industrialisés mais sur un rythme beaucoup plus rapide. Ayant bénéficié d’un seul coup des progrès médicaux réalisés durant une longue période par le monde développé, ils ont vu leur taux de mortalité chuter à une vitesse sans précédent. En un peu plus d’un demi-siècle, l’espérance de vie est passée de 38 à 64 ans en Inde et de 41 à 73 ans en Chine. De manière plus surprenante, le taux de fécondité des pays en développement se retrouve également en baisse rapide. Les obstacles culturels censés retarder durablement le mouvement ont beaucoup moins bien résisté que prévu aux politiques de dénatalité et aux aspirations nouvelles des individus (désir des femmes de ne plus se limiter au rôle de mère, souhait des couples de donner une instruction solide à chacun de leurs enfants, etc.).

 

Résultat: si le taux de fécondité reste très élevé en Afrique subsaharienne, dans certains pays du Moyen-Orient et dans le nord du souscontinent Indien, il s’est réduit de manière drastique en Extrême-Orient, en Afrique du Nord et en Amérique latine. Parmi les exemples les plus remarquables figurent la Chine, où les femmes ont quatre fois moins d’enfants qu’en 1965, et l’Iran, où elles en ont trois fois moins qu’au début des années 1980. La décélération de la croissance mondiale possède des bases trop solides pour ne pas se poursuivre. Les démographes prévoient ainsi que la population mondiale gagnera son huitième milliard en treize ans (comme le cinquième) et son neuvième milliard en plus de vingt ans, avant de se stabiliser d’ici au milieu du siècle.


Après, différents scénarios redeviennent possibles mais l’explosion démographique qu’aura connue l’humanité de 1800 à 2100 devrait rester à jamais unique: la population mondiale aura de la peine à décupler une deuxième fois…

Par AL de Bx

Mercredi 12 janvier 2011 3 12 /01 /2011 13:09

10:22 Écrit par HUMANITAS dans Socièté | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : démographie, économie, émergents, libéralisme, humanisme, asie, afrique | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

28/11/2010

L'Afrique et ses marchés intéressent les bourses comme le NYSE

NYSE Euronext, le grand groupe boursier qui comprend la Bourse de New York et d'autres grandes places boursières, a enregistré un triplement en cinq ans des échanges de valeurs africaines et le doublement de valeur des fonds d'investissement cotés en Afrique au cours des 12 à 18 derniers mois. En clair, cette évolution traduit « un intérêt vif et croissant » pour les marchés africains.


Le directeur général chargé de l'Europe, du Moyen-Orient et de l'Afrique à NYSE Euronext, M. Stefan Jekel, a fait cette observation et d'autres encore sur les relations entre Euronext et l'Afrique et sur les perspectives économiques de ce continent lors d'un entretien accordé le 10 novembre à America.gov alors qu'il entamait une nouvelle journée chargée à New York.

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« Le volume des échanges boursiers relatifs aux entreprises africaines a à peu près triplé en cinq ans sur nos places », a déclaré M. Jekel. « De ce fait, les liquidités des valeurs africaines en bourse ont également triplé par rapport à il y a cinq ans. »

On compte 16 valeurs boursières africaines à NYSE Euronext, en provenance de 6 pays : le Cameroun (1), la Côte d'Ivoire (1), le Gabon (1), le Maroc (3), le Sénégal (3) et l'Afrique du Sud (7). Leur capitalisation totalise 90 milliards de dollars.


Pour les investisseurs qui souhaiteraient être parties prenantes à la croissance de l'Afrique en investissant en bloc dans une diversité de sociétés, M. Jekel a suggéré les nombreux fonds d'investissement cotés (ETF) qui sont disponibles. « Nous avons vu le nombre des fonds d'investissement cotés se rapportant à l'Afrique doubler au cours des 12 à 18 mois écoulés », a-t-il dit.

 

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« On trouve des fonds qui couvrent l'Afrique du Sud, l'Afrique en général, les 40 principaux investissements africains, et il y a tous ceux qui sont accessibles sur nos places en Europe et aux États-Unis (...) chacun avec une spécialisation différente (...) si bien que les investisseurs rencontrent un grand choix de solutions et de possibilités de participation à cette croissance qui se manifeste à travers l'Afrique. »

NYSE Euronext « observe de très près » le climat des investissements en Afrique, a poursuivi M. Jekel. « Et il ne s'agit nullement d'une observation passive. Euronext est très impliqué dans des initiatives destinées à braquer les projecteurs sur les investissements en Afrique. »


L'une de ces initiatives, a-t-il dit, est son sommet annuel Ai Index Series organisé conjointement avec Africa-investor.com (Ai). Les deux groupes ont récemment tenu leur troisième sommet annuel, auquel ont pris part Robert Rubin, ancien ministre des finances des États-Unis et membre de l'Africa Progress Panel, et Tony Blair, ancien premier ministre britannique, qui s'est adressé à la conférence par message vidéo.


Au sujet des bourses africaines, a dit M. Jekel, NYSE Euronext entretient ses rapports les plus étroits avec ses clients-partenaires de Casablanca, de Tunis et du Gabon, mais a aussi d'excellentes relations avec les bourses d'Afrique du Sud et d'Égypte entre autres. Il existe dans l'ensemble de l'Afrique quelque 29 bourses en activité, celles d'Égypte, du Nigéria et d'Afrique du Sud représentant environ 75 % des sociétés cotées sur ce continent.


M. Jekel a indiqué avoir l'intention de se rendre prochainement en Afrique du Sud où il doit s'entretenir avec des membres de la bourse sud-africaine en vue, notamment, d'augmenter le nombre des cotations et de maintenir l'élan pris par l'Afrique dans le domaine des investissements.


L'Association des bourses de valeurs africaines (ABVA) s'est réunie à Lusaka (Zambie) du 10 au 12 novembre. « Plusieurs de ces bourses entretiennent des rapports conviviaux et, bien sûr, commerciaux » avec NYSE Euronext, a-t-il déclaré.


« Nous nous sommes associés sur le plan technologique avec la bourse de Casablanca et avec la Bourse régionale des valeurs mobilières d'Afrique centrale (BVMAC), au Gabon, ainsi qu'avec la bourse de Tunis. En fournissant des aides techniques à ces partenaires, nous assurons qu'ils utilisent les mêmes plateformes que NYSE Euronext » et profitent des mêmes informations et des mêmes compétences institutionnelles, a indiqué le directeur général.


Des stages de formation sont offerts par NYSE Euronext pour des échanges jumelés en Afrique et pour des « mini-stages » organisés dans le monde entier, où les stagiaires venus d'autres places boursières peuvent observer les agents de NYSE Euronext sur le lieu de travail.


Les bourses de valeurs revêtent une importance extrême pour tous les pays du monde, a affirmé M. Jekel. « Où que vous soyez, que ce soit un marché développé ou embryonnaire, la bourse est le lieu de convergence d'un investisseur et d'une idée ; c'est l'endroit où une société se présente pour obtenir les capitaux nécessaires à la réalisation de ses idées commerciales, au financement de sa croissance, et où l'investisseur se présente pour participer à son succès. »

Les bourses sont également un moyen important d'injecter des investissements directs étrangers dans un pays et représentent le véhicule « permettant aux investisseurs de participer aux diverses possibilités de croissance qui existent dans les marchés nationaux émergents et en particulier en Afrique ».


M. Jekel a mis l'accent sur les deux impératifs incontournables pour le fonctionnement de toute bourse de valeurs : la fiabilité et la transparence. « Je pense que ce sont deux des principes fondamentaux, des piliers de toute opération boursière et nous constatons que l'Afrique les adopte tout naturellement, ce qui est très encourageant. »

De plus, « nous constatons que la finance et la démocratie avancent main dans la main, en un élan positif » dans l'ensemble de l'Afrique, a-t-il ajouté.


Les observateurs au quotidien de l'Afrique s'accordent tous à penser qu'il existe « une convergence forte et croissante d'intérêts sur l'Afrique, qui ne fera que s'accroître désormais. Nous le pensons en raison de l'esprit d'entreprise qui y règne, des réussites qui s'y multiplient et de la liquidité croissante de ses bourses. À notre avis, ce sont des indicateurs de développement très favorables. »


Au départ, il y a les entrepreneurs, « qui sont la clé partout, que ce soit aux États-Unis ou en Afrique », a déclaré M. Jekel. « Ce sont eux, les moteurs de l'emploi. Car c'est de l'entreprise que proviennent les emplois et la richesse. »

« Dans toute économie, où qu'elle se trouve, dans le monde développé ou en développement, ce sont là les piliers essentiels, en l'absence desquels aucune bourse, aucun mécanisme de financement ne peut marcher. »


Quant à l'avenir, a dit M. Jekel, « je pense que, de l'avis général de ceux qui observent l'Afrique, ce sont en ce moment le Brésil, la Russie, l'Inde et la Chine, le groupe dit BRIC, qui ont un rôle très important à jouer dans les marchés mondiaux, mais il y a des observateurs chevronnés qui conseillent vivement d'accorder une attention particulière à l'Afrique au cours des 10 à 20 prochaines années ».

 

L'intérêt « vif et croissant » des grands groupes boursiers pour les marchés africains

Site Internet : http://www.america.gov/fr/)

Par Charles W. Corey

 

http://www.cartografareilpresente.org/IMG/jpg/afriqueutile.jpg

16:38 Écrit par HUMANITAS dans Economie | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : nyse, bourse, finance, afrique, afrique du sud, investissements | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

 
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