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19/08/2010

UNE FUTURE CAUSE DE PAUPERISATION

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DEPENDANCE

 

Tout le monde sait que le risque de la dépendance existe de plus en plus et ceci pour des raisons bien connues. Nous ignorons, cependant, si nous serons nous-mêmes touchés et comment : seul Dieu le sait. Le nombre des personnes âgées de plus de 60 ans va doubler d'ici 2050. Il y a 1,3 millions de personnes de plus de 85 ans aujourd'hui et elles seront 2 millions dans cinq ans.

 

La peur diffuse de la catastrophe conduit récemment le pouvoir à annoncer pour la conjurer le projet de création d'un cinquième pilier de la sécurité sociale. Au risque d'étonner et même de choquer, nous indiquons que ce serait la faute à ne pas commettre et nous allons montrer pourquoi.

 

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Rappelons que la sécurité sociale, la « sécu » selon le terme consacré, comprend quatre piliers : famille, accidents du travail, maladie, retraite. C'est au lendemain de la deuxième mondiale qu'un gouvernement pratiquement communiste à créer ce véritable monstre qu'est devenu la sécu ; c'était le 22 mai 1946, jour bien triste en vérité. La sécu est un monstre par ses dimensions titannesques qui après des extensions successives finit par absorber une large part de l'activité nationale ; le monstre, quels que soient les changements de statut depuis sa création, reste étroitement soumis à la dictature de syndicats dont la légitimité est plus que douteuse. Les résultats sont pitoyables. Depuis sa création il traine un déséquilibre financier que l'on appelle maintenant couramment le « trou de la sécu » et qui, à lui seul, explique une grande partie de la paupérisation du peuple français.

 

LE DESASTRE DE L'ASSURANCE-MALADIE

 

Prenons en exemple le problème de l'assurance-maladie, celui de la retraite ayant été souvent évoqué dans ces flashs.

 

La prétendue assurance maladie publique n’est pas une véritable assurance laquelle supposerait une liberté de choix et non un simple prélèvement étatique décoré abusivement du terme d'assurance. Jusqu'en 1940, la liberté régnait dans le domaine de la médecine, de la pharmacie et des assurances. Tout le monde était soigné dans le cadre de contrats privés. Des assurances maladie étaient apparues avec un début de réglementation en 1930, sous le nom d’assurances sociales, ces réglementations ne concernant que les salariés de l'industrie et du commerce.

 

En 1946, la création de la sécu fut un coup de tonnerre. Il n'y avait pas et il n'y a encore aucune gestion, l'argent étant recueilli dans une sorte de grand réservoir et dépensé au jour le jour au fil des années, selon la volonté changeante des politiques, des syndicats et autres gérants de fait. C'est en 1960 que sont apparus les « URSSAF » dont le sigle est lui-même significatif et qui, aujourd'hui encore, n’ont pas de statut légal ayant été créées à l'époque à l'image du parti communiste. Progressivement le monopole a été étendu bien au-delà des salariés pour toucher l’ensemble de la population. La Cour des Comptes, théoriquement chargée de surveiller, a écrit publiquement qu'elle ne pouvait rien contrôler car il n'y avait pas de gestion.

 

La dérive financière fut permanente ; voici des chiffres : en 2002 le déficit était de 3,50 milliards d'euros et en 2009 de 22 milliards d'euros ; les prévisions de 2 010 sont de 30 milliards d'euros. Il fallut finalement taxer : cela a conduit en 1990 à l'introduction de la C.S.G. qui, étant évidemment insuffisante, a été complétée ensuite par la C.R.D.S. Ces impôts sont si commodes qu'il est question de les augmenter.

 

C'est sur plusieurs générations que l'erreur initiale a répandu l'effet de ruine dans tout le corps social. Le coût des assurances maladie sur le marché international sont connus ; des exemples montrent qu'une famille nombreuse peut s'assurer pour 25 % du coût que la sécu lui inflige et avec d'excellentes garanties.

 

Ce désastre n'est pas du tout du au hasard mais à la nature du système. Pour résumer énoncons quelques facteurs de ruine qu'il contient comme du poison : système obligatoire donc totalitaire, carriérisme politique, suppression de la responsabilité personnelle, soumission au bon plaisir des gérants de fait, inondation de réglementations avec l'effet destructeur habituel à toute règlementation, interdiction pratique de créer du capital pour préparer l'avenir, intervention illégitime de syndicats eux-mêmes illégitimes.

 

Voyons maintenant le problème de la dépendance.

 

UNE FUTURE CAUSE DE PAUPERISATION

 

Il s'agit d'un risque de la vie, certes important, mais il y en d'autres. En droit naturel c'est à chacun d'entre nous d'être responsables de notre propre action vis-à-vis de ces risques.

 

Quand il y a risque il y a de multiples comportements personnels possibles avec évidemment d'innombrables positions intermédiaires. Le premier comportement est de ne pas s'en occuper pensant que l'on se débrouillera pour avoir de l'argent le moment venu ou de trouver des solutions familiales ; si nous n'apportions pas, sous la contrainte, notre tribut au monstre, l'économie correspondante permettrait de créer du capital pour faire face au risque, ce capital irriguant en outre l'économie tout entière avec un effet global de richesse indiscutable. Le deuxième comportement est de s'assurer au maximum ; là aussi la création de capital interviendrait par le truchement des assurances. Les assureurs sont habitués à la gestion des risques y compris les plus considérables comme le risque automobile ou la responsabilité civile. Une assurance privée est un contrat que chacun ajuste suivant ses nécessités et suivant ses prévisions pour l'avenir, une fois le risque défini et en accord avec la compagnie. Les primes correspondent au profil du contrat. Chacun gère son précieux capital santé dans l'optique dépendance selon ses possibilités et ses désirs.

 

Le pouvoir, donc, projette abusivement aujourd'hui de recommencer l’erreur ancienne en étendant à nouveau les tentacules du monstre. Cela revient à jeter les bases d'une nouvelle et future paupérisation de la France. Bien entendu les prétendus partenaires sociaux, qui sont surtout partenaires dans la rapine publique, sont invités à discuter du problème et s'y engagent avec délectation. Le plus surprenant est que le patronat suit au lieu d’en profiter pour prendre une position complètement négative et ne discute guère le projet en cherchant seulement des aménagements : en fait les représentants du Medef espèrent selon l'usage établi s'asseoir comme tant d'autres à la table du banquet républicain.

 

En effet, une des explications de la nouvelle calamité en cours d'édification, peut-être la principale, est que la future bureaucratie en gestation sera pour tous les acteurs une source immense de butin étatique à se partager dans l'allégresse en se donnant les apparences élégantess d'une fausse générosité.

 

Michel de Poncins

09:58 Écrit par HUMANITAS dans Socièté | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pauvreté, sécurité sociale, dépendance, michel de poncins | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

25/06/2010

Projet de loi - Retraites 1/2 (Exposé des motifs)

PROJET DE LOI
portant réforme des retraites

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EXPOSE DES MOTIFS

 

http://www.lefigaro.fr/assets/images/MACRO-201015-duree-retraite.jpg

 

 

Le présent projet de loi vise à rééquilibrer et pérenniser le modèle français de retraites
par répartition fondé sur la solidarité. Cette solidarité est au coeur de notre pacte républicain et elle s’exprime aussi bien entre actifs et retraités qu’entre personnes d’une même génération, pour tenir compte des aléas de la vie.


Seules des mesures ambitieuses, adaptées à l’évolution de notre société et à
l’allongement de l’espérance de vie des Français, sont susceptibles de financer durablement
les retraites des générations actuelles et futures. La sauvegarde du système par répartition
implique de trouver les moyens d’équilibrer les régimes dès que possible : le maintien durable d’un déficit est contradictoire avec la notion même de régime de retraites par répartition.


Face à l’allongement de l’espérance de vie et le départ à la retraite des générations
nombreuses d’après guerre, notre système de retraite est aujourd’hui menacé. Alors qu’on
compte aujourd’hui 1,7 cotisant pour un retraité, ce ratio atteindra 1,5 dès 2020. Dès
aujourd’hui, nous ne sommes plus capables d’assurer le paiement des pensions des 15,5
millions de retraités sans recourir à l’emprunt.


Sous l’effet de la crise économique, la branche vieillesse de la sécurité sociale a été
confrontée plus rapidement que prévu aux déficits évalués par le Conseil d’orientation des
retraites en 2007. Le besoin de financement annuel de l’ensemble des régimes de retraites
atteindra ainsi 42,3 milliards d’euros en 2018 selon le COR. Cette situation impose
aujourd’hui de prendre de nouvelles mesures pour atteindre l’équilibre et cesser de faire peser les charges de cet endettement sur les générations futures

.
Pour rééquilibrer les régimes de retraite, le Gouvernement a résolument exclu toute
baisse des pensions de retraite pour ne pas remettre en cause le rôle protecteur de la retraite.


La réponse à cette situation doit être en premier lieu d’ordre démographique.


L’espérance de vie a augmenté de 6,3 ans depuis 1982. Confrontés à la même situation, de
nombreux pays ont relevé l’âge de départ à la retraite. En Allemagne, au Danemark, en
Espagne ou encore aux Pays-Bas, il s’élève à 65 ans et il sera bientôt fixé à 67 ans au terme d’une augmentation progressive. Si nous refusons de diminuer le niveau de retraites, nous devons, à notre tour, emprunter la voie suivie par tous les grands pays européens et allonger la durée d’activité des Français.


Dans cette optique, le Gouvernement propose une réforme responsable et juste,
construite autour de quatre orientations :


- augmenter la durée d’activité de manière progressive et juste ;
- renforcer l’équité du système de retraites ;
- améliorer les mécanismes de solidarité ;
- renforcer la compréhension par les Français des règles de la retraite.


Première orientation : augmenter la durée d’activité de manière progressive et
juste en répartissant équitablement l’effort entre les assurés.


L’augmentation de la durée d’activité pour tous les assurés, quel que soit leur régime,
constitue le coeur de cette réforme. L’âge légal de départ à la retraite sera donc porté
progressivement à 62 ans en 2018, à raison de 4 mois par génération. La progressivité de la
réforme permettra de ne pas bouleverser les projets de vie des Français qui sont aujourd’hui
proches de l’âge de la retraite et l’augmentation de l’âge ne concernera que les personnes nées après le 1er juillet 1951. Cette réforme s’appliquera à tous les Français, qu’ils travaillent dans le secteur privé ou le secteur public. Toutes les bornes d’âge dans les fonctions publiques seront donc également relevées de deux ans : ainsi, pour les catégories actives dont l’âge de départ en retraite est aujourd’hui fixé à 50 ou 55 ans, il passera à 52 ou 57 ans. Dans les régimes spéciaux, le relèvement de l’âge de la retraite ne débutera qu’au 1er janvier 2017, pour tenir compte du calendrier de la réforme de 2008.


Cependant, dans un souci d’équité, le départ à la retraite restera possible dès 60 ans et
sans décote pour les assurés ayant débuté leur carrière très jeunes ou qui sont usés par leur travail.
Ainsi, le dispositif de retraite anticipée pour carrières longues qui a été institué par la
loi du 21 août 2003 portant réforme des retraites sera conservé et même élargi aux salariés qui ont commencé à travailler à 17 ans. Les salariés qui ont commencé leur vie professionnelle avant 18 ans pourront continuer à partir à 60 ans, et même dès 58 ans pour ceux qui ont commencé à travailler à 14 ou 15 ans.


En complément de ce dispositif, les assurés dont l’état de santé est dégradé à la suite
d’expositions à des facteurs de pénibilité se voient reconnaître un droit nouveau. Ils pourront
prendre leur retraite à 60 ans et bénéficier d’une retraite à taux plein à cet âge, quel que soit
leur nombre de trimestres. Ce dispositif de compensation de la pénibilité sera complété par un renforcement des mesures de prévention qui pourront être développées à partir d’un carnet individuel de santé au travail dans lequel seront enregistrées les expositions aux facteurs de pénibilité.


Enfin, l’effort en faveur de l’emploi des seniors sera poursuivi et amplifié. En
complément des nombreuses mesures déjà mises en oeuvre au cours des dernières années, une aide à l’embauche d’un an pour les chômeurs de plus de 55 ans sera créée. Le développement du tutorat sera par ailleurs encouragé pour favoriser la transmission des savoirs et valoriser la fin de carrière.


Deuxième orientation : renforcer l’équité du système de retraites.


Le projet de loi comporte des dispositions qui renforcent le rapprochement des règles
applicables aux fonctionnaires de celles applicables aux salariés du secteur privé. Au-delà du relèvement de l’âge qui s’appliquera dans des conditions identiques, le Gouvernement revient sur trois différences qui ne sont pas justifiées par des spécificités de la fonction publique :


- le taux de cotisation acquitté par les fonctionnaires pour leur retraite (7,85 %
aujourd’hui) sera aligné en dix ans sur celui qui s’applique aux salariés du secteur
privé (10,55 %) ;
- le dispositif de départ anticipé sans condition d’âge pour les parents de trois enfants
sera fermé à compter de 2012. Cette fermeture respectera les droits acquis : les
fonctionnaires parents d’au moins 3 enfants au 1er janvier 2012 pourront continuer de
bénéficier de ce dispositif sous réserve de remplir la condition de durée de service de
15 ans à cette date ;
- le minimum garanti applicable dans la fonction publique sera désormais soumis à la
même condition de durée d’activité que le minimum de pension applicable aux
salariés du secteur privé.


Par ailleurs, pour faire participer l’ensemble des assurés à l’effort de rééquilibrage des
régimes de retraite, le Gouvernement proposera dans les prochaines lois de finances et de
financement de la sécurité sociale des mesures de recettes à hauteur de 3,7 milliards d’euros en 2011. Ces mesures concerneront plus spécifiquement les hauts revenus (majoration de la tranche la plus élevée de l’impôt sur le revenu, renforcement de la taxation des stock options et des retraites chapeaux), les revenus du capital (augmentation des prélèvements proportionnels sur les revenus du patrimoine, suppression du crédit d’impôt sur les dividendes et imposition au premier euro des plus-values de cessions d’actions et d’obligations) et enfin les entreprises par des mesures sur les niches sociales dont elles bénéficient (annualisation du calcul des allègements généraux de charges notamment).


Troisième orientation : les dispositifs de solidarité qui font la force du système
français sont intégralement préservés et même renforcés pour certaines catégories
d’assurés.


Le Gouvernement propose différentes mesures :


- les jeunes en situation précaire pourront valider six trimestres au titre de leur
première période de chômage non indemnisé contre quatre aujourd’hui ;
- les femmes peuvent aujourd’hui être pénalisées par la maternité puisque les
indemnités journalières qu’elles perçoivent pendant le congé maternité ne sont pas prises en compte dans le salaire de l’année de leur accouchement, ce qui peut faire baisser leur pension.
Il sera mis un terme à cette situation et les indemnités journalières de maternité seront
désormais assimilées à des salaires, pour la retraite. Parallèlement, des mesures destinées à garantir que les entreprises s’investissent dans la réduction des écarts salariaux entre hommes et femmes seront mises en oeuvre.
- les agriculteurs, en raison des modalités de récupération sur succession du minimum
vieillesse, renoncent souvent à ce dispositif destiné à éviter la pauvreté des personnes âgées.


Désormais, les terres agricoles et les corps de ferme ne feront plus l’objet de ce recours sur

succession, répondant ainsi à une demande ancienne de la profession. Par ailleurs, la loi
prévoit l’affiliation obligatoire des conjoints collaborateurs et des aides familiaux au régime
complémentaire des agriculteurs, dans le souci, là encore, d’améliorer le niveau des retraites.


Quatrième orientation : renforcer la compréhension par les Français des règles
de la retraite.


Sous l’impulsion des précédentes réformes qui ont créé un droit à l’information sur les
retraites, des progrès réels et très significatifs ont été accomplis. Le droit à l’information des
assurés sur leur retraite sera encore renforcé par trois mesures :
- la création d’un point d’étape retraites à 45 ans pour permettre aux Français de faire, le
plus tôt possible, les meilleurs choix pour leur retraite ;
- la transmission, dès l’entrée dans la vie professionnelle, de documents d’information
générale sur la retraite et le système de retraites en France ;
- la mise en place d’un relevé de carrière en ligne dans tous les régimes de retraite.
L’ensemble de ces mesures doit permettre aux régimes de retraites de retrouver
l’équilibre en 2018. Les déficits accumulés d’ici là seront transférés à la Caisse
d’amortissement de la dette sociale (CADES) qui bénéficiera de la propriété des actifs et des ressources du Fonds de réserve des retraites (FRR) pour financer cette dette. Pour assurer le succès de la réforme, une nouvelle instance de pilotage, associant l’État, les représentants des assurés sociaux et ceux des employeurs sera mise en place. Elle aura pour mission de veiller à la pérennité financière des régimes de retraites par répartition, à l’équité du système et au maintien du niveau de vie des retraités à un niveau satisfaisant. Ce Comité sera également en charge de la préparation d’un rendez-vous sur les retraites en 2018, destiné à maintenir l’équilibre des régimes au-delà de 2020.


Le titre Ier concerne les objectifs et le pilotage des régimes de retraite


L’article 1er institue le Comité de pilotage des organismes de retraite, associant très
largement les partenaires sociaux, qui permettra de créer les conditions d’un pilotage régulier des régimes de retraite.


La réforme des retraites doit à la fois apporter une réponse durable aux difficultés
financières des régimes de retraite par répartition, en agissant sur leurs causes structurelles, et conforter le système français dans ce qu’il a de plus profond, sa solidarité.


Dans cette optique, le I prévoit que le comité a pour mission de s’assurer du respect
des principes essentiels qui fondent nos régimes de retraite : la soutenabilité financière qui,
dans un système par répartition est la garantie première des droits futurs des retraités, l’équité et la garantie d’offrir aux retraités le maintien d’un niveau de vie satisfaisant.


Le comité de pilotage s'appuiera sur le Conseil d'orientation des retraites qui joue un
rôle essentiel dans la réflexion et le débat sur les retraites et l'analyse des systèmes de retraite, en associant parlementaires, partenaires sociaux, administrations et experts. Les missions du COR définies à l'article L. 114-2 du code de la sécurité sociale sont maintenues inchangées, qu'il s'agisse des projections sur la situation financière des régimes, des avis préalables aux évolutions de la durée d'assurance (article 8 du présent projet de loi), ou de la réflexion sur les perspectives, le financement et la réforme du système de retraites


Le II énonce les objectifs que doit suivre le pilotage des régimes de retraite : ceux-ci
portent sur le rééquilibrage financier des régimes, l’augmentation du taux d’emploi des
seniors et la réduction des inégalités de pensions entre hommes et femmes.


Le III définit la composition et les modalités de fonctionnement du comité.


Le IV prévoit l’organisation en 2018 d’un rendez-vous destiné à maintenir l’équilibre
des régimes de retraite au-delà de 2020.


L’article 2 renforce le droit à l’information et simplifie les démarches pour les
assurés.


Pouvoir anticiper le montant de sa future pension est un élément déterminant de la
confiance dans le système de retraite et permet de faire des choix, pendant la carrière,
susceptibles d’avoir un effet positif pour la retraite. Des progrès très sensibles ont été
accomplis en matière d’information sur les droits à retraite par la loi de 2003 : en 2009, 4,2
millions d’assurés de 5 générations ont reçu un courrier d’information, dont 1,5 million
d’estimations indicatives globales et 2,7 millions de relevés de situation individuels. Le
dispositif de droit individuel des assurés à l’information sur la retraite mis en place en 2003
doit être renforcé pour renforcer la visibilité des assurés sur leurs droits.
L’information et le conseil sur les retraites sont d’autant plus nécessaires que notre
système est marqué, d’une part, par la multiplicité des régimes de retraites et, d’autre part, par la multiplicité des dispositifs de protection, souvent mal connus, contre les aléas de carrière et les situation de précarité : maternité, éducation des enfants mais aussi chômage, maladie, accidents du travail, maladie professionnelle, temps partiel,etc.


Le présent article a pour objet d'offrir aux assurés, dès leur première acquisition de
droits vieillesse, une information générale sur le système de retraite par répartition et
notamment sur les règles d’acquisition de droits à pension et l’incidence, sur ces derniers, des événements susceptibles d’affecter la carrière.


De plus, il crée un « point d’étape retraite » à 45 ans qui permettra aux assurés, à leur
demande, de recevoir outre un relevé de leurs droits à retraite, une information sur les
garanties dont ils bénéficient en termes de calcul de la pension, sur les avantages respectifs
des différents dispositifs d’incitation à la prolongation d’activité ainsi que sur les dispositifs
leur permettant d’améliorer le montant futur de leur retraite.


Enfin, les assurés pourront avoir accès en ligne à leur relevé de carrière, dans tous les
régimes de retraite.


Le Titre II comporte les dispositions destinées à assurer la pérennité des régimes de
retraite.


L’article 3 relève l’âge légal de départ à la retraite et l’âge du taux plein.
Le système de retraite par répartition est aujourd’hui menacé sous l’effet du
vieillissement démographique. La France comptera 18 millions de retraités en 2030, contre
15,5 millions aujourd’hui, et 23 millions en 2050. L’espérance de vie a augmenté de 15 ans
depuis 1950. Pour un retraité, on comptait 4 actifs en 1960 ; on en compte 1,7 aujourd’hui ; et seulement 1,5 en 2050.


De plus, comme l’a montré le 8e rapport du Conseil d’orientation des retraites, la crise
économique a accéléré l’augmentation des déficits : en 2007, le déficit prévu pour 2030 était
de 1,6 point de PIB ; c’est désormais la situation qui est celle de 2010. En l’absence de
réforme, cette situation va encore se dégrader fortement pour atteindre 42,3 milliards d’euros en 2018.
Il est nécessaire de répondre à un déséquilibre démographique par des solutions
démographiques en repoussant l’âge effectif de départ en retraite et, pour cela, de relever
progressivement l’âge d’ouverture des droits, jusqu’à 62 ans. Ce relèvement se fera par de
manière très progressive à raison de quatre mois par génération, l’âge de 62 ans n’étant atteint qu’en 2018. Il concerne tant le régime général que les régimes des artisans et commerçants, les régimes agricoles, les régimes des professions libérales et des avocats que les régimes des trois fonctions publiques (I).


L’âge d’attribution du taux plein lorsque la durée d’assurance nécessaire n’est pas
atteinte sera repoussé dans les mêmes conditions, de façon également très progressive, et
s’étalera jusqu’en 2023 (II).


L’article 4 vise à aligner le dispositif de retraite anticipée pour longue carrière
existant dans la fonction publique sur celui mis en place dans le régime général en 2003. Ce
dispositif, dont les modalités concrètes d’application seront fixées par décret, prévoira un
maintien du dispositif actuel, complété d’une possibilité supplémentaire de départ anticipé :
les assurés qui ont commencé à travailler à 17 ans pourront en effet partir en retraite à
compter de 60 ans.


L’article 5 fixe les modalités spécifiques de mise en oeuvre dans les régimes spéciaux
de retraite des fonctionnaires du relèvement de l’âge de la retraite pour les différents
dispositifs de départ anticipé, notamment pour les catégories actives. Il relève également les
limites d'âge applicables aux fonctionnaires, lesquelles constituent dans la fonction publique
l’âge d’annulation de la décote (âge du « taux plein »).


Le I fixe les conditions dans lesquelles est relevé l'âge d'ouverture du droit à pension
des fonctionnaires de la catégorie active qui bénéficient aujourd’hui d’un âge d’ouverture
inférieur à 60 ans. Celui-ci évolue au même rythme que l’âge de droit commun mais les
générations concernées diffèrent compte tenu du décalage de l’âge d’ouverture actuel par
rapport à l’âge de droit commun : les premières générations concernées sont celles qui
atteignent en 2011 l’âge d’ouverture anticipé actuellement applicable.


Le II relève les limites d'âge des fonctionnaires de la catégorie sédentaire dans les
mêmes conditions que l’âge du taux plein au régime général. Le III adapte ce calendrier pour les limites d’âges des fonctionnaires de la catégorie active selon la même logique que pour l’âge d’ouverture des droits.


Le IV majore la durée minimale de services effectifs exigée pour la liquidation des
pensions des agents de la catégorie active et des militaires de quatre mois par an à compter du 1er juillet 2011.


Le V prévoit le relèvement de l'âge d'ouverture du droit à pension au plus tard au 1er
janvier 2017 dans les autres régimes spéciaux de sécurité sociale, à l’exception du régime des marins, qui n'a pas été intégré à la réforme des régimes spéciaux de 2008.

L’article 6 neutralise le relèvement de l’âge d’ouverture et de la limite d’âge prévu
par la présente loi pour les fonctionnaires, notamment les infirmières, ayant opté pour les
nouveaux corps et cadres d’emplois de la catégorie sédentaire dans le cadre de la réforme dite « Licence Master Doctorat ». Pour celles et ceux qui se seront engagés dans ce dispositif statutaire spécifique, qui entraîne un allongement de leur durée d’activité, il est proposé de ne pas y ajouter celui prévu par l’article 4 de la présente loi. Il s’agit ainsi de ne pas remettre en cause l’équilibre de la réforme en cours des statuts infirmiers et, en particulier, d’éviter qu’un cumul d’allongements de carrière ne dissuade les personnels concernés de tout prolongement d’activité au-delà de leur âge actuel de départ en retraite.


L’article 7 assure la coordination de diverses dispositions avec celles relatives aux
âges d’ouverture et aux limites d’âge de la fonction publique, en conséquence des
modifications apportées par les articles 3 et 5 du projet de loi.


L’article 8 simplifie la procédure par laquelle est fixée la durée d’assurance applicable
à chaque génération et confirme le principe de garantie générationnelle.
Aujourd’hui la durée d’assurance pour le taux plein est déterminée à chaque rendezvous
quadriennal, selon la règle prévue au I, 1° : un assuré né en fin d’année et remplissant les
conditions pour un départ en retraite anticipée risque donc d’être pris de court et de n’avoir
cette information que peu de mois avant son départ en retraite. Le I, 1°, y remédie en
prévoyant que désormais, chaque génération connaîtra sa durée d’assurance pour le taux plein quatre ans avant d’atteindre l’âge de soixante ans. La procédure est en outre simplifiée.
La garantie générationnelle instituée par la loi de 2003, qui donne à un assuré la
certitude que s’il retarde son départ en retraite les règles ne changeront pas en sa défaveur, est confirmée (I, 2°).


Le titre III est relatif à la pénibilité.


L’article 9 introduit dans le code du travail deux articles nouveaux relatifs au suivi
des expositions des salariés aux facteurs de risques professionnels.
A cet effet, les dispositions du code du travail relatives aux services de santé au travail
sont complétées d’un nouvel article L. 4624-3 donnant une valeur législative au dossier
médical en santé au travail.
Quant au nouvel article L. 4121-3, il pose la base législative de la définition de
l’exposition aux facteurs de risques professionnels, en reprenant les critères retenus par les
partenaires sociaux dans le projet d’accord de 2008 : contraintes physiques marquées,
environnement agressif, certains rythmes de travail. Les facteurs de risques professionnels
correspondant à ces trois domaines et les conditions d’exposition requises pour chacun de ces facteurs seront fixés par décret.
Parallèlement, l’article L. 4121-3 impose une nouvelle obligation déclarative à
l’employeur qui devra, en lien avec le médecin du travail, consigner les risques auxquels le
salarié est exposé et la durée de cette exposition. Cette « traçabilité » des expositions servira notamment à vérifier l’exigibilité de la majoration de cotisation dont les employeurs seront redevables au titre de chaque salarié occupant, au-delà d’une durée déterminée, un poste de travail présentant des facteurs de risques professionnels.

L’article 10 institue une prise en compte par la retraite de la pénibilité au travail.
Relèveront de ces dispositions les personnes atteintes d’une incapacité permanente au moins égale à un taux fixé par voie réglementaire, sous réserve que cette incapacité résulte :


- soit d’une maladie professionnelle ;
- soit d’un accident du travail ayant entraîné des lésions de même nature.


Les personnes concernées bénéficieront à la fois de l’abaissement de l’âge d’ouverture
du droit et de l’obtention du taux plein quelle que soit la durée d’assurance effectivement
accomplie.


L’article 11 est relatif au financement du dispositif institué à l’article précédent. Les
dépenses supplémentaires engendrées par les départs en retraite à raison de la pénibilité sont mises à la charge de la branche accidents du travail – maladies professionnelles, sous forme de versement d’une contribution. L’impact de cette contribution est pris en compte dans les éléments de calcul des cotisations dues au titre des accidents du travail et des maladies professionnelles, ces éléments pouvant être modulés par secteur d’activité.


Le titre IV est relatif aux mesures de solidarité.


L’article 12 concerne le report au compte des assurées du montant de leurs indemnités
journalières maternité. Du fait de l’interruption de leur activité professionnelle, les femmes en congé maternité subissent un moindre report de rémunération sur leur compte retraite,
susceptible d’affecter le salaire annuel moyen entrant dans le calcul futur de leur pension.
Afin de neutraliser cet effet, le projet d’article reporte au compte des assurées le
montant des indemnités journalières.
Le coût de la mesure sera pris en charge par le Fonds de solidarité vieillesse.
La mesure entrera en vigueur à compter du 1er janvier 2012.


L’article 13 comporte des dispositions intéressant l’égalité professionnelle
L’amélioration de la situation des femmes au regard des droits à retraite nécessite une
réduction des inégalités constatées pendant l’activité tant en matière de carrière qu’en matière de salaire. Il ne peut y avoir de réduction des écarts sans établissement effectif d’un diagnostic de la situation comparée des femmes et des hommes.


Depuis 1983, les entreprises disposant d’un comité d’entreprise sont tenues de lui
transmettre, chaque année, des informations sur la situation comparée des femmes et des
hommes dans l’entreprise. Cette information se fait dans le cadre du rapport de situation
comparée (RSC) prévu à l’article L. 2323-57 pour les entreprises d’au moins 300 salariés et,
pour les entreprises de 50 à moins de 300 salariés, dans le cadre du rapport sur la situation
économique de l’entreprise (article L. 2323-47).


En dépit de ces obligations, les comités d’entreprise ne disposent pas de ces
informations dans de nombreuses entreprises. Il s’agit donc de prévoir un dispositif de
sanction de l’absence de diagnostic en matière d’égalité professionnelle et salariale entre les femmes et les hommes. Cependant, compte tenu des moyens plus limités dont elles disposent pour établir un diagnostic, il est proposé de n’appliquer la sanction qu’aux entreprises d’au moins 300 salariés soumises à l’obligation d’établir un RSC.

La sanction, qui prendrait la forme d’un prélèvement de 1% sur la masse salariale
brute, serait affectée financement des retraites. Il est ainsi proposé d’affecter les sommes
perçues au fonds de solidarité vieillesse prévu par l’article L. 135-1 du code de la sécurité
sociale (alternativement une affectation directe à la CNAVTS est également possible.)
Par ailleurs, la transparence de l’information sur la situation comparée des femmes et
des hommes au sein des entreprises de 300 salariés et plus constitue un levier important
d’amélioration de la situation des femmes en matière de carrière et de salaire.
Elle pourrait être assurée, au choix des entreprises, selon deux modalités alternatives :
- L’entreprise qui souhaite maîtriser sa communication sur ce sujet organise ellemême,
après consultation du comité d’entreprise, la publicité de ces données par exemple, en
les publiant annuellement sur son site internet, dans la presse ou sur un site spécialisé,
- A défaut de publicité organisée par l’entreprise, elle devra transmettre, à toute
personne qui en fera la demande (salariés, journalistes, associations etc.), les données
précisées par décret.


L’article 14 est relatif à la récupération sur succession de l’allocation de solidarité aux
personnes âgées ou « minimum vieillesse ».
Le législateur a prévu la récupération sur succession du minimum vieillesse dès lors
que l’actif net successoral dépasse un certain seuil (39 000 €).
La mise en oeuvre de cette récupération sur la succession des allocataires est la
contrepartie légitime de l’absence ou l’insuffisance de solidarité familiale du fait du
versement du minimum vieillesse, qui est une prestation de solidarité nationale non
contributive.
Pour l’appréciation de la valeur de l’actif net successoral, le capital d’exploitation
agricole est, à l’heure actuelle, retenu à hauteur de 30 %. Ce seuil apparaît trop élevé au
regard de la nécessité de favoriser la transmission de ce capital ; c’est pourquoi il convient de réexaminer les conditions dans lesquelles la valeur de l’exploitation agricole est prise en
compte dans l’actif net successoral.


L’article 15 concerne la retraite complémentaire des conjoints collaborateurs
agricoles et des aides familiaux agricoles.
Environ 50 000 conjoints collaborateurs participent à l’activité de l’exploitation
agricole. Des évolutions récentes ont permis l’amélioration de la couverture sociale de ces
personnes, qui ne disposent pas de revenus propres et n’étaient pas affiliées, jusque
récemment, aux régimes de sécurité sociale.
En matière de retraite, les collaborateurs d’exploitation ne sont affiliés qu’au régime
de base, et ne valident à cet effet que des droits limités. La mesure vise à améliorer les droits à retraite de ces personnes via leur affiliation au régime de retraite complémentaire des exploitants agricoles, à l’instar de ce qui existe pour les autres conjoints collaborateurs de travailleurs non salariés.

Le I insère un nouvel article prévoyant, à compter du 1er janvier 2011, l'affiliation des
conjoints collaborateurs et des aidants familiaux au régime de retraite complémentaire des
chefs d'exploitation agricole.
Le II vise à prévoir le paiement de cotisations par le chef d'exploitation au titre de
l'acquisition de droits dans le régime de retraite complémentaire pour les conjoints
collaborateurs et les aides familiaux
Le III renvoie à un décret le soin de fixer la cotisation forfaitaire dû par les chefs
d'exploitation agricole au titre de l'affiliation des conjoints collaborateurs et des aides
familiaux.
Le IV modifie l’article L.732-60 afin de prévoir, à compter du 1er janvier 2011, le
bénéfice d’une retraite complémentaire pour les conjoints collaborateurs et les aides familiaux (2) dans les mêmes conditions que pour les chefs d’exploitation agricole (1).
Le V vise à mettre en place la réversion des droits à retraite complémentaire des
conjoints collaborateurs et des aides familiaux pour leur conjoint survivant en cas de décès.


Le titre V vise à améliorer l’articulation entre emploi et retraite.


L’article 16 institue une aide à l’embauche pour certains demandeurs d’emploi âgés
de 55 ans ou plus.
Les seniors sont aujourd’hui un public vulnérable sur le marché de l’emploi au même
titre que les moins qualifiés et les jeunes et ce, en dépit de l’augmentation récente du taux
d’emploi des 55-64 ans. Toutefois la particularité des salariés de plus de 55 ans tient surtout
dans leurs difficultés rencontrées pour le retour à l'emploi en cas de chômage. Les seniors
sont en effet près de deux fois moins nombreux que les autres demandeurs d'emploi à
retrouver un emploi après 6 mois de chômage (25 % contre 45 %).


Cet article de loi vise donc à favoriser leur retour à l’emploi par l'institution d' une
mesure d’aide à l’embauche. Cette aide concernera les entreprises embauchant un senior en CDI ou CDD de plus de 6 mois pour promouvoir l’accès à l’emploi stable.


Le titre VI comporte les mesures spécifiques aux régimes des fonctionnaires.


L’article 17 fixe les conditions dans lesquelles est déterminé le taux de cotisation
d’assurance vieillesse à la charge des fonctionnaires de l’Etat et des militaires. Il précise que le taux retenu tient notamment compte des taux de cotisation qui sont applicables aux salariés du secteur privé, au titre de leur retraite de base et complémentaire.
L’objectif de convergence entre les régimes de retraite de la fonction publique et ceux
du secteur privé suppose en effet d’aligner les taux de prélèvement applicables aux
fonctionnaires et aux salariés, qui sont respectivement, aujourd’hui, de 7,85 % et 10,55 %. Cet alignement sera réalisé en dix ans.


L’article 18 vise à favoriser le maintien en activité des fonctionnaires et des militaires
en mettant fin au dispositif de départ anticipé pour les parents de trois enfants ayant quinze
années de services effectifs.
Ce dispositif, spécifique au secteur public (départ en moyenne à 50 ou 54 ans selon les
fonctions publiques) n’a plus le caractère nataliste ayant justifié sa création en 1924.

Depuis lors, outre la mise en place des allocations familiales, de multiples dispositifs
favorisant la natalité ont été mis en place dans la fonction publique :
- pendant la vie active : versement d’une prime proportionnelle au nombre d’enfants
(supplément familial de traitement), en sus des allocations familiales, temps partiel de
droit et rémunéré au-delà de la quotité de travail ;
- pour la retraite : majoration de la pension pour chacun des parents de 10 % au titre des
trois enfants ; majoration de durée d’assurance pour chacun des enfants.
Afin de prendre en compte la situation des fonctionnaires éligibles actuellement à ce
dispositif, des mesures transitoires sont prévues au II. Elles permettent à ceux remplissant la condition de durée et la condition des trois enfants de conserver un droit à un départ anticipé.
Les paramètres de liquidation des pensions prévus par la loi du 21 août 2003 portant réforme des retraites s’appliqueront à eux dans les mêmes conditions que les autres fonctionnaires.


L’article 19 vise faire converger le minimum garanti sur les règles de son équivalent
(minimum contributif) du régime général.
Par souci d’équité entre fonctionnaires et salariés, le bénéfice du minimum garanti est
désormais subordonné à l’accomplissement d’une carrière complète dans des emplois relevant des différents régimes de retraite ou au fait d’atteindre l’âge d’annulation de la décote ou encore de respecter la durée de services nécessaire pour l’annulation de la décote (militaires).
Par ailleurs, le minimum garanti restera alloué automatiquement pour les départs en
retraite pour invalidité, les départs anticipés au titre du handicap, et pour les départs anticipé
pour les parents d’un enfant handicapé. En revanche, le minimum garanti conserve un
montant sensiblement plus favorable que celui du minimum contributif quand à son montant.
Ainsi, cette mesure rapproche les règles applicables au minimum garanti de celles régissant le minimum contributif au régime général, qui est déjà soumis à des conditions de durée
d’assurance ou d’âge.
Les fonctionnaires ayant dépassé l’âge d’ouverture des droits ou la durée minimale de
service de même que ceux dont les pensions sont déjà liquidées ne seront donc pas concernés par cette modification.

à suivre .../...

 

http://www.planet.fr/mag/html/img_diapo/26187_82785.jpg

 

 

 


Voir les différents posts sur ce thème avec en interne des visions libérales:

 

CP AL: Retraites, une bouffonnerie de plus, privilèges obligent! - Info ELDR - (+ autres visions)

La "retraite" du gouvernement, une avancée ? - Discours de M. Woerth - Autres visions

18:34 Écrit par HUMANITAS dans Socièté | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : retraite, projet de loi | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

12/06/2010

Les syndicats auraient-ils les aptitudes à répondre aux défis de la modernité ?


Un art très français du blocage

 

http://medias.lepost.fr/ill/2009/07/23/h-20-1631327-1248351254.png

cliquez lire "le syndicalisme" CNRS



Encore une exception française peu flatteuse :

 

Notre pays détient, en
Europe, le taux de syndicalisation des salariés le plus faible et le taux de blocage
économique par les syndicats le plus important, surtout dans le secteur public.



Si les premiers syndicalistes ont été courageux et désintéressés au
XIXème siècle pour défendre des ouvriers souvent analphabètes, aujourd'hui ils
freinent ces accords pour conserver leurs prérogatives, si bien détaillées et chiffrées
dans le livre "La dictature des syndicats" (2). Or, les salariés français de 2003
ont une compréhension étonnante des problèmes économiques et savent négocier
intelligemment avec leurs patrons. Les sondages sont tous concordants : pour
défendre leurs intérêts, les salariés font plus confiance à leur patron qu'aux
syndicats.

 

La question est clairement posée : est-ce la fin du syndicalisme d'antan ?

 

 


Et par quoi le remplacer ?


On le sait, ceux qui ont le courage d'aborder ce tabou sont taxés
d'anti-syndicalisme primaire, puisque dans cette horreur il n'y aurait pas de
secondaire et encore moins de supérieur. La France comporterait donc un million
de patrons obtus qui sont cependant les seuls créateurs de richesses et d'emplois
vrais.

On ose enfin attaquer de front la plus grande puissance cachée de la
France, le syndicalisme, toujours tabou, encore sanctifié, éternellement intouchable,
jouissant de façon incroyable d'une sorte d'immunité psychologique, morale, fiscale
et même judiciaire. Ce n'est pas un état dans l'Etat. C'est une divinité dans l'Etat.
Si on peut moquer, décrier, ridiculiser les parlementaires, les
ministres, le Chef de l'Etat, les policiers, les militaires, les enseignants, les patrons,
les religieux et le Pape lui-même, on ne peut toucher à un cheveu d'un syndicaliste,
ce qui, d'ailleurs, ne ferait rire personne. La sanctuarisation est profonde.


Le fonctionnement des syndicats français peut se résumer en leur
principe de base, leur outil unique et leur méthode d'influence.
Le principe de base des syndicats est cette indestructible IAA,
l'Irréversibilité des Avantages Acquis, érigée en dogme définitivement calcifié.
Quelles que soient les circonstances politiques, économiques, financières ou
humaines, on ne change rien, jamais rien, en contradiction avec tous les pays
modernes dont l'adaptabilité est le maître-mot dans un monde en mutation de plus
en plus rapide.


L'outil des syndicats est unique, et ce n'est pas à proprement parlé un
outil pour construire, mais une arme pour détruire : la grève. On chiffre toujours par
défaut les conséquences économiques des grèves. Elles sont terrifiantes. Combien
d'entreprises en sont mortes ? Avec tous leurs emplois bien sûr. Finalement, tels
syndicats ont préféré la disparition totale de Lip, de Manufrance et de beaucoup
d'autres, à des réductions partielles d'effectifs.


La méthode d'influence des syndicats est elle aussi d'une extrême
simplicité et d'une redoutable efficacité : le TDN, le Taux De Nocivité. Quelle
influence pourrait avoir sur les pouvoirs publics un syndicat inoffensif ? Basé sur
l'IAA et utilisant la grève dévastatrice, le TDN éclate au grand jour et fait trembler
les décideurs. Le noyautage des services publics démontre l'effroyable efficacité de
ce TDN.


Le Français peu concerné va sans doute poser cette question ingénue :


pourquoi ces syndicats sont-ils soutenus par autant de nos compatriotes et
si souvent par les media eux-mêmes?


Il faut reconnaître que les syndicalistes sont intelligents et beaux
parleurs, car cette voie est, pour les meilleurs, une forme plus rapide d'ascension
sociale que le simple mérite professionnel en entreprise. Mais il est curieux de
constater que les performances des entreprises sont inversement proportionnelles à
leur taux de syndicalisation.


Sait-on que chez les professeurs et les policiers, l'avancement des
fonctionnaires ne peut se faire qu'avec l'accord des syndicats et les manoeuvres que
crée ce parrainage ?


Certains s'étonneront que les patrons "humains" que nous tentons
d'être, soient si hostiles aux syndicats. Mais c'est précisément parce que le
syndicalisme est l'opposé de l'humain. L'humain privilégie la personne et les
contacts chaleureux entre individus. Le social, mot commode et globalisateur, n'est
que l'humain massifié. Et le syndical n'est que le social institutionnalisé, protégé,
financé et souvent perverti.


Il y a longtemps que je milite contre cette massification décérébrante
et pour des accords d'entreprises entre hommes qui tentent de se comprendre.

Que parmi des syndicalistes planqués il y ait quelques salariés
dévoués et désintéressés, c'est une évidence réconfortante, mais ces derniers
méritent mieux que d'être embrigadés et de recevoir parfois des consignes
politiques d'actions violentes, bien éloignées du soutien fraternel qu'ils souhaitent
apporter à leurs camarades de travail.


Mes amis de bonne foi, trop indulgents pour les syndicalistes,
souhaitent parfois des syndicats plus forts en France. Ils confondent force et
responsabilités. Ce qui nous manque, ce sont des syndicats responsables
moralement, civilement et pénalement. Forts et responsables, comme en
Allemagne, les syndicats sont des interlocuteurs valables. Forts et irresponsables
comme en Angleterre de 1945 à 1980, les syndicats ruinent un pays qui n'a été
sauvé de la déroute économique que par la difficile victoire de Margareth Thatcher
sur les Trade-Unions. Faibles et irresponsables, c'est le paysage désolant des
syndicats français.


Notre position contre le syndicalisme français actuel va peut-être
surprendre. Mais les patrons de progrès et de dialogue sont persuadés que le
terrorisme syndical actuel freine le vrai dialogue social et empêche purement et
simplement le dialogue humain, celui que nous appelons de nos voeux.

L'étude comparative avec les systèmes étrangers de représentation
des salariés et des accords d'entreprises est éloquente. Des mesures de bon sens
s'imposent : suppression de l'incroyable monopole syndical vieux de cinquante ans ;
limitation du droit de grève dans les "services" (ou prétendus tels) publics ; accords
négociés avec les salariés eux-mêmes, le plus près possible de l'unité à taille
humaine, l'entreprise.


L'essai de Bernard ZIMMERN est plus qu'un livre choc, plus qu'un
livre événement. C'est un livre révolution.


La polémique qu'il va déclencher sera sans doute violente car on ne
décroche pas si facilement les tableaux des saints des murs des cathédrales, mais
elle sera peut-être la source d'une révolution si longtemps espérée.

UN DÉBAT EST EN COURS ICI: L&L (cliquez)

Source: LE FIGARO MERCREDI 3 DÉCEMBRE 2003

 

par Yvon GATTAZ (1)
(1) Président d'ASMEP – Association des Moyennes Entreprises Patrimoniales
(2) Par Bernard ZIMMERN – Editions Albin Michel

 

autres visions:

 

Le syndicalisme à la merci des employeurs.

10:56 Écrit par HUMANITAS dans Socièté | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : syndicalisme, bernard zimmern, révolution industrielle | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

 
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