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13/08/2011

Les énergies alternatives, parlons en!!!

Les politiciens de divers pays, effrayés par l’accident à la centrale nucléaire japonaise, ont annoncé le refus catégorique de recourir plus longtemps à l’énergie nucléaire. Toute la machine de propagande s’est tournée vers les énergies alternatives. Et les gens y ont cru.

 

 

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Mais qu'en est-il de l'aptitude à la réflexion? Les sources d’énergie alternatives sont une bonne chose, mais instable. Prenons le cas de l'énergie éolienne: si le vent souffle, il y a de la lumière, si le vent de souffle pas, vous pouvez allumer les bougies et mettre les denrées moisies que contenait le réfrigérateur à la poubelle. L’énergie marémotrice est plus stable que le vent, mais combien de centrales marémotrices faut-il pour alimenter ne serait-ce qu'une ville moyenne? Sans parler des biocarburants, qui génèrent un véritable pillage des ressources du sol, de même qu'une déforestation catastrophique, pointée du doigt par l’organisation Greenpeace, qu’il est pourtant difficile de qualifier d'opposant au développement des énergies renouvelables. Faut-il préciser que l’épuisement du sol est susceptible de conduire littéralement l'humanité à la famine? Bien sûr, pour supprimer les effets négatifs des énergies alternatives, il est prévu d’augmenter la production d’énergie fossile, gaz et charbon principalement. Et, par conséquent, augmenter considérablement les émissions de gaz à effet de serre. Bien sûr, tous ces aspects, ainsi que d’autres facteurs négatifs découlant des énergies alternatives, ne signifie pas que la nécessité de leur développement n'est plus à l'ordre du jour.


Ces sources d'énergie sont indispensables et leur développement en Russie et trop faible. Mais les sources d’énergies renouvelables, sous leur forme actuelle, ne sont pas la panacée contre les centrales nucléaires. Le problème du développement des sources d'énergies renouvelables pourrait être entièrement résolu à la seule condition que d'importants systèmes de stockage de l'énergie produite voient le jour. Et pour l’instant, on n'évoque de telles technologies que dans une perspective de très long terme. On attend également l’achèvement du projet du réacteur à fusion thermonucléaire expérimental ITER.

 

Mais il s’agit une fois de plus de nucléaire civil.
Ne laissez personne jouer avec vos phobies. Pensez de manière autonome.

 

Les énergies alternatives : un idéal qui ne fonctionne pas
Source, journal ou site Internet : RIA novosti
Date : 22 juillet 2011
Auteur : Andréï Raznitchenko

15:29 Écrit par HUMANITAS dans Environnement | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : environnement, écologie, nucléaire, énergie | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

09/04/2011

Les verts et l'Etat, biensûr! Investissements privés et épargne pourquoi pas, tenez!!!

Afin que le secteur privé prenne le relais des investissements verts publics, le CEDD a rendu un rapport préconisant la prise compte des ressources et du long terme dans les investissements et la généralisation des règles de l'ISR.

À l'occasion de la semaine du développement durable, un rapport sur le financement de la croissance verte a été remis à Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l'écologie. Rédigé par les 25 économistes composant le Conseil économique pour le développement durable (CEDD), le document de 120 pages propose des pistes pour financer les investissements verts. Le recours au financement privé et la mobilisation de l'épargne des Français sont les deux axes majeurs défendus par le rapport.

 

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Ringardiser le court terme
Le ministre souhaite "mettre un accent particulier sur le financement" car si le Grenelle dispose "de moyens financiers sanctuarisés", les investissements publics n'ont pas vocation à se répéter. En effet, l'Etat à levé 10 milliards d'euros pour le développement durable via le grand emprunt finançant le programme d'investissement d'avenir, mais "il n'y aura pas de grand emprunt tous les trois ans", prévient Nathalie Kosciusko-Morizet qui juge que 2011 "doit être l'année pour avancer sur les financements innovants" afin que le secteur privé prenne le relais. Pour Dominique Bureau, délégué général du Conseil économique du développement durable, le rapport répond à une question simple : "comment financer le développement durable au-delà de l'amorçage ?" À cette question, la ministre, faisant référence à l'obsolescence programmée des produits de grande consommation, répond que "le jetable comme le court terme [dans le domaine de la finance] doivent devenir ringards."

 



Partager les risques entre le privé et le public
Si se détourner des indicateurs financiers de court terme est efficace, la mise en oeuvre d'une telle politique n'est pas aisée. Alain Quinet, inspecteur général des finances, explique que, depuis 200 ans, le modèle de croissance est basé sur l'utilisation du capital et du travail en s'appuyant sur des ressources considérées comme illimitées. Or, "ce n'est pas vrai", explique l'inspecteur général des finances, précisant qu'il faut tenir compte de la rareté des ressources et de la rareté des financements de court terme. Il regrette par ailleurs que "depuis quelques décennies on vit sur le court terme." Christian Gollier, professeur d'Economie, Université Toulouse I, dresse un bilan similaire et juge que nous faisons ainsi face à "une défaillance du marché" qui n'est pas capable de prendre en compte les externalitées positives comme négatives. "Prix écologique" et taxe carbone. Alors que le rapport propose de mieux prendre en compte le "prix écologique", la taxe carbone ne figure pas en tête des propositions. Interrogée sur cet aspect de la politique fiscale, la ministre a indiqué y "être très favorable" et que son instauration allait "dans le sens de l'histoire, il faudra le faire." Cependant, elle juge que cette stratégie ne suffira pas pour réduire les émissions de CO2. Face à ces difficultés, le rapport préconise trois solutions : l'instauration d'un "prix écologique" tenant compte de la consommation de ressource, une meilleure articulation entre les financements privés et publics, et le développement de l'investissement socialement responsable (ISR). Globalement, cette stratégie vise à partager le risque entre le secteur public et privé en attirant l'épargne liquide et disponible vers les investissements verts, résume Alain Quinet.


S'agissant des outils permettant de mettre en oeuvre cette stratégie, les auteurs du rapport évoquent notamment les "projects bonds", c'est-à-dire des obligations issues de projets verts, une réforme des normes prudentielles qui intègrerait les risques environnementaux et les sociétés de "tiers investisseurs" qui permettent par exemple qu'un tiers finance les travaux d'économie d'énergie lorsque le bénéficiaire n'en a pas la capacité.

 

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Mobiliser l'épargne via l'ISR
Pour Christian Gollier, l'une des pistes est l'implication des citoyens, en tant qu'épargnants, en renforçant les systèmes de gestion ISR. Pour l'instant l'investissement ISR "reste marginal", regrette l'économiste qui juge qu'une des limites actuelles est la faiblesse de la notation extra financière. Pour cela, il propose donc de "rendre plus crédible les agences de notation." Par ailleurs, au-delà de l'ISR, il préconise de "mieux préciser les modes d'allocation des fonds financiers", là aussi pour incorporer une vision à long terme. La ministre appelle elle aussi à une refonte de la boite à outils financière et saisit l'opportunité pour lancer une pique à la direction générale du Trésor qui, en décembre 2010, avaient publié un "rapport anonyme" expliquant que le Grenelle aura un impact négatif sur le PIB et l'emploi. "On ne peut pas analyser le Grenelle avec les outils classiques" a expliqué Nathalie Kosciusko-Morizet en écho à l'appel des économistes du CEDD en faveur d'une meilleure incorporation des bénéfices à long terme dans l'évaluation financière des investissements.


Enfin, s'agissant de l'horizon de mise en oeuvre des propositions du rapport, Dominique Bureau a jugé qu'"il n'y a pas de raison de traîner", même si "cela ne se fera pas en un jour."

 

En particulier il considère que la mise en place de certaines mesures peut aller très vite, à l'image du développement de l'ISR.

 

Investissements verts : un rapport du CEDD propose d’impliquer le secteur privé et les épargnants
Source, journal ou site Internet : actu environnement
Date : 6 avril 2011
Auteur : Philippe Collet

23:04 Écrit par HUMANITAS dans Environnement | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : écologie, économie, privé, public, cedd, épargne | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

03/03/2011

Europe et Energie, les horizons 2020 et 2050

Le Conseil a adopté lundi 28 février ses conclusions sur la stratégie énergétique 2011-2020. Il a réitéré ses conclusions du 4 février dernier (priorité à l'efficacité énergétique, à la sécurisation des approvisionnements et ouvertures vers le nucléaire et les énergies fossiles) et défini les priorités à court, moyen et long termes. Le Conseil vise ''une stratégie énergétique globale pour assurer aux citoyens, à l'industrie et à l'économie une énergie sûre, durable et abordable, qui contribue à la compétitivité européenne''.

 

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Horizon 2020 : priorité au marché intégré, à l'efficacité et à la sécurité énergétiques
À court et moyen terme, le Conseil souhaite la mise en oeuvre rapide du troisième paquet législatif sur le marché intérieur de l'énergie et le renforcement des infrastructures (telles que définies dans la communication "Priorités en matière d'infrastructures énergétiques pour 2020 et au-delà"). Il réitère également le rôle clé de l'efficacité énergétique et insiste sur la nécessité de présenter rapidement un nouveau plan pour l'efficacité énergétique (PEE 2011) et d'étudier la question d'un soutien financier quant à sa mise en oeuvre. Ce plan doit ''être élaboré en conformité et en synergie avec l'initiative phare "Une Europe efficace dans l'utilisation des ressources" et les initiatives qui lui sont associées, conformément à l'objectif indicatif de l'UE en matière d'efficacité énergétique qui est de 20 % pour 2020, tout en tenant dûment compte des disparités concernant la situation de départ, le contexte national et le potentiel de chaque État membre''.


Les Amis de la Terre Europe regrettent toutefois qu'aucun objectif contraignant n'ait été fixé. Le Conseil semble miser quant à lui davantage sur une politique de moyens que de résultats. Le rôle du secteur public, en tant qu'utilisateur mais aussi de promoteur des solutions efficaces, doit être renforcé via l'inclusion denormes d'efficacité dans les marchés publics. Le secteur privé doit également être concerné, tout en évitant des objectifs sectoriels. L'écoconception et l'étiquetage énergétiques doivent être également renforcés.

 

Le Conseil préconise également la révision de plusieurs directives relatives aux services énergétiques, à la production combinée de chaleur et d'électricité, aux services énergétiques et à la fiscalité de l'énergie (proposition de la Commission pour cette dernière). Enfin, le Conseil insiste sur l'importance d'une production intérieure ''à partir d'énergies renouvelables, de combustibles fossiles ou, dans les pays qui choisissent d'emprunter cette voie, d'énergie nucléaire, dans le respect du cadre réglementaire actuel''.


Toujours dans l'objectif de renforcer la sécurité énergétique de l'UE, ''il conviendrait d'évaluer le potentiel dont dispose l'Europe en matière d'extraction et d'utilisation durables de ressources en combustibles fossiles conventionnels et non-conventionnels (gaz de schistes et schiste bitumineux), dans le respect de la législation existante relative à la protection de l'environnement''.

 

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Horizon 2050 : établir une feuille de route rapidement
Pour atteindre ''un système énergétique efficace, sûr et durable à l'horizon 2050'', le Conseil préconise la fixation d'étapes intermédiaires. Pour cela, il souhaite que soit diffusée rapidement une feuille de route énergétique à l'horizon 2050, ''neutre sur le plan technologique, tout en mettant dûment l'accent sur l'efficacité énergétique'', et faisant ainsi ''apparaître les combinaisons de combustibles possibles à l'avenir en Europe et les mesures à prendre dans cette perspective''. Cette feuille de route devra être compatible avec la feuille de route pour une économie à faible émission de carbone à l'horizon 2050 et le livre blanc sur la politique de transport. Les scénarios nationaux existants doivent également être pris en compte.

 

UE : le conseil fixe les priorités de sa stratégie énergétique
Source, journal ou site Internet : actu-environnement
Date : 1er mars 2011
Auteur : Sophie Fabrégat

11:04 Écrit par HUMANITAS dans Environnement | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : énergie, développement durable, nucléaire | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

24/02/2011

Question OGM, ou en sommes nous?

Les OGM ont encore gagné du terrain en 2010, notamment dans les pays du Sud, note le Service international pour l'acquisition des applications d'agro-biotechnologie. Les Amis de la Terre soulignent quant à eux une hausse de la contestation.L'année 2010 aurait été marquée par une croissance de 10 % des cultures OGM dans le monde, se félicite le Service international pour l'acquisition des applications d'agrobiotechnologie (ISAAA) dans son rapport annuel. La surface de cultures GM a été multipliée par 87 entre 1996 et 2010.

 

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Les OGM représentent ainsi la technologie la plus rapidement adoptée et développée dans l'agriculture moderne. Les premiers plants datent de 1996. Ce développement rapide susciterait une hausse de la contestation dans le monde entier et une judiciarisation de celle-ci, souligne de son côté les Amis de la terre international qui publie également un rapport annuel sur les OGM. L'ONG s'inquiète également des possibles développements d'animaux génétiquement modifiés à l'avenir.


L'Asie et l'Amérique latine, moteurs de la croissance
Au total, 148 millions d'hectares de cultures génétiquement modifiées ont été cultivés dans 29 pays, représentant 59 % de la population mondiale. En 2009, les OGM représentaient 134 millions d'hectares dans 25 pays. En 2010, 10 pays ont cultivé plus d'un million d'hectares : États-Unis (66,8 M), Brésil (25,4 M), Argentine (22,9 M), Inde (9,4 M), Canada (8,8 M), Chine (3,5 M), Paraguay (2,6 M), Pakistan (2,4 M), Afrique du Sud (2,2 M) et Uruguay (1,1 M). Le Brésil, qui est devenu le deuxième producteur mondial d'OGM en 2009, a la plus grande augmentation annuelle en valeur absolue, avec 4 millions d'hectares supplémentaires en 2010 (+19 %). Dix neuf des 29 pays qui ont adopté les cultures GM sont les pays du Sud.


Ils ont augmenté de 17 % leurs surfaces GM contre 5 % pour les pays industrialisés, et représentent désormais 48 % des cultures mondiales GM. La Chine, l'Inde, le Brésil, l'Argentine et l'Afrique du Sud ont planté 63 millions d'hectares GM en 2010, soit 43 % du total mondial. Ils devraient dépasser les pays industrialisés en 2015, tirés par l'Asie et l'Amérique latine. Plus de 90 % des producteurs de cultures transgéniques sont des petits agriculteurs, ''les plus pauvres du monde'', note l'ISAAA. La Chine et l'Inde comptent respectivement 6,5 millions d'agriculteurs et 6,3 millions de paysans impliqués dans la culture GM.

 

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Le riz, les plantes résistantes à la sécheresse et les animaux GM…
L'ISAAA estime que 12 autres pays devraient adopter des cultures GM d'ici 2015, ce qui représenterait 20 millions d'agriculteurs et 200 millions d'hectares. Les quatre grandes cultures actuelles devraient doubler leur surface (maïs, soja, coton, colza). Mais l'ISAAA mise également sur le riz GM qui devrait être commercialisé dans les prochaines années (2013 à 2015). Le développement d'un maïs résistant à la sécheresse est très attendu également par l'organisme, avec des prévisions de commercialisation en 2012 aux Etats-Unis et en 2017 en Afrique. Les recherches sur le blé GM se sont également accélérées pour une commercialisation estimée en 2017. D'ici 2015, d'autres cultures GM devraient être approuvées : pommes de terre résistantes au mildiou, canne à sucre avec une ''qualité agronomique améliorée'', bananes résistantes aux maladies, aubergine Bt, tomates, brocoli, chou, manioc, patate douce, légumineuses et arachide. Les Amis de la terre rappellent quant à eux qu'une partie importante est en train de se jouer en Amérique du Nord sur la question des animaux GM. Les Etats-Unis étudient actuellement la possibilité d'autoriser un saumon doté de deux gènes supplémentaires qui lui permettront de grandir deux fois plus vite qu'un saumon ordinaire. Ce serait le premier animal génétiquement modifié approuvé pour l'alimentation humaine. Des recherches seraient également menées au Canada et aux Etats-Unis sur le porc, auquel seraient ajoutés des gênes de souris et la bactérie E.Coli, afin de réduire la proportion de phosphore dans le purin. L'ONG rappelle également l'expérimentation actuellement menée en Malaisie. Pour lutter contre la dengue, le pays a lâché en décembre dernier 6.000 moustiques GM dans la nature.


Une hausse de la contestation dans le monde entier et des recours en justice
Les Amis de la terre attirent l'attention sur une tendance à la hausse : la contestation anti OGM en Europe mais pas seulement. En UE, sept pays ont désormais interdit la culture du maïs MON 810 (France, Allemagne, Autriche, Grèce, Hongrie, Luxembourg et Bulgarie). La Bulgarie est même allée plus loin en interdisant toute culture GM sur son territoire. L'approbation par la Commission européenne en 2010 d'une pomme de terre GM, Amflora, a abouti à son interdiction en Autriche, au Luxembourg et en Hongrie. La Suède devient cependant le premier pays scandinave à commercialiser des OGM avec cette pomme de terre.

 

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L'Allemagne, qui n'avait pas de cultures GM en 2010, a également planté l'Amflora. Au total, 8 pays de l'UE produisent soit du maïs GM, soit la pommes de terre GM. La contestation gagne également les Etats-Unis, principal producteur de cultures GM. Les Amis de la terre rappellent deux récentes décisions judiciaires qui ont aboutit, pour l'une, à l'interdiction de la culture de la luzerne GM et, pour la seconde, à ordonner la destruction de semis de betterave à sucre GM. En outre, Bayer, accusé d'être à l'origine de la contamination de cultures de riz non-GM en 2006 par des producteurs de riz, a déjà perdu de nombreux procès et s'est vu contraint de verser de lourdes indemnités. En Inde, un moratoire a été mis en place en février 2010 sur le commerce de l'aubergine Bt. Des paysans auraient également arraché des essais de riz GM pour contester sa commercialisation. Au Brésil, en juillet 2010, en réponse à des organisations de la société civile qui avaient souligné le manque d'études d'impact, la Cour fédérale du Paraná a suspendu la sortie commerciale de maïs GM, Liberty Link, empêchant ainsi sa culture sur l'ensemble du territoire. En Uruguay, les agriculteurs et les collectivités locales ont également exprimé leur forte opposition aux cultures GM dans différentes régions.


Le département de Montevideo a adopté une mesure de précaution sur les cultures GM. En Argentine, dans la province de Santa Fe, des habitants affectés par l'épandage aérien de glyphosate (Roundup) sur des cultures de soja GM, ont remporté un procès interdisant l'utilisation de Roundup et d'autres produits agrochimiques à proximité des habitations.

 

OGM dans le monde en 2010 : hausse des cultures, mais aussi de la contestation
Source, journal ou site Internet : actu-environnement
Date : 23 février 2011
Auteur : Sophie Fabrégat

10:42 Écrit par HUMANITAS dans Environnement | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ogm, alimentation, soja, riz, asie, amérique latine, brésil | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

22/02/2011

L'économie verte doit-on y croire, ou est-ce un leurre?

Selon le Programme des Nations unies pour l’environnement, il n’y a pas d’opposition entre environnement et croissance économique, et les pays en développement profiteront autant que les autres de la conversion à une économie verte.

 

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Ce 21 février à Nairobi (Kenya), le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE) présente un nouveau rapport démontrant que l'économie verte prolonge le développement durable en rétablissant l'équilibre entre ses trois piliers (économique, social, environnemental). Le PNUE définit l'économie verte comme une économie qui entraîne une amélioration du bien-être humain et de l'équité sociale, tout en réduisant les risques environnementaux et la pénurie des ressources. Pour Sylvie Lemmet, directrice de la direction technologie, industrie et économie du PNUE, "comme la croissance repose sur les ressources naturelles, il n'y aura pas de croissance si l'économie n'est pas verte".

 

Concrètement, une économie verte est une économie dont les revenus et les emplois sont créés par des investissements qui réduisent les émissions de CO2 et la pollution, améliorent le rendement des ressources, et empêchent la perte de la biodiversité et des services écosystémiques. Les créations d'emplois seront nombreuses, 20% de plus que par rapport au maintien du statu quo d'ici à 2050. Le concept d'économie verte a pris son essor dans le contexte de la crise financière, autour de l'Initiative pour une économie verte, lancée par les Nations unies en 2008 (news 6080).


Sur la base de plusieurs études, le PNUE a calculé que la demande de financement annuelle pour le verdissement de l'économie mondiale se situait aux alentours de 1,05 à 2,59 mille milliards de dollars, soit moins d'un dixième du total de l'investissement mondial annuel. Ce scénario vert serait donc possible par l'allocation de l'équivalent de 2% du PIB (1.300 milliards de dollars par an) investis dans le verdissement de dix secteurs clés entre 2010 et 2050.


Dix secteurs clés
Les investissements seraient répartis dans dix secteurs : 108 milliards de dollars pour améliorer l'efficacité des systèmes agricoles, petites exploitations comprises ; 134 milliards de dollars pour améliorer l'efficacité énergétique et construire des bâtiments verts ; plus de 360 milliards de dollars pour lancer les énergies renouvelables ; près de 110 milliards de dollars dans le verdissement de la pêche, comprenant une baisse de la capacité des flottes mondiales ; 15 milliards de dollars dans le verdissement de la foresterie ; plus de 75 milliards de dollars dans le verdissement des activités industrielles ; 135 milliards pour le tourisme "vert", 190 milliards pour les transports non motorisés et les carburants propres, 110 milliards pour les déchets et le recyclage, et un montant du même ordre dans le secteur de l'eau et l'assainissement. Pour résumer, environ la moitié de cet investissement vert serait allouée à l'efficacité énergétique, notamment aux bâtiments, à l'industrie et aux transports, ainsi qu'au développement de sources d'énergie renouvelables. Le reste serait consacré à l'amélioration de la gestion des déchets, aux infrastructures de transport public et à un ensemble de secteurs fondés sur les ressources naturelles, tels que l'agriculture, la pêche, la foresterie et l'approvisionnement en eau. Le PNUE conclut son étude par l'affirmation que la croissance resterait identique sur la période 2011-2050 à celle d'un statu quo optimiste, "tout en évitant d'importants inconvénients tels que les effets du changement climatique, une plus grande rareté de l'eau et la perte de services environnementaux".


Dans le scénario du PNUE, la demande en énergie primaire retrouverait les niveaux actuels en 2050, soit 40% de moins que les prévisions des scénarios business-as-usual. La combinaison de mesures touchant à l'offre et à la demande réduirait les coûts énergétiques dans les prochaines décennies. La vulnérabilité de l'économie mondiale vis-à-vis de chocs énergétiques potentiels serait atténuée, ce qui "contribuerait à la stabilité de la croissance économique". Les économies sur le capital et le coût des combustibles pour la production d'électricité sont estimés à 760 milliards de dollars par an en moyenne entre 2010 et 2050.

 

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L'économie verte joue un rôle essentiel dans la lutte contre la pauvreté
Dans les pays à faible revenu, les ressources naturelles constituent une composante majeure des moyens d'existence des communautés rurales. La qualité des écosystèmes les protège en cas de catastrophes naturelles et de chocs économiques. Dans ces pays, la gestion intégrée des nuisibles, le travail minimal du sol, l'agroforesterie, l'aquaculture, la récupération de l'eau et l'élevage intégré améliorent l'offre de services environnementaux essentiels à la durabilité des petites exploitations agricoles. La transition vers une économie verte s'accompagne d'une hausse des investissements dans les ressources naturelles qu'utilisent les pauvres pour gagner leur vie. Elle améliore les moyens d'existence dans de nombreuses régions à faible revenu. Le National Rural Employment Guarantee Act indien de 2006 en donne un exemple : ce dispositif de protection sociale et de sécurisation des moyens d'existence des pauvres ruraux investit dans la protection et la restauration du capital naturel. De même, les énergies renouvelables peuvent jouer un rôle dans l'élimination de la pauvreté énergétique. Au Bangladesh, le programme "Grameen Shakti" est l'une des sociétés d'énergies renouvelables basées en zone rurale à la croissance la plus rapide. Forte du réseau de microcrédit et de l'expérience de Grameen Bank, Grameen Shakti propose différentes formules financières de crédit à des conditions favorables afin que les populations rurales puissent accéder à des kits photovoltaïques (Solar Home Systems). Fin 2009, plus de 320.000 de ces kits avaient été posés en plus des centrales au biogaz et de cuisines améliorées. Les conditions favorables à la transition vers une économie verte sont connues et incombent en majeure partie aux gouvernements : mettre en place des cadres réglementaires solides, accorder la priorité aux investissements publics dans les domaines qui favorisent la conversion écologique des secteurs économiques, limiter les dépenses dans les domaines qui épuisent le capital naturel, recourir à la fiscalité et aux instruments économiques pour modifier les préférences des consommateurs, investir dans le renforcement des capacités et la formation et renforcer la gouvernance internationale.

 

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Le PNUE publie un nouveau rapport sur l’économie verte
Source, journal ou site Internet : actu-environnement
Date : 21 février 2011
Auteur : Agnès Sinaï

 
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