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21/12/2010

Quant bien même l'euro, ne fait plus tant d' (h)eureux.....si tenté qu'il ait pu en faire!

Sauver l’euro : encore une fois, le sommet européen qui se tient les 16 et 17 décembre doit décider des moyens de stopper la crise. Mais à Bruxelles, décideurs et observateurs ne semblent plus vraiment savoir où ils vont.

 

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La crise a mis l’Europe dans un drôle d’état. S’il fallait un mot pour décrire l’Union aujourd’hui, ce serait "écartelée". Certains pays veulent à tout prix sauver leurs partenaires surendettés, d’autres refusent catégoriquement. Certains veulent maintenir l’euro, d’autres veulent revenir aux monnaies nationales. En un an tout a changé. Les hauts diplomates polonais en poste à Bruxelles font honneur à leur fonction quand on leur demande, le soir autour d’une bière, si leurs compatriotes veulent toujours de la monnaie unique. La plupart laissent échapper un soupir. "Oui, l’euro", il est en crise celui-là. N’empêche. Cela ne changerait rien à la volonté de Varsovie de troquer ses zlotys contre la monnaie européenne. Mais quand ? Cela reste une question ouverte. S’ensuit un clin d’oeil diplomatique. Avant cela, il faut voir si les plans de sauvetage suffisent et si les pays arrivent à rembourser leur montagne de dette. Certes, ces dernières semaines, on a
plutôt été soulagé de ne pas être membre de la zone euro, mais c’est bien compréhensible, non ?

 

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Des propositions franco-allemandes sans saveur
Les Polonais éprouvent le même sentiment à l’égard de l’euro que bon nombre de chefs de gouvernement européens à l’égard des propositions allemandes pour sortir de la crise : ils sont partagés. Entre rejet total et soutien absolu, la plupart des Etats membres tergiversent, explique un haut diplomate d’un petit pays. Oui, les Allemands ont souvent raison en la matière. Mais on ne veut pas toujours rester collé aux basques de Berlin. Ni de Paris d’ailleurs. "Nous n’avons plus d’appétence pour les propositions franco-allemandes", confirme un haut diplomate d’un grand pays. Les hésitations des chefs de gouvernements ne font qu’ajouter à cette ambivalence. Nicolas Sarkozy voulait encore convaincre ses partenaires d’emprunter plusieurs milliards d’euros avant la fin de l’année. Cet argent devait créer un "choc de croissance" et propulser l’Europe hors de la crise. Un peu de temps et deux paquets de sauvetage plus tard, l’entreprenant Français semble n’être que l’ombre d'Angela Merkel. Parmi les nouveaux hésitants figure à présent le Premier ministre luxembourgeois, Jean-Claude Juncker. Celui-ci a tenté à grand renfort d’interventions de convaincre ses partenaires de financer une partie des dettes par des emprunts communs, sans grand succès. Après le refus clair et net de Paris et de Berlin, les emprunts communs ne sont pas à l’ordre du jour du sommet européen. Par ces déclarations, le gardien désigné de l’euro ne fait qu’augmenter le désarroi autour de la monnaie unique. Il agace en outre certains de ses camarades qui laissent entendre d’où viendrait l’idée des emprunts communs. Ces derniers expliquent que dans l’usine à concepts de Bruxelles et de la Commission européenne se trouvent des fonctionnaires et des économistes engagés qui cherchent à amener les pays européens dans une union toujours plus étroite.

 

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Quelque chose de bizarre dans le comportement des chefs d'Etat
Bon nombre d’entre eux sont issus des pays fondateurs de l’Europe. Ils voudraient à présent définir des normes économiques et sociales communes. Le repli national que l’on observe dans de nombreux pays va toutefois à l’encontre de leur projet. C’est pourquoi les commissaires européens se gardent bien d’en parler officiellement. Pour comprendre que les atermoiements des politiques n’aident en rien à régler cette crise, il suffit de regarder la réaction des Bourses et des décideurs financiers. Ces derniers ne s’intéressent que modérément à l’agitation de Bruxelles et continuent de miser contre l’euro. Juste avant le sommet européen, les agences de notation ont menacé de rabaisser la note d’autres pays lourdement endettés [l’Espagne et la Belgique]. Par conséquent, les chefs d’Etat et de gouvernement tentent de faire passer leurs réunions pour de simples conférences de travail. A Berlin, on parle de "sommet parfaitement normal". Il y a pourtant quelque chose de bizarre dans leur comportement. Même le patron de la Banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet, est annoncé. Voilà qui est inhabituel. Il était déjà présent au sommet extraordinaire de mai dernier à propos de la crise grecque. Deux jours après, l’Union européenne adoptait un plan de stabilisation de 750 milliards d’euros.

 

 

 

 

Conseil européen
Euro-obligations ou simple révision de Lisbonne ?
Le Conseil européen des 16 et 17 décembre "risque d’être celui de la discorde", écrit Libération qui constate que les euro-obligations scindent l’UE en deux. Avec "d’un côté, ceux qui ont dit non au projet d’euro obligations (Allemagne et France en tête) et, de l’autre, le Luxembourg, l’Italie, la Belgique, l’Espagne, le Portugal ou la Grèce." Avec des euro-obligations, explique le quotidien, "l’Union émettrait en son nom des titres de dette publique, comme le fait aujourd’hui le Trésor américain. Un moyen qui permettrait, estiment ses promoteurs, de se substituer à un Etat incapable de financer son budget sur les marchés à des conditions de taux d’intérêts acceptables, comme ce fut le cas de la Grèce et de l’Irlande. L’agence européenne de la dette, proposée par Juncker et le ministre italien des Finances (Giulio Tremonti), aurait l’ambition de pouvoir émettre des euro-obligations à hauteur de 40% du PIB de l’UE (11 970 milliards d’euros)." Mais officiellement, rappellent Les Echos, le Conseil ne doit aborder qu’un sujet : "la révision du traité de Lisbonne, initialement réclamée par l’Allemagne, qui donnera le coup d’envoi à la création d’un mécanisme permanent de stabilité financière dans la zone euro". Le journal note que "plus aucun Etat ne s'oppose à une révision du traité, à condition qu'elle soit minime. Chacun l'a compris : il s'agissait de donner à la chancelière allemande, Angela Merkel, la base juridique qui lui permettra de justifier la participation de l'Allemagne au soutien de la zone euro face à sa très sourcilleuse Cour constitutionnelle".

 

Du brouillard au sommet de l’UE
Source, journal ou site Internet : Süddeutsche Zeitung
Date : 16 décembre 2010
Auteur : Gerstin Gammelin

 

Les sauveurs nous procurent quatre pistes enneigées

 

1. Consolider le fonds européen de stabilité financière.
L’Europe a mis en place un fonds de stabilité, dont la durée de vie est de trois ans. Il se substitue aux Etats membres en difficulté pour emprunter sur les marchés financiers à concurrence de 450 milliards d’euros. Compte tenu de la garantie des Etats membres de la zone euro il emprunte à 2,7 %, à comparer aux 11 % d’un Etat qui a perdu la confiance des marchés. Le même mécanisme élargit à l’UE et au FMI doit permettre de mobiliser 750 milliards. L’idée est de rendre permanent ce qui est provisoire.

 

2. Renforcer la discipline budgétaire
Le pacte de stabilité européen, qui permet de faire la police sur les déficits et la dette, va être durci. Dès 2011, les pays devront faire viser leurs projets de budgets nationaux par Bruxelles au printemps de chaque année, avant qu’ils ne soient votés dans leurs Parlements nationaux. Les sanctions contre les Etats tomberont plus facilement qu’avant et surtout en amont. Les pays ne seront pas sanctionnés seulement pour leur niveau de déficit, mais aussi pour celui de la dette ou s’ils mènent des politiques économiques considérées comme dangereuses.

 

3. Créer des euro-obligations
L’idée est de créer un instrument financier communautaire qui engagerait l’UE. Quand un Etat a besoin de financements il émet des obligations, des emprunts qu’il s’engage à rembourser trois mois, un an, cinq ans ou dix ans plus tard. Les investisseurs examinent le crédit que l’on peut accorder à tel ou tel Etat et fixe un taux d’intérêt. Plus la confiance est grande et moins le taux est élevé. Un euro-bond, une obligation communautaire, bénéficierait d’un taux faible, mais engagerait tous les Etats membres. L’Allemagne s’y oppose mais la Belgique, qui préside actuellement l’Union, assure que l’on est au début de la discussion.

 

4. Une Banque centrale européenne plus active
La BCE pourrait se montrer plus active en intervenant massivement sur le marché de la dette publique. Quand un Etat doit placer sa dette, il se trouve confronté à des investisseurs publics ou privés. Depuis le printemps, la BCE est intervenue pour acheter des obligations émises par les pays les moins solvables.

Par AL de Bx Samedi 18 décembre 2010

11:08 Écrit par HUMANITAS dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : euro, europe, eurocrates, allemagne, dette, partenariats, keynésianisme, crise(s) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

17/12/2010

Imaginons! Les allemands quittent l'Euro......!

Abandonner l’euro et revenir à la monnaie nationale : de plus en plus d’Allemands souhaitent cette option pour sortir de la crise. Une hypothèse risquée mais pas fantaisiste, si l’on en croit l’un des nombreux articles allemands sur le sujet. La majorité des Allemands est d’accord : nous aurions dû garder le deutsche mark !

 

http://bruxelles.blogs.liberation.fr/.a/6a00d83451b56c69e20134859645c1970c-320wihttp://www.marianne2.fr/photo/927465-1099238.jpg?v=1290510221

 

D’après une récente étude, 57% des Allemands auraient préféré ne pas passer à l’euro. Et plus d’un tiers souhaitent aujourd’hui revenir au mark. Les nostalgiques ne sont plus les seuls à penser cela. De plus en plus d’adeptes des calculs froids viennent grossir les rangs des eurosceptiques parmi lesquels ont retrouve des économistes, des managers et des chefs d’entreprise. Pour Volker Nitsch, professeur à l’université technique de Darmstadt qui a étudié l’effondrement d’unions monétaires dans l’histoire, "la probabilité de voir un pays sortir prochainement de la zone euro est de 20%". Jusqu’à présent, seuls des étrangers osent publiquement parler du mark. Le célèbre économiste américain, Barry Eichengreen, a récemment déclaré que l’Allemagne faisait partie des rares pays européens pour lesquels la réintroduction de leur ancienne monnaie ne s’accompagnerait pas d’une catastrophe financière.


Des obstacles techniques surmontables
Que signifierait le retour du mark ? La première chose est de savoir si l’Allemagne pourrait prendre une telle décision. La question fait sourire Volker Nitsch. "Aucun problème. Il y a déjà eu suffisamment de violations des traités". Il suffirait d’une autorisation du Parlement ou du chef du gouvernement. Les obstacles techniques n’ont eux non plus rien d’insurmontables. Pour créer une nouvelle monnaie, il faut une banque d’émission et des machines pour imprimer les nouveaux billets et fabriquer les nouvelles pièces. Mais là n’est pas le problème. La véritable question concerne les conséquences économiques d’une sortie de l’euro.


L’évolution des taux de change joue un rôle primordial. Il est probable que dans un premier temps, le mark augmenterait sa valeur, environ le double. Les produits allemands seraient nettement plus chers à acheter pour les pays étrangers. A long terme, nous exporterions moins à nos voisins européens. Et l’histoire montre que la fin d’une union monétaire se traduit toujours par une réduction des échanges commerciaux entre anciens partenaires.

 

Mais est-ce problématique?

Premièrement, les exportations allemandes ne devraient pas diminuer trop longtemps. Lorsque notre monnaie est forte, les matières premières sont plus abordables.

Résultat, les produits allemands peuvent être fabriqués à moindre coût et vendus meilleur marché.
Deuxièmement, les exportations ne sont pas le seul objectif de notre économie. Le retour du mark aurait un effet positif sur la consommation, ce qui devrait également soutenir l’économie.


La fin de l'euro ou le début de la pire crise financière de l'histoire
D’autres aspects de cette décision pourraient néanmoins se révéler très coûteux. Les Allemands ont – souvent sans le savoir – une part important de leur patrimoine placée à l’étranger. Les assurances, les banques et les fonds d’investissements ont largement investi dans la zone euro. Reconvertis en mark, ces placements allemands à l’étranger perdraient 158 milliards d’euros de valeur, soit 7% du PIB. Voilà qui ne devrait pas ravir les épargnants allemands. Mais que nous coûtera l’euro si nous le conservons ? Et si de plus grands pays que la Grèce ou l’Irlande venaient à nous appeler à l’aide ? L’Allemagne pourrait se retrouver à devoir garantir des sommes de plus en plus inimaginables. Pas besoin d’être un grand mathématicien pour comprendre qu’à terme le jeu n’en vaut pas la chandelle. Mais il y a un mais : que se passera-t-il à court terme si l’Allemagne quittait la zone euro ? Tous les scénarios sont unanimes : cela ne se passera pas en douceur. Il est à peu près certain que la réintroduction du mark et la dévaluation de l’euro privé de l’Allemagne marquerait le début d’un vaste mouvement des fonds à l’étranger. Les Grecs, les Espagnols et les Irlandais chercheraient immédiatement à déposer leur argent en Allemagne. Pour éviter cela, il faudrait recourir à des moyens radicaux : fermer les banques, limiter les transferts de capitaux, peut-être même fermer les frontières. Pour Barry Eichengree, la fin de l’euro sonnerait le début de "la pire crise financière de l’histoire".


Les union monétaires, une question toujours politique
Il n’est pas dit que la situation dérape à ce point. Toutefois, la peur d’un tel chaos social reste plus importante que la crainte de voir l’euro nous coûter toujours plus cher. Pour l’historien Michael Bordo, il y aurait toutefois une circonstance où l’Allemagne serait prête à accepter ce risque : "Si l’un des pays fondateurs de l’euro, l’Italie par exemple, se trouvait en situation d’urgence, cela pourrait inciter l’Allemagne à rompre les traités européens". A cela s’ajoute l’aspect politique de la question. Les – rares – travaux des économistes en matière d’union monétaire leur ont au moins appris une chose, explique Bordo : "Les unions
monétaires sont constituées pour des raisons politiques, elles sont approfondies pour des raisons politiques et elles finissent toujours par s’écrouler pour des raisons politiques".

 

La tentation du mark
Source, journal ou site Internet : Frankfurter Allgemeine (Sonntagzeitung)
Date : 14 décembre 2010
Auteur : Lisa Nienhaus

10:30 Écrit par HUMANITAS dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe, eurocrates, euro, allemagne, monnaie, mark, crise(s) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

15/12/2010

Le projet "Désertec" s'enrichit d'une nouvelle adhésion, l'Algerie.

En visite officielle en Allemagne, le président Abdelaziz Bouteflika a mis fin aux tergiversations quant à
l’adhésion de l’Algérie au mégaprojet Desertec visant à capter l’énergie solaire et éolienne en Afrique du
Nord et au Moyen-Orient, pour la distribuer dans de nombreux pays d’Europe sous forme d’électricité.

 

http://static.lexpansion.com/medias/9/parabole-solaire_510.jpghttp://www.lesafriques.com/images/stories/web/actu/desertec.jpg

 

Le gouvernement algérien n’avait à l’évidence maintenir aucune raison de rester à l’écart de ce gigantesque
projet derrière lequel se cachent de puissants industriels et banquiers allemands (nombreuses firmes de la
Bavière, Deutsche Bank), espagnol (Abengoa Solar) et algériens (Sonatrach, Cévital) qui n’ont pas
l’habitude d’échouer lorsqu’ils décident de livrer de tels challenges. C’est pourquoi d’aucuns parmi les
observateurs de la scène économique mondiale ont vite perçu le projet Desertec comme un pari ayant de très
bonnes chances d’être gagné, quand bien même le parcours serait encore long et difficile. Cinq ou six années
seraient, estime-t-on, nécessaires pour régler les nombreux prérequis juridico-politiques qui entravent
aujourd’hui la mise en oeuvre de ce gigantesque chantier qui empiètera, faut-il le rappeler, sur de nombreux
territoires, mobilisera d’énormes capitaux internationaux (400 milliards d’euros) et devra en conséquence
s’adapter aux diverses législations et réglementations locales. Tout est à faire, à titre d’exemple avec
l’Algérie, où il est prévu de réaliser en partenariat avec des firmes étrangères des panneaux et des centrales
thermosolaires couvrant des milliers de kilomètres carrés ainsi que des câbles sous-marins de transport
d’électricité. La législation en vigueur est pour l’instant incomplète et, parfois même contradictoire (cas de la
loi de finances complémentaire pour l’année 2009 qui fait obligation au partenaire algérien de détenir plus de
50% du capital du projet), d’où la nécessité de convaincre les autorités algériennes aujourd’hui récalcitrantes,
à effectuer les ajustements juridiques susceptibles de rendre possibles l’ancrage d’une partie non négligeable
du projet Desertec en Algérie. La visite du président Abdelaziz Bouteflika en Allemagne a, sans doute,
permis de lever bon nombre de ces obstacles et, mieux encore, de jeter les bases d’un environnement des
affaires beaucoup plus favorable au partenariat industriel algéro-allemand. Les promoteurs du projet
Desertec devront également convaincre le gouvernement français de les autoriser à installer les câbles de
transport d’électricité dirigés vers l’Allemagne en passant par le territoire français. Il faudrait pour ce faire
une nouvelle législation dont la procédure requiert beaucoup de temps. Autant de questions, et elles ne sont
certainement pas les seules, à résoudre dans le courant des cinq prochaines années pour donner un contenu
concret à ce projet, pour lequel il est vrai, toutes les parties prenantes ont beaucoup à gagner. A commencer
par l’Europe qui pourra tirer de cette réalisation pharaonique, pas moins de 15% de l’énergie qu’elle
consomme à l’horizon 2025, nonobstant les effets stimulants des budgets colossaux (environ 100 milliards
d’euros par an durant 40 ans) qui y seront investis. Même si elle a fait la fine bouche, sans doute pour
pouvoir négocier en position de force avec l’Allemagne, l’Algérie a, quant à elle, de bons motifs de bien
accueillir ce projet, qui arrive à point nommé pour renflouer sa production d’énergie qui risque de décliner
fortement à l’horizon 2025 s’il n’y a pas, comme le redoutent les experts de nouvelles et importantes
découvertes de gaz et de pétrole. Il est vrai, que si de nouvelles sources d’hydrocarbures ne sont pas mises en
service d’ici là, il est tout à fait improbable que nos réserves actuelles suffisent à honorer, à la fois, nos
engagements commerciaux internationaux et la demande locale en très forte évolution. L’apport énergétique
du projet Desertec pourrait ainsi contribuer à rétablir l’équilibre entre l’offre et la demande d’énergie qui a
de bonnes chances de se rompre à cette échéance. Autre avantage, et non des moindres, le projet Desertec
pousserait l’Algérie à entrer de plain-pied dans l’ère des énergies renouvelables.

 

http://lh5.ggpht.com/_onVdt24pCwM/TP_NlHhN9xI/AAAAAAABfv4/6vBFNB0wtm0/s160-c/desertec.jpg

 

Un pas gigantesque qu’elle n’aurait, sans doute, jamais eu l’audace de faire seule, confortée qu’elle a
toujours été d’être assise sur une intarissable rente d’hydrocarbures. Sur un autre registre, Desertec offrirait,
dès sa mise en chantier, l’avantage inestimable de booster nos exportations hors hydrocarbures, notamment,
à la faveur d’un développement sans précédent de l’industrie des composants de panneaux solaires portée par
la filière verre plat (float glass) du groupe algérien Cévital qui se prépare, d’ores et déjà, à ce challenge.

 

L’Algérie adhère enfin au projet Desertec
Source, journal ou site Internet : El Watan
Date : 14 décembre 2010

 

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11:13 Écrit par HUMANITAS dans Environnement | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : désertec, algérie, pholtaique, soleil, électricité, maghreb, allemagne, merkel, bouteflika | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

12/12/2010

Europe - Merkel - Allemagne; N'aurait-elle pas raison?

La chancelière allemande Angela Merkel continue de rejeter les eurobonds pour sauver les Etats économiquement faibles membres de l'UE.

 

http://laregledujeu.org/files/2010/07/merkel_reuters.jpg

lire bio

 

Dans le débat sur le sauvetage de l'euro, elle ne répond pas aux exigences de ce défi historique, critique le journal de centre-gauche Berliner Zeitung : "Qui se soucie vraiment de la première génération des véritables européens qui ne connaissent le continent que sans frontières, avec une monnaie unique et une mobilité importante ? Ceux qui étudient à Milan, Varsovie ou Barcelone, qui acceptent de travailler à Londres Stockholm ou Paris, qui voyagent à prix avantageux à travers l'Europe avec Easyjet et qui considèrent tout cela comme une évidence. Les enthousiasmer pour le projet Europe et leur faire comprendre que l'on ne peut pas se contenter de jouir de ses acquis mais qu'il faut également les défendre, serait une tâche gratifiante et facile finalement. … Qu'a fait la chancelière pour nommer de fortes personnalités à la tête des hautes administrations européennes ? Rien. …. Elle considère l'Europe uniquement comme un mal nécessaire. Elle ne fait plus rien pour continuer de faire évoluer l'Union."
http://www.berlinonline.de/berliner-zeitung/archiv/.bin/dump.fcgi/2010/1210/meinung/0009/index.html

 

L'Europe pour Merkel n'est qu'un mal nécessaire
Source, journal ou site Internet : Berliner Zeitung
Date : 10 décembre 2010

20:39 Écrit par HUMANITAS dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : euro, europe, eurocrates, merkel, ue, keynésianisme, allemagne | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

04/12/2010

Ah si l'Euro m'était conté! enfin compté. A quand...?

La monnaie unique peut-elle disparaître? Et si c'était le cas, que se passerait-il? Sean O'Grady, rédacteur en
chef des pages économiques du Independent, imagine le jour fatal où les Etats membres quittent le navire
euro. Berlin, 29 septembre 2013. Angela Merkel remporte haut la main les élections fédérales. “La femme
qui a sauvé l’Allemagne” triomphe devant ses partisans rassemblés à la porte Brandebourg. Après quelques
mots de remerciement pour sa victoire sans précédent, la chancelière retire de la poche de sa veste un billet
de 100 Nouveau mark et l’agite devant la foule en délire. Le cauchemar de l’euro est bel et bien terminé. Il
avait en réalité pris fin deux années auparavant. Les événements du 26 septembre 2011, “le jour où l’euro
est mort” n’avaient pas pu commencer de manière moins spectaculaire. Car le coup de grâce n’avait pas été
porté à la crédibilité de la monnaie lors d’un autre jour agité ou de quelque important sommet, mais par des
juges siégeant au Tribunal constitutionnel fédéral, à Karlsruhe. Ce jour-là, dans une salle de conférence mal
aérée, décorée d’un simple drapeau allemand, trois magistrats d’un certain âge ont décrété qu’il était
“inconstitutionnel” de la part du gouvernement allemand de continuer à financer le reste de l’Europe : “La
monétisation des instruments de la dette extraterritoriale enfreint la Loi fondamentale de la République
fédérale”. Par ces mots, ils ont sonné le glas de l’euro.

 

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Les plus grosses chutes des Bourses depuis les années 30
La cour constitutionnelle a prononcé son verdict à 11h11. A midi, toutes les banques ou presque de la zone
euro fermèrent leurs portes. Les distributeurs automatiques de billet furent bientôt à sec, les déposants pris
de panique tentant de récupérer les économies de toute une vie. A l’image d’un nouveau propriétaire
incapable d‘honorer les échéances de son crédit immobilier, les conseils d’administration des banques
remirent purement et simplement les clés de leurs institutions au Trésor national de leurs pays respectifs.
Encore une fois, c’était le problème de l’Etat. Sauf que les caisses de l’Etat étaient vides, elles aussi. Un peu
partout sur le continent, les rouages de la formidable machine monétaire internationale se grippèrent. Les
problèmes se multiplièrent pour toutes les opérations — mécanisme de paiements pour la compensation des
transactions par carte de crédit et de débit, prélèvements automatiques, virements automatiques et chèques –
à mesure que les banques refusaient d’honorer les paiements de leurs clients. Les Bourses de Paris, de
Francfort et de Londres, puis du reste du monde, enregistrèrent leurs plus grosses baisses depuis les années
1930. Une nouvelle crise économique profonde semblait inévitable. Les ventes massives d’euros des
semaines précédentes tournèrent à la débandade. La vérité éclata enfin au grand jour, même aux yeux de
ceux qui ne connaissaient rien à la finance, à savoir que l’euro ne valait rien, parce que sa valeur était
maintenant indéterminée.


On allait sauver quelque chose, lors de la reconversion de l’euro dans les monnaies nationales nouvellement
rétablies. Mais pour de nombreux épargnants dans l’Union européenne, ainsi que pour les détenteurs
d’obligations de banque ou d’Etat irlandaises, grecques, espagnoles et italiennes, il était impossible de
préciser à quelle hauteur. Sauf qu’il leur en resterait moins.


La note de la Grèce inférieure à celle du Malawi
La première fenêtre à céder se trouvait à Madrid, quelques minutes après le saccage du ministère espagnol
des Finances. Dans un premier temps, les policiers anti-émeutes et les militaires hésitaient sur l’action à
engager, mais quand ils virent les manifestants fourrer des fleurs dans le canon de leurs fusils, ils se
rangèrent aux côtés de la foule. Leurs familles avaient, elles aussi, pâti des mesures d’austérité inefficaces
des dernières années. L’Etat espagnol paraissait ébranlé. Le gouvernement de José Luis Zapatero s’engagea à
faire “tout ce qu’il faudrait” pour préserver l’unité de l’Espagne, malgré les troubles qui avaient éclaté dans
l’ensemble de la Catalogne. Le ministre irlandais des Affaires étrangères, Gerry Adams, en mission “de
solidarité” à Barcelone, était visiblement mal à l’aise lors de la séance photo organisée dans une banque
vandalisée, lorsque l’explosion d’une bombe se fit entendre à l’extérieur. Les Catalans proclamèrent
unilatéralement leur indépendance. En fin d’après-midi, les Premiers ministres d’Estonie et du Portugal
annoncèrent leur démission. La note de solvabilité de la Grèce plongea en dessous de celle du Malawi.
Pourtant, les responsables politiques européens n’étaient pas totalement pris au dépourvu. Depuis la première
crise de la dette souveraine grecque en mai 2010, ils avaient commencé à “penser l’impensable”. Après les
renflouements successifs de l’Irlande en novembre 2011, du Portugal le mois suivant et de l’Espagne en
janvier 2012, le fonds d’aide de l’UE était à court d’argent quand Silvio Berlusconi lança un nouvel appel au
secours. Mais la Belgique fut le premier pays à essuyer un refus, au motif qu’elle n’avait pas de
gouvernement stable, et qu’elle risquait même de cesser d’exister bientôt. A l’instar des Catalans, les
séparatistes flamands saisirent leur chance.


Dans un premier temps, le nouvel euro remplace l'ancien
Maintenant, les dirigeants européens ont mis en place leur “Plan B”, sous la pression de la chancelière
Merkel, parce que “l’Allemagne était à bout de patience”. Dans un premier temps, le Nouvel euro a remplacé
l’ancien, dont il ne représentait plus que 80 % de la valeur. Toutes les dettes et épargnes seraient ajustées en
conséquence, valant désormais beaucoup moins. Mais les populations des économies les plus faibles n’ont
pas fini de souffrir. Car le nouvel euro ne servait qu’à faire la transition vers le rétablissement des anciennes
monnaies nationales. De fait, ce n’était rien d’autre qu’une “unité de compte”, un panier de monnaies
nationales qui reviendraient prochainement de plein droit, mais qui étaient pour l’instant intégrées dans la
nouvelle devise à une valeur fixe — mais dans de nombreux cas, à un taux inférieur qui serait sous peu revu
à la baisse. Lors de l’introduction de ces nouvelles nationales le 1er janvier 2012, le nouvel euro
s’échangeait librement contre le nouveau drachme, le nouvel escudo, le nouveau franc belge, la nouvelle
peseta, et ainsi de suite. L’ennui était que les citoyens des pays en cause se sont aperçus que les liasses de
billets qu’ils achetaient valaient encore moins que les euros, nouveaux comme anciens. Certains avaient
perdu au moins 50 % de leur pouvoir d’achat. En 2013, la Slovénie, la Slovaquie, Malte et la partie de
Chypre non occupée par la Turquie, étaient les seuls territoires où circulait encore le Nouvel euro, devenu
une curiosité financière plutôt qu’une monnaie de réserve internationale. Cependant, en Allemagne, en
Finlande, en Autriche, aux Pays-Bas et dans quelques autres pays, l’appauvrissement a cessé. Soudain, les
ménages y ont constaté une amélioration de leur sort quand ils dépensaient leurs nouveaux marks, marks
finlandais, schillings et florins.


"Les pédophiles imbéciles" ne pourront plus "taper sur Sarko"
Le “franc fort 2” de la France tentait de résister face au nouveau mark, avec des résultats mitigés. Lors de
“[ma] dernière conférence de presse” en mai 2012, un président Sarkozy à bout de forces a qualifié les
journalistes et les spéculateurs qui attaquaient la devise française de “pédophiles imbéciles”. “Messieurs,
vous ne pourrez plus taper sur Sarko”. Il avait été battu par Dominique Strauss-Kahn, l’ancien patron du FMI
rentré au pays pour briguer la présidence. DSK avait fait campagne en prenant pour slogan : “Je n’ai jamais
cru à l’euro”. Au Royaume-Uni, on assistait dans un splendide isolement à l’agonie de l’euro. Les
Britanniques enfin reconnaissants, remerciaient quelque peu les politiques qui avaient su préserver la livre
sterling. Une frêle Margaret Thatcher fut amenée dans sa chaise roulante au seuil de sa maison de Belgravia
[à Londres] pour qu’elle accepte les hommages d’une petite foule d’eurosceptiques. Peu après le lancement
de l’euro en 1999, un cambiste londonien l’avait surnommé “monnaie papier toilette”. Un peu plus d’une
décennie après, on a déjà tiré la chasse d’eau. La nouvelle a à peine fait la une des journaux de Delhi et de
Beijing.


Tendance
La conspiration du mark en pleine surchauffe
Les prophètes de la chute le savent déjà : le deutschemark est sur le point de revenir. "Ce n’est qu’une
question de quelques semaines“,rapportait récemment la Frankfurter Allgemeine Sonntagszeitung qui a suivi
les activités de Walter K. Eichelburg. Dans ses séminaires et sur son forum Hartgeld.com, ce Viennois,
expert financier autoproclammé, "trouve un public attentif dans la communauté Internet en surchauffe
chronique depuis le premier sauvetage d'un Etat en Europe“. Eichelburg assure que des hauts responsables
politiques et financier lui ont confié que "depuis fin 2009, le chef de la Bundesbank [Axel Weber] a distribué
à son cercle de fidèles des marks en billets fraichement imprimés.“ Quant à Angela Merkel, en mai 2010 et
sous pression du président français, elle aurait été obligée de faire marche arrière et aurait donné l'ordre de
récupérer tous les billets déjà distribués pour les stocker en lieu sûr. Eichelburg conseille à ses clients
d'investir dans l'or et organise des stages de survie où ses disciples apprennent à fabriquer de la viande fumée
et à se débrouiller sans électricité. Le tout payé – toujours – en euro.

 

Le jour où l'euro est mort
Source, journal ou site Internet : The Independent
Date : 3 décembre 2010
Auteur : Sean O’Grady

 

 

 

Alors que se succèdent renflouements et budgets d’austérité et que rien ne semble devoir tempérer
l’agressivité des marchés, nombreux sont ceux qui prédisent que les jours de la monnaie unique sont
comptés. Mais un effondrement de l’euro aurait des conséquences sans précédent en termes techniques,
économiques et politiques, prévient The Economist. Les marchés obligataires ont dédaigné le renflouement
de 85 milliards d’euros offerts à l’Irlande le 28 novembre dernier. Les taux d’intérêt ont augmenté non
seulement pour l’Irlande, mais aussi pour le Portugal, l’Espagne, l’Italie et même la Belgique. L’euro a repris
sa dégringolade. Pendant que les tentatives de sauvetage bâclées s’enchaînent, les dirigeants de l’Union
Européenne ont beau répéter qu’une dissolution de la monnaie unique est impensable et impossible, ils
peinent désormais à convaincre. Ce qui poussent beaucoup à se demander si l’euro peut en réchapper. Ses
adversaires l’affirment : les citoyens d’Europe ne peuvent plus vivre sous son joug. A la périphérie de
l’Union, certains espèrent se voir épargner les années d’austérité éprouvante qui pourraient être nécessaires
afin que salaires et prix deviennent compétitifs.


Quitter le navire pendant qu'il est encore temps ?
Plusieurs pays menés par l’Allemagne sont fatigués de devoir payer pour les autres et redoutent, en tant que
pays solvables, de souffrir si la Banque centrale européenne (BCE) choisit l’inflation pour apurer la dette des
pays à la traîne. Mais surtout ils craignent que la zone euro soit éternellement condamnée à vivre ce genre de
crise. Alors pourquoi ne pas quitter le navire tant qu’il est encore temps ? L’histoire de la finance est
jalonnée d’événements qui, après avoir longtemps paru impensables, ont pris du jour au lendemain un
caractère inévitable : la Grande-Bretagne a quitté l’étalon-or en 1931, l’Argentine a désindexé le peso du
dollar en janvier 2002. Un effondrement de l’euro aurait toutefois des coûts techniques, économiques et
politiques sans précédent. Un tel scénario pourrait se dérouler de deux manières. Première possibilité : un ou
plusieurs membres faibles (Grèce, Irlande, Portugal, peut-être l’Espagne) pourraient quitter la zone euro,
vraisemblablement pour dévaluer leurs propres nouvelles monnaies.


Deuxième éventualité : une Allemagne excédée, peut-être rejointe par les Pays-Bas et l’Autriche, pourrait
décider d’abandonner l’euro et de rétablir le deutschemark, qui alors s’apprécierait. Dans un cas comme dans
l’autre, les coûts seraient considérables. Pour commencer, il faut prendre en compte les difficultés techniques
liées à la réintroduction d’une monnaie nationale, à la reprogrammation des ordinateurs et des distributeurs
automatiques, à la fabrication des pièces et des billets (il a fallu trois années de préparation pour l’euro). Dès
qu’on apprendrait qu’un pays en difficulté est sur le point de quitter la zone euro, il se produirait une ruée
vers les dépôts, si bien que les banques, déjà à la peine, s’en trouveraient encore plus affaiblies. Il en
résulterait un contrôle des capitaux et peut-être un plafonnement des retraits bancaires, ce qui aurait pour
effet d’étrangler le commerce. Les pays ayant quitté la zone euro ne bénéficieraient plus des sociétés de
finance étrangère, peut-être pendant plusieurs années, ce qui asphyxierait encore davantage leurs économies.
Les exportateurs allemands, grands bénéficiaires de l'euro stable


Le calcul serait peut-être un peu plus judicieux si c’était l’Allemagne qui quittait l’euro. Mais une fois
encore, on verrait des paniques bancaires en Europe : les déposants fuiraient les pays affaiblis, entraînant un
rétablissement du contrôle des capitaux. Même si les banques allemandes gagnaient des dépôts, leurs
importants actifs libellés en euros perdraient de leur valeur. Car enfin, ne l’oublions pas, l’Allemagne est le
plus grand créancier de la zone euro. Enfin, les exportateurs allemands, après avoir été les grands
bénéficiaires d’une monnaie unique plus stable, pousseraient les hauts cris en se retrouvant une fois de plus
avec un deutschemark en forte hausse. S’il peut paraître douteux, sur le plan économique, de démanteler
l’euro, en termes politiques, cela pourrait déclencher une réaction en chaîne qui menacerait le tissu même du
marché unique, voire de l’UE. L’Union et l’euro ont été les points d’ancrage de l’Allemagne de l’aprèsguerre.
Si elle abandonnait la devise, à un coût énorme, et laissait le reste de la zone euro se débrouiller, cela
remettrait sérieusement en question son engagement vis-à-vis de l’UE. Si c’était un pays plus faible qui
quittait l’euro, il deviendrait un paria qui exporterait ses maux chez ses voisins. Une fois le contrôle des
mouvements de capitaux en place, les marchés financiers européens se retrouveraient en lambeaux et il serait
difficile de protéger le commerce transfrontalier européen. L’effondrement du marché unique, qui a tant fait
pour souder le continent, deviendrait alors une menace pour l’UE. Les Etats qui en sont membres peuvent
certes regretter d’avoir rejoint l’euro, mais il serait absurde de s’en détacher. Toutefois, ce n’est pas parce
qu’il devrait survivre qu’il y parviendra effectivement. Et à moins que les dirigeants européens n’aillent plus
loin et plus vite, il ne s’en tirera peut-être pas.


Un démantèlement serait trop coûteux
Les dirigeants européens ont réagi mollement aux pressions des marchés. La Grèce et ensuite l’Irlande ont
dû leur forcer la main pour obtenir un plan de sauvetage. Et c’est seulement tardivement qu’ils ont reconnu
que certains pays n’avaient pas simplement besoin d’un dépannage, mais seraient sans doute incapables de
rembourser leurs dettes. Et ce retard va maintenant se répercuter sur les porteurs d’obligations d’Etat. Si
l’euro doit survivre, les pays solvables devront apporter une aide plus importante aux pays en difficulté.
Cette aide pourra se faire directement ou par l’intermédiaire de la BCE qui pourrait fournir des liquidités aux
banques ou acheter des obligations d’Etat avant qu’elles ne chutent trop bas. La BCE a indiqué son intention
de poursuivre son rachat d’obligations publiques. L’Allemagne désapprouve fortement l’idée d’aider les
pays endettés – d’où ses tergiversations et sa détermination à pénaliser les porteurs d’obligations d’Etat. Si sa
réticence à financer les mauvais élèves est compréhensible ; l’alternative est bien pire. Le démantèlement de
la zone euro n’est pas impensable, seulement très coûteux. Mais parce qu’ils refusent d’envisager cette
éventualité, les dirigeants européens ne prennent pas les décisions qui s’imposent pour éviter le pire.

 

Ne tuez pas l’euro !
Source, journal ou site Internet : The Economist
Date : 3 décembre 2010
Auteur : Presseurop

23:30 Écrit par HUMANITAS dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe, euro, allemagne, bourse, crise(s), monnaie, presse | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

 
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