Avertir le modérateur

13/08/2011

Coopération "La Chine est désormais le premier partenaire économique de l'Iran".

L'Iran et la Chine ont signé samedi à Téhéran une série d'accords pour des projets d'infrastructures, d'un montant total de 4 milliards de dollars, dans les domaines de l'énergie, de l'eau, de l'industrie, des mines et de l'environnement, ont rapporté les médias iraniens.

 

http://www.iran-resist.org/local/cache-vignettes/L580xH561/Enjeux_Iran-c7187.jpg

 

La Chine doit notamment vendre à l'Iran une soixantaine d'incinérateurs avec récupération d'énergie, d'une valeur de 500 millions de dollars, qui seront installés d'ici un an dans les grandes villes du pays et le long de la région touristique de la mer Caspienne. Pékin doit de son côté augmenter ses importations de minerais iraniens, selon la télévision d'État iranienne.


Selon l'agence officielle Irna, le montant total de ces accords est de 4 milliards de dollars.

 

Ces accords ont été signés lors de la visite en Iran d'une délégation chinoise conduite par M. He Guoqiang, haut responsable du parti communiste chinois. "Le principal objectif est de porter rapidement nos échanges économiques et commerciaux à 100 milliards de dollars", a affirmé le président Mahmoud Ahmadinejad en recevant cette délégation, selon le site de la présidence iranienne. "La Chine, dans une perspective stratégique, veut renforcer sa coopération avec l'Iran car cela est dans l'intérêt des deux nations et des pays de la région, a pour sa part déclaré He Guoqiang. La Chine est désormais le premier partenaire économique de l'Iran avec un volume d'échanges de 30 milliards de dollars l'année dernière", a déclaré de son côté le vice-président iranien Mohammad Javad Mohammadi-Zadeh à la télévision d'État.

 

http://www.lafinducapitalisme.net/public/image/chine.jpg


Selon l'ambassadeur de Chine à Téhéran, cité par Irna, "les échanges bilatéraux vont atteindre plus de 40 milliards de dollars cette année" (2011). La Chine a fortement renforcé sa présence économique et commerciale en Iran au cours des dernières années, notamment dans le secteur pétrolier et gazier, profitant de l'embargo occidental qui a obligé de nombreux partenaireseuropéens de l'Iran à se retirer du marché iranien. Pékin, qui achète désormais près de 20% du brut iranien, critique les sanctions occidentales contre l'Iran et s'oppose à un renforcement des sanctions de l'ONU frappant Téhéran à cause de son programme nucléaire controversé.

 

Entre Téhéran et Pékin, les affaires vont bien
Source, journal ou site Internet : L’Orient le Jour
Date : 17 juillet 2011

15:22 Écrit par HUMANITAS dans International | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : chine, iran, partenariats, commerce, affaires, énergie, eau, industrialisation, environnement, mines | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

27/06/2011

Après Oussama Ben Laden, voici le ressuscité de 2006, Aymane al-Zawahiri

À l’instar du fondateur d’el-Qaëda, Aymane al-Zawahiri s’est caché après les attentats du 11- Septembre et a été vu une dernière fois un mois après, en octobre 2001, à la frontière afghanopakistanaise.

 

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/ressources/images/2006/normales/z/za/AFP_060622zawahiri_n.jpg

 

Son épouse, son fils et ses deux filles avaient été tués par des frappes américaines à Kandahar deux mois plus tard. Photo AFP Terrorisme El-Qaëda a désigné hier Ayman al-Zawahiri pour succéder à Oussama Ben Laden. Le nouveau chef de la nébuleuse a promis de poursuivre le jihad, mais le chef d’état-major US, Mike Mullen, a assuré que les États-Unis élimineront Zawahiri comme ils ont éliminé Ben Laden. El-Qaëda a désigné son numéro deux, Aymane al-Zawahiri, pour succéder à Oussama Ben Laden, tué début mai par un commando américain au Pakistan, et s’est engagé à poursuivre le jihad contre les États- Unis et Israël, dans un communiqué mis en ligne hier. « Le commandement général d’el- Qaëda annonce, après consultations, la désignation de cheikh Aymane al-Zawahiri à la tête de l’organisation », selon le texte signé du commandement général et publié sur des sites islamistes. Aymane al-Zawahiri, âgé de 59 ans, le « cerveau » et principal porte-parole d’el- Qaëda, devient ainsi l’homme le plus recherché du monde. Sa tête est mise à prix 25 millions de dollars par le département d’État américain. El-Qaëda va poursuivre « le jihad contre les apostats qui agressent la terre d’islam et à leur tête l’Amérique croisée et son acolyte Israël », affirme d’emblée le commandement d’el-Qaëda dans son communiqué. « Nous les combattrons avec toutes nos capacités et nous exhortons la nation (islamique) à les combattre (...) par tous les moyens possibles jusqu’à l’expulsion de toutes les armées d’invasion de la terre d’islam et l’instauration de la charia », la loi islamique, ajoute le texte.


En nommant à sa tête l’Égyptien Aymane al-Zawahiri, le commandement général d’el-Qaëda a exposé dans le communiqué les principes guidant sa future action. Ainsi, il rassure les Palestiniens qu’il « ne les lâchera pas jusqu’à la victoire » et « la libération de l’ensemble de la Palestine ». « Nous n’accepterons aucune concession sur la Palestine » et « nous ne reconnaîtrons pas de légitimité au prétendu État d’Israël » comme « nous ne nous engagerons par aucun accord ou convention » reconnaissant Israël, ajoute-t-il.

 

Exprimant en outre son « soutien au soulèvement des peuples musulmans » en Égypte, en Tunisie, en Libye, au Yémen, en Syrie et au Maroc, el-Qaëda appelle à la poursuite de la contestation dans les pays arabes pour « éliminer les régimes corrompus et injustes imposés par l’Occident à nos pays ».

 

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/ressources/images/2006/normales/a/al/060106al-zawahiri-message-al-jazira_n.jpg


Mais « le véritable changement souhaité ne se réalisera qu’avec le retour de la oumma vers la charia », poursuit-il, indiquant sa disposition à « coopérer avec tous les groupes islamiques » pour faire « triompher la charia » et « éliminer les régimes corrompus ». S’agissant de l’Afghanistan, el-Qaëda assure le chef suprême des talibans, le mollah Mohammad Omar, que le réseau continuera à agir « sous son commandement (...) pour repousser l’occupation américaine croisée de l’ensemble du pays ». Il rassure aussi « les frères combattants » en Irak, en Somalie, dans la péninsule Arabique et au Maghreb, où opèrent des branches d’el-Qaëda, ainsi qu’en Tchétchénie, affirmant qu’il « poursuivra sur la même voie (...) pour combattre un ennemi unique même s’il prend différentes formes ». Le nouveau chef d’el-Qaëda s’était engagé à poursuivre la voie du jihad contre l’Occident et avait renouvelé son allégeance au mollah Omar, « émir des croyants », dans une vidéo mise en ligne le 8 juin par le groupe de renseignement américain SITE. « Aymane al-Zawahiri est le cerveau d’Oussama Ben Laden.


C’est après la rencontre entre les deux hommes (en Afghanistan) que Ben Laden a pris cette importance », affirmait l’avocat islamiste égyptien Mountasser al-Zayat, qui l’avait bien
connu. « Zawahiri est loin d’avoir l’envergure d’Oussama Ben Laden », a toutefois tempéré
hier un haut responsable américain réagissant à l’information de sa désignation à la tête d’el- Qaëda, estimant par ailleurs que l’Égyptien aurait du mal à diriger la nébuleuse « tout en s’occupant de sa propre survie ». Pour les experts, le choix de Zawahiri pour succéder à Ben Laden est celui de la logique et de la continuité, même s’il ne jouit pas de la même aura que le fondateur du mouvement. Pour Dominique Thomas, spécialiste de l’islamisme radical à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS), « Zawahiri dispose avant tout de la légitimité historique : il fait partie du même groupe générationnel né dans le jihad antisoviétique en Afghanistan dans les années 1980 ». « Il fallait que ce soit une figure qui serve de repère aux militants. Et il n’y en avait pas d’autre : Zawahiri est apparu aux côtés de Ben Laden depuis 15 ans, il a fait le jihad en Afghanistan, c’est une figure de l’islamisme égyptien. C’est aussi un idéologue qui a beaucoup écrit. »

 

Zawahiri sera éliminé comme Ben Laden, assure Washington
Source, journal ou site Internet : L’Orient le Jour
Date : 17 juin 2011

 

L’homme n’a rien à perdre. En décembre 2001, alors qu’il fuit l’Afghanistan pour se réfugier
dans les zones tribales pakistanaises, son épouse, ses deux filles et son fils, restés à Kandahar,
le fief des talibans, sont tués par des bombes américaines qui lui étaient destinées. Ayman al-
Zawahiri – une fois de plus – n’a alors qu’une idée en tête : se venger. C’est aussi en 2001 que
le grand public découvre ce curieux personnage à la barbe poivre et sel mal taillée. On le
distingue – souvent assis en tailleur – au côté d’Oussama ben Laden sur les rares documents
filmés où apparaît l’ancien chef d’al-Qaida. Toujours coiffé d’un turban, portant de grandes
lunettes rondes, son allure s’apparente plus à celle d’un professeur, ou d’un vieux sage, qu’à
celle d’un féroce terroriste. L’habit n’a jamais aussi peu fait le moine. Né au Caire le 19 juin
1951, descendant d’une famille d’universitaires et de dignitaires religieux, le nouveau numéro
un d’al-Qaida est un dur, plus radical encore que son supposé mentor, ben Laden. Son grandpère
fut le directeur de l’université du Caire avant de fonder celle du Roi-Fahd, en Arabie
saoudite. L’un de ses oncles fut, quant à lui, dans les années 1930, le grand imam de la
mosquée al-Azhar, haut lieu de l’enseignement et de la pensée islamiques dans le monde.
« C’était un garçon mystérieux, renfermé et introverti », raconte Zaki Mohammed, un
journaliste cairote, à propos du jeune Zawahiri (*). « Mais il comprenait en cinq minutes ce
que les autres élèves mettaient une heure à saisir. Il avait quelque chose de génial »,
témoigne encore cet ancien condisciple.
Un rat de bibliothèque
Décrit comme un fervent pratiquant doublé d’un rat de bibliothèque, Ayman al-Zawahiri est
séduit par les théories des Frères musulmans dès l’âge de 15 ans. Déçu par le président
égyptien Nasser, défait par les Israéliens en 1967 lors de la guerre des Six-Jours, il considère
l’islam comme l’unique planche de salut pour le monde arabe. Jeune homme, tout en
poursuivant des études de chirurgien à la faculté de médecine du Caire, il demeure dans la
mouvance islamiste, où il fait figure de modéré. En 1980, établi dans une clinique tenue par
les Frères musulmans, il accepte de se rendre au Pakistan, dans le cadre d’une mission
humanitaire organisée par le Croissant-Rouge. A cette époque, des milliers d’Afghans, fuyant
leur pays envahi par les Soviétiques, y sont réfugiés. Il écrira plus tard qu’il considère le
djihad afghan comme « un entraînement de la plus haute importance qui préparait les
moudjahidin à mener la bataille tant attendue contre la superpuissance qui, désormais,
exerce seule sa domination sur le monde, à savoir les Etats-Unis ».
Le promoteur des attentats suicides
Revenu chez lui, en Egypte, il est arrêté à la fin octobre 1981, quelques jours après
l’assassinat du président Anouar al-Sadate. Une opération menée par les Frères musulmans et
à laquelle il nie avoir participé. A l’issue d’une incarcération (longue de trois ans) où il est
régulièrement frappé et torturé, il décide de quitter son pays natal. Nous sommes en 1984,
Zawahiri, âgé de 32 ans, est devenu un extrémiste religieux, un radical assoiffé de vengeance.
Il se rend alors à Djedda, en Arabie saoudite, ville où est installé un certain Oussama ben
Laden. Dès lors, les deux hommes feront route et cause communes. Ayman al-Zawahiri est
celui qui a pensé et conçu la structure al-Qaida (« la Base »). Des attentats contre les
ambassades américaines au Kenya et en Tanzanie, en août 1998, à ceux de Madrid (2004) et
de Londres (2005) – sans oublier ceux du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis –, la plupart des
opérations montées ou soutenues par l’organisation à travers le monde portent sa marque. Il
est d’ailleurs l’un des premiers islamistes à avoir eu recours aux attentats kamikazes, en dépit
des préceptes du Coran qui proscrivent le suicide et le meurtre d’innocents. Selon de
nombreux spécialistes des mouvements islamistes, ben Laden, issue d’une famille fortunée,
était, en définitive, devenu le chef d’al-Qaida parce qu’il en était le principal financier. Enfin,
le Dr Zawahiri savait se rendre indispensable. « ben Laden avait une pression sanguine
insuffisante. Il lui arrivait d’éprouver des vertiges qui l’obligeaient à s’allonger. Ayman
venait le soigner », se souvient Essam Deraz, un réalisateur égyptien qui a connu les chefs
terroristes à la fin des années 1980. Après le 11 septembre, la tête du numéro deux d’al-Qaida
avait été mise à prix par les autorités américaines pour la somme de 25 millions de dollars.
Cette récompense, promise à d’éventuels informateurs, pourrait rapidement augmenter : placé
au sommet de la « liste noire » du département d’Etat américain, condamné à mort, par
contumace, en Egypte pour sa participation dans l’attentat de Louxor perpétré en 1997
(58 touristes exécutés), Ayam al-Zawahiri est désormais l’homme le plus recherché au
monde.
(*) Lawrence Wright (The New Yorker, septembre 2001).
Où en est al-Qaida ?
La mort d’Oussama Ben Laden n’aurait pas entraîné de changement majeur dans le
fonctionnement de l’organisation terroriste, décrite comme étant en perte d’influence et de
vitesse. Obligé de se terrer, le Saoudien n’exerçait plus qu’un leadership symbolique sur elle.
C’est l’une des raisons qui expliquent le fait que les grandes capitales occidentales n’aient
plus été touchées depuis 2005 (attentats de Londres). Les spécialistes des mouvements
islamistes estiment que « l’exécution » de Ben Laden entraînera cependant un déplacement du
théâtre de la guerre, de l’Afghanistan vers le Pakistan. Force est de constater que les attentats
se sont multipliés, ces dernières semaines, sur le sol pakistanais (notamment contre les forces
armées). Les dirigeants d’al-Qaida (et les talibans) considèrent avoir été trahis par le
gouvernement d’Islamabad, qu’ils accusent d’avoir aidé les forces spéciales américaines à
liquider leur chef historique. La crainte des représailles qui s’annoncent explique, en partie,
les difficultés actuelles qu’éprouvent les services de renseignement américains à renouer le
contact avec leurs homologues pakistanais. Sur le plan international, l’intronisation d’al-
Zawahiri pourrait relancer les actions terroristes contre les intérêts occidentaux. Dans son
dernier message audio, le nouveau numéro un d’al-Qaida demande ainsi aux Libyens de se
retourner contre la coalition internationale (et donc contre la France) venue pourtant les aider
à se débarrasser du colonel Kadhafi.

12:41 Écrit par HUMANITAS dans International | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : al qaeda, ben laden, al zawahiri, egypte, islamisme, intégrisme, printemps arabe, terrorisme | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

12/06/2011

La Bulgarie et la Roumanie dans Schengen???

Le Parlement européen s'est prononcé mercredi à une large majorité pour l'adhésion de la Roumanie et de la Bulgarie à Schengen, l'espace sans frontières au sein de l'UE, faisant ainsi pression sur les Etats encore réticents. Six pays --les Pays-Bas, la France, l'Allemagne, la Suède, la Finlande et le Danemark-- bloquent l'intégration des deux pays déjà membres de l'Union européenne et exigent des résultats plus marqués dans la lutte contre la criminalité et la corruption.

 

http://www.axa-schengen.com/images/schengen_countries_UK.gif

 

Or, l'adhésion doit être approuvée par une décision unanime des gouvernements des 26 Etats de l'Espace Schengen. Trois pays de l'UE, le Royaume-Uni, l'Irlande et Chypre sont restés hors de cet espace, auquel ont adhéré en revanche la Suisse, la Norvège, l'Islande, et le Liechtenstein, non membres de l'Union. Les élus européens ont jugé par 487 voix contre 77 et 29 abstentions que la Bulgarie et la Roumanie pouvaient adhérer, car ils sont techniquement prêts à assurer le contrôle de leurs frontières et à même de protéger les données du système d'information Schengen. L'avis du Parlement européen sera discuté jeudi à Luxembourg par les ministres de l'Intérieur de l'UE, mais aucune décision ne sera prise à cette occasion, ont indiqué des sources diplomatiques. Les gouvernements attendent le rapport que la Commission européenne doit publier en juillet sur les réformes de la justice et la corruption dans les deux pays. Les adhésions seront à nouveau discutées en septembre, mais il n'est pas certain qu'un accord sera trouvé. La Bulgarie et la Roumanie espèrent convaincre cet été et être admises dans Schengen avant la fin de l'année.

 

Le Parlement européen veut la Bulgarie et la Roumanie dans Schengen
Source, journal ou site Internet : 7 sur 7
Date : 8 juin 2011
Auteur : Belga

23:18 Écrit par HUMANITAS dans International | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe, schengen, roumanie, bulgarie, ue | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

11/06/2011

Dernières nouvelles de Pologne (juin 2011)

La Pologne est peut-être considérée comme l'une des réussites économiques de l'Europe, mais son système de santé et ses services sociaux s'effondrent. Et ses jeunes qualifiés préfèrent de plus en plus s'exiler plutôt que d'accepter des emplois très mal payés et sans avenir. Les Polonaises qui vivent en Grande-Bretagne ont en moyenne davantage d'enfants que leurs compatriotes restées au pays. Quand Gazeta Wyborcza, le plus grand quotidien de Pologne, a publié cette information il y a quelques mois, la surprise fut énorme. Elle n'était pourtant pas complètement inattendue. Nombre de commentaires reflètent le gouffre qui sépare le discours public polonais de notre réalité sociale. L'"Occident" était censé être un endroit libéral, voire libertin, et de ce fait très dangereux et corrupteur pour nos jeunes.

 

http://medias.cafebabel.com/8773/thumb/355/-/pologne-quand-largent-ne-vaut-plus-rien-zloty-monnaie-argent-pologne-crise-economique.jpg

 

Mais des enfants ? Voilà qui n'entre pas dans ce scénario. Les hommes politiques conservateurs tirent régulièrement la sonnette d'alarme sur l'état catastrophique de la situation démographique du pays. Les Polonaises ont en moyenne 1,23 enfant, une très mauvaise nouvelle pour l'avenir du pays.


Un marché dévasté
Les explications avancées pour ce faible taux de natalité sont essentiellement d'ordre idéologique. On accuse l'hédonisme de la jeune génération, la permissivité et la sursexualisation de la culture populaire et le manque de patriotisme. Et quand il apparaît que les véritables raisons sont peut-être bien plus prosaïques – des services sociaux en dessous de tout, la faiblesse voire le manque de système de santé, l’absence d'emploi pour les parents et de crèches pour les enfants, le coût élevé du logement – les commentateurs sont mal à l'aise.


Le fait que les Polonaises résidant en Grande-Bretagne ont davantage d'enfants que les immigrés du Bangladesh illustre soudain l'échec calamiteux de la politique sociale au pays.

 

La vérité inconfortable, c'est que la jeune génération, qui est la plus éduquée de l'histoire de la Pologne – près de la moitié des personnes âgées de 25 ans sont diplômées de l'université – est confrontée à un marché du travail épouvantable. Cela n'est pas uniquement dû à la crise économique mondiale : la Pologne n'a connu qu'une période de ralentissement, pas un déclin du PIB. Malgré tout l'avenir des jeunes Polonais est loin d'être brillant : le pays qui a payé de grosses sommes pour les former n'a pas besoin d'eux sur le marché du travail et ne sait absolument pas quoi en faire : le taux de chômage officiel pour les diplômés de l'université tourne autour de 20%. Ceux qui parviennent à trouver un emploi sont tout aussi frustrés : ils ont souvent l'impression d'occuper des emplois sous-qualifiés, des "McJobs" sans la moindre perspective de carrière et doivent souvent gagner une partie de leurs revenus au noir pour échapper aux impôts – ce qui rend par exemple l'obtention d'un crédit difficile. Il n'y a pratiquement aucune sécurité de l'emploi ; les employeurs pensent que le marché est fait pour les acheteurs et qu'ils pourront toujours trouver un meilleur employé, c'est à dire plus "malléable." Ils sont lents à recruter et rapides à licencier.

 

Des explications idéologiques bidons
C'est là un tableau que la plupart des Européens de l'Ouest connaissent bien. En Espagne, le taux de chômage des diplômés est deux fois plus élevé qu'en Pologne. La différence en Pologne, c'est le niveau élevé de l'émigration et l'absence totale de mouvement de protestation – ce qui permet aux responsables politiques de garder le silence sur la question ou de donner des explications idéologiques bidons. Le problème est en partie structurel. La Pologne a une économie où la technologie n'est pas très importante ; elle est dominée par de petites entreprises familiales et il n'y a donc que peu de travail pour les diplômés. Il y a quelques semaines, le journal pour lequel je travaille a publié une lettre d'une jeune diplômée en droit qui prépare son doctorat. Elle n'a pas pu trouver de travail correspondant à son diplôme. Elle a postulé à un emploi de secrétaire mais son patron potentiel lui a écrit pour lui dire qu'elle devait devenir sa maîtresse en ajoutant "Si vous n'êtes pas d'accord, ne répondez pas à mon mail – je me fiche de ce que vous pensez." Imaginez-vous un peu 50 000 diplômés en lettres, c'est ce que nous produisons chaque année, sur ce genre de marché du travail. La question la plus importante c'est peut-être l'inefficacité de notre Etat et sa classe politique vieillissante et déconnectée de la réalité. Deux des plus grands partis politiques du pays sont dirigés par des quinqua- et sexagénaires, qui ont grandi en luttant contre le communisme. Ils font semblant de s'intéresser aux problèmes de la jeunesse mais pas grand chose de plus. Les solutions que peut offrir l'Etat, des réductions fiscales pour les employeurs qui recrutent des diplômés, sont en outre lamentablement inadaptées.

 

L'appareil d'Etat est à la fois pléthorique et notoirement inefficace : le gouvernement a récemment reconnu qu'une aide sociale de 50 zlotys (12 euros en coûtait 100 (25 euros) en frais administratifs. Pas étonnant qu'il n'y ait pas d'argent pour des plans destinés aux jeunes. Pas étonnant que ceux-ci quittent la Pologne. Selon une étude récente, il y avait en 2009 1,8 à 2 millions de Polonais, des jeunes pour la plupart, qui travaillaient à l'étranger. Même si c'est la crise à l'Ouest, ils ne semblent pas près de revenir.


Nos responsables politiques ont beau dire "Nous ne voulons pas que nos jeunes soient à Londres, nous voulons qu'ils soient en Pologne", ils sont en fait bien soulagés. Ils sont ravis que les jeunes ne soient pas là : pas de protestation, pas de criminalité, pas de problème. Il y en a même quelques uns qui envoient de l'argent au pays.

 

Pologne : l’envers de la médaille du miracle économique
Source, journal ou site Internet : The Guardian
Date : 7 juin 2011
Auteur : Adam Leszczynsky

19:50 Écrit par HUMANITAS dans International | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pologne, social, santé, économie, hédonisme, jeunesse, chômage, état, angleterre | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

06/06/2011

Israël: « Dôme de fer » (« Kipat Barzel »)

Un « parapluie » antimissile pour se protéger des roquettes ennemies ? Tel est le projet israélien de « Dôme de fer » (« Kipat Barzel »), déjà opérationnel avec deux batteries déployées fin mars et début avril à Bersheeba et Ashkelon (1). Il est censé intercepter les missiles et roquettes de courte portée comme ceux qu’ont tirés des groupes palestiniens à partir de la bande de Gaza et le Hezbollah à partir du Liban. Développé par la société nationale Rafael Advanced Defence Systems, « Dôme de fer », le projet de bouclier antimissile israélien, recourt à de petits missiles guidés par radar, capables d’anéantir en plein vol non seulement des roquettes de portée très courte, de quatre à soixante-dix kilomètres, mais aussi des obus d’artillerie et de mortier. Il a déjà été testé avec succès contre des Katioucha et des roquettes de 122 mm de type Grad, de portée inférieure à 30 km, prises au Hezbollah.

 

http://www.cuttingedge.org/Dome.jpg

Title:  Israel Seems To Be Outfitting Her Tanks With Scalar Tesla Dome Shields! cliquez l'image


Selon le ministère de la défense, les deux premières batteries sont montées sur des camions et faciles à déployer le long de l’une ou l’autre des frontières israéliennes.

 

Repérant les seuls engins capables d’atteindre le sol israélien, le système pourrait en intercepter simultanément plusieurs. Une batterie isolée suffirait à défendre efficacement une ville du sud d’Israël comme Ashkelon (cent mille habitants). Premier objectif : déployer le dispositif à proximité de la bande de Gaza contrôlée par le Hamas. Puis, l’installer face au Liban où, selon les estimations du renseignement militaire israélien, le Hezbollah aurait stocké un arsenal de quarante mille roquettes. Ce déploiement s’inscrit dans une démarche de protection « multicouches ». Un accord entre les Etats-Unis et Israël, signé à la fin du mois de septembre 2010, prévoit le développement d’un système de défense baptisé « Baguette magique » ainsi que de son missile « Fronde de David » (« Kala David »), une réponse aux missiles de courte portée (supérieure à 70 km mais inférieure à 250 km), aux roquettes de longue portée et gros calibres (les plus lourdes auraient des ogives d’une demi-tonne) et aux missiles de croisière.


L’accord porte également sur la mise au point de l’intercepteur « Stunner », conçu conjointement par l’Israélien Rafael et l’Américain Raytheon.

 

http://www.julianchurch.org/_images/israel_420.jpg

 

Opérationnel depuis 2000 (soit neuf ans après le début de son développement), le système « Arrow » (« La flèche » ou « Hetz » en hébreu) protège Israël des missiles balistiques d’une portée supérieure à 250 km. Washington en finance la moitié du coût annuel. Le programme Arrow II a été développé par Boeing et Israel Aerospace Industries (IAI), à partir de 1995 pour éliminer les missiles balistiques conventionnels à plus longue portée, en particulier iraniens (d’une portée de plus de 1 600 km). Enfin, Tel-Aviv, craignant une attaque nucléaire de Téhéran, a cherché à développer un intercepteur opérant à plus haute altitude et doté d’une portée plus longue : « Arrow III ». En octobre 2007, les Etats-Unis et Israël ont établi un comité mixte destiné à en assurer la conception, confiée à Israel Aerospace Industries et Boeing. Lancé en 2008, Arrow III pourrait être testé cette année, pour un déploiement en 2014. Au total, avec les différents programmes, près de 422,7 millions de dollars seront déboursés par le Pentagone pour l’ensemble des différents systèmes antimissiles d’Israël (2), qui s’ajoutent aux trois milliards de dollars d’aide militaire américaine annuelle. La guerre de l’été 2006 contre le Hezbollah et celle contre le Hamas dans la bande de Gaza en 2008-2009 ont fourni aux autorités israéliennes une justification à la mise au point de ces boucliers, notamment pour « Dôme de fer ». Pendant l’été 2006, les combattants chiites du Hezbollah ont tiré environ quatre mille roquettes contre le nord d’Israël, contraignant un million d’habitants à se protéger dans des abris ou à fuir vers le sud. Tandis que de Gaza, furent lancés plusieurs milliers de projectiles en 2008-2009, principalement des roquettes de type Qassam et de Katioucha fabriquées artisanalement à partir de produits simples – nitrate de potassium, sucre, engrais... – dans des ateliers clandestins. Néanmoins, un tel système de défense peut-il être efficace ? La question s’est déjà posée, aux Etats-Unis dans les années 1980, à propos de l’Initiative de défense stratégique (IDS), plus connue sous le nom de « guerre des étoiles » (3). La réponse pourrait être la même : il n’existe pas de système complètement étanche. De nombreux experts, israéliens notamment, estiment que la cuirasse de « Dôme de fer » a un défaut majeur : la proximité de villes comme Sderot de la frontière.


« Alors que les Qassam lancées sur Sderot étaient relativement lents, nous explique M. Reuven Pedazur, expert israélien en missiles balistiques, le Hamas a déjà lancé, notamment durant l’opération « Plomb durci » (la guerre israélienne contre Gaza, en décembre 2008 et janvier 2009), des Qassam de troisième génération, et des Grad. Ceux-ci
sont trois ou quatre fois plus rapides que les anciens modèles ». Les premiers résultats montrent que le taux d’interception de roquettes ennemies est loin de 100 %. Le système est encore largement expérimental (4). Le directeur général du ministère de la défense israélien, Udi Shani, qui a indiqué début mai qu’Israël allait consacrer un milliard de dollars dans ce programme les prochaines années, a reconnu que ce n’est pas « un système qui peut assurer l’interception de chaque roquette dans toutes situations » (5).

 

http://www.factsofisrael.com/en/images/articles/israelmap-preview.jpg

 

Et avec les quarante mille roquettes et missiles dont disposerait le Hezbollah, un risque de saturation de la défense israélienne n’est pas à exclure. « C’est une réelle possibilité et c’est
tout le problème des systèmes antimissiles et anti-roquettes. En dépit des performances, le nombre est un avantage en soi et des interceptions par missile coûtent cher alors que les roquettes, qu’elles soient du Hezbollah ou des groupes combattants palestiniens, sont très abordables », nous affirme Joseph Henrotin, rédacteur en chef du magazine de défense DSI, spécialiste des défenses antimissiles. Chaque engin Tamir, estime M. Pedazur, revient à 100 000 dollars, contre quelques centaines de dollars pour une roquette Qassam. Comme le rapporte le quotidien israélien Haaretz (6), « la décision de développer « Dôme de fer », semble être, depuis le début, une tentative pour maintenir l’emploi des scientifiques de Rafael et pour compenser le manque à gagner de l’arrêt des programmes de recherche et développement pour le système Arrow, mis au point par l’entreprise Israel Aerospace Industries. Une autre explication réside dans le fait que l’entreprise de défense Rafael n’a pas eu à investir en recherche et développement, parce qu’il est partiellement financé par un pays asiatique, dont le nom est secret ». Selon le site spécialisé Intelligence Online, il s’agirait de Singapour, ce que dément la direction de Rafael.


Mais l’argument pour développer un tel système est autant militaire que politique. Le ministre de la défense, M. Ehoud Barak, a estimé que « Dôme de fer » pourra être présenté comme une garantie aux Israéliens pour les rassurer en cas de retrait de Cisjordanie, dans le cadre d’un éventuel accord de paix avec les Palestiniens. « En Israël, les tirs de roquettes sont devenus un véritable sujet de débat politique ces dernières années et les systèmes en question représentent une réponse naturelle (...) Le système n’est pas là tant pour « barricader » Israël que pour pouvoir mettre le pays dans une position de force. Comme pour dire : “regardez, avec ce système et les autres[blocus naval, mur, vidéosurveillance, etc.], vous ne pouvez plus rien nous faire. Maintenant, acceptez nos conditions” », indique Joseph Henrotin. « Toutefois, en bon général, Barak ne peut ignorer ce que le général Desportes qualifiait de “loi du contournement” : lorsque vous bloquez votre adversaire, qu’il ne peut plus utiliser ses moyens efficacement – en l’occurrence ses roquettes – il trouve d’autres modes d’action. La guerre est une dialectique et les Palestiniens aussi bien que le Hezbollah ont déjà montré leurs facultés d’adaptation tactique, opérationnelle et stratégique.

 

http://www.gatewaysmoving.com/images/about-moving-to-israel/2.jpg

 

Sauf en cas de solution politique, le problème se posera tout simplement ailleurs… », ajoute l’expert. Lors d’un discours à l’université de Haïfa, au début du mois de décembre dernier, Gadi Eizenkot, un responsable de l’armée israélienne, a même déclaré que ces « systèmes sont conçus pour protéger les bases militaires, même si cela signifie que les citoyens subissent des désagréments durant les premiers jours de la bataille (7) ». Mais la direction de Rafael, que nous avons contactée, précise que le système protégera aussi les civils.


D’autre part, la stratégie défensive du « Dôme » se heurte à une tendance de l’armée israélienne à chercher avant tout à développer ses capacités offensives, notamment celles visant à détruire les missiles ou roquettes de longue portée de ses ennemis – repérables à leur taille ou au moment de leur phase de lancement – au moyen de bombes de haute précision.


S’agissant des roquettes de courte portée, l’état-major privilégie également l’option offensive avec des raids terrestres ciblant les sites de lancement (8). La mise en place de « Dôme de fer » confirme aussi les contradictions de la politique de Washington. Alors même que les dissensions entre les deux capitales sur la colonisation s’accentuaient, le président Barack Obama a demandé au Congrès de débloquer la somme de 205 millions de dollars pour soutenir la mise en place du dispositif. La chambre des représentants a approuvé mercredi 8 décembre 2010 l’octroi de cette aide pour un programme qui aura déjà coûté 210 millions de dollars depuis 2007.

 

http://timesonline.typepad.com/photos/uncategorized/2008/05/19/obama_and_israel.jpg


Illustration du soutien sans failles des Etats-Unis à l’architecture de défense antimissile israélienne : le déploiement du radar à bande X AN / TPY-2, construit par Raytheon, à la fin 2008 en Israël. Non seulement, ce radar est plus performant que les radars locaux pour détecter les missiles ennemis, mais il est lié au réseau global de satellites dans le Defense Support Program, principale composante du système américain de détection avancée des tirs de missiles. Cette collaboration remonte à 1996. Les Etats-Unis et Israël ont financé un programme anti-roquettes baptisé « Tactical High Energy Laser (THEL) ». Mais après des investissements estimés entre 300 et 400 millions de dollars, le projet a été abandonné.


Pedazur estime pourtant qu’un tir de laser aurait coûté bien moins cher que les missiles tirés par « Dôme de fer » : seulement 3 000 dollars. Le programme a définitivement été abandonné en 2005, même si l’entreprise américaine Northrop Grumman a créé « Skyguard », une version améliorée de THEL, un an plus tard. Selon les autorités israéliennes, le dispositif n’était toujours pas assez efficace (9). « La technologie laser n’a pas encore atteint le stade qui lui permettrait de faire face à de mauvaises conditions météorologiques ou de traiter des objectifs multiples », assure un haut cadre de Rafael. Quelles sont les conséquences politiques « locales » et internationales de ce projet ? « Fondamentalement et à quelques nuances près, les pays arabes voisins perçoivent le développement de ce type de capacités comme moins dangereux car d’ordre défensif », indique M. Henrotin.

 

http://passport.bbyo.org/images/destinations/israel/trip_israel_family_journey.jpg

 

Pourtant, il ne dissuadera pas les adversaires d’Israël d’envoyer des roquettes sur les villes du nord comme Haïfa ou du sud comme Sderot. Il faut souligner que la paix ne se fonde pas sur une technologie militaire, même aussi sophistiquée que le « Dôme de fer ». Elle résulte de décisions et d’accords politiques. Avec la poursuite de la colonisation, Israël ne semble pas s’engager dans cette voie.

 

Israël se replie derrière un bouclier anti-missile
Source, journal ou site Internet : Le Monde diplomatique
Date : 3 juin 2011
Auteur : Laurent Checola et Edouard Pflimlin

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu