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13/08/2011

Les énergies alternatives, parlons en!!!

Les politiciens de divers pays, effrayés par l’accident à la centrale nucléaire japonaise, ont annoncé le refus catégorique de recourir plus longtemps à l’énergie nucléaire. Toute la machine de propagande s’est tournée vers les énergies alternatives. Et les gens y ont cru.

 

 

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Mais qu'en est-il de l'aptitude à la réflexion? Les sources d’énergie alternatives sont une bonne chose, mais instable. Prenons le cas de l'énergie éolienne: si le vent souffle, il y a de la lumière, si le vent de souffle pas, vous pouvez allumer les bougies et mettre les denrées moisies que contenait le réfrigérateur à la poubelle. L’énergie marémotrice est plus stable que le vent, mais combien de centrales marémotrices faut-il pour alimenter ne serait-ce qu'une ville moyenne? Sans parler des biocarburants, qui génèrent un véritable pillage des ressources du sol, de même qu'une déforestation catastrophique, pointée du doigt par l’organisation Greenpeace, qu’il est pourtant difficile de qualifier d'opposant au développement des énergies renouvelables. Faut-il préciser que l’épuisement du sol est susceptible de conduire littéralement l'humanité à la famine? Bien sûr, pour supprimer les effets négatifs des énergies alternatives, il est prévu d’augmenter la production d’énergie fossile, gaz et charbon principalement. Et, par conséquent, augmenter considérablement les émissions de gaz à effet de serre. Bien sûr, tous ces aspects, ainsi que d’autres facteurs négatifs découlant des énergies alternatives, ne signifie pas que la nécessité de leur développement n'est plus à l'ordre du jour.


Ces sources d'énergie sont indispensables et leur développement en Russie et trop faible. Mais les sources d’énergies renouvelables, sous leur forme actuelle, ne sont pas la panacée contre les centrales nucléaires. Le problème du développement des sources d'énergies renouvelables pourrait être entièrement résolu à la seule condition que d'importants systèmes de stockage de l'énergie produite voient le jour. Et pour l’instant, on n'évoque de telles technologies que dans une perspective de très long terme. On attend également l’achèvement du projet du réacteur à fusion thermonucléaire expérimental ITER.

 

Mais il s’agit une fois de plus de nucléaire civil.
Ne laissez personne jouer avec vos phobies. Pensez de manière autonome.

 

Les énergies alternatives : un idéal qui ne fonctionne pas
Source, journal ou site Internet : RIA novosti
Date : 22 juillet 2011
Auteur : Andréï Raznitchenko

15:29 Écrit par HUMANITAS dans Environnement | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : environnement, écologie, nucléaire, énergie | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

02/06/2011

Bientôt la faim du monde! Ecolo et OGM?

Pour nourrir les neuf milliards d'habitants de la planète en 2050, une réforme majeure du système alimentaire mondial s'impose alors que les récoltes de certaines régions sont menacées par le réchauffement climatique, a averti mardi l'organisation humanitaire Oxfam.

 

http://www.mondial-infos.fr/wp-content/uploads/2009/06/faim-dans-le-monde.jpg


Si rien n'est fait, le prix de certaines denrées alimentaires comme le maïs aura plus que doublé d'ici 2030, frappant en premier les plus pauvres qui dépensent déjà jusqu'à 80% de leurs revenus pour se nourrir, selon le rapport de l'ONG britannique. "Le système alimentaire ploie sous l'intense pression du changement climatique, de la dégradation écologique, de la croissance démographique, de la hausse des prix de l'énergie, de l'augmentation de la demande de viande et de produits laitiers, de la concurrence pour l'obtention de terres pour produire des biocarburants, de l'industrialisation et de l'urbanisation", selon le document.


Alors que plus de 900 millions de personnes sur une population mondiale de 6,9 milliards souffrent déjà de la faim aujourd'hui, le nombre des victimes pourrait s'accroître rapidement lorsque la "catastrophe annoncée" aura frappé d'ici 2050 avec un bond prévu de 70% de la demande de produits alimentaires, a estimé Oxfam. "Notre capacité à augmenter la production alimentaire est en déclin et le taux moyen de croissance des rendements agricoles a diminué de près de moitié depuis 1990 et devrait continuer à diminuer pour atteindre moins de 1% dans la prochaine décennie", a averti le rapport intitulé "Cultiver un avenir meilleur".

 

http://itinerairesud.unblog.fr/files/2007/10/cartedelafaim.gif


Les récentes périodes de sécheresses et autres incidents climatiques dans le monde "laissent augurer d'une baisse de la production céréalière et donc d'une nouvelle hausse des prix agricoles", a noté Jean-Cyril Dagorn d'Oxfam France. A l'approche du G20 agricole (à Paris les 22 et 23 juin), Oxfam a lancé un appel à "enrayer la spéculation sur les denrées agricoles et alimentaires et relever le défi alimentaire mondial". Selon l'ONG, la réforme du système alimentaire doit passer par davantage d'investissements dans l'agriculture paysanne et familiale, la valorisation des ressources naturelles, un meilleur accès aux marchés pour les petits exploitants, la lutte contre le gaspillage, d'eau notamment, et l'arrêt des subventions à la production de bio-carburants dans les pays riches. Le rapport a également réclamé l'arrêt de la domination de quelques grandes multinationales sur le marché des matières premières agricoles et des semences. Prenant l'exemple de l'Inde, Oxfam a rappelé que la croissance économique y a plus que doublé entre 1990 et 2005 mais que le nombre de personnes souffrant de la faim a augmenté de 65 millions. En effet, les populations pauvres en milieu rural restent exclues du développement économique. En parallèle, l'engouement des Etats- Unis pour le bio-éthanol a conduit à utiliser 15% du maïs mondial pour en faire du carburant, même en période de forte crise alimentaire. Et l'ONG de rappeler que la quantité de céréales nécessaires pour faire le plein d'éthanol d'un véhicule 4x4 peut nourrir une personne pendant un an.

Un débat est lancé sur L&L, voir commentaires, vous pouvez y participer: http://www.lumieres-et-liberte.org/article-bientot-la-faim-du-monde-ecolo-et-ogm-75339965.html

La faim dans le monde, une catastrophe annoncée d’ici 2050, si rien n’est fait
Source, journal ou site Internet : El Watan
Date : 31 mai 2011

13/04/2011

LA DESINFORMATION AU QUOTIDIEN LES EMPLOIS FICTIFS

Une nouvelle qui fera « plaisir » à tous les pauvres de la planète est la tenue du 26e Conseil d’administration du Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) qui s’est tenu à son siège, à Nairobi, du 21 au 24 février. L'organisation compte 600 employés. Les ministres, venus de plus de 140 pays, ont débattu de la « réforme de la gouvernance mondiale de l’environnement et du renforcement des outils internationaux de gestion de l’environnement face à l’ampleur des crises et de la dégradation de la planète ».

 

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Privilégiant une approche commune entre pays européens et africains sur la nécessité de renforcer la gouvernance internationale de l’environnement, les ministres ont convenu de l’existence de deux options : une PNUE renforcée ou une agence spécialisée des Nations unies pour l’environnement (Organisation mondiale de l’environnement).


Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l'Écologie, du Développement durable, du Transport et du Logement a signé à Nairobi un accord-cadre de coopération entre la France et le PNUE qui définit les priorités communes d’action en matière d’environnement, et qui rappelle le rôle que la France, 5e contributeur financier au PNUE (5 440 000 dollars pour 2010-2011), espère voir jouer par cette organisation. Bien entendu la gigantesque parlotte était accompagnée des somptueuses fêtes habituelles. Les personnes compétentes en affaires pratiques savent bien à la lecture de ce bref résumé que l'on a brassé du vent pourtant bien inutile dans ce magnifique pays en altitude qu'est le Kenya.


Le point important est l'existence de 600 emplois fictifs dans cette seule dépendance de l'ONU. Personne de sensé ne peut croire que, malgré leur bonne volonté supposée, les titulaires de ces emplois puissent servir au bien commun et notamment aux objectifs annoncés : que signifie « gouvernance mondiale de l'environnement » ? Aux 600 emplois de base, il faut ajouter une quantité indéterminée et immense d'emplois fictifs dans les 140 pays qui ont essayé en vain de ravauder l'environnement supposé plein de trous.


Devant ce fait récent, il convient de définir ce qu'est un emploi fictif. Il semble que l'on puisse avancer que c'est un emploi qui ne produit pas de biens ou de services s'échangeant sur un marché libre, c'est-à-dire soumis au contrôle permanent d'une clientèle. Il en résulte que beaucoup d'emplois publics sont effectivement fictifs puisqu'ils s'exercent uniquement grâce à la force publique sans aucune légitimation autre que l'usage de cette force.


L'inventaire complet des emplois fictifs est infaisable tant leur nombre est grand et tant l'envie de faire l'inventaire ne court pas les rues pour des raisons évidentes.

 

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LES EMPLOIS FICTIFS DE L'ONU

L'ONU en est une des très grandes pourvoyeuses. L'organisation se décline dans une foule de bureaucraties gigantesques qui travaillent pour leur compte propre en quasi indépendance : FAO, UNESCO, OMC. A coté de ces vraies « Seigneuries », il est une quantité d'autre « bourreaucraties ». Un coup d'œil sur Google révèle leur liste épouvantable et l'impossibilité de les dénombrer ; elles répondent à des étiquettes diverses : agences, instituts, programmes, hauts commissariats, fonds de ceci ou de cela : nous avons vu que l'un des rêves du PNUE est de dépasser le stade du programme pour se consolider dans une agence.


La prolifération des structures bouillonne de haut en bas et aussi latéralement ; chaque « bourreaucratie » a ses propres dépendances. Il ne serait pas étonnant que, si le compte impossible était fait, l'on arrive à deux millions d'emplois fictifs. Bien entendu le qualificatif sera refusé avec hauteur par les titulaires indiquant qu'ils font correctement le travail qui leur est demandé ce qui est éventuellement probable.


Si l'on quitte la clef de voûte de l'ONU dans l'architecture du pouvoir totalitaire mondial, on trouve toutes les structures européennes qui sont immenses et remplies d'emplois fictifs. Les emplois liés au lobbying sont au nombre de plusieurs milliers et le lobbying n'est que de la corruption emballée dans du papier de soie. Les emplois somptueux liés à la Cour Européenne des Droits de l'Homme dans son magnifique bâtiment à Strasbourg sont fictifs : ils s'exercent uniquement selon le bon plaisir des juges et répandent l'incertitude dans toute l'Europe avec l'effet habituel de ruine.

ET LA FRANCE ?

Si l'on quitte les organismes internationaux et que l'on observe la France, le nombre des emplois fictifs est sans limite et à la mesure de la socialisation du pays, quelle que soit la couleur apparente des gouvernements qui l'ont menée à bien. L'on pourrait citer parmi des milliers d'autres les spécialistes du comptage des oiseaux : oui, oui cela existe ! Rappelons aussi tout ce qui se rapporte aux aides aux entreprises dont le rôle négatif n'est plus ignoré même par les supposés bénéficiaires. Quant aux travailleurs sociaux, dont le nombre ne cesse de croître suite à la paupérisation du pays encouragée ou créée par les pouvoirs interventionnistes, ils sont innombrables avec des écoles spécialisées ; des assistantes sociales qui travaillaient avec leur cœur et leur intelligence ont été remplacées par des fonctionnaires parfois super diplômés.

 

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DES CONSEQUENCES DESTRUCTRICES

Les conséquences de ces emplois fictifs se déclinent facilement.


D'abord leurs coûts propres qui dégoulinent en impôts sur toute la population du monde entier avec la paupérisation en conséquence. Chacun regrette légitimement que des dictatures ruinent leur peuple en détournant l'argent pour leur usage propre. Le même phénomène se produit dans les prétendues grandes démocraties. La seule différence se trouve dans le paravent commode des élections : les manipulateurs de ces emplois fictifs se les répartissent à l'aide d'élections dont la régularité n'est nulle part évidente.


Un point n'est généralement pas souligné et le voici. La ruine est encore plus délirante si l'on constate la neutralisation de personnes de grands talents qui pourraient servir leurs concitoyens normalement. Les représentants des 140 pays qui ont brassé du vent pendant plusieurs jours à Nairobi sont certainement des personnes de valeur et auraient pu créer de grandes richesses dans des activités marchandes. Il s'ajoute que souvent les emplois fictifs sont non seulement inutiles mais destructeurs comme tous ceux qui créent des réglementations incompréhensibles. La paupérisation est aggravée par la destruction de richesse en découlant.


A partir du fait récent de la parlotte du PNUE nous avons été conduits à analyser l'action meurtrière des pouvoirs socialisants dans le monde entier et à l'échelle planétaire. Le socialisme est mensonger jusque dans ses conséquences ultimes et nous avons mis en lumière ce phénomène rarement ou jamais mis en lumière des emplois fictifs. C'est un mensonge de plus à ajouter à une liste bien fournie.


Michel de Poncins (merci de ton lien en direct)

 

Ps: Les chômeurs seraient-il des.......enfin!!

09/04/2011

Les verts et l'Etat, biensûr! Investissements privés et épargne pourquoi pas, tenez!!!

Afin que le secteur privé prenne le relais des investissements verts publics, le CEDD a rendu un rapport préconisant la prise compte des ressources et du long terme dans les investissements et la généralisation des règles de l'ISR.

À l'occasion de la semaine du développement durable, un rapport sur le financement de la croissance verte a été remis à Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l'écologie. Rédigé par les 25 économistes composant le Conseil économique pour le développement durable (CEDD), le document de 120 pages propose des pistes pour financer les investissements verts. Le recours au financement privé et la mobilisation de l'épargne des Français sont les deux axes majeurs défendus par le rapport.

 

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Ringardiser le court terme
Le ministre souhaite "mettre un accent particulier sur le financement" car si le Grenelle dispose "de moyens financiers sanctuarisés", les investissements publics n'ont pas vocation à se répéter. En effet, l'Etat à levé 10 milliards d'euros pour le développement durable via le grand emprunt finançant le programme d'investissement d'avenir, mais "il n'y aura pas de grand emprunt tous les trois ans", prévient Nathalie Kosciusko-Morizet qui juge que 2011 "doit être l'année pour avancer sur les financements innovants" afin que le secteur privé prenne le relais. Pour Dominique Bureau, délégué général du Conseil économique du développement durable, le rapport répond à une question simple : "comment financer le développement durable au-delà de l'amorçage ?" À cette question, la ministre, faisant référence à l'obsolescence programmée des produits de grande consommation, répond que "le jetable comme le court terme [dans le domaine de la finance] doivent devenir ringards."

 



Partager les risques entre le privé et le public
Si se détourner des indicateurs financiers de court terme est efficace, la mise en oeuvre d'une telle politique n'est pas aisée. Alain Quinet, inspecteur général des finances, explique que, depuis 200 ans, le modèle de croissance est basé sur l'utilisation du capital et du travail en s'appuyant sur des ressources considérées comme illimitées. Or, "ce n'est pas vrai", explique l'inspecteur général des finances, précisant qu'il faut tenir compte de la rareté des ressources et de la rareté des financements de court terme. Il regrette par ailleurs que "depuis quelques décennies on vit sur le court terme." Christian Gollier, professeur d'Economie, Université Toulouse I, dresse un bilan similaire et juge que nous faisons ainsi face à "une défaillance du marché" qui n'est pas capable de prendre en compte les externalitées positives comme négatives. "Prix écologique" et taxe carbone. Alors que le rapport propose de mieux prendre en compte le "prix écologique", la taxe carbone ne figure pas en tête des propositions. Interrogée sur cet aspect de la politique fiscale, la ministre a indiqué y "être très favorable" et que son instauration allait "dans le sens de l'histoire, il faudra le faire." Cependant, elle juge que cette stratégie ne suffira pas pour réduire les émissions de CO2. Face à ces difficultés, le rapport préconise trois solutions : l'instauration d'un "prix écologique" tenant compte de la consommation de ressource, une meilleure articulation entre les financements privés et publics, et le développement de l'investissement socialement responsable (ISR). Globalement, cette stratégie vise à partager le risque entre le secteur public et privé en attirant l'épargne liquide et disponible vers les investissements verts, résume Alain Quinet.


S'agissant des outils permettant de mettre en oeuvre cette stratégie, les auteurs du rapport évoquent notamment les "projects bonds", c'est-à-dire des obligations issues de projets verts, une réforme des normes prudentielles qui intègrerait les risques environnementaux et les sociétés de "tiers investisseurs" qui permettent par exemple qu'un tiers finance les travaux d'économie d'énergie lorsque le bénéficiaire n'en a pas la capacité.

 

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Mobiliser l'épargne via l'ISR
Pour Christian Gollier, l'une des pistes est l'implication des citoyens, en tant qu'épargnants, en renforçant les systèmes de gestion ISR. Pour l'instant l'investissement ISR "reste marginal", regrette l'économiste qui juge qu'une des limites actuelles est la faiblesse de la notation extra financière. Pour cela, il propose donc de "rendre plus crédible les agences de notation." Par ailleurs, au-delà de l'ISR, il préconise de "mieux préciser les modes d'allocation des fonds financiers", là aussi pour incorporer une vision à long terme. La ministre appelle elle aussi à une refonte de la boite à outils financière et saisit l'opportunité pour lancer une pique à la direction générale du Trésor qui, en décembre 2010, avaient publié un "rapport anonyme" expliquant que le Grenelle aura un impact négatif sur le PIB et l'emploi. "On ne peut pas analyser le Grenelle avec les outils classiques" a expliqué Nathalie Kosciusko-Morizet en écho à l'appel des économistes du CEDD en faveur d'une meilleure incorporation des bénéfices à long terme dans l'évaluation financière des investissements.


Enfin, s'agissant de l'horizon de mise en oeuvre des propositions du rapport, Dominique Bureau a jugé qu'"il n'y a pas de raison de traîner", même si "cela ne se fera pas en un jour."

 

En particulier il considère que la mise en place de certaines mesures peut aller très vite, à l'image du développement de l'ISR.

 

Investissements verts : un rapport du CEDD propose d’impliquer le secteur privé et les épargnants
Source, journal ou site Internet : actu environnement
Date : 6 avril 2011
Auteur : Philippe Collet

23:04 Écrit par HUMANITAS dans Environnement | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : écologie, économie, privé, public, cedd, épargne | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

22/02/2011

L'économie verte doit-on y croire, ou est-ce un leurre?

Selon le Programme des Nations unies pour l’environnement, il n’y a pas d’opposition entre environnement et croissance économique, et les pays en développement profiteront autant que les autres de la conversion à une économie verte.

 

http://www.developpementdurable.com/gfx/newsArticles/zoomThumbs/090216181822.jpg

 

Ce 21 février à Nairobi (Kenya), le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE) présente un nouveau rapport démontrant que l'économie verte prolonge le développement durable en rétablissant l'équilibre entre ses trois piliers (économique, social, environnemental). Le PNUE définit l'économie verte comme une économie qui entraîne une amélioration du bien-être humain et de l'équité sociale, tout en réduisant les risques environnementaux et la pénurie des ressources. Pour Sylvie Lemmet, directrice de la direction technologie, industrie et économie du PNUE, "comme la croissance repose sur les ressources naturelles, il n'y aura pas de croissance si l'économie n'est pas verte".

 

Concrètement, une économie verte est une économie dont les revenus et les emplois sont créés par des investissements qui réduisent les émissions de CO2 et la pollution, améliorent le rendement des ressources, et empêchent la perte de la biodiversité et des services écosystémiques. Les créations d'emplois seront nombreuses, 20% de plus que par rapport au maintien du statu quo d'ici à 2050. Le concept d'économie verte a pris son essor dans le contexte de la crise financière, autour de l'Initiative pour une économie verte, lancée par les Nations unies en 2008 (news 6080).


Sur la base de plusieurs études, le PNUE a calculé que la demande de financement annuelle pour le verdissement de l'économie mondiale se situait aux alentours de 1,05 à 2,59 mille milliards de dollars, soit moins d'un dixième du total de l'investissement mondial annuel. Ce scénario vert serait donc possible par l'allocation de l'équivalent de 2% du PIB (1.300 milliards de dollars par an) investis dans le verdissement de dix secteurs clés entre 2010 et 2050.


Dix secteurs clés
Les investissements seraient répartis dans dix secteurs : 108 milliards de dollars pour améliorer l'efficacité des systèmes agricoles, petites exploitations comprises ; 134 milliards de dollars pour améliorer l'efficacité énergétique et construire des bâtiments verts ; plus de 360 milliards de dollars pour lancer les énergies renouvelables ; près de 110 milliards de dollars dans le verdissement de la pêche, comprenant une baisse de la capacité des flottes mondiales ; 15 milliards de dollars dans le verdissement de la foresterie ; plus de 75 milliards de dollars dans le verdissement des activités industrielles ; 135 milliards pour le tourisme "vert", 190 milliards pour les transports non motorisés et les carburants propres, 110 milliards pour les déchets et le recyclage, et un montant du même ordre dans le secteur de l'eau et l'assainissement. Pour résumer, environ la moitié de cet investissement vert serait allouée à l'efficacité énergétique, notamment aux bâtiments, à l'industrie et aux transports, ainsi qu'au développement de sources d'énergie renouvelables. Le reste serait consacré à l'amélioration de la gestion des déchets, aux infrastructures de transport public et à un ensemble de secteurs fondés sur les ressources naturelles, tels que l'agriculture, la pêche, la foresterie et l'approvisionnement en eau. Le PNUE conclut son étude par l'affirmation que la croissance resterait identique sur la période 2011-2050 à celle d'un statu quo optimiste, "tout en évitant d'importants inconvénients tels que les effets du changement climatique, une plus grande rareté de l'eau et la perte de services environnementaux".


Dans le scénario du PNUE, la demande en énergie primaire retrouverait les niveaux actuels en 2050, soit 40% de moins que les prévisions des scénarios business-as-usual. La combinaison de mesures touchant à l'offre et à la demande réduirait les coûts énergétiques dans les prochaines décennies. La vulnérabilité de l'économie mondiale vis-à-vis de chocs énergétiques potentiels serait atténuée, ce qui "contribuerait à la stabilité de la croissance économique". Les économies sur le capital et le coût des combustibles pour la production d'électricité sont estimés à 760 milliards de dollars par an en moyenne entre 2010 et 2050.

 

http://www.ouest-france.fr/of-photos/2008/05/15/SICU_glaneurs_20080514_px_470__w_ouestfrance_.jpg


L'économie verte joue un rôle essentiel dans la lutte contre la pauvreté
Dans les pays à faible revenu, les ressources naturelles constituent une composante majeure des moyens d'existence des communautés rurales. La qualité des écosystèmes les protège en cas de catastrophes naturelles et de chocs économiques. Dans ces pays, la gestion intégrée des nuisibles, le travail minimal du sol, l'agroforesterie, l'aquaculture, la récupération de l'eau et l'élevage intégré améliorent l'offre de services environnementaux essentiels à la durabilité des petites exploitations agricoles. La transition vers une économie verte s'accompagne d'une hausse des investissements dans les ressources naturelles qu'utilisent les pauvres pour gagner leur vie. Elle améliore les moyens d'existence dans de nombreuses régions à faible revenu. Le National Rural Employment Guarantee Act indien de 2006 en donne un exemple : ce dispositif de protection sociale et de sécurisation des moyens d'existence des pauvres ruraux investit dans la protection et la restauration du capital naturel. De même, les énergies renouvelables peuvent jouer un rôle dans l'élimination de la pauvreté énergétique. Au Bangladesh, le programme "Grameen Shakti" est l'une des sociétés d'énergies renouvelables basées en zone rurale à la croissance la plus rapide. Forte du réseau de microcrédit et de l'expérience de Grameen Bank, Grameen Shakti propose différentes formules financières de crédit à des conditions favorables afin que les populations rurales puissent accéder à des kits photovoltaïques (Solar Home Systems). Fin 2009, plus de 320.000 de ces kits avaient été posés en plus des centrales au biogaz et de cuisines améliorées. Les conditions favorables à la transition vers une économie verte sont connues et incombent en majeure partie aux gouvernements : mettre en place des cadres réglementaires solides, accorder la priorité aux investissements publics dans les domaines qui favorisent la conversion écologique des secteurs économiques, limiter les dépenses dans les domaines qui épuisent le capital naturel, recourir à la fiscalité et aux instruments économiques pour modifier les préférences des consommateurs, investir dans le renforcement des capacités et la formation et renforcer la gouvernance internationale.

 

http://energie.sia-conseil.com/wp-content/uploads/2010/02/evolution_investissement.jpg

 

Le PNUE publie un nouveau rapport sur l’économie verte
Source, journal ou site Internet : actu-environnement
Date : 21 février 2011
Auteur : Agnès Sinaï

 
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