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19/06/2011

Le vote électronique abandonné en Wallonie

La mise à jour trop coûteuse et l'absence de preuve du vote seraient à l'origine de l'abandon
par la Wallonie du vote électronique – abandon annoncé comme temporaire au profit d'un éventuel retour futur, via le stylo optique. La Belgique fait beaucoup parler d'elle pour la durée record de sa crise politique qui la voit dirigée par un gouvernement des affaires courantes. Mais sa vie politique vient d'être marquée par un autre événement: l'abandon du vote électronique dans les 39 communes pilotes de Wallonie (la Belgique francophone, appelée communauté française de Belgique). Le ministre wallon des Pouvoirs locaux, Paul Furlan, explique à RTL.be que "la mise en place de ce type de système est relativement lourde et onéreuse [ndlr: 2 millions d'euros]". L'autre raison de cet abandon serait le manque de preuve pour l'électeur de la prise en compte de son vote: "La personne ne dispose pas d'un papier ou d'une preuve de ce qu’elle a fait, ce qui pose problème. Si on sort un petit ticket de caisse, reprenant le vote effectué, ça peut rassurer la population", explique Didier Piette, responsable informatique de la commune d’Estinnes, cité par RTL.be. Commentaire personnel: cette absence de preuve pour l'électeur (ainsi que l'absence de contrôle démocratique, l'électeur devant s'en remettre à quelques experts qui assurent que les logiciels et ordinateurs de vote fonctionnent bien) est en effet un problème de fond du vote électronique... mais une preuve (papier ou autre) pour l'électeur à la sortie ne risque-t-elle pas d'être la porte ouverte aux pressions ou aux corruptions des électeurs? Si un électeur peut montrer à des tiers ce qu'il a voté, qui nous dit qu'il ne pourra pas faire l'objet d'intimidations (ou pressions familiales, professionnelles ou autres) ou d'achat de son vote?

 

http://tempsreel.nouvelobs.com/file/263375.jpg


Abaisser le coût par vote
Le ministre Paul Furlan souhaite passer à un vote par stylo optique, qui abaisserait le coût par bulletin de vote de 4 euros à 1,35 euro. (voir sur le site Pour une éthique du vote automatisé: Le Gouvernement wallon abandonne le vote électronique pour les élections communales de 2012... et Le «stylo intelligent» pour voter: une vraie fausse bonne idée?). Il y a six ans déjà, des chiffres communiqués par le ministère belge de l'Intérieur montraient que le vote électronique coûtait trois fois plus cher que le vote sur papier (détruisant au passage un argument classique des thuriféraires du vote électronique).


A suivre donc chez nos voisins belges.
Rappelons au passage que l'Irlande, qui y a consacré plus de 50 millions d'euros, a abandonné depuis plusieurs années le vote électronique. Et en France? Tout va très bien, on ne change rien...

 

Belgique : la Wallonie abandonne le vote électronique
Source, journal ou site Internet : zdnet.fr
Date : 13 juin 2011
Auteur : Thierry Noisette

07:17 Écrit par HUMANITAS dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : belgique, élections, vote, @vote, vote électronique, économie | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

21/04/2011

Retour vers le futur! Un Madelin biolibéral sans conservateurs!

Espérons que les idées libertariennes prennent le dessus, et que l'action soit déterminante, à suivre....soyons vigilant, mais aussi confiant!


POUR UNE PAROLE LIBÉRALE INDÉPENDANTE, NOUVELLE ET FORTE

d' Alain Madelin

 

Libre échange avec Alain Madelin


A un an du premier tour de l’élection présidentielle, je reprends la parole. En toute liberté intellectuelle et en toute indépendance politique.

Le libéralisme est d’ailleurs d’ores et déjà au cœur du débat politique non pas parce qu’on le propose mais parce que tous s’y opposent. Tous ou presque, entretiennent les peurs de la mondialisation libérale et de l’Europe libérale et proposent de mieux contrôler la société, les citoyens, l’économie et nos frontières (voir La mondialisation, vous dis-je )

Le Président, le gouvernement et la majorité présidentielle ont fait le choix de se démarquer de toute référence libérale pour mener une politique placée sous le sceau du « retour de l’Etat ».

Au sein de l’UMP,  le courant libéral s’est vu dilué et marginalisé.

Dans un tel contexte, le moment est venu d’affranchir les libéraux des conservateurs. C’est une opportunité pour les libéraux de se présenter sous un jour nouveau. De tracer  les contours d’une société de confiance au-delà des vieux clivages et des vieux clichés. Avec la conviction que pour entrer dans la grande société ouverte du nouveau monde, les valeurs, les idées, les propositions libérales sont plus que jamais nécessaires (voir Le retour des politiques libérales). Partout dans le monde, une nouvelle dimension « confiance dans la liberté individuelle – confiance dans l’Etat » transcende l’approche gauche droite (voir La France manque d’une bonne boussole).

La reconfiguration de la vie politique intellectuelle française inéluctable. Dans le patrimoine historique et culturel de la gauche il y a la confiance dans la liberté individuelle, dans le progrès et la volonté d’émancipation des personnes par rapport aux tutelles de toutes sortes. Rien de plus moderne, même si l’on n’en voit guère la trace dans le programme du parti socialiste.

Dans le patrimoine historique et culturel des libéraux, affranchis des conservateurs, il y a le parti pris de la défense des faibles contre les puissants, l’affirmation forte des droits individuels et la générosité sociale. Rien de plus nécessaire (voir Après l’Etat Providence, l’Etat Social 2.0 et La justice sociale ne se confond pas avec la redistribution). Au-delà de ses déficits financiers, la France souffre d’un déficit de confiance (voir Les déficits de confiance creusent nos déficits financiers). Pour que les Français retrouvent confiance, il faut leur faire confiance. Il est révélateur que les meilleures politiques du gouvernement soient celles de l’autonomie des universités ou de l’auto entrepreneur, c’est-à-dire des politiques dont le préfixe « auto » marque un choix de confiance dans la liberté.

Dans l’élection présidentielle qui s’approche, les candidats qui rêvent de « prendre le pouvoir » et qui se prépare à expliquer aux Français pourquoi ils doivent « leur faire confiance » devrait réfléchir aux avantages et à l’écho d’une politique visant à redonner du pouvoir aux français, à faire confiance dans leur liberté et dans leur responsabilité. Nous n’avons pas besoin d’un « Super Etat » mais de « Super citoyens ».

C’est en tout cas muni de cette boussole que j’entends structurer une parole libérale, indépendante, nouvelle et forte. Avec toutes celles et tous ceux qui le voudront. Ce blog est le leur. Et les idées se doivent de précéder l’action.


Alain Madelin,

 

Source le blog wordpress:

 

 

 

Les sites d'Alain Madelin,

 

Euro92
Fondé en 1988, par Alain MADELIN, l'Institut Euro 92 rassemble des décideurs et responsables économiques soucieux alors de renforcer la compétitivité globale de leur pays face aux nouvelles exigences créées par la mise en place du Marché unique et la mise en route de l'Union Européenne.
http://www.euro92.com

 


Les cercles libéraux
Créés à l'initiative d'Alain Madelin les Cercles libéraux constituent un espace de réflexion libre et indépendant au cœur de la société et ouvert sur le monde pour concevoir et exprimer des propositions modernes et libérales marquées par l'audace réformatrice.
Les Cercles libéraux ont vocation à être un pont entre le monde des idées et celui de l'action, entre la société civile, les décideurs politiques et les leaders d'opinion.

 


Liberaux2007
Au moment des éléctions présidentielles de 2007, les libéraux entendaient présenter sur ce site leurs idées, leurs propositions et les placer au cœur du débat politique.
http://www.liberaux2007.fr

 


Alainmadelin2002
Alain Madelin a proposé un projet pour une nouvelle France lors de l’élection présidentielle de 2002. Des propositions toujours d’actualité!
http://www.alainmadelin.com/propositions/

 


Demlib
Demlib fut le site de démocratie libérale. Il comprend des milliers de pages de dossiers, documents et d’articles…
http://demlib.com/netlib/

Eurolibnetwork
L’univers d’Eurolibnetwork est celui de la communauté internationale de celles et ceux qui partagent sur le web les valeurs de la liberté, du respect des droits individuels, et qui veulent construire des sociétés ouvertes pacifiques, libres et prospères grâce à l’économie de marché et au libre échange. Eurolibnetwork n’est pas un think-tank de plus sur le web, mais le premier thinktank conçu pour le web.
http://www.eurolibnetwork.net

 

 

http://bachelot.hautetfort.com/media/00/00/397417317.3.jpg

Biographie

Avocat de profession, longtemps inscrit au barreau de Paris, Alain Madelin est une figure majeure du renouveau des idées libérales en France.

Engagé aux côtés de Valéry Giscard d’Estaing, il est élu en 1978 député d’Ille-et-Vilaine et constamment réélu à ce poste auquel il renoncera en 2007. Il sera aussi à deux reprises député européen et vice-président du conseil régional de Bretagne.
En 1986 il devient ministre de l’industrie, des PTT et du tourisme.
En 1993 il est ministre des entreprises et du développement économique chargé des petites et moyennes entreprises et du Commerce et de l’artisanat
En 1995 il devient ministre de l’économie et des finances, et démissionnera peu après.
Après avoir fondé le mouvement Idées Action, il sera Président-fondateur de Démocratie Libérale.
Il est candidat à l’élection présidentielle de 2002 où il obtient 3,91 % des suffrages.

En 2007, Alain Madelin se placera en retrait de la vie politique (« en retrait et non en retraite » dira-t-il). Il s’est alors sur le plan professionnel orienté vers l’industrie et la finance. Il préside aujourd’hui le fonds d’investissement Latour Capital spécialisé dans l’accompagnement financier et stratégique des moyennes entreprises de croissance.
Engagé depuis longtemps dans la cause du développement de l’Afrique, il est le promoteur d’un ambitieux programme d’éducation pour tous sur le continent africain.
C’est le programme Sankoré qui équipe l’Afrique en classes numériques (une première tranche de 5 000 classes est en cours de réalisation) et qui développe un écosystème international de création ressources numériques éducatives libres et gratuites pour les enseignants.  Alain Madelin préside (à titre bénévole) le Groupement d’Intérêt Public pour l’Education Numérique en Afrique, chargé de la mise en œuvre du programme Sankoré :

Voir la biographie d’Alain Madelin « Fidèle à ses origines populaires » publiée en 2002 par Marie-Ange Michet.

Il est pour l’égalité des chances. Il croit au mérite, à la récompense de l’effort. Il dit que le travail est le seul capital des plus pauvres. Il fait confiance à l’homme, à son initiative, à sa liberté. Il veut réunir générosité, prospérité et solidarité. Avec la volonté de ne laisser personne au bord du chemin. Et de donner à chacun sa chance, toute sa chance. L’ascenseur social pour tous.

Ouvrages :

  • Quand les Autruches prendront leur retraite (2003)
  • Le droit du plus faible (1999)
  • Aux sources du modèle libéral français (1997)
  • Quand les autruches relèveront la tête (1995)
  • Chers compatriotes (1994)
  • Pour libérer l’école (1984)

 

13:39 Écrit par HUMANITAS dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : madelin, élections, présidentielles 2012, libre-échange, libéralisme, libéraux, liberté | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

18/03/2011

Les libéraux, la Suisse, les élections fédérales du 23 octobre 2011

En baisse depuis plus de 20 ans, le Parti libéral-radical (PLR) et le Parti démocrate-chrétien (PDC) cherchent à reprendre pied. Mais, au centre de l’échiquier politique justement, la concurrence s’est renforcée et la bataille des élections fédérales de 2011 s’annonce dure.

http://www.francegazette.com/files/gazette%202007/gazette%200710/europe%20infos-pol.%200710/carte_suisse_x510.jpg

 

L’affrontement entre le PLR et le PDC avait marqué les premières décennies de la politique suisse, depuis la création de l’Etat fédéral en 1848. A l’époque, tout tournait autour de ces deux formations avec, d’un côté, des radicaux libéraux, progressistes et au pouvoir et, de l’autre, des démocrates-chrétiens conservateurs, catholiques et dans l’opposition.

Puis, dès que les deux partis ont commencé à gouverner ensemble (1891), les différences se sont peu à peu estompées. Certes, de vieilles rivalités ont survécu, surtout au niveau cantonal. Mais les deux partis ont fini par déteindre l’un sur l’autre à force de faire pencher ensemble la balance lors de chaque décision au Parlement et de remporter ensemble pratiquement chaque scrutin fédéral.

Deux partis si unis qu’ils ont connu simultanément le même déclin au cours des dernières décennies. Le PLR est passé de 24,1% des voix en1979 à 15,7% en 2007, alors que le PDC est descendu, sur la même période, de 21,5% à 14,4%. L’affaiblissement des deux partis du centre a commencé à faire croire à beaucoup que la politique suisse était désormais entrée, comme dans de nombreux autres pays, dans l’ère de la polarisation.

 

Usure du pouvoir

«Les deux partis historique du gouvernement ont subi un processus d’usure qui s’est accéléré récemment dans toute l’Europe: il existe une perte de confiance de plus en plus forte et rapide par rapport aux partis qui assument des responsabilités gouvernementales. Ce sont des forces qui se disent contre le pouvoir et la classe dominante, comme l’Union démocratique du centre (UDC / droite conservatrice) dans le cas de la Suisse, qui en profitent», explique le politologue Michael Hermann, de l’Université de Zurich.

Le PDC a par ailleurs souffert au cours des dernières décennies d’une baisse importante sur son étiquette catholique, qui lui avait assuré pendant longtemps une base électorale fidèle. De son côté, le PLR s’est de plus en plus rapproché du monde économique, perdant ainsi son caractère de parti qui touche différentes classes. Aujourd’hui, les libéraux-radicaux sont surtout soutenus dans les périphéries et les centres urbains plus aisés, alors que l’électorat du PDC est resté prioritairement dans les cantons catholiques et ruraux.

«Il ne faut cependant pas oublier que, aujourd’hui encore, ces deux partis imposent très souvent leurs vues au Parlement – surtout à la Chambre haute, où ils disposent ensemble de la majorité des sièges – ainsi que dans la plupart des gouvernements cantonaux. «Le PLR occupe en moyenne deux sièges sur sept dans les gouvernements cantonaux, contre seulement un sur sept pour l’UDC», relève Michael Hermann.

 

A la recherche d’un profil

Face à l’hémorragie constante d’électeurs et de sièges au Parlement, le PLR a finalement concrétisé en 2009 la fusion avec le Parti libéral suisse, qui était en discussion depuis des dizaines d’années. Le PDC a quant à lui accueilli le Parti évangélique et les Verts libéraux dans son groupe parlementaire. Mais une fusion entre le PLR et le PDC, présentée comme la solution ultime pour enrayer l’hémorragie, apparaît en revanche encore très lointaine, compte tenu des rivalités qui subsistent entre les deux partis.

«Nous avons entamé avec le PDC une collaboration au niveau parlementaire sur quelques thèmes spécifiques. Mais pour les prochaines élections, chacun sera adversaire de tous les autres», souligne le président du PLR Fulvio Pelli. Le président du PDC Christophe Darbellay n’entrevoit également rien de plus qu’une «entente sur deux ou trois thèmes pour les sessions des Chambres fédérales».

Pour les élections fédérales 2011, Christoph Darbellay indique que son parti veut mettre l’accent sur une politique en faveur de la famille, de l’emploi, de la sécurité et de l’environnement. Pour Fulvio Pelli, les priorités du PLR seront l’emploi, l’assainissement des assurances sociales et un Etat moins pesant.

Mais même en mettant depuis des années en valeur des thèmes importants, les deux partis n’ont jusqu’à présent pas réussi à se refaire un profil en mesure d’impressionner l’électorat.

 

Travail pas récompensé

«Dans une société fortement médiatisée, il est devenu plus facile d’être dans l’opposition: on thématise les problèmes plutôt que de chercher des solutions, observe Fulvio Pelli. En tant que partis gouvernementaux, nous travaillons en revanche pour assurer la prospérité de la Suisse. Et avec un certain succès, je crois, si nous comparons notre situation économique et financière avec celle de bon nombre d’autres pays européens. Mais nous ne sommes pas toujours récompensés pour ce travail.»

Les sondages des dernières années voient le PLR et le PDC reprendre un peu du poil de la bête. Mais les deux partis sont confrontés à une configuration tout sauf favorable pour remporter les prochaines élections. La lutte pour survivre au centre de l’échiquier politique est devenue encore plus ardue depuis trois ans avec la naissance des Verts libéraux et du Parti bourgeois démocratique.

«Le centre se présente malheureusement trop divisé: il y a désormais cinq partis qui défendent des positions très proches», constate Christophe Darbellay. Et les résultats des élections cantonales des trois dernières années ne prêtent guère à l’optimisme: tant le PLR que le PDC ont perdu des électeurs dans 13 des 17 cantons où ils se sont présentés.

 

Source: 

Par Armando Mombelli, swissinfo.ch
Traduction de l’italien: Olivier Pauchard

 

Parti libéral-radical

Première force politique du pays de 1848 à 1931, le Parti libéral-radical figure aujourd’hui en 3e position.
Lors des élections fédérales de 2007, il a obtenu 15,7% des voix (- 1,6%)

Le PLR compte 47 sièges au Parlement – 35 à la Chambre basse et 12 à la Chambre haute. Il est représenté par deux ministres au sein du gouvernement.

Le parti a perdu des voix dans 13 des 17 élections cantonales auxquelles il a pris part au cours des trois dernières années.

L’augmentation enregistrée dans 4 cantons est surtout due à la fusion avec le Parti libéral suisse.


Parti démocrate-chrétien

Entré au gouvernement en 1891, le Parti démocrate-chrétien représente actuellement la 4e force politique suisse.

Lors des élections fédérales de 2007, il a obtenu 14,4% des suffrages, un résultat identique à celui de 2003.

Le PDC dispose de 52 sièges au Parlement – 36 à la Chambre basse et 16 à la Chambre haute. Il compte un représentant au sein du gouvernement.

Lors des élections cantonales des 3 dernières années, le PDC n’a réussi à renforcer sa base électorale que dans 4 des 17 élections auxquelles il a pris part.


Liens


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08/03/2011

Arabie saoudite pour quelle révolution?

Analyse

La pression s'accentue sur les structures vieillissantes du pouvoir pour accorder plus de droits aux jeunes générations. Après avoir débloqué 37 milliards de dollars pour financer des mesures en matière de logements, d'emplois et d'éducation, les autorités ont annoncé samedi qu'elles ne toléreraient aucune manifestation et prévenu que les forces de sécurité étoufferaient toutes formes de troubles à l'ordre public.

 

http://cpa.hypotheses.org/files/2009/05/saoudiepoetesse-300x199.jpg


Cette mise en garde fait suite aux rassemblements limités qui se sont produits ces derniers jours dans le royaume. Des membres de la minorité chiite ont défilé dans l'est de la péninsule et, selon des opposants, une petite manifestation - fait rare - s'est déroulée vendredi dans une mosquée de Riyad. Premier exportateur mondial de brut, le royaume wahhabite n'affronte pas un mécontentent comparable à celui qui a balayé depuis le début de l'année Zine el-Abidine Ben Ali puis Hosni Moubarak. Mais le principal allié des États- Unis au Moyen-Orient n'est pas épargné par l'agitation qui secoue le monde arabe. Et la pression s'accentue sur les structures vieillissantes du pouvoir pour accorder plus de droits et d'influence aux jeunes générations qui vivent à l'heure d'Internet. Comme dans d'autres pays arabes touchés par le mouvement de contestation, des revendications se font jour par le biais de messages relayés sur les sites sociaux. Ils émanent d'une coalition hétéroclite de progressistes, de militants des droits de l'homme, d'islamistes et d'intellectuels. « Lessubventions annoncées par le roi ont été bien reçues mais elles sont insuffisantes », commentait, avant la mise en garde des autorités, Khalid al-Dakhil, politologue saoudien signataire d'une pétition réclamant des élections et une transparence accrue dans les décisions du gouvernement. « Je pense que le pouvoir va entreprendre des changements et ouvrir un dialogue informel. Il pourrait y avoir un remaniement ministériel et des élections sont dans les tuyaux », ajoutait-il L'Arabie saoudite et ses 18 millions de sujets sont gouvernés depuis 1932 par la maison des Saoud en alliance avec les religieux sunnites. Il n'y a pas de Parlement élu et les partis politiques sont inexistants. Les analystes ne voient pas à ce stade de signes précurseurs d'une protestation d'une ampleur similaire à ce qui s'est produit en Tunisie et en Égypte avant de se propager au Yémen, à Bahreïn ou à Oman. « Un message ou deux postés sur Twitter par une jeune Saoudienne éduquée à l'étranger et pleine de ressentiment devant son absence de droits ne font pas un printemps de Riyad », estime l'essayiste américain Simon Henderson. Certains observateurs notent cependant que le débat fait rage sur les médias sociaux où de plus en plus de Saoudiens n'hésitent plus à décliner leur identité complète. La guerre du Golfe de 1991 avait provoqué une vague de contestation contre la présence de forces américaines sur le sol saoudien.

 

Mais, note Madawi al-Rasheed, analyste saoudienne basée à Londres, « la situation est très différente aujourd'hui ». « En 1991, explique-t-elle, il y avait deux camps, les islamistes et les progressistes, avec des traditions totalement différentes. Aujourd'hui, ils viennent de différentes couches de la société mais partagent un thème commun : ils font campagne pour une monarchie constitutionnelle, même si je ne pense pas que cela se produira. »

 

Depuis son accession au trône, en 2005, le roi Abdallah a introduit quelques réformes mais n'a pratiquement pas touché aux bases de la monarchie absolue ni réformé le code social qui impose une stricte séparation des sexes issu du wahhabisme, la version rigoriste de l'islam sunnite en vigueur dans le pays. « Nous sommes toujours dans le train qui se dirige vers la "ville de Révolution". L'opinion n'est pas satisfaite des concessions obtenues jusque-là et l'avenir est toujours très trouble », écrit de son côté la bloggeuse saoudienne Eman al-Nafjan. L'état de santé du roi et de son frère, le prince héritier Sultan, qui multiplient les séjours médicaux à l'étranger, ne facilite pas les choses. En l'état, seuls les fils du fondateur du royaume, Abdelaziz ben Séoud, peuvent prétendre monter sur le trône.

 

Des 37 descendants du roi, 20 sont encore en vie.

 

l’Arabie saoudite alterne le chaud et le froid
Source, journal ou site Internet : L’Orient le jour
Date : 7 mars 2011

01/03/2011

Québec et le mythe de l’immigration! Quoi en pensez?

L'immigration est-elle essentielle pour mitiger les effets du vieillissement de la population? Non.


L'immigration n'est pas essentielle. Sa contribution est marginale et, à cause des mauvaises performanceséconomiques des immigrants admis au Canada depuis trois décennies, elle est peut-être même négative.

 

http://www.montrealfrancais.info/files/en-avril-des-immigrants-montrealais2-manifestaient-contre-l-abolition-de-classes-de-francisation1_-_copie.jpg


Dans notre Québec social-démocrate - au filet social généreux et à l'impôt progressif -, les immigrants dépendent un peu plus des transferts gouvernementaux que les natifs, alors qu'ils paient beaucoup moins d'impôts. Plutôt que d'alléger le fardeau que fait peser le vieillissement de la population sur les finances publiques, il n'est pas impossible que l'immigration l'alourdisse modestement. Mais n'est-il pas possible d'améliorer les choses?

 

Oui et non. Il est toujours possible de mieux soutenir l'intégration des immigrants à l'emploi, en investissant davantage et en mettant en oeuvre de meilleurs programmes. Nous sommes d'ailleurs de farouches partisans d'un meilleur investissement dans les politiques d'intégration et d'un meilleur suivi des performances économiques des immigrants admis au Québec. Mais il ne faut pas rêver en couleurs. La réalité est que la plupart des immigrants - même sélectionnés - rencontrent sur le marché du travail de multiples obstacles. Ces obstacles sont dus à des problèmes difficilement solubles, notamment le fait que les compétences acquises dans les pays en développement sont souvent peu transférables et même de moindre qualité, étant donné le manque de compétitivité des systèmes éducatif et économique de ces pays. Nous pouvons aider les immigrants à surmonter leurs difficultés d'insertion sur le marché du travail, mais il faut le faire en étant conscient que cela exigera des dépenses qui remettront probablement en question la logique coûts/avantages au fondement de notre politique d'immigration économique. (...) Au-delà des propositions concrètes de réforme, le plus urgent, dans la situation actuelle, demeure néanmoins de rétablir des attentes réalistes par rapport à l'immigration.

 

http://www.antagoniste.net/WP-Uploads/2007/08/immigration160807c.gif

 

Depuis 2007 - sous l'activisme du gouvernement et des commentateurs -, l'idée que l'immigration doit jouer un rôle essentiel pour contrer les effets négatifs du vieillissement de la population s'est répandue au Québec comme une traînée de poudre. Elle l'a fait malgré la présence d'une imposante littérature en démographie démontrant l'influence marginale de l'immigration sur la structure par âge de la population. Elle l'a fait malgré une littérature économique démontrant l'impact négligeable de l'immigration sur des variables cruciales comme les salaires ou le PIB par habitant. Enfin, elle l'a fait malgré une imposante littérature
canadienne démontrant la détérioration continue des performances économiques des immigrants au cours des 30 dernières années. Qu'est-ce qui a incité les acteurs politiques et les médias québécois à embrasser unanimement une idée aussi fausse? Leurs motivations sont probablement multiples. D'abord, certains acteurs sont probablement poussés par des motifs économiques. L'immigration ne change rien à la prospérité économique en général, mais elle peut être à la source de bénéfices dans des secteurs particuliers. On pense d'abord au secteur de la construction, à cause de l'impact de l'immigration sur la taille de la population. On pense aussi aux marchés saturés où les coûts d'entrée sont très élevés?: téléphonie, câblodistribution, etc.

 

http://www.pointdebasculecanada.ca/data/images/Immigration/immigration-chance-pour-quebec.jpg

 

L'accroissement de la taille de la population (et du PIB) se transforme directement en croissance des revenus pour les entreprises actives dans ces secteurs. On pense finalement aux entreprises oeuvrant dans des secteurs utilisant une main-d'oeuvre à bon marché et où les immigrants sont surreprésentés. Mais les motifs économiques n'expliquent évidemment qu'une petite partie de l'affaire. Les motifs électoraux y sont peut-être aussi pour quelque chose. Du côté du gouvernement, la chose est plus que plausible. Malgré la francisation relative de l'immigration, l'appui au Parti libéral du Québec demeure proportionnellement plus fort chez les immigrants que chez les natifs. Le gouvernement a donc un intérêt objectif à faire diminuer la part relative des natifs dans la population.

 

L'élément électoraliste n'explique cependant pas l'adhésion des autres principaux partis au lieu commun. En 2007, même si l'Action démocratique du Québec s'est opposée à la hausse du volume d'admission, Mario Dumont n'hésitait pas à soutenir que, d'un point de vue économique, le Québec avait besoin de plus d'immigrants. Visiblement, il était mal informé. L'adhésion du Parti québécois au mythe de l'immigration miracle doit également faire l'objet d'une explication. Bien sûr, la méconnaissance des faits joue chez lui un rôle important. Mais l'influence déterminante est probablement celle de la rectitude politique. (...) Il y a des conséquences à vivre en permanence hors de la réalité. Ces conséquences ne sont pas uniquement de nature économique ou politique. Elles concernent le lien social en entier. Le principal problème est simple à saisir?: à force de répéter sur toutes les tribunes que le Québec vieillissant a besoin d'immigration, journalistes et politiciens font monter les attentes de tout le monde. D'un côté, les Québécois s'attendent à ce que l'immigration soulage la pression sur les finances publiques, ce qui n'est pourtant pas plausible. De l'autre, les immigrants s'attendent à ce que leurs perspectives d'emploi soient particulièrement favorables.

 

http://www.antagoniste.net/WP-Uploads/2007/10/pq271007.gif

 

Après tout, le Québec vieillissant aura bientôt «700 000 emplois à combler». Comment pourrait-il ne pas y en avoir un pour eux? Les attentes étant si démesurément élevées, l'échec de l'intégration économique ne peut qu'engendrer déception et ressentiment.

 

En donnant systématiquement la discrimination et la non-reconnaissance des acquis comme fondements de cet échec, les décideurs et les commentateurs ne font qu'aggraver le problème qu'ils souhaitent résoudre. Les chevaliers de l'anti discrimination, plutôt que de calmer le jeu, viennent attiser la méfiance entre les groupes.

 

Les natifs comprennent qu'ils sont accusés de racisme et de fermeture d'esprit, alors que les immigrants se voient confortés dans leurs pires appréhensions: les Québécois ne les aiment pas et voilà la source de leurs malheurs! L'un de nos principaux objectifs est de ramener chacun à des attentes plus réalistes. Il n'a jamais existé et n'existera jamais de recette magique pour l'intégration des immigrants. Les choses se déroulent parfois bien, souvent moins bien. Nous ignorons plusieurs des variables impliquées, et il est souvent très
difficile de trancher entre les diverses théories. Pire encore, nous n'avons qu'un faible contrôle sur plusieurs des variables cruciales. Voilà autant de raisons de rester modestes dans nos attentes. Voilà aussi des raisons de se méfier de ceux qui vendent des solutions magiques sans pourtant être capables d'en définir les coûts ou les effets. Améliorer la francisation? Nous sommes partants, mais combien faudra-t-il investir pour éliminer le désavantage des immigrants par rapport aux natifs? Certains voudront connaître le montant avant de signer le chèque. Construire un immense système de reconnaissance des acquis afin de remplacer les processus informels d'évaluation à l'oeuvre dans les réseaux sociaux? On se rapproche de plus en plus de l'illusion du «planisme», à laquelle tant d'intellectuels, de journalistes et de politiciens de chez nous ont fait l'erreur d'adhérer à une autre époque. La réalité est que l'immigration produit des effets complexes sur lesquels il est rarement facile d'agir. La seule approche acceptable consiste à se tenir à l'abri de la conjecture et à mobiliser la documentation empirique disponible tout en en reconnaissant les limites. C'est ce que nous avons cherché à faire. Pour autant, les nuances dans les détails ne doivent pas masquer la clarté du portrait global?:
économiquement et démographiquement, le Québec n'a pas besoin d'immigration. Dire le contraire revient à créer des attentes condamnées à être déçues. Les Québécois doivent poursuivre le débat sur leurs politiques d'immigration et d'intégration, mais en mettant de côté cet argument une fois pour toutes. Le vieillissement de la population est un problème réel, mais l'immigration est un remède imaginaire.


© Les Éditions du Boréal 2011
* Les auteurs sont respectivement philosophe et démographe. Ce texte est extrait du livre «Le Remède
imaginaire - Pourquoi l'immigration ne sauvera pas le Québec», publié par Boréal, qui sera en librairie la
semaine prochaine

10:17 Écrit par HUMANITAS dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : immigration, québec, canada, démographie, élections | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

 
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