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21/11/2010

Ou en sommes nous avec l'économie irlandaise?

Les ministres des Finances de l’UE se sont réunis le 16 novembre pour chercher une solution à la crise de la dette irlandaise. Mais, prévient l’éditorialiste irlandais Fintan O’Toole, le renflouement de l’économie du pays ne pourra fonctionner sans une reprise en main de ses institutions politiques.

 

http://formation.paris.iufm.fr/~archiv03/duvalv/public_html/pub%20irlandais.jpghttp://leprechaune.manticora.org/mimine/public/Ireland/3-10-03stpats_story.jpg

çà mousse fort en irlande, c'est le guiness book?


On ne sait pas encore quand il aura lieu, mais le renflouement de l’Irlande ne représente pas qu’un tournant dans notre histoire. C’est aussi un moment décisif pour l’Union européenne. Dans sa façon de gérer notre vilain petit Etat, l’UE va être mise à l’épreuve.


C’est là qu’elle va montrer si elle est encore un projet social et politique, bâti sur le legs de la Seconde Guerre mondiale, ou si elle n’est rien d’autre qu’un véhicule supplémentaire pour les intérêts étriqués des riches.


Quoi qu’en dise le gouvernement (du reste, qui peut croire tout ce qui nous parvient de cette source ?), la question essentielle au sujet du renflouement n’est pas de savoir s’il va se produire, mais dans quelles conditions. Quel est le taux d’intérêt ? Pendant combien de temps l’Irlande devra-t-elle rembourser, et quand devra-t-elle avoir atteint l’objectif mythique du déficit budgétaire de 3 % ?


Personne n'a intérêt à voir son voisin imploser
On pourrait considérer qu’il s’agit là de questions fiscales techniques. En réalité, elles sont aussi politiques que morales. Elles touchent au coeur même du projet européen. L’UE existe parce que nous avons appris une leçon de la plus horrible des façons, parce que nous avons vécu l’ascension de la barbarie et le conflit le plus destructeur de l’histoire de l’humanité. Cette leçon s’exprime en termes simples : l’intérêt national de chaque pays d’Europe est lié au bien-être de tous les autres. Et, en termes encore plus simples, il n’est dans l’intérêt de personne de voir son voisin imploser.


Trop fragiles pour subir la fessée
L’Etat qui en est le plus conscient est celui qui tient notre destin entre ses mains : l’Allemagne. Les Allemands ont connu deux expériences extrêmement contrastées de ce qu’il advient quand on adopte un mauvais comportement. A la fin de la Première Guerre mondiale, il avait été décidé de les châtier, de leur donner une leçon. Tout le monde connaît le résultat : une Allemagne dangereuse et qui a basculé dans la démence. Par conséquent, à la fin de la Seconde Guerre mondiale, alors que l’Allemagne s’était comportée de manière encore plus abominable, il aurait été tentant de la punir encore plus sévèrement. A l’origine, il avait été envisagé de la clouer au sol, réaction qui se justifiait pleinement. Mais la mémoire et la sagesse ont prévalu. Au lieu de cela, on a aidé l’Allemagne à se relever. Nous sommes trop fragiles pour qu’on nous administre la fessée. Nous n’avons pas besoin qu’on nous châtie, mais qu’on nous tende la main. Et l’Allemagne elle-même n’est pas tout à fait irréprochable. La crise est sans aucun doute née de nos propres idioties. Mais ce sont les banques allemandes qui ont été les plus enthousiastes quand il s’est agi de nous prêter dans les années de prospérité. Et Angela Merkel aurait pu nous éviter bien des ennuis si elle avait dit en septembre 2008 ce qu’elle a déclaré la semaine dernière au sujet des obligataires qui devaient récolter leur part du fardeau. Pour nous, c’est un peu tard que l’Allemagne découvre la folie de l’opération de sauvetage des banques.


Népotisme, ineptie et combines politiques
La question fondamentale dépasse cependant de loin la nécessité de pointer du doigt les responsables, et touche à la raison d’être de l’UE. Le socle même de l’Union est en jeu, les principes d’intérêt personnel éclairé, de solidarité, d’égalité et de justice. Il serait stupide sur le plan économique de punir le peuple irlandais, en particulier les plus vulnérables, qui seront les plus durement touchés par la destruction des services publics.


Mais l’autre partie de l’accord est tout aussi importante. Il ne sert à rien de nous renflouer si cela a seulement pour effet de maintenir en place les systèmes et la culture politique qui ont accouché de ce désastre.


L’UE aurait beau effacer toute notre dette d’un seul coup, dans dix ans, nous nous retrouverions encore en proie à la crise. Pour le dire crûment, nous sommes incapables de nous gouverner nous-mêmes avec nos institutions et nos attitudes actuelles.


Par conséquent, un renflouement équitable et rationnel, avec de faibles taux d’intérêt et un délai de dix ans, devrait s’accompagner d’une révolution dans nos institutions politiques, dans notre moralité publique et nos systèmes de gouvernance. Un contribuable allemand pourrait à juste titre conclure que si ceux que l’on sauve n’ont tiré aucune leçon des conséquences de leurs actes, ils vont croire qu’ils peuvent recommencer quand ils veulent.


Et voilà donc l’autre question que doit se poser l’UE : est-ce un pays que l’on renfloue, ou un système usé, où règnent népotisme, ineptie et combines politiques ? Dans le premier cas, l’UE aura passé un test vital.


Dans le deuxième, les Allemands auraient plutôt intérêt à garder leur argent dans leur tirelire.

 

Renflouez l'Irlande, pas ses élites
Source journal ou site Internet : The Irish Times
Date : 16 novembre 2010
Auteur : Fintan o’Toole

19:40 Écrit par HUMANITAS dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : irlande, dette, corruption, népotisme, allemagne, merkel, crise(s) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

Les armes ou comment en détourner leur interdiction.

A quand le port d'arme pour tous, sans doute quand nous serons mort....?

 

Face au durcissement des lois sur le port d'armes, le trafic des pistolets d'alarme modifiés connaît un essor en Europe. Bon marché et impossibles à tracer, ils sont de plus en plus utilisées par les criminels.


A dix ans Massimo Tanfoglio emballait déjà des pistolets dans l’usine de son père. Aujourd’hui, à 57 ans, il est le directeur de l’usine d’armes Fratelli Tanfoglio, à Gardone Val Trompia, dans le nord de l’Italie.

 

http://www.repliky.info/EKOL-TUNA-cerna-cal-8mm-Knall-%5Bwww_repliky_info%5D-photo-detail-13103.jpghttp://www.afg.sk/sub/afg.sk/images/shop-active-images/ekol_tuna/ekol_tuna_003.jpg

 

En parcourant les rues de la petite ville, on voit partout des petites usines d’armement et des enseignes sur lesquelles figurent les mots armi, fucili, cartucce ou guns. Gardone (12 000 habitants) vit déjà depuis 500 ans de l’industrie de l’armement grâce à l’association du minerai de fer, du bois et de l’énergie hydroélectrique de ses montagnes. Elle compte environ 80 entreprises, des petits ateliers familiaux de fabrication de fusils de chasse jusqu'au célèbre Beretta.


Les pistolets de Tanfoglio, appréciés par les amateurs de tir sportif, sont devenus une référence auprès des experts en armement. Ces dernières années, entre 1 500 et 2 000 pistolets Tanfoglio du modèle GT 28 ont été utilisés pour commettre des délits aux Pays-Bas. Il s’agit d’un pistolet d’alarme bon marché qui a été transformé en arme à feu dans des ateliers clandestins du nord du Portugal.

 

 

L'Ekol Tuna, star du trafic des pistolets d'alarmes.

 


Un marché en plein essor
Plusieurs fusillades mortelles récentes [aux Pays-Bas] soulèvent la question de la facilité de se procurer des pistolets et de leur provenance. Le succès des pistolets à gaz ou pistolets d’alarme est frappant dans toute l’Europe. Ils ont un grand nombre d’avantages pour un criminel : il sont bon marché, en vente libre dans de nombreux pays, et leur transformation est assez simple. N’étant pas enregistrés, la police a du mal à en établir la traçabilité. Plus la loi devient sévère, plus on se tourne vers des armes qui n’ont pas besoin d’être enregistrées.


Massimo Tanfoglio sait bien que des criminels font un mauvais usage de son pistolet d’alarme à bas prix (100 euros). D’après la police néerlandaise, sa transformation est un jeu d’enfant : un fraiseur suffisamment adroit parvient à percer le bouchon placé au bout du canon et à le remplacer. "Les polices française et allemande m’ont posé des questions sur notre pistolet d’alarme", raconte Tanfoglio.


Pour ne pas ternir d’avantage sa réputation, il dit avoir retiré le GT 28 de la production. Par l’intermédiaire de son importateur portugais, les pistolets d’alarme de Tanfoglio partaient en toute légalité au Portugal. Mais c’est là que commençait la zone d’ombre. Ils étaient modifiés dans de petits ateliers clandestins près de Valença do Minho, au bord de la rivière qui marque la frontière avec l’Espagne.


En 2005, la police portugaise a mis fin à l’activité de ces ateliers, et en 2006, la loi sur les armes a été renforcée. Les armes d’alarme et à gaz sont désormais interdites au Portugal. Mais ce n’est pas encore le cas de son voisin, l’Espagne.


En octobre 2008, la police de Séville a arrêté une bande qui faisait modifier les armes au Portugal et les réimportait clandestinement. En argot espagnol, ces armes trafiquées s’appellent toujours des "portuguesas".


80 euros pour transformer son arme sur Internet
Des armes sont également modifiées en Espagne. Ainsi, la police de la région de Murcie est récemment intervenue contre une bande qui avait un atelier dans le sud du pays. Selon Alfredo Perdiguer, du syndicat de police espagnol, les offres de transformation sur l’Internet sont légion. Et cela à partir de 80 euros.


Alors que la source Tanfoglio semble tarie, de nouvelles voies détournées se présentent aux trafiquants : ainsi la police suédoise a confisqué récemment un lot considérable de pistolets à gaz de fabrication turque qui avaient été modifiés au Kosovo. Dans certains cafés de Pristina, des trafiquants demandent 80 euros pour des armes qui tiennent dans la paume de la main.


Les ventes d’armes turques connaissent une forte expansion. Par exemple, l’Ekol Tuna, fabriqué à Istanbul par Ekol Voltran, ressemble à s’y méprendre au Tanfoglio GT 28, dont la forme n’est pas brevetée, contrairement à la partie technique.

 

 

Un pistolet d'alarme forcément dangereux

 


La Turquie, l'un des trois principaux fournisseurs d'armes en Europe
La police néerlandaise soupçonne Tanfoglio d’avoir vendu une licence et peut-être aussi de l’outillage aux Turcs, ce que Massimo Tanfoglio nie avec force. Les Italiens voient avec défiance l’essor du commerce des armes en Turquie. Au grand dam des habitants de Gardone, les Turcs ont même racheté l’usine de la respectable famille Bernardelli, en conservant son nom prestigieux.


La Turquie constitue désormais, avec l’Allemagne et l’Italie, l’un des trois principaux fournisseurs d’armes en Europe. Crise ou pas, 2009 a été une année record pour les vendeurs d’armes turques : les exportations ont augmenté de 16%. Ekol Voltran gagne chaque année entre 1,3 et 3 millions d’euros dans ce commerce et vit en grande partie de la vente de pistolets à air comprimé et de pistolets d’alarme.


La vente d'arme de poing interdite mais la criminalité augmente
Le responsable des exportations d’Ekol Voltran, Mesut Cakici, est un instant pris de court en voyant les photos du Tanfoglio et de l’Ekol Tuna modifiés. Comment explique-t-il la similitude frappante entre son pistolet et celui des Italiens ? Il admet sans sourciller que l’Ekol Tuna est une copie parfaite. "Tout le monde sait que nous vendons une copie. C’est ce que les clients demandent".

 

 

 

 

Le Beretta, le Browning, tous les modèles célèbres de pistolets sont imités dans les usines des concurrents.
Le brevet tombe au bout de 25 ans et on peut alors faire ce que l’on veut. Cakici sait-il également que l’on rencontre son Ekol Tuna aux Pays-Bas, transformé en arme réelle ? "Je mentirais si je disais que je n’ai jamais entendu parler de ces pratiques".


En Europe, chaque arme fabriquée ou importée doit être testée et approuvée par un banc d’essai de l’Etat. La Turquie n’a pas de banc d’essai ; la seule obligation à laquelle Cakici est soumis est de transmettre les numéros de série de ses pistolets deux fois par mois à la police turque.


"Pour les Turcs, c’est facile", commente Massimo Tanfoglio. "L’Union européenne nous impose de plus en plus de règles. Toutes les autorisations sont contrôlées par la police et chaque fusil quitte le pays avec sa propre carte d’identité. Mais les criminels s’en fichent. Il suffit de regarder le Royaume-Uni : depuis 1998, la vente d’armes de poing y est complètement interdite, mais la criminalité n’a fait qu’augmenter !"
La boucle est bouclée : le combat de la République de Venise contre les Turcs a été à l’origine du développement de l’industrie des armes de Gardone il y a 500 ans. Et aujourd'hui, les habitants de la petite ville sont battus par les Turcs avec leurs propres armes.

 

source IHEDN, membre et auditeur A. Genestine

SECURITE INTERIEURE
Les pistolets low cost se vendent comme des petits pains
Source journal ou site Internet : NRC Handelsblad
Date : 19 novembre 2010
Auteur : Toon Beemsterboer

12:55 Écrit par HUMANITAS dans Liberté individuelle | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : port d'armes, ekol, turquie, russie, allemagne, italie | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

18/11/2010

Crise de l'euro

L’Union européenne va-t-elle lancer un plan d’aide financière à l’Irlande ?

Est-ce le début d’une crise plus large et plus grave ? Dans les décisions à venir, “l’île ne compte pas pour beaucoup”, estime Der Standard.

 

http://www.courrierinternational.com/files/imagecache/article/illustrations/article/2010/04/UE_Crise.jpg


Le quotidien viennois comprend "le scepticisme de Dublin" face à une possible perte de son indépendance
financière. “Le problème fondamental est le suivant : Pour les sauveurs du continent, le problème principal
n’est pas l’Irlande. Comme c’est le cas de la Grèce, l’économie irlandaise est beaucoup trop petite pour tirer
la zone euro vers les profondeurs. Mais comme les Grecs, l’Irlande et ses banques doivent beaucoup d’argent
aux banques de la zone euro et du Royaume-Uni - 138 milliards pour les seules banques allemandes",
constate le quotidien viennois, qui pointe le danger d’un effet domino qui pourrait faire tomber la quatrième
économie européenne : l’Espagne. "L’Espagne est-elle la suivante ?", s’interroge El Mundo. Le quotidien
madrilène rapporte qu’ "au bord du précipice, l’Espagne est mise en garde par l’UE". Car la Commission
européenne a estimé que "la situation irlandaise peut affecter l´Espagne si celle-ci ne démontre pas sa
crédibilité dans les marchés". "Le gouvernement a peu avancé dans les réformes structurelles engagées” en
mai dernier, et n’a plus de temps, note le journal. Madrid doit, entre autres, réformer le système des retraites
et accélerer processus de fusion de caisses d'épargne, un problème majeur pour le financement de l'économie
espagnole, ce qu' "exige de manière impérative" le gouverneur de la Banque d´Espagne. Chez le voisin
portugais, Diário de Notícias annonce que "le gouvernement refuse de demander de l’aide même si les
Irlandais le font". Mais à Bruxelles, pointe son confrère Público, "certains admettent qu’une aide commune
aux deux pays est inévitable". Comment en est-on arrivé là ? Pour Les Echos, l’Europe paie les décisions
prises au printemps dernier. Lors de la crise grecque, elle a “par fierté exclu toute restructuration de la dette
d’un de ses Etats membres” et créé “un plan censé gagner du temps et calmer les marchés”. Mais "les
marchés financiers ne se sont calmés que quelques mois et le temps va bientôt manquer aux pays dits
‘périphériques’ de la zone euro que sont la Grèce, l’Irlande ou le Portugal pour se refinancer dans des
conditions acceptables”, constate le quotidien économique français. Et aujourd’hui, comment l’Irlande
pourrait-elle ramener son déficit budgétaire de 32% du PIB à 3% en 2014 ? s’interroge le journal. “L’excès
de dette ne peut que déboucher un jour ou l’autre sur le défaut de paiement ou sur une restructuration
profonde. L’Europe a refusé de l’admettre jusqu’ici.” Il serait donc urgent “de sortir du déni” et “de mettre
en place un mécanisme de restructuration ‘ordonnée’ de la dette des pays les plus vulnérables - en clair un
étalement des échéances s’accompagnant d’un effort des créanciers”. Pour la Frankfurter Allgemeine
Zeitung, c’est un "poker sur l’Irlande" qui se joue. Et Berlin, par exemple, se trouve coincé entre les marchés
et les contribuables à cause du projet présenté par Angela Merkel pour pérenniser le mécanisme de sauvetage
à partir de 2013. La chancelière voudrait faire participer les créanciers privés, notamment les banques et les
fonds, au sauvetage d’un pays. “On ne pourrait pas exiger encore plus longtemps des citoyens que les
banques soient sauvées avec l’argent des contribuables sans les obliger à assumer les conséquences de leurs
investissements erronés”, explique la FAZ pour laquelle la chancelière a bel est bien contribué à
l’emballement des marchés quand elle a réaffirmé cette position allemande lors de sommet de Seoul. Selon
un banquier interrogé par le quotidien, certains investisseurs ont cru que l’Irlande ou le Portugal seraient
concernés par ce mécanisme de sauvetage.

 

L’Irlande n’est peut être qu’un début
Source journal ou site Internet : Presseurop
Date : 16 novembre 2010

http://a33.idata.over-blog.com/0/40/52/94/11.2009/mars-2010/juillet-2010/10-2010/Euro-espagne-portugal.png

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L’Irlande risque l’effondrement financier pendant que la Grèce continue de creuser ses déficits. Mais est-ce
aux contribuables de payer ?

 

Pour Der Standard, les investisseurs, tout comme les Etats, doivent assumer les
risques qu’ils ont pris. Josef Pröll est bon comédien. Le 16 novembre, le ministre des Finances autrichien a
récité son monologue de l’inflexible créancier faisant la leçon à son débiteur. La Grèce ne respecte pas le
programme de réduction des dépenses établit par l’UE et le Fonds monétaire international (FMI). Athènes
fait plus de dettes qu’elle ne devrait. Josef Pröll a menacé de ne pas verser la prochaine tranche d’aide
destinée à la Grèce [elle sera finalement versée en janvier]. C’est que font généralement tous les créanciers,
qu’il s’agisse d’Etats ou de banques. Ils menacent et montrent les dents mais au bout du compte finissent
presque toujours par accorder un délai supplémentaire à leur débiteur : mieux vaut un débiteur mal en point
qu’un débiteur mort.

 

http://cartoons.courrierinternational.com/files/imagecache/dessin_a_la_une/illustrations/dessin/2010/05/0510BERTRAMS.jpg

 

Un endettement à 150% du PIB
Sauf qu’à présent, la crise de la dette dans la zone euro n’est plus un cas normal et Josef Pröll le sait
parfaitement. D’après les dernières estimations corrigées de son déficit, la Grèce affiche une dette
représentant près de 130 % de son PIB. D’ici à 2015, Athènes doit rembourser sa dette à 140 milliards
d’euros, s'y ajoutent 90 milliards d’intérêts. Tout cela sur fond d’économie en déroute. Nul besoin d’être
grand clerc pour affirmer que cela risque de mal finir. Ce n’est pas le seul cas de faillite dans la zone euro.
L’Irlande aussi se trouve au bord du gouffre. A cause du renflouement des banques, le taux d’endettement du
pays devrait friser les 150 % du PIB jusqu’en 2016. Les marchés évaluent les emprunts irlandais au même
niveau que ceux du Pakistan et du Venezuela. Les économistes irlandais se préparent à une faillite, avec ou
sans sauvetage.


Les créanciers doivent payer leur part
Dans de telles conditions, les politiques ne peuvent guère faire plus que gagner du temps. Vue sous cet angle,
la pantomime de Pröll ne paraît pas absurde. Mais simultanément, la zone euro devrait s’armer contre la
prochaine vague de faillites. Il faudrait obliger les créanciers à prendre part aux coûts des faillites en
question. Cela a l’air facile, mais ce n’en serait pas moins une rupture avec les pratiques en vigueur jusqu’à
présent. Ce sont d’abord les banques qui ont été menacées d’effondrement. Les contribuables les ont
renflouées. Ensuite, ce sont les Etats qui ont basculé. Encore une fois, les contribuables — d’autres pays —
ont dû se ruer à la rescousse. Il faut que cela cesse. Dans le cadre du G20, on s’efforce déjà de développer le
modèle d’une restructuration des banques au niveau international. La même chose est nécessaire pour les
Etats. Dans l’économie de marché, il existe un système de banqueroute qui permet d’effacer une partie de la
dette. Qui investit son argent à tort finit par le perdre.


Nous ne reverrons pas notre argent
Il est remarquable de constater que c’est d'Irlande que provient la critique la plus virulente quand les
Allemands ont voulu installer une procédure ordonner pour une faillite étatique. L’Irlande serait
vraisemblablement celle qui profiterait le plus d’un tel modèle. Pourtant, la seule évocation de cette idée a
entraîné une hausse des taux d’intérêts irlandais et fait un peu plus trébucher le pays. Mais quels que soient
nos sentiments d’empathie, quand ouvrir le débat, sinon maintenant ? La crise de la dette va perdurer. Qui dit
que, d’ici deux ans, le marché ne réagira pas avec la même panique ? Il est regrettable que Berlin ait fait
marche arrière et reporte désormais à un avenir lointain la possibilité d’une participation des créanciers
[privés] aux frais induits par l’insolvabilité d’un Etat. C’est trop peu. La pantomime ne peut pas durer
éternellement. De plus, à un moment donné, les politiques vont devoir commencer à expliquer que nous
aussi, en tant que créanciers de la Grèce, nous ne reverrons pas toute la couleur de notre argent. Il n’y a
certes pas de quoi se réjouir, mais ce n’est rien comparé à ce qui attend encore les Irlandais et les Grecs.


Vu d’Athènes Le “4e Reich” ruine l’Europe !
Le 16 novembre, l’Allemagne a prévenu la Grèce que si elle ne faisait pas plus d’efforts de rigueur, elle
risquait de ne pas recevoir la troisième tranche de l’aide financière européenne et du FMI décidée au
printemps. Le 17, il a d’ailleurs été annoncé que ce versement de 6,5 milliards d’euros n’aurait lieu qu’en
janvier, au lieu de décembre. "La confrontation est imminente, réagit To Ethnos. "Les dirigeants allemands
veulent isoler tous les pays de la zone euro et d'Europe et les transformer en colonies du 4e Reich". La vive
guerre médiatique qui avait opposé les deux pays au printemps, lorsque les Allemands rechignaient à aider la
Grèce, semble ravivée. "La politique économique sera donc dictée par Berlin, avec en ‘marionnettes’ les
institutions européennes, et l’Allemagne va réussir a détruire le seul espoir des pays les plus fragiles :
emprûnter à bas taux." "Cette politique va renforcer la place de l'Allemagne en Europe, ajoute le quotidien.
Elle est d'ailleurs déjà prépondérante, comme on le voit avec ce qui se passe en Irlande. Ce pays refuse
d'appliquer le plan de rigueur et l'Allemagne fait monter la pression pour le lui imposer ! Cette tension ne
détruira pas l'Europe ; à condition de mener une vraie résistance au 4ème Reich.

 

La solution, c’est la faillite
Source journal ou site Internet : Der Standard
Date : 17 novembre 2010
Auteur : Andras Szigeyvari

 

http://3.bp.blogspot.com/_9-EvCTwMLLE/THbIjZyZd-I/AAAAAAAA7Vg/hbiXtg40Duc/s1600/Capture+d%E2%80%99%C3%A9cran+2010-08-26+%C3%A0+21.58.44.png

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08/11/2010

L'Europe, Bruxelles se trucide t-elle?

Chronique d’un suicide
L’Union européenne est en train de se suicider. Ce suicide n’est certes pas commis par un tir à bout portant, mais il est inéluctable et il est engendré par l’idéologie intégriste qui sévit depuis vingt ans à Bruxelles.


Il prend trois formes : le suicide institutionnel, le suicide économique et le suicide monétaire de l’Europe.


Le suicide institutionnel, d’abord. Qui peut dire que l’Union européenne fonctionne bien aujourd’hui ?

 

http://www.euroscopeconsultinggroup.eu/_/rsrc/1239725581676/page-2/leurope-dans-le-monde/L%27Europe%20dans%20le%20monde.gifhttp://www.observatoiredeleurope.com/photo/1573389-2107209.jpg?v=1252336423


Personne ! On assiste à une paralysie totale du système. La boulimie législative ne se dément pas. Les textes les plus complexes, les plus tatillons, sont moulinés les uns après les autres. La machine technocratique, sûre d’elle-même et dominatrice, bat son plein : 700 documents sont produits chaque année et transmis à notre Assemblée, dont plus de 300 relèvent de la loi. Mais si la machine mouline sans arrêt des textes, elle est en revanche incapable de prendre rapidement les décisions qui s’imposent. La question des prix agricoles en est un exemple. La France bataille depuis près de deux ans pour obtenir la stabilité des prix agricoles, dont la baisse inacceptable provoque des manifestations légitimes dans l’ensemble de l’Europe. La machine est totalement grippée et le passage à la majorité qualifiée n’y change rien, alors que cette procédure devait être, selon ses thuriféraires, la clé de voûte de l’efficacité du système.


Le deuxième suicide est un suicide économique. La religion économique de Bruxelles est le “toutconcurrence”.
Enfermée dans son idéologie, la direction générale de la concurrence, qui règne en maître,
ignore superbement les réalités économiques du monde, où nos concurrents – États-Unis, Chine, Inde, Brésil, Corée du Sud et Canada – excellent dans la défense de leurs marchés en mettant en oeuvre de réelles politiques industrielles, alors que la locution “politique industrielle” est toujours un gros mot à Bruxelles !


L’asymétrie des conditions de concurrence devient évidente. L’absence totale de réciprocité dans les échanges, l’incapacité de la direction générale de la concurrence à envisager des champions industriels nationaux et européens sont affligeantes et destructrices. La disparition de Pechiney, fleuron de notre industrie, provoquée par la bêtise d’un commissaire européen – M. Monti, pour ne pas le nommer –, ne peut que susciter la colère et pourrait aisément nous amener à la conclusion : “La Commission, voilà l’ennemi !”
Il est urgent que, sur ces dossiers industriels de fusions-acquisitions, la Commission soit relevée de ses compétences technocratiques au profit du Conseil.


Le troisième suicide est un suicide monétaire. Pendant des années, les champions de l’intégration européenne nous ont présenté l’euro comme le fondement même de l’Europe et de son avenir. Qui peut encore affirmer cela aujourd’hui, sinon ceux qui, avec la morgue qu’on leur connaît, prétendaient tout savoir mieux que les autres, face à ceux qui dénonçaient l’utopie d’une monnaie unique en l’absence de zone économique optimale ? On sait aujourd’hui que les dures réalités ont rattrapé les doux utopistes monétaristes.


Le 13 juillet dernier, Jean-Pierre Jouyet, européen convaincu, déclarait devant la commission des affaires étrangères : « On ne se serait pas interrogé, il y a un an, sur la fin de l’euro, sur la façon dont l’Europe économique doit être gouvernée.» Je lui ai alors répondu, avec une insolence amicale, mais une vraie insolence, que, pour ma part, je me suis toujours interrogé sur la viabilité de cette construction artificielle.

 

http://img262.imageshack.us/img262/4886/h450europeiy6.jpg


Allons à l’essentiel : ce n’est pas en collant à l’idéologie allemande en matière monétaire que nous éviterons la catastrophe annoncée et inéluctable. Ce n’est pas par des sanctions automatiques contre des États en déséquilibre budgétaire que nous pourrons rééquilibrer les comptes. On ne fait pas courir ensemble des pur-sang, des chevaux de labour et des ânes ! La puissance économique de la Ruhr n’est pas dans le Péloponnèse, mais en Rhénanie-du-Nord-West phalie. Les déficits budgétaires grecs sont la conséquence de la perte de compétitivité – moins 40 % – et non sa cause. Relevons d’ailleurs au passage que l’Espagne, qui était en excédent budgétaire, est aujourd’hui en pleine crise : c’est tout dire ! Quand allons-nous comprendre que réduire les dépenses, raboter les niches de manière excessive et trop rapide, c’est raboter la croissance et accroître les déficits ?


La politique de déflation de tous les États européens équivaut à un suicide en direct, à une macabre téléréalité sur fond de pacte de stabilité jouant le rôle néfaste du choeur des Euménides.

 

Bruxelles et l’intégrisme idéologique.
Source journal ou site Internet : Valeurs actuelles
Date : 4 novembre 2010
Auteur : Jacques Myard, député UMP des Yvelines

09:32 Écrit par HUMANITAS dans International | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe, ue, bruxelles, économie, monnaie, euro, allemagne, j.myard, ump, intégrisme | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

24/10/2010

Un sommet pour un nouvel ordre géopolitique européen!

Le sommet Franco-germano-russe de Deauville a vu l'ébauche d'un nouvel ordre géopolitique européen : à la vision classique d'une UE, flanquée de l'OTAN qui se dilate vers l'Est se substitue une Europe tripolaire où la Russie, la Turquie et l'Union développent chacune leur propre politique de voisinage, en concurrence.

 

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Le sommet sur la sécurité qui réunissait les 18 et 19 octobre Nicolas Sarkozy, Angela Merkel et Dimitri Medvedev s’annonçait comme un non-évènement. La France voulait du spectaculaire, l’Allemagne du raisonnable et la Russie quelque chose à monnayer. Le consensus s’avérait compliqué à obtenir. Mais au final cette rencontre à Deauville en Normandie pourrait bien être un non-évènement qui fera date. Avec du recul, les historiens considéreront peut-être qu’il s’agissait d’un moment historique : celui où les dirigeants européens prirent conscience qu’ils vivaient dans une Europe multipolaire.


L’existence même de ce sommet marque la fin de l’isolement de l’Union Européenne. Dans les années 1990, de nombreux penseurs imaginaient que l’Europe était en train de devenir un continent postmoderne, qui ne reposait plus sur l’équilibre des pouvoirs. La souveraineté nationale et la séparation des affaires intérieures et étrangères étaient en perte de vitesse. L’UE et l’OTAN allaient continuer à s’étendre jusqu’à ce que tous les Etats européens adoptent leurs façons de faire. Encore récemment, on aurait pu croire que c’était le cas.


L’Europe centrale et l’Europe de l’Est étaient transformées, la Géorgie et l’Ukraine accueillaient des manifestations populaires pro-occcidentales et la Turquie se dirigeait tranquillement vers l’adhésion.
Mais désormais ces perspectives d’un ordre européen unipolaire sont en train de s’évanouir. La Russie, qui n’a jamais été très à l’aise avec l’Otan et l’élargissement de l’UE, est suffisamment puissante pour demander ouvertement une nouvelle architecture en matière de sécurité.

 

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L'émergence de trois pôles
La Turquie, qui n’a pas apprécié que certains pays de l’UE bloquent les négociations d’adhésion, poursuit une politique étrangère indépendante et cherche à jouer un rôle plus important dans la région. Ajoutez à cela le fait que les Etats-Unis – déjà préoccupés par l’Afghanistan, l’Iran et la montée en puissance de la Chine – ont cessé d’être une puissance européenne à plein temps et vous vous verrez se profiler une Europe multipolaire.


Par conséquent, plutôt qu’un ordre multilatéral unique centré autour de l’UE et de l’Otan, nous assistons à l’émergence de trois pôles : la Russie, la Turquie et l’UE, qui développent toutes des “politiques régionales” destinées à infléchir leurs sphères d’influence respectives et parfois communes dans les Balkans, l’Europe de l’Est, le Caucase et l’Asie centrale. Une guerre entre grandes puissances est peu probable.


Mais la concurrence s’installe et les institutions existantes ont été incapables d’empêcher la crise au Kosovo en 1998-99, ni de ralentir la course à l’armement au Caucase, ni d’empêcher les coupures d’approvisionnement en gaz en 2008, ou encore la guerre en Géorgie, ni de mettre un terme à l’instabilité au Kirghizistan en 2010 – et encore moins d’accélérer la résolution des conflits gelés.


Le paradoxe, c’est que l’UE a passé une bonne partie de la dernière décennie à défendre un système dont ses états membres s’étaient rendu compte qu’il fonctionnait mal. Ils ont ainsi refusé à Moscou des pourparlers sur la sécurité afin de protéger le status quo. Mais comme des dissensions paralysent les institutions, les pays de l’UE, la Russie et la Turquie les contournent de plus en plus.


Par exemple, certains états de l’UE ont reconnu l’indépendance du Kosovo malgré l’opposition russe ; la Russie a reconnu l’indépendance de l’Abkhazie et de l’Ossétie du sud au grand dam de l’UE ; et la Turquie a coopéré avec le Brésil sur la question de la menace nucléaire iranienne sans consulter l’Otan. Les dirigeants européens, en sauvegardant l’illusion d’ordre, risque de faire du chaos une réalité.

 


L'orde du jour est bon, pas la liste des participants
Et c’est là que le sommet de Deauville entre en scène. L’ordre du jour est le bon, c’est la liste des participants qui est à revoir. Plutôt que de négocier un nouveau traité ou d’organiser une autre rencontre entre Paris, Berlin et Moscou, l’UE devrait organiser un dialogue à trois sur la sécurité avec les puissances qui seront concernées au 21e siècle – c’est-à-dire la Russie et la Turquie. Si l’UE proposait une telle rencontre, elle sortirait de sa position défensive face aux propositions de M. Medvedev de 2008 sur un nouveau pacte de sécurité. En donnant une place de choix à la Turquie – en parallèle avec les négociations d’adhésion – les dirigeants de l’UE pourraient aider la Turquie à conserver son identité européenne tout en gardant son influence dans la région.


Et si c’était Lady Ashton – responsable de la politique étrangère de l’UE – qui menait les négociations plutôt que Paris ou Berlin, les états membres pourraient mettre fin à cette anomalie : l’UE – l’un des plus gros acteurs de la sécurité en Europe – n’est représenté dans aucune des institutions militaires du continent.


L’UE a besoin d’une nouvelle approche stratégique qui ne soit pas uniquement destinée à empêcher la guerre entre puissances européennes mais au contraire à les aider à vivre ensemble dans un monde où ils sont plutôt relégués à la périphérie et où un voisin qui s’effondre peut s’avérer plus effrayant qu’un voisin puissant.


L’objectif serait de créer une Europe trilatérale plutôt qu’une Europe tripolaire. Instaurer un dialogue à trois informel pourrait donner une nouvelle jeunesse à l’ancien ordre institutionnel et – pour paraphraser Lord Ismay [Secrétaire général de l’Otan de 1952 à 1957] – permettrait de garder une UE unie, une Russie postimpérialiste et une Turquie européenne.


Analyse
L'impérialisme franco-germanique
Les sommets exclusifs comme celui qui s'est tenu les 18 et 19 octobre à Deauville entre Nicolas Sarkozy, Angela Merkel et Dmitri Medvedev, devraient susciter de la défiance, estime la politologue Jana Kobzová.


L'Europe multipolaire ne doit pas être dirigée de façon impérialiste par des grandes puissances, écrit la collaboratrice du Conseil européen des relations étrangères dans Sme :

 

"Deauville est devenue une station balnéaire importante au XIXe siècle, période au cours de laquelle les puissances de l'époque s'étaient partagées l'Europe en zones d'influence. Ce sommet a donc aussi rappelé le souvenir de ce concert des puissants, de Bismarck à Talleyrand.(...) L'Europe souffre aujourd'hui (...) de problèmes pour lesquels elle ne dispose pas de solutions. Le débat ne manquait donc pas de problématiques. Reste à savoir ce qui changera pour la sécurité en Europe après les discussions de Deauville, auxquelles les dirigeants français, allemand et russe ont choisi de ne pas convier 90 pour cent des Etats européens, pas plus que la Turquie, dont le poids ne cesse pourtant de croître. (...)Ce n'est pas le sommet de Deauville qui est problématique, mais la tendance qui se dégage de celui-ci. L'UE est menacée d'un retour au temps où les grandes puissances européennes se partageaient leurs sphères d'influence. Cela n'augure rien de bon pour la multipolarité."

 

Les règles du jeu ont changé
Source journal ou site Internet : Financial Times
Date : 22 octobre 2010
Auteur : Ivan Krastev et Mark Leonard

10:01 Écrit par HUMANITAS dans International | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : france, allemagne, russie, turquie, ue, otan, sarkozy, merkel, medvedev, deauville | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

 
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