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16/01/2011

La révolution légale : La Proprièté Privée

La propriété privée, individuelle est attaquée de toute part. Elle est attaquée d’un point de vue moral par les socialistes, experts en inversion des valeurs, et plus généralement par tous ceux qui prétendent dénoncer l’« égoïsme » et le « profit » dans une société fondée sur l’économie libre et la propriété privée (le capitalisme) et qui prônent à la place le sacrifice de soi sur l’autel de : pseudo justice sociale. Pourtant la propriété privée est réellement l’élément civilisateur de la société. La civilisation s’étend sur le socle moral et juridique de la propriété privée, en aucun cas contre elle.

La propriété privée comme condition d’une vie signifiante
Dans un texte très beau et très vrai Barry Smith  définit la vie signifiante par le fait d’accomplir sa vie par ses actes libres.

Propriété et liberté d’expression
L’état s’est approprié les espaces dits publics mais également une partie des droits liés à la propriété privée. Ainsi il n’est plus possible de dire tout ce que l’on veut car le maître décide ce qu’on a le droit de dire et ne pas dire ; D’où le débat sur la liberté d’expression. Sous la pression de certains groupes, l’Etat interdit de compter les noirs dans l’équipe de France, de parler d’un certain prophète d’une manière critique et c. La question n’est pas la vérité de ce qui est dit mais le principe de la liberté d’expression. Tout le monde semble y tenir à cette liberté, mais que de confusion dans son analyse dès qu’on oublie que la liberté est logiquement liée à la propriété.

Propriété privée et immigration
Le problème de l’immigration est celui de l’entrée des individus sur un territoire. Les gauchistes appellent effrontément « droit de l’homme » le fait de pénétrer sur un territoire et d’y rester. Dans ce cas, je suggère qu’ils ouvrent grandes les portes de leur appartement et leur salon, car c’est un droit de l’homme d’y entrer et de s’y installer. Le territoire national est divisé entre espace de propriété collective (la collectivité nationale) et de propriété privée sous le droit national. Ce n’est pas la collectivité nationale qui légitime la propriété privée mais l’inverse : les propriétaires privés délèguent une partie de leurs droits à la collectivité, si tant est que cela soit possible. Ainsi, les hommes de l’Etat n’ont tout simplement pas le Droit d’imposer à la collectivité des « invités » indésirables, c’est-à-dire qui n’ont jamais été invités.

Pour le libre-échange et une immigration limitée
« La liberté de mouvement de l’immigrant est limitée par l’étendue de la propriété privée et de celle des terres en particulier. Mais, en empruntant les routes publiques ou les moyens de transport publics, et en restant sur les terres et parcs publics et dans les constructions publiques, un immigrant peut potentiellement se trouver sur le chemin d’un résident intérieur, et même se retrouver dans son voisinage immédiat, pratiquement à sa porte. Moins la propriété publique est importante, moins le problème sera aigu. Mais tant qu’il existe une propriété publique quelconque, on ne peut totalement y échapper. »

Propriété privée et prospérité
Il n’y a que deux systèmes : l’égalité (prétendue !) dans la pauvreté ou l’inégalité (dynamique !) dans la prospérité. Toute troisième voie aboutit à l’inégalité statique dans la médiocrité permanente. C’est le thème du livre de notre ami Jean-Louis CACCOMO : la troisième voie, impasse ou espérance. La différence entre les deux modèles de société réside dans le choix entre propriété collective gérée par les hommes de l’Etat et propriété privée, entre économie administrée et économie libre. Or c’est un fait historique et prouvé depuis longtemps par les économistes dignes de ce nom : c’est l’économie libre qui conduit, en tant que telle, à la prospérité.

La juste et urgente révolution au sens étymologique du terme est donc celle-ci : la propriété privée. Et tout le reste sera obtenu par surcroît. Ludwig Von Mises avait énoncé ce programme en 1927, il est aujourd’hui le plus neuf et le plus urgent qui soit.

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17/11/2010

Obama et l'Islam (info Nll-Obs)

Barak Obama avait fait de la réconciliation entre les États-Unis et le monde musulman, une priorité stratégique. C'était plus que nécessaire après les années Bush. Il a voulu profiter de son voyage en Indonésie, pays musulman le plus peuplé du monde et dans lequel il a vécu enfant pendant quatre ans, pour réaffirmer que les États-Unis ne sont pas en guerre avec l’islam et envoyer au monde musulman un message de paix et de bonne volonté. C'est également bienvenu au moment où la victoire du Tea Party aux Midterms elections montent une nouvelle crispation de nombreux Américains par rapport au monde extérieur. La controverse sur l'édification d'un centre culturel musulman à New York près de Ground Zero a prouvé que, pour beaucoup d'Américains, islam et terrorisme sont liées de façon indissociable, alors qu'il y a déjà 20 % d'Américains qui pensent qu’Obama est musulman, ce qui contribue à leurs yeux à conforter le sentiment de rejet qu'ils éprouvent à son égard.

 

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Le geste d’Obama est courageux. Il est appréciable qu’un chef d'État privilégie l'intérêt stratégique à long terme de son pays, à un bénéfice de politique intérieure de court terme.


Malheureusement, on peut craindre que le discours de Barak Obama ne soit pas suffisant pour atteindre son objectif stratégique de réconciliation entre monde musulman et l'Amérique. En effet même dans un pays non arabe comme l'Indonésie, la cause palestinienne est centrale. La paix au Proche-Orient est vue comme le véritable test de la crédibilité américaine. Celle d’Obama pour parvenir à une paix juste était déjà remise en cause avant les élections de début novembre, elle est encore plus aujourd'hui car on peut craindre qu'il n'y ait aucune avancée avant les élections présidentielles de 2012 avec ce nouveau Congrès.


Au moment même où Obama a prononcé son discours, le gouvernement israélien annonçait la construction de 1000 logements supplémentaires dans Jérusalem Est. Obama a bien sûr protesté mais Nétanyahou a réaffirmé le droit souverain d'Israël de faire ce qu'il voulait chez lui et la protestation d’Obama est apparue vaine. Aussi, de nombreuses réactions après le discours du président américain ont été de se demander « qu’y a-t-il de neuf depuis le discours du Caire ? » Rien. Car si les négociations ont bien repris, on sait que dans la configuration politique actuelle elles ne mènent à rien. Pour l'Indonésie, la cause palestinienne n'est pas simplement une affaire de solidarité musulmane. C'est à la conférence de Bandung en 1955 que le tiersmonde a pris diplomatiquement naissance. L'Indonésie se veut toujours le pays champion du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes. C'est au nom de ce droit des peuples à disposer d'eux-mêmes que l'Indonésie se dit fortement engagée aux côtés des Palestiniens. Son émergence économique, l'enracinement de sa démocratie, lui donne par ailleurs un poids renforcé. Elle n'est pas dans une dépendance stratégique vis-à-vis des États-Unis contrairement à de nombreux pays arabes et a donc des marges de manoeuvre diplomatique bien plus fortes. Si Barak Obama conserve une très grande popularité en Indonésie en étant un peu considéré comme l'enfant du pays, tout comme il conserve une forte popularité à l'extérieur des Etats-
Unis, des questions commencent à se poser sur sa véritable capacité à faire bouger les lignes. Nul ne met en doute sa bonne volonté mais il apparaît prisonnier d'un système politique américain et d'un Congrès très fortement décidé à n'exercer aucune pression sur Israël. Barak Obama, après son élection, avait songé à faire son premier discours à destination du monde musulman à partir de Jakarta. Il avait finalement choisi le Caire pour ne pas donner l'impression qu'il voulait éluder la question israélo-palestinienne. Il en reconnaissait ainsi la centralité dans la relation entre Washington et le monde musulman.

 

Après son discours de Jakarta, c'est le scepticisme qui l'emporte. Les bonnes paroles ne suffisent pas. Si elles ne sont pas suivies d'actes, elles génèrent de très grandes déceptions.

 

ENJEUX DE LA DEFENSE - DOCTRINE - CONCEPTS - MISSIONS
Barack Obama et l'Islam
Source journal ou site Internet : Le Nouvel Observateur
Date : 15 novembre 2010
Auteur : Pascal Boniface

 

Article de L&L sur ce sujet:

 

Obama pro-israélien! – Politique internationale! – Irangate!

13:43 Écrit par HUMANITAS dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : obama, islam, teaparty, terrorisme, usa, musulman | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

11/11/2010

L'analyse institutionnelle de Hayek - Ordre spontané, auto-organisé

Après l'analyse de certains aspects économiques majeurs de la pensée de Friedrich Hayek, Emmanuel Martin propose ici un rapide tour d'horizon des aspects institutionnels de la pensée de l'auteur autrichien. Le constructivisme économique étudié dans le dernier podcast est parallèle à un constructivisme de type juridique qui considère que l'on peut "créer" le droit, légiférer, pour atteindre certains buts sociaux. Cette mésinterprétation du droit peut avoir des conséquences. en revenant sur la distinction entre les ordre créés et autogénérés d'une part, et les règles particulières et les règles générales d'une autre part, Hayek tente de démontrer les dangers des mélanges institutionnels douteux.

 

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Voir la vidéo, remerciement à Jaar2001

 

 


On voit donc que l’œuvre d’Hayek est traversé par ce souci de ne pas céder aux sirènes de ce qu’il a appelé la présomption fatale c’est à dire cette volonté de construire la société de manière centralisée, par le biais de mesures qui remettraient en cause l’Etat de droit, la liberté et l’autonomie des hommes et qui conduisent trop souvent au chaos social. Au delà de l’inefficacité inhérente à ce type de procédure – pour des raisons liées à la connaissance dispersée et parcellaire des hommes dans une société – c’est aussi la valeur même de la liberté qui est mise en péril. » cliquez ici pour lire sur le sujet le blog de damien (Nicomaque)

Retrouvez aussi cette retranscription sur Catallaxia.net
et
cliquez l'image Contrepoints, lire l'exposé

 

Pour comparaison une étude de Hugon:

cliquez ici en pdf: [PDF]

Ecole Thématique: » les méthodes de l'analyse institutionnelle

 

la réalité complexe et évolutive des sociétés oblige à dépasser le clivage entre anthropologie holiste et l'économie individualiste, institutionnalisme rationnel et historique. On ne peut pas retenir la tradition anthropologique postulant le primat du fait social irréductible à des phénomènes individuels et la non pertinence de l'homo oeconomicus pour des sociétés "primitives "ou sous développées. On ne peut non plus supposer d''analyser les comportements indépendamment des structures sociales en postulant l'universalité des mobiles (utilitarisme), des modes opératoires (rationalité substantielle) et de la coordination marchande.


Les acteurs sont situés. Ils agissent dans un univers risqué ou incertain. Ils privilégient dès lors dans les sociétés sous développées le court terme du marché et les investissements intergénérationnels de l'appartenance à des réseaux sociaux. Il y a à la fois combinaison de stratégies très individualistes et de stratégies communautaires. Le poids du quotidien conduit à une très forte préférence pour le présent et l'immédiateté dans un contexte où dominent l'instabilité, la faible espérance de vie, l'insécurité, la précarité. Mais ces logiques se situent également dans l'horizon du long terme des appartenances communautaires et des stratégies intergénérationnellees. le calcul utilitilitariste et individualiste au sein de communautés d'adhésion se combine chez chaque acteur avec des normes imposées par des communautés d'appartenance. L'idéal type de l'homo oeconomicus est tout aussi inadéquat que celui de l'homo anthropologicus (Hugon 1993 ).


Les arrangements institutionnels qui répondent à une fonction de réduction des coûts de transaction et des incertitudes. doivent être différenciés des structures ou configurations institutionnelles qui ont une épaisseur sociétale et qui sont insérés dans des histoires longues et répondent à des contextes spécifiques. Il importe d'analyser leurs interdépendances et non de raisonner « caeteris paribus » par une approche individuelle « bottom up » ou holiste « top down ».


Les transitions institutionnelles sont plurielles et permettent d'opposer les processus évolutifs des processus involutifs. Les configurations institutionnelles diffèrent radicalement entre les pays émergents, les pays pauvres pris dans des trappes à pauvreté et les Etats faillis ou en conflits connaissant des processus involutifs. Mais en même temps, la très grande différenciation de ce que l'on appelait il y a peu le Tiers Monde, la périphérie ou le Sud réduit fortement l'altérité voire l'exotisme d'un monde sous-développé radicalement différent. Symétriquement, la montée de l'exclusion, de la pauvreté, de la marginalité ou de l'informel au "Nord", rapproche des questionnements de l'économie du développement. Le poids de l'ethnicité, du culturel, du religieux, des rapports sociaux domestiques est essentiel pour comprendre les sociétés industrialisées, ou capitalistes. Les soit disant spécificités ou blocages culturels au développement n'apparaissent que dans des conditions déterminées. L'émergence de l'innovation au sein de représentations symboliques différentes est un problème universel qui a trouvé des réponses dans des cultures différentes.


Il n’existe aujourd’hui dans un monde à la fois un et pluriel que des situations ambigues, que des pratiques contradictoires et des référents pluriels. Les relations sociales ne peuvent être analysées que dans une relation dialectique d’extériorité et d’intériorité. Le monde se traduit par des asymétries spatiales et des dynamiques inégalitaires croissantes qui interdisent de penser l’uniformisation. Une approche institutionnaliste incorporant l’histoire doit étudier les conflits, les luttes, les contre pouvoirs et voir comment, dans un contexte donné, il y a pluralité des institutions et domination de certaines. La question du développement est celle du sens que les hommes donennt aux histoires qu'ils subissent ou qu'ils construisent.

09:16 Écrit par HUMANITAS dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : hayek, constructivisme, institutions, analyse institutionnelle | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

23/09/2010

Académie du renseignement pour une "communauté d'esprit"

Le Premier ministre a inauguré la première session de ce centre de formation très spécial dont un des objectifs est de favoriser la coopération entre services. François Fillon a également rappelé les actions du gouvernement pour renforcer le contrôle démocratique du renseignement.


« Mesdames et messieurs, nous avons créé l’Académie du renseignement dont nous inaugurons aujourd’hui la première session»


, a déclaré le Premier ministre, François Fillon, devant une assemblée de membres des services de renseignement, lundi 20 septembre à l’Ecole militaire à Paris.

 

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La création de l’Académie (cliquez le lien) , officielle depuis le 13 juillet dernier, est une des mesures emblématiques du renforcement du renseignement en France et dont le Livre Blanc sur la défense et la sécurité nationale , publié en 2008, a été l’élément fondateur.


« Parce que l’identification même des menaces est devenue cruciale, jamais le renseignement n’a été pour notre pays une priorité stratégique aussi haute »

 

, a rappelé le chef du gouvernement.


L’objectif de l’académie est de créer « une communauté d’esprit » entre les différentes agences de renseignement françaises. Elle s’adresse à des cadres déjà expérimentés. « Face [aux] menaces, la différence entre l’intérieur et l’extérieur n’est plus aussi tranchée qu’auparavant. Entre le policier et le militaire, les missions sont de plus en plus complémentaires », a expliqué François Fillon.


Entre la nouvelle Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), la Direction du renseignement militaire (DRM), la Direction de la protection et de la sécurité de la défense (DPSD), le Traitement du renseignement et action contre les circuits financiers clandestins (Tracfin) et la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED), « le temps des rivalités est révolu », a souligné le Premier ministre.

François Fillon a d'ailleurs noté ces dernières années qu'« une véritable évolution des esprits a accompagné les évolutions institutionnelles ».
Le chef du gouvernement a également rendu hommage aux femmes et aux hommes qui, dans le secret exigé par leur mission, mobilisent chaque jour des qualités telles que « la culture ; le sens des évolutions historiques ; la faculté d’anticiper ; la rigueur intellectuelle ; l’expertise technologique ; l’adaptation permanente », au service de la sécurité des français.

 

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L’exigence déontologique
Dans son discours, le Premier ministre a fortement insisté sur « la rigueur déontologique » imposée par « l’idéal démocratique ».
« Entre démocratie et renseignement, l’histoire nous apprend que les relations n’ont pas toujours été sereines », a rappelé François Fillon, notant que le gouvernement avait apporté une réponse « dès octobre 2007, avec le vote de la loi portant création d’une délégation parlementaire au renseignement ». « C’est une contrepartie légitime aux pouvoirs particuliers dévolus aux services », a-t-il souligné.

Le Premier ministre a toutefois précisé que:


« le secret a sa légitimité. La transparence absolue est impossible ».

 

Environ 12.000 hommes et femmes sont chargés de la collecte du renseignement ou du contre-espionnage français.

 

Académie du renseignement : « former une communauté d’esprit »
Source journal ou site Internet : portail du gouvernement
Date : 22 septembre 2010
Auteur : Laurent Bastide

 

Va remplacé à terme:

 

En attendant la création de l’Académie du renseignement préconisée par le Livre blanc sur la défense, le Centre Français de Recherche sur le Renseignement (CF2R) propose pour cette année le premier diplôme privé d’études supérieures de Management des services de renseignement et de sécurité, le DPES Mars, correspondant à un 3e cycle universitaire (bac+5/mastère).

Programme MARS 2010-1

.

Éric Denécé, directeur du CF2R, présente la finalité de cette formation professionnelle diplômante un peu particulière:
« Qu’est-ce que le renseignement ? À quoi sert-il ? Dans quel but fait-on appel aux services ? Comment s’organise la profession?
Dans le monde francophone, le renseignement reste perçu négativement, victime d’une large méconnaissance et d’idées reçues.
Cette formation permettra la découverte de ses diverses finalités et applications, de ses différents métiers et services, et présentera les nouveaux défis qu’elle doit relever, parce que le renseignement est un métier d’avenir.
L’objectif est que les participants soient capables de diriger, de gérer ou de contrôler efficacement les services, de s’y intégrer avec succès, ou de travailler efficacement avec eux.
»

.

Qualité des intervenants et programme 

Cet enseignement de haut niveau sera dispensé par une quarantaine d’intervenants, anciens des renseignements français, belge, canadien, allemand, russe, israélien et américain, mais aussi consultants en intelligence économique, journalistes, chercheurs universitaires, policiers et militaires… une formation pluriculturelle donc, assez originale, proposée en deux formules, une session répartie sur l’année universitaire, l’autre regroupée en session estivale.
La liste des intervenants est plutôt alléchante…

Il n’y a pas de condition de nationalité à remplir pour suivre cette formation, dont le coût est de 15000 euros HT.

Vous voulez vous inscrire ? Les informations générales, programme et dossiers de candidature sur le diplôme 2010 sont disponibles ici.

11:41 Écrit par HUMANITAS dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : espionnage, renseignements, sécurité, services secret, dgse, drm, fillon, cf2r | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

24/08/2010

Alain Juppé au Quai d’Orsay , le retour?

LARGE REMANIEMENT EN FRANCE, EN OCTOBRE


Kouchner prépare ses valises
L’éviction plus que probable du gouvernement de l’actuel patron du Quai d’Orsay est annonciatrice de
relations politiques plus apaisées entre Paris et Alger.


Un indice sérieux nous permet de croire au départ de Bernard Kouchner: les déclarations faites par Jean-
Pierre Raffarin sur les ondes de France Inter au mois de juillet dernier. Selon l’ancien Premier ministre
de Jacques Chirac, le futur gouvernement devrait «aller beaucoup plus à l’international». Quand bien
même on ne serait pas dans le secret des dieux, force est de reconnaître que c’est le poste de ministre des
Affaires étrangères qui est ciblé. Doit-on s’en réjouir du côté de la capitale algérienne? Il n’y aura
certainement pas de réaction officielle à ce qui demeure avant tout une affaire franco-française.

 

http://farm4.static.flickr.com/3405/3548008865_4eca8ee5ac.jpg

cliquez pour site officiel


Cependant, le correctif qui sera apporté en ce sens, à la politique étrangère de la France, ne sera sans
doute pas pour déplaire à la diplomatie algérienne. En effet, certaines déclarations du ministre français
des Affaires étrangères n’ont servi qu’à rendre tendues, voire exécrables, les relations politiques entre les
deux pays. «La génération de l’Indépendance algérienne est encore au pouvoir. Après elle, ce sera peutêtre
plus simple», avait-il déclaré dans une interview publiée, le 20 février dernier, par le Journal du
Dimanche. Quarante-huit heures plus tard seulement, Nicolas Sarkozy dépêcha le secrétaire général de
l’Elysée, Claude Guéant, accompagné d’une forte délégation pour très probablement circonscrire ce qui
ressemblait à un début de minicrise entre les capitales des deux rives de la Méditerranée. Il était toutefois
dit que le chef de la diplomatie française n’allait pas en rester à ce qui n’est, de toute façon, guère son
premier coup d’essai. En effet, dans une dépêche rapportée par l’agence officielle marocaine MAP datée
du 19 avril 2010, le patron du Quai d’Orsay aurait ouvertement critiqué la fermeture des frontières
terrestres entre l’Algérie et le Maroc et a apporté le soutien de son pays au projet d’autonomie marocain
pour le Sahara occidental. «La frontière entre l’Algérie et le Maroc est l’une des plus hermétiques au
monde», avait déclaré Bernard Kouchner à des élus français de la commission des affaires étrangères qui
étaient en train de l’auditionner. La diplomatie, notamment celle si particulière et si sensible
qu’entretient la France avec l’Algérie, une de ses anciennes dernières colonies en Afrique, aurait pu faire
l’économie de telles sorties médiatiques dont raffole son chef. Un réflexe de droit d’ingérence qu’il
continue à traîner comme un boulet sans parvenir à s’en défaire depuis qu’il a fait de l’humanitaire sa
profession de foi. Cela s’est traduit en maladresses. En diplomatie, cela ne pardonne pas. Résultat: deux
anciens ministres français des Affaires étrangères, Hubert Védrine (1997-2002) et Alain Juppé (1993-
1995) ont déclaré sans détour que «le Quai d’Orsay est un ministère sinistré».
Les deux hommes
s’étaient exprimé dans les colonnes du quotidien Le Monde: «L’effet est dévastateur: l’instrument est
sur le point d’être cassé, cela se voit dans le monde entier. Tous nos partenaires s’en rendent compte.
Pourtant, dans la compétition multipolaire, où tout se négocie en permanence avec un grand nombre
d’interlocuteurs qu’il faut connaître avec précision, la France a plus que jamais besoin de moyens
d’information et d’analyse», ont-ils fait constater à l’unisson. Le clou sera enfoncé par l’ex-ambassadeur
de France au Sénégal, qui a quitté ses fonctions le 30 juin 2010.

 

http://globe.blogs.nouvelobs.com/media/02/00/1333172296.jpg

cliquez lire bio


«M.Kouchner a réorganisé le ministère à la manière d’une organisation non gouvernementale
(ONG)...», a confié au même journal Jean-François Rufin. Un constat qui fait croire que les jours de
Bernard Kouchner, à la tête du département des affaires étrangères, sont comptés. Parmi les victimes du
prochain remaniement, la presse de l’Hexagone cite, entre autres, les noms de Fadéla Amara et Rama
Yade. Ce qui signifierait la fin de la diversité au sein du futur gouvernement. Election présidentielle
oblige. Sarkozy n’est pas près de tolérer certains écarts qui pourraient hypothéquer son avenir politique:
son destin présidentiel.

 

Source IHEDN

Renseignements extérieurs. – intérieurs.- Intelligence économique :
Source journal ou site Internet : L’expression
Date : 23 août 2010
Auteur : Mohamed Touati

 
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