Avertir le modérateur

28/08/2012

HOLLANDE FABRIQUE DES PAUVRES

Parvenu à cent jours de pouvoir et rentrant de vacances, le nouveau président se trouve, selon la presse, devant des dossiers brûlants. En fait, ce ne sont que les calamités qu'il a créées ou amplifiées et les solutions en préparation ne feront que les aggraver.

La « République Fromagère » (R.F. pour les intimes), repose sur des principes fondateurs. L'un d'entre eux est le principe des calamités dont voici l'énoncé : « Quand les Hommes de l’État ont créé par leurs agissements une calamité trop visible, ils en créent une deuxième pour la corriger, sans évidemment jamais y parvenir ».

Retenons seulement, parmi d'autres, trois dossiers signalés par la presse avec avidité : la panne de croissance, le chômage et le pouvoir d'achat. Ils sont, certes, imbriqués l'un dans l'autre mais les distinguer facilite l'analyse.

 

LA CROISSANCE

Le pouvoir, à juste titre, verse  des larmes sur la croissance perdue.

Elle est si basse que personne ne la voit plus sous le tapis ! Tout en pleurant, il fait le nécessaire pour la tuer. C'est, notamment par le Tsunami fiscal dont les nouvelles sont chaque jour imprécises et changeantes. C'est comme si le nouveau pouvoir voulait « se tirer une balle dans le pied ».

La chasse contre les riches, contre les entreprises et, contre les pauvres aussi est ouverte perpétuellement. Aux 7 milliards officiellement annoncés, s'en ajoutent d'autres. La destruction de l'économie est aggravée par deux faits. Le supplice fiscal dure depuis des mois, il a commencé dès la précampagne de l'élection présidentielle. La bougeotte fiscale est permanente, personne ne sait comment il sera taxé, les médias annonçant sans cesse de nouvelles mesure. L'idée folle de taxer les entreprises qui auraient l'audace de verser des dividendes a été lancée ! La bougeotte dans les idées annonce les fabuleuses usines à gaz administratives.

Dans cette ambiance, il est clair que les entreprises, seules vraies créatrices de richesse, mettent en veilleuse leurs projets attendant que l'orage passe : pourquoi investir si personne ne sait si l'on tirera parti des efforts consentis ? Il en est de même des particuliers dont les choix ont beaucoup d’importance pour la croissance.

Le pouvoir, conscient du problème, imagine alors des encouragements divers ; or ils ne font qu'aggraver les choses : par exemple, les investissements sont baptisés mensongèrement « d'avenir » dans le cadre du mythique grand emprunt !

 

LE CHOMAGE

Le prophète Jérémie pleurait sur le malheur des temps mais ne le créait pas lui-même. Les lamentos publics sur le chômage ne cessent pas et ne sont pas près de cesser à mesure que les mauvaises nouvelles déferlent. Comme pour la croissance, ces lamentations sont d'autant plus fortes qu'elles proviennent de ceux-là mêmes qui créent le drame, tout en veillant avec soin à y échapper personnellement.

Les chiffres varient chaque jour et le total doit être de 3 millions de chômeurs ; toutes les catégories de la population sont touchées mais surtout les jeunes et les seniors. Le phénomène est ancien ; les pouvoirs socialisants que nous subissons depuis longtemps ont lancé des plans successifs sans aucun succès.

François Hollande agit de même.

En réalité, trois causes principales émergent : la fiscalité en folie que l'on retrouve ici, le code du travail et l'immigration sauvage. Pour un patron de PME, chaque décision d'embauche répond à un challenge : produit nouveau, marché à l'extérieur, concurrent agressif, acquisition d'une licence, opportunité à saisir.... Le risque est toujours important. Il est très grand pour l'entreprise personnelle ou familiale, car le patrimoine du patron est souvent dans la balance.

Les solutions existent avec, comme pour la croissance un armistice fiscal ; Il faudrait enlever de l'inextricable code du travail les mesures dirigées directement contre l'emploi et réguler l'immigration.

Au lieu de cela, le pouvoir a donné un coup de pouce au SMIC, ce qui envoie à coup sûr des travailleurs au chômage et simultanément il se lance dans la comédie bureaucratique des emplois d'avenir.

 

ET LE BIEN COMMUN ?

Un autre dossier se trouve sur la table à la fin de ces cent jours : celui du pouvoir d'achat. Que dire de plus ? Écraser les gens d'impôts, les envoyer au chômage ne peut que créer de la pauvreté. Ces politiques détestent tant les riches qu'ils fabriquent des pauvres à tour de bras.

Les politiciens échappent à la rigueur organisée pour les autres. La paupérisation est manifeste et se traduit, notamment, par des salaires tirés vers le bas et par la prospérité inattendue des restos du cœur.

Le président voulait le pouvoir et l'a eu dans sa totalité d'une façon étonnante. Tout seul à la manœuvre, il pouvait et peut encore libérer le peuple français et l'engager sur la voie de la prospérité. Sans attendre un 2013 lointain, il faudrait par une deuxième loi de finance rectificative corriger fermement la calamité de la première.

Bien sûr, un ouragan d'économies serait nécessaire. Il ne faudrait pas chercher des idées du côté de l'administration. Si le président avouait en être dépourvu, nous connaissons les adresses où il en trouverait à foison.

Pour emprunter ainsi la route de la liberté, il faudrait qu'il quitte le rafistolage médiocre. En est-il capable ?

Les pessimistes répondront qu'il est prisonnier de son idéologie et des intérêts financiers de ses amis avides de se partager le fabuleux butin étatique. Une excuse se trouve dans la quasi absence de la prétendue opposition : elle se trouve engluée dans sa philosophie étatiste .

Les optimistes peuvent observer que la réalité va le rattraper et le contraindre à agir dans le sens du bien commun avant l'écroulement final.

Soit, mais dans quel délai et avec quel fracas ?

Michel de Poncins

11:26 Écrit par HUMANITAS dans Coup de gueule | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : hollande, croissance, chômage, poncin, bien commun | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

07/10/2011

Qui colporte les rumeurs notamment du 11 septembre 2001 ???

Les théories du complot du 11-Septembre sont nées avant le 11-Septembre. Le 25 juillet 2001, au cours d’un épisode de deux heures et demie de son programme Infowars, sur une chaîne locale de «public access», Alex Jones retrace ce qu’il estime être l’histoire des attaques sous faux pavillon planifiée par le gouvernement, de l’incident du Golfe du Tonkin utilisé par Lyndon Johnson pour intensifier l’implication américaine dans la guerre du Vietnam, au premier attentat contre le World Trade Center en 1993 en passant par l’attentat d’Oklahoma City de 1994, qui selon Jones est un acte de terrorisme d’Etat orchestré en vue de permettre à Bill Clinton de remonter dans les sondages et restreindre les libertés individuelles. Tout en rapprochant Oklahoma City et l'incendie du Reichstag, Jones fait clignoter à l’écran les numéros des standards téléphoniques du Congrès et de la Maison Blanche. «Appelez la Maison Blanche et dites-leur que nous savons que le gouvernement est derrière le terrorisme», lance-t-il. «“Ben Laden” [il dessine des guillemets avec les doigts] est l’épouvantail dont ils ont besoin dans ce schéma de duperie orwellien.»

 

http://mimmoc.labo.univ-poitiers.fr/IMG/arton83.jpghttp://www.horaz.com/horazyclopedia/Photos/Septembre_11_2001/01_STD/010911_11.jpg


Six semaines plus tard, le jour où s’écroulent les tours jumelles, Jones démarre son émission en déclarant que, comme il l’avait annoncé, l’administration Bush était complice d’une mise en scène terroriste. «Je vais vous dire de quoi il retourne, lance Jones. Il y a 98% de chances pour que ceci soit un attentat contrôlé orchestré par le gouvernement.»


Des fadaises auxquelles on croit
La théorie de la démolition contrôlée reste l’un des grands dogmes unificateurs pour tous les «truthers» (comme ils se baptisent eux-mêmes) du 11-Septembre.


Immédiatement après les attaques, c’était un point de vue difficile à tenir. Dans le mois qui suivit le 11-Septembre, les prêches résolus de Jones selon lesquels le 11-Septembre était un coup monté de l’intérieur allaient lui coûter plus de 70 de ses 100 et quelques stations de radio partenaires. Puis, à l’inverse, ses prises de position précoces lui ont conféré une certaine crédibilité quand, au fil de la décennie, a grandi le désenchantement vis-à-vis de la gauche comme de la droite. Aujourd’hui Jones est de retour sur plus de 60 stations radio, avec un auditoire historique de 3 millions d’auditeurs quotidiens, et il revendique son rôle dans la diffusion de la théorie du complot du 11-Septembre:


«C’est moi qui suis à l’origine de tout le toutim.»


La popularité de la théorie du complot du 11-Septembre ne s’explique pas uniquement par l’enthousiasme des «premiers adeptes». Les premières allégations —des fadaises apparemment sans conséquences, qui circulaient sur le Web peu après les attentats— ont également joué un rôle majeur. Avant qu’on ait pu les démonter, la théorie qu’elles soustendaient avait déjà rencontré une large adhésion. Le premier panneau routier qu’on remarque lorsqu’on entre dans Sebastopol, Californie, petite ville située à deux heures au nord de San Francisco, est une publicité pour le cartomancien local. En descendant la rue principale, on est tout aussi frappé par la succession de magasins bio alterno-hippie et par les pancartes publicitaires annonçant un dîner/jeu de rôles interactif avec meurtre à résoudre. Il est presque cliché de constater que c’est ici, au bout d’une petite route, que vit un autre des fondateurs de la théorie du complot du 11-Septembre, Michael Ruppert. Mais Ruppert correspond en bien des points au stéréotype du théoricien du complot à plein-temps.


Obsédé par la CIA
Dès mon arrivée dans sa propriété campagnarde —un peu moins d’un hectare— Ruppert me fait visiter son jardin personnel et sa cage à poule, m’offrant une framboise bio, un bout de laitue et une feuille de basilic en guise de cadeau de bienvenue. Au premier étage de la maison, le couloir et le bureau sont ornés de photos de collègues théoriciens du complot, parmi lesquels Cynthia McKinney, ancien membre démocrate du congrès et candidate du parti vert aux présidentielles de 2008. Ruppert a lui-même acquis une petite notoriété voici deux ans, en écrivant et en jouant dansCollapse, un documentaire salué par la critique, consacré à ses deux obsessions du moment, la crise économique et le pic pétrolier. Il se vante d’être grâce au film devenu l’ami de Mel Gibson et de Leonardo DiCaprio et se revendique avec fierté fumeur de marijuana («j’avais ma rubrique dans High Times!»). Il est enclin à se lancer dans d’étranges diatribesoù il estime avoir prédit la crise économique actuelle. «Je suis le Soljenitsyne de l’Amérique», affirme-t-il non sequitur. «Je suis dans un goulag. Pas comme lui, pas physiquement. Je suis dans un goulag d’invisibilité. Le gouvernement des Etats-Unis et la presse dominante n’osent pas mentionner mon nom. J’ai prédit ces événements, pas tous mais la plupart, avec une précision effrayante.» Avant le 11-Septembre, Ruppert travaillait sur d’autres théories du complot —sur un programme de superordinateur conçu par le gouvernement, sur des accusations de blanchiment d’argent par AIG, sur un trafic de drogue organisé par la CIA. Il est obsédé par la CIA et la drogue depuis que, selon lui, l’agence a tenté de le recruter par l’intermédiaire d’une ex-fiancée, «Teddy», à l’époque où il était agent des narcotiques de la police de Los Angeles, en 1976.
 

 

Le récit spectaculaire de sa chute, du flic promis à un bel avenir au paranoïaque professionnel, est retracé par Jonathan Kay dans un chapitre consacré à la psychologie des complotistes de son livre, Among the Truthers: «Deux ans après sa rencontre avec “Teddy”, Ruppert s’autointerne en hôpital psychiatrique, se plaignant de menaces de mort. Peu après, il quitte la police et se met à colporter auprès des journalistes assez crédules pour l’écouter, diverses versions de son histoire —et notamment que la CIA a tenté de le recruter pour protéger ses activités de trafic de drogue dans la région de Los Angeles.» C’est le site web de Ruppert, From the Wilderness, qui le premier remet en question la version officielle du 11-Septembre.


Le matin du 11 septembre 2001, Ruppert échangeait par e-mail avec son ex-femme, témoin des attaques depuis son appartement du 35e étage sur Battery Park. Tandis qu’elle regarde brûler la tour nord, Ruppert s’efforçant de lui tenir virtuellement la main, il voit en direct à la télévision le deuxième avion s’écraser dans la tour sud. «Dès l’impact du second avion, j’ai vu que quelque chose clochait», m’a-t-il raconté.«Je ne l’ai peut-être pas rapporté tout de suite, mais j’étais passé en mode investigation dès la seconde ou j’ai vu le deuxième appareil toucher la tour.» Alors, quand le Pentagone est heurté par le vol 77, c’est la confirmation que Rupert attend, celle d’une complicité du gouvernement. Ruppert marque une pause pour me montrer le placard où il range sa collection de couteaux et ses «provisions personnelles de survie en situation d’urgence». Il en sort un cadre photo montrant un pilote de l’Air Force, entouré d’une collection de médailles et de rubans.«C’est mon père», dit-il. «Il était officier d’interception radar à bord des F-89 et F-90 intercepteurs stationnés en Alaska, qui guettaient un possible survol du pôle par les bombardiers russes… J’ai été élevé dans cette culture.


Impossible, compte tenu des procédures de décollage d’urgence de l’Air Force et du Norad que cet avion ait pu heurter le Pentagone. C’est quelque chose auquel nous sommes préparés depuis les années cinquante.» Pour Ruppert, il est inconcevable que le système de défense aérienne le plus coûteux au monde ait pu échouer ce jour-là. Peu importe que ce fût un dispositif dont la mission première, quarante ans durant, était de se tenir prêt en cas de viol de l’espace aérien nord-américain par les Soviétiques, et qui au cours de la décennie postérieure à la guerre froide était toujours exclusivement orienté sur les menaces extérieures. Il aurait dû être prêt, et s’il ne l’était pas, c’était nécessairement en raison d’un sabotage intérieur. La chronologie officielle publiée par le commandement militaire à la suite des attaques était erronée, rendant le complot plus crédible. Initialement, le Norad affirmait que les chasseurs avaient été avertis du détournement du vol 77 et que des chasseurs avaient décollé en urgence en direction de Washington, ce qui aurait dû leur laisser suffisamment de temps pour intercepter le troisième avion avant qu’il ne frappe le Pentagone. Au final, usant de son pouvoir d’injonction, la commission du 11-Septembre fut en mesure d’établir la véritable chronologie des événements de la journée, démontrant que, contrairement aux affirmations antérieures, l’armée n’avait rien su des détournements avant qu’il soit trop tard pour faire quoi que ce soit. Bien que les officiels de l’armée aient été par la suite exonérés d’avoir intentionnellement induit en erreur la commission du 11-Septembre, certains membres du personnel de la commission ont ensuite évoqué des témoignages délibérément faux.

 

http://img10.hostingpics.net/pics/938330200901081630_zoom.jpghttp://geocities.ws/contrefeu/11septembre.jpg


La théorie qui a presqu'échoué
À la base d’une des théories clé du complot du 11-Septembre se trouve donc un mensonge diffusé par le gouvernement. Les enregistrements des événements de la journée provenant du quartier général pour le Nord-Est du Norad, mis finalement à disposition du public en 2007, ont prouvé que les chasseurs n’auraient pas pu faire grand-chose. Mais à ce moment-là, peu importait. Dès novembre 2001, Ruppert donnait une conférence devant mille personnes à l’université d’état de Portland, consacrée aux «Vérités et mensonges du 11-Septembre», qu’il allait enregistrer et mettre sur le marché. Il va ensuite compiler les articles de sa série From the Wilderness en un livre, Crossing the Rubicon: The Decline of the American Empire at the End of the Age of Oil, qui s’est vendu à plus de 100.000 exemplaires.


Dans les semaines et les mois qui ont suivi le 11-Septembre, Jones et Ruppert s’attelaient déjà à formuler une vaste théorie du complot qui allait plusieurs années plus tard atteindre son maximum de popularité.


Une autre théorie, toutefois, allait se répandre plus largement, avant de mourir rapidement, du moins en Occident. En tant que telle, elle peut être considérée comme leçon sur la façon dont fonctionnent les théories du complot, et où —sinon pourquoi: en prenant une bribe de vérité, et en l’enrobant de toute une mythologie. Il n’a pas fallu plus de 24 heures pour que de vagues théories attribuant les attaques à Israël se mettent à circuler. Quatre jours après le 11- Septembre, la première preuve de l’implication d’Israël dans les attaques était rapportée dans le quotidien syrien Al Thawra. Le quotidien gouvernemental indiquait que «4.000 juifs n’étaient pas à leur travail le jour des explosions», sous-entendant que les 4.000 juifs avaient été avertis des attentats par ses véritables organisateurs, juifs tout comme eux. La thèse allait se diffuser dans tout le Moyen-Orient. La source de ce chiffre précis de 4.000 personnes était le Jerusalem Post, qui rapportait le jour des attaques que «le ministère des Affaires étrangères à Jérusalem dispose d’une liste de 4.000 noms de citoyens israéliens dont on pense qu’ils se trouvaient aux alentours du World Trade Center et du Pentagone au moment des attentats». Slate.com et le Snopes. com, le populaire site anti-rumeur, furent parmi les premiers médias à démonter la rumeur. Et pourtant, dix ans après, des versions modifiées de la fable des «juifs mis au courant» sont encore propagées par des extrémistes antisémites adeptes des théories du complot du 11-Septembre, parmi lesquels le président iranien Mahmoud Ahmadinejad. Si la théorie rencontre peu d’écho aux Etats-Unis, même dans les rangs des complotistes, elle reste populaire dans la rue arabe où, selon le New York Times, le fait que les juifs aient été invités à rester chez eux ce jour-là est une opinion couramment admise. Un sondage World public Opinion de 2008 faisait apparaître que 43% des Égyptiens interrogés rendaient Israël responsable des attentats du 11-Septembre, contre 31% des Jordaniens, et que 36% des Turcs les imputaient au gouvernement américain. Dans les territoires palestiniens, 27% des sondés pensaient que les Etats-Unis étaient responsables, et 19% qu’Israël avait mené les attaques. Les éditions en arabe des Protocoles des Sages de Sion, fable antisémite à l’origine de la théorie du complot juif ont été des succès d’édition en Syrie et au Liban, et cette contrefaçon célèbre a été adaptée en 2002 à la télévision égyptienne sous la forme d’une «dramatique historique» en 41 épisodes.


Au Moyen-Orient, indique Charles Hill, qui compte 32 ans de carrière dans la diplomatie, il existe un profond courant de pensée selon lequel tout ce qui se passe dans le monde –en bien comme en mal— s’explique par un complot juif mondial piloté par les Américains.
 

 

«L’Amérique est assimilée aux juifs au sens large car “les juifs contrôlent les médias, ils contrôlent les commissions du congrès et ils contrôlent les universités” et ainsi de suite», di-til.


Dans le cas de la rumeur des 4.000 juifs, selon Hill, la précision de l’accusation est ce qui lui confère sa crédibilité —quand bien même elle a également permis de la démonter rapidement. Les complotistes aiment les faits «concoctés de façon à être plausible, car extrêmement précis», poursuit Hill. «Du fait qu’ils sont extrêmement précis, et qu’ils ont été, selon eux, mis au jour, en dépit du fait qu’on les a camouflés, conçus pour être dissimulés, et révélés à la suite d’une erreur, ou par quelqu’un qui est tombé dessus par hasard, cela prouve, ou confère de la crédibilité à la thèse d’ensemble.»

 

D’où viennent les théories du 11 septembre ?
Source, journal ou site Internet : slate
Date : 13 septembre 2011
Auteur : Jeremy Stahl

12:32 Écrit par HUMANITAS dans Coup de gueule | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : world trade center, 11 sept 2001, cia, mensonge, complot | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

Et pendant ce temps là......"Avec le temps, va tout s'en va..."

On raconte qu’à Byzance, les courtisans débattaient du sexe des anges pendant que les Turcs assiégeaient la ville.

 

http://sergecar.perso.neuf.fr/Dessins/ruines.jpg

 

À lire les journaux, écouter la radio et regarder la télévision, ne croirait-on pas que l’Histoire
se répète ? DSK et le World Trade Center au coeur de l'actualité ; disparue, la Crise européenne ? Les Français ont eu droit pendant trois mois à l’étalage des frivolités de DSK, ex-futur Président de la République ; là-dessus sont venues la maladie et les déboires judiciaires et africains de Jacques Chirac, ex-Président de la République. En attendant l’heureux événement en préparation chez l’actuel Président de la République, les médias nous offrent un étourdissant retour sur le passé avec l’évocation des attentats du 11 septembre 2001. Par un excès de zèle, certains journalistes rappellent même un autre 11 septembre, celui qui a vu la mort du président Salvador Allende, au Chili en 1973. C’est ainsi que le vendredi 9 septembre 2011, la plupart des grands médias institutionnels rabâchaient ad nauseam l’effondrement du World Trade Center, avec à la clé interviews des rescapés, témoins, commentateurs, anonymes etc. Le même jour, les ministres des sept principaux États de la planète, le G7, se réunissaient à Marseille sans arriver à se mettre d’accord sur une solution à la crise gravissime qui frappe la Grèce. Le même jour encore, la démission du N°2 de la Banque Centrale Européenne, l’Allemand Jürgen Stark, manifestait le fossé qui s’est creusé entre l’Allemagne et ses partenaires européens, la première refusant de financer à fonds perdus la dette publique de la Grèce et des autres pays méditerranéens de la zone euro. Cette nouvelle étape de la Crise européenne est passée presque inaperçue dans les médias français.


Rideaux de fumée pour une faillite annoncée

Il devient de plus en plus clair que la Grèce quittera la zone euro dans les prochains mois, avec des conséquences imprévisibles pour l’Union européenne. Des dirigeants énergiques et lucides pourraient peut-être sortir l’Union de cette mauvaise passe avec des solutions innovantes et audacieuses. Force est de constater que ce n’est pas ce à quoi nous préparent les dirigeants actuels, dont l’action - ou plutôt l’inaction - est déterminée par les prochaines échéances électorales. Si ces dirigeants sont paralysés devant l’obstacle, c’est aussi que le franchissement de celui-ci nécessiterait qu’ils renient les principes néolibéraux qui les y ont conduits et ont fait faillite. Ainsi a fait faillite l’idée selon laquelle l’euro allait renforcer la convergence économique de l’Union européenne et rapprocher les différents pays. C’est le contraire qui s’est passé, les pays de l’ancienne zone mark gagnant en richesse ce que les pays méditerranéens ont perdu. Ainsi a également fait faillite le traité constitutionnel de 2005, rejeté par les citoyens français et néerlandais et néanmoins entré en vigueur sous le nom de traité de Lisbonne. Avec un Président coopté pour 30 mois et un Haut représentant pour les Affaires étrangères, on nous promettait une Union plus forte et en mesure de se faire mieux entendre. La crise des subprimes de 2008 a illustré son impuissance et, pire encore, son lâche alignement sur les intérêts boursiers. En sauvant les banques de la faillite sans contrepartie ni garde-fous, les dirigeants européens se sont comportés comme le crocodile de la fable... Celui-ci entend l’appel au secours d’un scorpion tombé dans la rivière. «Je veux bien te ramener sur la rive mais c’est à condition que tu ne me piques pas», dit-il. Promis, dit le scorpion. Mais à peine est-il monté sur l’échine du crocodile qu’il pique celui-ci. Au moment où l’un et l’autre vont se noyer, le crocodile gémit : «Tu avais promis de ne pas me piquer !». Je sais, mais c’est dans mes gènes, je n’ai pas pu m’en empêcher, répond le scorpion-banquier. Sans commentaires. Sans commentaires, c’est précisément le mot d’ordre implicite des médias français. On a beau tendre l’oreille, aucune personnalité politique ne se hasarde à mettre en cause le traité de Lisbonne et son passage en force.

 

 

 

 

 


Cassandre au Monde
Pour être juste, convenons que même un journal aussi conformiste que Le Monde peut parfois cacher des éclairs de lucidité. Ainsi lit-on le 12 septembre 2011, dans la page des marchés, sous la signature de Claire Gatinois : «De l'avis de la plupart des économistes, la crise actuelle est à bien des égards comparable à celle de 1929. Malheureusement, aux yeux du marché, personne n'a l'envergure d'un Franklin Delanoo Roosevelt pour redresser la situation. Ni aux États-Unis et encore moins en Europe. Au sein de l'Union monétaire frappée par une crise de surendettement public "chacun se demande même s'il y a un pilote dans l'avion", indique un opérateur. Et les choses ne s'arrangent pas...».


L'Europe et la rupture
Les rideaux de fumée que sont les reportages sur DSK et les célébrations mémorielles évitent aux dirigeants de la majorité d’avoir à s’expliquer sur leur impuissance comme à ceux de l’opposition sur leur absence d’alternative crédible. Ainsi marche-t-on d’un pas accéléré vers un séisme majeur comme l’Europe en a connu il y aura bientôt cent ans. Nos aïeux, il est vrai, ne furent guère plus perspicaces. Le 28 juillet 1914, soit trois jours avant la déclaration de guerre, les journaux parisiens faisaient leur Une sur l’acquittement de Mme Caillaux, meurtrière par amour du directeur du Figaro. Ainsi va l’Europe, dont l’Histoire connaît une rupture dans la deuxième décennie de chaque siècle. En 1815, le Congrès de Vienne mit un terme au séisme inauguré vingt ans plus tôt par la chute de la monarchie française. En 1713 prit fin la très meurtrière guerre de la Succession d’Espagne. En 1618 débuta la dramatique guerre de Trente Ans. En 1517, Luther brisa l’unité de la chrétienté occidentale. En 1415…

 

Le sexe des anges et le World Trade Center
Source, journal ou site Internet : Hérodote
Date : 12 septembre 2011
Auteur : Joseph Savès

12:24 Écrit par HUMANITAS dans Coup de gueule | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : dsk, world trade center, chirac, crise(s), grèce, faillite, europe | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

08/09/2011

Des lettres qui dérangent !! Sarkozy invitation de P. Kagame...

Henri PINARD LEGRY
Le 5 septembre 2011
Président de l’ASAF
Association de Soutien à l’Armée Française
www.asafrance.fr

 

http://news.bbc.co.uk/olmedia/685000/images/_689405_kagame300.jpg


à Monsieur Nicolas SARKOZY,


Président de la République française et chef des armées.

 

Monsieur le Président ;


Le 1er septembre, lors de la conférence de presse conjointe de soutien à la Libye nouvelle,
vous avez déclaré :
« …que les valeurs de la démocratie sont absolument universelles et que ces valeurs de la
démocratie valent pour les peuples arabes comme pour les peuples européens, pour les
peuples d'Afrique comme pour les peuples d'Occident. C'est un droit. »
« …que des milliers, des dizaines de milliers de vies ont été épargnées en Libye grâce à notre intervention… »


Que penser alors de l’accueil que vous vous apprêtez à réserver dans quelques jours en
France, à Monsieur Paul KAGAME, qui est accusé de crime de guerre dans un rapport de
l’ONU ?
Que penser de cet « invité » qui accuse de façon mensongère l’armée française de complicité de génocide, alors que les soldats de l’opération Turquoise ont contribué en 1994
à sauver des dizaines de milliers de Rwandais aussi bien Hutus que Tutsis ? Nombreux sont les militaires mais aussi les citoyens français attachés à la vérité et soucieux de l’honneur de la France, qui avouent ne pas comprendre ce grand écart entre vos propos et vos actes, d’autant que votre Ministre des Affaires étrangères, monsieur JUPPE, a écrit il y a quelques mois :
« …Je suis scandalisé par la tentative de réécriture de l'Histoire qui vise à faire porter sur la
France tout ou partie de la responsabilité de l'abominable génocide rwandais.


Devant la carence de la communauté internationale qui s'était traduite à la fois par le retrait
des casques bleus du Rwanda et l'inaptitude du conseil de sécurité des Nations Unies à
prendre les initiatives souhaitées par leur Secrétaire Général, la France a été la seule à
s'engager dans l'action humanitaire de protection des populations.


Ce fut l'opération « Turquoise » qui a été menée dans le strict respect du mandat que nous
avions reçu du conseil de sécurité des Nations Unies. Nos soldats ont agi avec courage,
loyauté et abnégation et ont sauvé des dizaines de milliers de vies. Comme je l'ai déclaré
devant la mission d'information parlementaire, l'opération Turquoise fait honneur à la
France et à son armée…. »


Il y va de l’honneur de la France et de ses soldats. Les Français sauront s’en souvenir.
Je vous prie de croire, Monsieur le Président, à l’expression de ma haute considération.


Henri PINARD LEGRY

 

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

 

Association France-Turquoise
Affiiée n°11 à la Fédération André Maginot.
www.france-turquoise.fr


Le Président
le mercredi 31 août 2011


Monsieur ,
Je vous prie de trouver de trouver ci-joint un communiqué et un mémorandum concernant la
visite officielle en France du Président du Rwanda, Paul Kagame, annoncée le 12 septembre prochain.


Le régime de Kigali, qui n’a jamais cessé d’accuser l’armée française d’avoir participé directement au génocide de 1994, n’a pas retiré ses accusations avant de venir en France et le Président de la République ne les a, à ce jour, ni réfutées ni dénoncées. C’est pourquoi, compte tenu de la nature plus que contestable de ce régime gravement mis en cause par un rapport des Nations Unies, nous considérons que cette visite s’effectue au mépris des valeurs dont la France est porteuse et bafoue l’honneur des militaires qui ont été animés par ces valeurs dans leur engagement au Rwanda, au service de leur pays.


Vous remerciant de l’attention que vous voudrez bien porter à notre indignation qui nous parait mériter d’être portée à la connaissance de l’opinion et restant à votre disposition pour tout complément d’information, je vous prie d’agréer l’expression de mes meilleurs sentiments.


Général de Corps d’Armée (2S) Jean Claude Lafourcade
Ancien commandant de l’opération Turquoise


Association France-Turquoise
siège social : Fédération Maginot 24bis Bld Saint Germain 75005 Paris.
Correspondance et Secrétariat 19 allées des Hêtres 93340 Le Raincy
courriel : assoft@france-turquoise.com
tel : 0143018157 non permanent.

28/06/2011

Le "Printemps Arabe", le bourbier des occidentaux!

Ce que nous annoncions ici même depuis plusieurs mois, à savoir l'impossibilité pour les puissances occidentales de poursuivre leur politique d'intervention dans le monde arabe au mépris des règles les plus élémentaires du droit international, est donc en train de se produire.

 

http://www.tamazgha.fr/IMG/1Mai-Marrakech6.jpg


En témoignent avec éloquence l'attaque menée ces derniers jours au Congrès américain contre Barak Obama sur le thème de la violation des procédures légales d'intervention militaire, les déclarations et mises en garde pour le moins musclées de très hauts gradés en France et en Grande-Bretagne à propos du coût des opérations menées en Libye, le débat aussi vif que discret qui s'est engagé au sein de l'Otan sur la légitimité et l'efficacité des actions militaires extérieures conduites par plusieurs membres de cette organisation, les critiques acerbes émises par la Russie et la Chine, etc. Se greffant sur la crise financière que la faillite de la Grèce provoque dans la zone Euro et sur l'offensive qui se dessine contre quelques unes des plus grandes banques de la vieille Europe, ce réveil des intérêts, sinon des consciences, ne peut qu'entraîner une remise en question brutale de la stratégie offensive suivie par les Occidentaux en Irak, en Afghanistan, en Libye et projetée en Syrie.

 

Avec inévitablement, à terme plus ou moins rapproché, un retrait militaire et diplomatique qui laissera des traces aussi vives que la guerre du Vietnam en son temps. Ainsi, s'achève une époque et va s'ouvrir une ère nouvelle dans les relations internationales. Si l'Union africaine avait pris la juste mesure de ce qui allait se passer à la faveur du « réveil » du monde arabe, sans doute aurait-elle pu tirer un grand profit de la remise en question brutale du rapport des forces né de l'effondrement du bloc communiste il y a deux décennies. Mais l'institution n'a pas pu, pas voulu, ou pas su mettre à profit les évènements qui se déroulaient en Tunisie, en Égypte, en Libye. Alors qu'un groupe de chefs d'État, pourtant mandaté par elle, tentait courageusement de s'entremettre entre le « guide » libyen et ses adversaires, elle n'a pas osé taper du poing sur la table aux Nations unies, s'affirmer face au groupe disparate des pays occidentaux qui mènent l'offensive contre des États indépendants, donner de la voix pour se faire entendre sur la scène internationale. Fait plus grave encore, elle s'est divisée, laissant des voix discordantes, dont la moindre ne fut pas celle du président sénégalais, Abdoulaye Wade, se ranger dans le camp des Occidentaux pour défendre des positions inverses de celle adoptéepar l'Union africaine. L'issue de la crise, c'est-à-dire la dissolution dans le désordre de la « coalition », étant écrite par avance, il reste à la communauté africaine une chance, petite mais réelle, de reprendre, comme on dit, la main afin de peser sur le cours des évènements à venir.


Cette chance lui est offerte par la réunion prochaine du sommet de l'Union africaine à Malabo, capitale de la Guinée-Équatoriale. Si, en effet, l'Afrique, par la voix de ses dirigeants, énonce alors solennellement sa volonté de refuser toute intervention militaire contre l'une ou l'autre des nations qui la composent, si, de surcroît, elle parvient à mettre sur pied la procédure de gestion et de prévention des crises à laquelle elle travaille depuis plusieurs années, alors, effectivement, elle s'affirmera sur la scène internationale. L'occasion, convenons-en, est trop belle pour que les chefs d'État du continent ne la saisissent pas. Et, soit dit en passant, une telle affirmation rendrait le plus grand des services aux puissances engluées dans l'affaire libyenne car elle leur permettrait de sortir du bourbier dans lequel elles ont plongé tête baissée.

 

Réflexion : le grand réveil
Source, journal ou site Internet : les dépêches de Brazzaville
Date : 20 juin 2011
Auteur : Jean-Paul Pigasse

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu