Avertir le modérateur

19/04/2011

Inde. Yunus dérangerait-il certains pouvoirs en place?

En décembre 2010, Muhammad Yunus, pionnier du microcrédit, fondateur de la Grameen Bank et lauréat du prix Nobel de la paix, s’est vu traiter de “sangsue” par Sheikh Hasina, le Premier ministre du Bangladesh.

 

http://www.limonphotography.com/blog/images/yunus/11.jpg


Elle l’a accusé de s’enrichir sur le dos des pauvres en les enfermant dans l’endettement. Le réquisitoire sans nuances de Madame le chef du gouvernement contre la plus grande célébrité du pays a été déclenché par un documentaire, Fanget I Mikrogjeld [Prisonnier du microcrédit], diffusé en Norvège le 30 novembre 2010. Le microcrédit en tant que modèle de lutte contre la pauvreté y était durement critiqué. Les autorités locales ont donc décidé de prendre des mesures. Le 2 mars, la banque centrale a publié une lettre par laquelle Yunus est tout simplement congédié de son poste de directeur général de la banque. Yunus a saisi la Haute Cour de Dacca pour obtenir l’annulation de cette décision, mais celle-ci a été maintenue au motif que l’intéressé avait dépassé la limite d’âge de 60 ans prévue par le droit bancaire [Yunus a fait appel le 9 mars auprès de la Cour suprême du Bangladesh. Celle-ci a rejeté la requête et confirmé son limogeage le 5 avril]. Ces attaques contre Yunus ont plusieurs conséquences qui vont bien au-delà de sa personne. Que va-t-il advenir de la Grameen Bank ? Va-t-elle être entièrement nationalisée ? La Grameen Bank est une institution unique en son genre, dans la mesure où elle appartient à ses 8,3 millions d’emprunteurs, qui sont ses actionnaires et ont 9 représentants siégeant au conseil d’administration, lequel compte 12 membres. Il est à craindre qu’après le renvoi de Yunus le gouvernement ne mette la Grameen Bank sous tutelle et ne détruise par conséquent ce qui fait sa réussite. Avec 8,3 millions d’emprunteurs pauvres, dont 95 % de femmes, et avec chaque mois une mise à disposition de 10 milliards de takas [95 millions d’euros] de prêts, cette banque est une institution gigantesque. Reste la grande question de l’avenir du microcrédit lui-même. Si, comme l’affirme le Premier ministre Sheikh Hasina, le microcrédit n’aide pas les pauvres mais les entraîne plus avant dans la spirale de l’endettement, que vont devenir les autres institutions de microfinance ? Le gouvernement de Sheikh Hasina va-t-il à terme imposer des taux d’intérêt plus faibles au microcrédit ? Le problème des taux d’intérêt élevés est l’un des sujets favoris de ceux qui veulent dénigrer Yunus et la Grameen Bank. Loin de faire l’objet d’une vraie réflexion, la question des taux d’intérêt a donné lieu à des débats populistes. En fait, l’un des “crimes” dont on accuse Yunus est de ne pas afficher son soutien à tel ou tel parti politique, et même d’être “hostile” à l’actuel gouvernement. Une chose est sûre, le Pr Yunus restera à jamais dans le coeur des Bangladais comme l’homme qui a enthousiasmé la planète entière par son action dans la lutte contre la pauvreté et comme celui qui a valu à son pays le plus grand respect et le plus grand honneur.


CONTEXTE
Le microcrédit, innovation majeure en termes de lutte contre la pauvreté, a été fortement critiqué ces derniers mois. Les deux plus grosses institutions de microfinance d’Inde, SKS et Spandana, ont été accusées de pratiquer des taux d’intérêt “usuraires”, qui vont de 24 % à 40 %. Les taux d’intérêt élevés ne sont pas non plus une pratique étrangère à la Grameen Bank, la première banque à avoir accordé des prêts aux plus pauvres. Mais il faut également rappeler que les usuriers dans les villages pratiquent des taux d’intérêt bien plus élevés, allant jusqu’à 100 %. La Grameen Bank compte aujourd’hui plus de 100 millions de clients dans les pays les plus pauvres de la planète.

 

Bengladesh : qui veut la peau de Yunus ?
Source, journal ou site Internet : The Indian Express
Date : 14 avril 2011
Auteur : Mahfuz Anam

13/04/2011

LA DESINFORMATION AU QUOTIDIEN LES EMPLOIS FICTIFS

Une nouvelle qui fera « plaisir » à tous les pauvres de la planète est la tenue du 26e Conseil d’administration du Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) qui s’est tenu à son siège, à Nairobi, du 21 au 24 février. L'organisation compte 600 employés. Les ministres, venus de plus de 140 pays, ont débattu de la « réforme de la gouvernance mondiale de l’environnement et du renforcement des outils internationaux de gestion de l’environnement face à l’ampleur des crises et de la dégradation de la planète ».

 

http://img.over-blog.com/300x271/1/14/20/59/divers/Sarkozy.jpg


Privilégiant une approche commune entre pays européens et africains sur la nécessité de renforcer la gouvernance internationale de l’environnement, les ministres ont convenu de l’existence de deux options : une PNUE renforcée ou une agence spécialisée des Nations unies pour l’environnement (Organisation mondiale de l’environnement).


Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l'Écologie, du Développement durable, du Transport et du Logement a signé à Nairobi un accord-cadre de coopération entre la France et le PNUE qui définit les priorités communes d’action en matière d’environnement, et qui rappelle le rôle que la France, 5e contributeur financier au PNUE (5 440 000 dollars pour 2010-2011), espère voir jouer par cette organisation. Bien entendu la gigantesque parlotte était accompagnée des somptueuses fêtes habituelles. Les personnes compétentes en affaires pratiques savent bien à la lecture de ce bref résumé que l'on a brassé du vent pourtant bien inutile dans ce magnifique pays en altitude qu'est le Kenya.


Le point important est l'existence de 600 emplois fictifs dans cette seule dépendance de l'ONU. Personne de sensé ne peut croire que, malgré leur bonne volonté supposée, les titulaires de ces emplois puissent servir au bien commun et notamment aux objectifs annoncés : que signifie « gouvernance mondiale de l'environnement » ? Aux 600 emplois de base, il faut ajouter une quantité indéterminée et immense d'emplois fictifs dans les 140 pays qui ont essayé en vain de ravauder l'environnement supposé plein de trous.


Devant ce fait récent, il convient de définir ce qu'est un emploi fictif. Il semble que l'on puisse avancer que c'est un emploi qui ne produit pas de biens ou de services s'échangeant sur un marché libre, c'est-à-dire soumis au contrôle permanent d'une clientèle. Il en résulte que beaucoup d'emplois publics sont effectivement fictifs puisqu'ils s'exercent uniquement grâce à la force publique sans aucune légitimation autre que l'usage de cette force.


L'inventaire complet des emplois fictifs est infaisable tant leur nombre est grand et tant l'envie de faire l'inventaire ne court pas les rues pour des raisons évidentes.

 

http://www.absara.com/pic/nl/artpic/14/458/euros.jpg

LES EMPLOIS FICTIFS DE L'ONU

L'ONU en est une des très grandes pourvoyeuses. L'organisation se décline dans une foule de bureaucraties gigantesques qui travaillent pour leur compte propre en quasi indépendance : FAO, UNESCO, OMC. A coté de ces vraies « Seigneuries », il est une quantité d'autre « bourreaucraties ». Un coup d'œil sur Google révèle leur liste épouvantable et l'impossibilité de les dénombrer ; elles répondent à des étiquettes diverses : agences, instituts, programmes, hauts commissariats, fonds de ceci ou de cela : nous avons vu que l'un des rêves du PNUE est de dépasser le stade du programme pour se consolider dans une agence.


La prolifération des structures bouillonne de haut en bas et aussi latéralement ; chaque « bourreaucratie » a ses propres dépendances. Il ne serait pas étonnant que, si le compte impossible était fait, l'on arrive à deux millions d'emplois fictifs. Bien entendu le qualificatif sera refusé avec hauteur par les titulaires indiquant qu'ils font correctement le travail qui leur est demandé ce qui est éventuellement probable.


Si l'on quitte la clef de voûte de l'ONU dans l'architecture du pouvoir totalitaire mondial, on trouve toutes les structures européennes qui sont immenses et remplies d'emplois fictifs. Les emplois liés au lobbying sont au nombre de plusieurs milliers et le lobbying n'est que de la corruption emballée dans du papier de soie. Les emplois somptueux liés à la Cour Européenne des Droits de l'Homme dans son magnifique bâtiment à Strasbourg sont fictifs : ils s'exercent uniquement selon le bon plaisir des juges et répandent l'incertitude dans toute l'Europe avec l'effet habituel de ruine.

ET LA FRANCE ?

Si l'on quitte les organismes internationaux et que l'on observe la France, le nombre des emplois fictifs est sans limite et à la mesure de la socialisation du pays, quelle que soit la couleur apparente des gouvernements qui l'ont menée à bien. L'on pourrait citer parmi des milliers d'autres les spécialistes du comptage des oiseaux : oui, oui cela existe ! Rappelons aussi tout ce qui se rapporte aux aides aux entreprises dont le rôle négatif n'est plus ignoré même par les supposés bénéficiaires. Quant aux travailleurs sociaux, dont le nombre ne cesse de croître suite à la paupérisation du pays encouragée ou créée par les pouvoirs interventionnistes, ils sont innombrables avec des écoles spécialisées ; des assistantes sociales qui travaillaient avec leur cœur et leur intelligence ont été remplacées par des fonctionnaires parfois super diplômés.

 

http://img.over-blog.com/300x210/0/33/35/02/Palais-Elys--e.JPG

DES CONSEQUENCES DESTRUCTRICES

Les conséquences de ces emplois fictifs se déclinent facilement.


D'abord leurs coûts propres qui dégoulinent en impôts sur toute la population du monde entier avec la paupérisation en conséquence. Chacun regrette légitimement que des dictatures ruinent leur peuple en détournant l'argent pour leur usage propre. Le même phénomène se produit dans les prétendues grandes démocraties. La seule différence se trouve dans le paravent commode des élections : les manipulateurs de ces emplois fictifs se les répartissent à l'aide d'élections dont la régularité n'est nulle part évidente.


Un point n'est généralement pas souligné et le voici. La ruine est encore plus délirante si l'on constate la neutralisation de personnes de grands talents qui pourraient servir leurs concitoyens normalement. Les représentants des 140 pays qui ont brassé du vent pendant plusieurs jours à Nairobi sont certainement des personnes de valeur et auraient pu créer de grandes richesses dans des activités marchandes. Il s'ajoute que souvent les emplois fictifs sont non seulement inutiles mais destructeurs comme tous ceux qui créent des réglementations incompréhensibles. La paupérisation est aggravée par la destruction de richesse en découlant.


A partir du fait récent de la parlotte du PNUE nous avons été conduits à analyser l'action meurtrière des pouvoirs socialisants dans le monde entier et à l'échelle planétaire. Le socialisme est mensonger jusque dans ses conséquences ultimes et nous avons mis en lumière ce phénomène rarement ou jamais mis en lumière des emplois fictifs. C'est un mensonge de plus à ajouter à une liste bien fournie.


Michel de Poncins (merci de ton lien en direct)

 

Ps: Les chômeurs seraient-il des.......enfin!!

11/04/2011

Crise bancaire en Islande, confiance!: Un petit pays, le moins "con " d'Europe!

Eh oui biensûr cela courle de source.....ils ont des geysers lol

 

Alors que sur le continent, les pays européens victimes de la crise de la dette multiplient des plans d’austérité impopulaires, l’Islande, qui a fait le choix de laisser ses banques faire faillite, sort lentement de l’ornière.

 

http://www.lefigaro.fr/medias/2009/01/28/5675c172-ed1f-11dd-977f-39012d3b984b.jpg

 

Et, lors du référendum du 9 avril, les Islandais pourraient refuser de rembourser les créditeurs internationaux de la banque Icesave. Impossible de le rater dans les rues de Reykjavik, tant le chantier est énorme, et détonne dans une capitale à l'architecture basse : une cathédrale de béton noir et de verre, recouverte d'alvéoles réfléchissantes, est en cours d'assemblage face à la mer. Le Harpa, imaginé par l'artiste vedette danois Olafur Eliasson, servira tout à la fois de salle d'opéra et de palais des congrès pour l'Islande. Malgré des craintes annonçant l'arrêt des opérations, le bâtiment sera finalement bien inauguré, le 4 mai prochain. Après l'effondrement bancaire de l'île, en octobre 2008, le groupe Portus, l'investisseur privé qui portait ce projet estimé à l'origine à 12 milliards de couronnes (74 millions d'euros), a dû appeler le gouvernement et la mairie de Reykjavik à l'aide pour que le chantier se poursuive. L'exécutif n'a pas bronché et ce fleuron architectural va donc voir le jour. Mais où est donc passée la crise islandaise? L'Islande, encore sonnée par sa quasifaillite, ne s'est pas lancée dans une austérité à tout crin. A rebours des tendances à l'oeuvre sur le continent, l'île a choisi de prendre un peu plus de temps que d'autres pour réaliser son "ajustement budgétaire". Si bien que des projets ici et là continuent d'avancer. Ses mesures d'économies portent sur 10% du Produit intérieur brut (PIB) en trois ans. Rien à voir avec une autre île à laquelle elle est souvent comparée, elle aussi durement frappée par la crise: l'Irlande prévoit, elle, de ramener son déficit de 32% à 9% au cours de la seule année 2011. Aujourd'hui, Reykjavik dit avoir renoué avec la croissance – attendue aux alentours de 3% cette année, et réduit sa dette sans trop forcer.

 

http://www.dinosoria.com/pays/islande17.jpg


Trois recettes pour remonter la pente
Comment cette minuscule économie (320 000 habitants) s'y est-elle prise, pour se sortir la tête de l'eau en deux ans? Les économistes avancent trois explications: La dévaluation de la couronne islandaise. La devise a dégringolé de 40% fin 2008, et les exportations d'aluminium et de poissons ont repris dans la foulée. Le principe du "too big to save" (trop gros pour être sauvé). C'est l'exact inverse du "too big to fail" (trop gros pour faire faillite), qui a prévalu aux Etats-Unis comme en Europe jusqu'à présent, obligeant les Etats à sauver les banques les plus importantes de leur système bancaire, pour éviter les faillites en chaîne. En Islande, les actifs des trois grandes banques de l'île étaient bien trop grands (jusqu'à dix fois le PIB en 2007...) pour être sauvés intégralement, et l'Etat s'est contenté de racheter les actifs «internes», c'est-à-dire les prêts des particuliers et des entreprises en Islande. Les actionnaires ont dû assumer les pertes sur les actifs étrangers, les plus nombreux. Une austérité moins sévère qu'ailleurs, décidée en accord avec les partenaires sociaux. Un pacte de "stabilité sociale" a été signé en 2009, censé éviter les coupes dans le secteur social. Si la reprise se profile, tirée par les exportations de cette économie très ouverte, les ménages endettés, eux, sont loin d'avoir repris leur souffle. La consommation patine, 20% en deçà de ses niveaux antérieurs. Le taux de chômage est retombé aux environs de 7%, après avoir grimpé jusqu'à 9,7%. Rien à voir avec l'Irlande, toutefois, dont le taux de chômage dépasse les 14%.

 

http://naturendanger.canalblog.com/images/Islande_Map_Top1.jpg


Fossé entre classe politique et population
Sigridur Gudmunsdottir fait partie de ces milliers d'Islandais victimes d'une crise qu'ils n'ont pas provoquée.
Elle avait autrefois un "2007 job",– un travail confortable et bien rémunéré, du temps de l'euphorie des années 2000. "On entend dire que l'on a trop fait la fête, que l'on a trop consommé, trop emprunté. Mais c'est faux: il n'y a qu'une infime partie d'Islandais qui en ont vraiment profité", s'énerve-t-elle. Licenciée au plus fort de la récession, Sigridur a depuis repris, à 50 ans, des études à l'université. "Cela me permet de toucher des aides d'étudiant, qui sont plus élevées que les indemnités chômage", explique-t-elle. Elle a contracté en 2006 un prêt immobilier de onze millions de couronnes (68.000 euros), pour s'acheter une maison. En partie indexé sur l'inflation, le prêt qu'elle a contracté a explosé après la crise, à 14 millions de couronnes (86.000 euros). Elle s'est trouvée prise en tenailles au fil des mois: d'un côté, le volume de son emprunt augmentait, tandis que de l'autre, la valeur réelle de sa maison s'effondrait. Aujourd'hui, Sigridur ne sait pas encore très bien comment elle va réussir à rembourser ses dettes, mais ne se plaint pas: "Certains Islandais connaissent des situations bien pires. Tous ceux qui avaient contracté des prêts en devises étrangères sont vraiment mal." En Islande, on ne râle pas. Après tout, la vie sur les îles a toujours été rude.


S'exiler comme tant d'autres? "C'est impossible, je suis trop attaché à mes racines islandaises." La reprise islandaise? "Demandez dans la rue, personne n'y croit, à la reprise..." A écouter les conversations dans Reykjavik, le fossé est immense, entre une classe politique convaincue que la page de la crise est tournée, et des citoyens piégés par la quasi-faillite de l'île, et qui peinent à se relancer. Dans l'Islande d'après le krach, on continue de parler PIB et déficit public, et d'en faire les seuls indicateurs pertinents des politiques en cours.


Ici comme ailleurs en Europe. Mais après avoir obligé certaines banques à la faillite, et adopté une austérité "adoucie", il va bien falloir que l'île se décide à adopter des instruments de mesure alternatifs du bien-être de sa population.


Référendum Vers une exclusion de la communauté internationale ?
Un acte "indigne d’un chef d’Etat dans une démocratie représentative" : Svenska Dagbladet est très remonté contre le président islandais Ólafur Ragnar Grímsson, qui a refusé pour la seconde fois de parapher l’accord de dédommagement de la Grande-Bretagne et des Pays-Bas pour les millions que les deux pays ont dû verser aux épargnants de la banque en ligne ruinée Icesave. Résultat : un nouveau "référendum diviseur à l’issue hasardeuse" [le 9 avril], après le refus par plus de 90 % des Islandais du premier accord négocié l’année passée. Cependant, insiste le journal suédois, le gouvernement insulaire a "consacré toute son énergie, l’automne dernier, à la négociation d’un accord plus favorable à l’Islande, avec succès". En cas de victoire du "non", l’île se verrait confrontée à "deux scénarios draconiens : soit la menace d’une exclusion de la communauté internationale, soit une procédure judiciaire laborieuse avec la Grande-Bretagne et les Pays- Bas". Pour Die Presse, ce référendum "fait de l’ombre aux relations bilatérales" avec l’Union européenne, alors que les négociations d’adhésion ont débuté en juin 2010. Or, rapporte le quotidien viennois, "l'Islande veut remplacer le plus rapidement possible la couronne par l'euro". La monnaie unique "apporterait plus de stabilité" à une île qui oeuvre à retrouver sa prospérité passée.

 

A méditer!!!

 

Islande : sortie de crise en douceur
Source, journal ou site Internet : mediapart
Date : 8 avril 2011
Auteur : Ludovic Lamant

19:32 Écrit par HUMANITAS dans Parlons vrai et sans détours | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : économie, crise(s), banques, islande, dette, monnaie, europe | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

15/03/2011

L’Etat hébreu, toujours visé par le Hezbollah...Gêne du Liban!

Le puissant arsenal du Hezbollah est de nouveau dans la ligne de mire de l’opposition pro-occidentale au Liban qui mène une intense campagne politico-médiatique pour dénoncer le «diktat» des armes du parti chiite sur le pays. La coalition menée par le Premier ministre en exercice, Saad Hariri, a appelé les Libanais à participer en masse aujourd’hui à un rassemblement sous le slogan «le peuple veut faire tomber l’arsenal».

 

http://www.nb-info.ru/hezbollah.jpg

Il n'y aurait pas un salut qui rappelle le socialisme-national


Le Hezbollah «impose désormais sa volonté sur le pays soit en recourant à son arsenal, soit en brandissant son spectre», affirme Ammar Houri, député du mouvement du Futur de Saad Hariri. «Nous sommes arrivés à un point où nous ne pouvons plus coexister avec ces armes», ajoute-t-il. Ce rassemblement est organisé à l’occasion du 6e anniversaire de la «Révolution du Cèdre», déclenchée après l’assassinat de l’ancien Premier ministre, Rafic Hariri, père de Saad, et qui avait obligé la Syrie, pointée du doigt dans le meurtre, à retirer ses troupes du pays après 30 ans de tutelle. «Non à l’oppression», «non aux assassinats», «non au diktat des armes», peut-on lire depuis plusieurs jours sur des pancartes dans les rues de Beyrouth et dans plusieurs régions libanaises.

 

Le Hezbollah, qui est soutenu par la Syrie et l’Iran, a fait tomber le gouvernement de Saad Hariri le 12 janvier après des mois de bras de fer lié à l’enquête du tribunal de l’ONU sur le meurtre de l’ex-Premier ministre. Le parti chiite s’attend à être mis en cause par le Tribunal spécial pour le Liban (TSL) et veut que Beyrouth cesse toute coopération avec cette instance, qu’il accuse d’être à la solde d’Israël et des Etats-Unis. Mais le puissant mouvement est lui-même accusé d’avoir provoqué la chute du cabinet Hariri «sous la pression des armes». «L’arsenal s’impose dans tous les dossiers, y compris le TSL», affirme M.Houri. Vendredi, M.Hariri a laissé entendre que le Hezbollah avait «peur» de la vérité sur l’assassinat de son père, affirmant que l’arsenal ne lui «servira à rien face à la vérité». Sa coalition a mis en garde contre «le risque que le Liban perde de nouveau sa souveraineté», en référence à la tutelle syrienne passée.

 

http://web.stratfor.com/images/middleeast/map/Hezbollah-rocket-ranges_2_800.jpg

 

De leur côté, les médias du Hezbollah et de ses alliés taxent les pro-Hariri de «menteurs», assurant que l’arsenal est «sacré». «La bataille est ouverte contre le Hezbollah», souligne Fadia Kiwane, directrice du département de sciences politiques à l’Université Saint-Joseph de Beyrouth. Mais selon elle, et étant donné que «la question de l’arsenal est une pomme de discorde» dans le pays, «il aurait mieux fallu en discuter sur la «table de dialogue» plutôt que dans la rue», en raison des «risques» au niveau de la sécurité. Depuis quelques années, une «table de dialogue» entre les deux camps est consacrée à cette question épineuse, mais sans aucun résultat. Le Hezbollah, qui prône la lutte armée contre Israël, estime que son arsenal est nécessaire pour défendre le pays contre une éventuelle attaque de l’Etat hébreu, contre qui il s’est engagé dans une guerre destructrice en 2006.

 

Liban : l’arsenal du Hezbollah dérange
Source, journal ou site Internet : l’Expression
Date : 13 mars 2011

10:20 Écrit par HUMANITAS dans Parlons vrai et sans détours | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : liban, israël, chiite, hariri, hezbollah, hébreux, révolution, iran, syrie, armement | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

07/03/2011

Triche à la sécu, une manière pernicieuse, conditionnelle, de prétendre que le système resterait excellent, SI !!!

Notre système de protection sociale n'a plus les moyens de supporter les milliards envolés de la fraude. Un changement de culture autant que de méthode sont inévitables.

 

http://www.impots-utiles.com/mt-static/FCKeditor/UserFiles/Image/fraude-fraudes-assurance-maladie-secu-securite-sociale-gerard-raymond-cnam-hopital-chu-dette-publique-abus.jpg

 

Quatre femmes, 17 enfants et 175.000 euros de prestations sociales en trois ans ! La petite entreprise polygame de Lies Hebbadj, ce commerçant aux quatre maisons vivant à Rezé (Loire-Atlantique), aurait sans doute continué à prospérer des années durant si l'une de ses compagnes n'avait refusé d'ôter sa burqa lors d'un contrôle routier. Pourtant, plus que son mode de vie, c'est bien le montant astronomique de ses allocations qui a outré l'opinion au printemps dernier et qui lui vaut sa mise en examen pour fraude aux prestations sociales et travail dissimulé.


Marre des fraudeurs?

Pour la grande majorité des Français, ils devraient être plus lourdement sanctionnés *.
L'exaspération est d'autant plus forte que notre pays traverse de sérieuses difficultés économiques. Quatre millions de personnes cherchent un emploi et le déficit des comptes sociaux explose: 30 milliards d'euros l'an dernier. Un record ! La France peut-elle dans ces conditions continuer de fermer les yeux sur 12 à 18 milliards de dépenses indues et de cotisations évaporées? Non, répond Xavier Bertrand, le ministre du Travail, de l'Emploi et de la Santé, qui s'apprête à renforcer la lutte anti-fraude. «Chaque euro injecté dans le système de protection sociale doit aller à ceux qui en ont besoin», martèle-t-il.


Les députés de la Mission d'évaluation et de contrôle des lois de financement de la Sécurité sociale (Mecss) se sont eux aussi emparés du sujet, considérant que «la fraude sociale est d'une telle ampleur qu'elle constitue un vrai problème de société», selon les mots de Dominique Tian, député UMP des Bouches-du-Rhône et rapporteur de la mission. Ses conclusions sont attendues fin avril.


Longtemps, la mansuétude a été de mise à l'égard des petits malins qui s'ingéniaient à détourner la solidarité nationale à leur profit. Autant le fisc faisait peur, autant la «chasse aux allocs» prenait des allures de sport national. La France faisait figure de pays de cocagne, accueillant à bras ouverts ces milliers de Britanniques venant toucher le RMI, offrant des traitements de fécondation in vitro gratuits à des femmes sans papiers (23 à Paris l'an dernier), proposant des allocations logement aux enfants des classes aisées, octroyant des pensions d'invalidité complète à des personnes souffrant de «troubles du sommeil», acceptant la polygamie de fait... De la fraude? Non, juste une utilisation «limite» d'un système de protection sociale dont nous sommes fiers de dire qu'il est «le plus généreux au monde». Comment ne pas chercher à en tirer parti pour soi-même?


Tout le monde se sert. En 2006, Claude Frémont, le directeur de la Caisse d'assurance-maladie de Nantes, pousse un dernier coup de gueule avant de claquer la porte après douze années passées à traquer les fraudeurs - des médecins pour la plupart. «La Sécu est devenue une vache à lait!» explose celui qu'on surnommait «Zorro de la Sécu», qui n'hésitait pas à dénoncer l'impuissance publique face au «lobby extraordinairement puissant des médecins».


Et qui n'a jamais payé sa femme de ménage ou sa nounou «de la main à la main»? Le travail illégal est la principale fraude sociale en France. Pour la collectivité, c'est la double peine: des cotisations sociales et des impôts qui ne rentrent pas (8,5 à 12,5 milliards d'euros) et des salariés qui accèdent à des prestations sociales en minimisant leurs revenus. Douce France...


Ce n'est qu'au milieu des années 2000 que les parlementaires, le gouvernement et la haute administration commencent à prendre la mesure de la fraude aux prestations. A partir de 2005, le législateur demande à la Cour des comptes de certifier les bilans des organismes sociaux, ces mastodontes qui brassent, bon an, mal an, plus de 300 milliards d'euros. Les voici tenus de présenter des comptes «fidèles et sincères» comme n'importe quelle entreprise cotée. Il était temps !


En 2008, une délégation nationale de lutte contre la fraude, logée à Bercy, est créée. Parallèlement, la Cour des comptes s'est lancée dans une évaluation de la fraude aux prestations sociales. Un exercice apparemment délicat, même pour des magistrats rompus au contrôle de puissants organismes publics. Dans sa première mouture, envoyée un peu vite l'an dernier aux parlementaires, la Cour dressait un panorama fort critique de la lutte anti-fraude: «Stratégie nationale aux cibles imprécises», «actions des caisses locales limitées», «récupération insuffisante des indus»... Des attaques atténuées dans la version publique. Pour ménager quelques ego? Ou pour minimiser le fléau?


Car le chiffre de 1 % de fraudes aux prestations sociales - couramment avancé par les dirigeants des organismes sociaux - est de plus en plus contesté. D'abord, parce qu'il résulte d'une simple extrapolation de contrôles effectués par la Caisse nationale des allocations familiales (Cnaf) sur un échantillon de dossiers:
l'an dernier, celle-ci s'est courageusement lancée dans un premier chiffrage de la triche en épluchant 10.000 dossiers. Il en résultait que 2,2 % des allocataires fraudaient. Soit, en extrapolant à l'ensemble des bénéficiaires, 200.000 tricheurs pour un montant estimé entre 540 et 800 millions d'euros, ce qui représente grosso modo 1 % des prestations versées annuellement. «Ce chiffre est à peu près identique chez nos voisins», fait remarquer Daniel Buchet, «monsieur anti-fraude» de la Cnaf.


L'assurance-maladie et la branche vieillesse se bornent, elles, à afficher les résultats des fraudes qu'elles détectent (150 millions d'euros pour la première, 22 millions pour la seconde). Mais à l'assurance-maladie, on reprend volontiers l'évaluation globale de 1 %. Or, selon le bon vieux principe de «plus on cherche, plus on trouve», il y a fort à parier qu'un renforcement de la lutte anti-fraude donnerait des résultats bien supérieurs. La preuve? Il y a cinq ans, l'assurance-maladie n'identifiait que 10 millions d'euros de fraudes !


«Nous ne pensons pas que la fraude explose, mais on en détecte beaucoup plus qu'il y a quelques années», explique-t-on au ministère.
Aujourd'hui, les organismes sociaux affirment avoir fait du combat contre la triche une «priorité majeure».
«Nous savons que nos assurés sont particulièrement soucieux de la bonne utilisation de leurs cotisations et nous demandent qu'elles soient utilisées pour financer les dépenses de santé utiles», explique Frédéric Van Roekeghem. Le directeur général de l'assurance-maladie a nommé un médecin, Pierre Fender, à la tête de la lutte anti-fraude. Question de «légitimité» face à des professionnels de santé prompts à s'émouvoir quand on leur demande des comptes. Certes, les bataillons de contrôleurs sont encore bien faibles: 88 à la Cnav, environ 250 à la Cnam, 630 à la Cnaf... Quant aux 2500 inspecteurs du travail et 1550 contrôleurs Urssaf, ils consacrent respectivement 12 et 14 % de leur temps à lutter contre le travail illégal.


Mais l'arsenal juridique s'est considérablement renforcé depuis cinq ans. La Cnaf, qui croise déjà ses fichiers avec ceux des impôts depuis une dizaine d'années, peut désormais demander aux autres organismes sociaux, aux fournisseurs d'énergie (EDF, GDF-Suez...) et surtout aux banques la communication des données personnelles des allocataires. «Nous avons les mêmes pouvoirs que les agents des impôts», insiste Daniel Buchet. A une exception: les allocataires ne sont pas tenus de faire rentrer dans leur logement les contrôleurs des Caf. De toute façon, il y a belle lurette que ces derniers «ne comptent plus les brosses à dents et les paires de pantoufles» pour s'assurer du non-concubinage d'un bénéficiaire d'une allocation pour parent isolé ! Une plongée dans les baux, les comptes en banque ou les factures de gaz est bien plus efficace. A condition que tout le monde joue le jeu, ce qui ne semble pas être toujours le cas (certaines banques renâclent).

 

Les allocataires ont aussi du mal à se faire à cette idée. Il suffit de faire un tour sur les forums de discussion pour s'en convaincre. «Comment peuvent-il avoir accès à nos comptes bancaires, c'est un nouveau délire de l'Etat? On n'a pas le droit d'assurer nos arrières?», s'insurge «Loli», sur droit-finance.net. Une autre internaute n'en est toujours pas revenue après avoir constaté que La Poste avait prévenu la Caf du transfert de son courrier chez son petit ami. «Ils sont tous en lien! explose-t-elle. J'ai vu sur les forums que maintenant c'était légal! Ils peuvent consulter un fichier spécial et regarder nos comptes en toute légalité!» Une telle intrusion, courante en matière de fiscalité, est révolutionnaire pour les bénéficaires de prestations.


A ce jour, toutefois, les organismes font preuve de beaucoup de retenue dans les sanctions. Question de culture, d'abord. «Les agents des Caf sont formatés pour aider les pauvres, pas pour les redresser», lâche un fonctionnaire des affaires sociales. Question de définition aussi. Un hôpital facture une journée entière d'hospitalisation pour un simple fond de l'oeil ou une opération qu'il n'a pas effectuée ? Pour l'assurancemaladie, c'est une faute, pas une fraude. «Nous ne pouvons que nous en tenir à la définition légale», plaide Pierre Fender. Selon le code civil, la fraude est un acte «réitéré et délibéré».


Si l'on tient compte des « erreurs » - appelées «indus» en jargon Sécu -, les sommes qui échappent aux organismes sociaux sont bien plus élevées. Les Caf, par exemple, détectent 2 milliards d'euros d'indus par an.


Tous les responsables jurent la main sur le coeur récupérer la quasi-totalité de ces sommes. Les députés de la Mecss sont sceptiques. Jean-Pierre Door, élu UMP du Loiret et médecin, a fait ses calculs: «Sans les 5 milliards de fraude et les 10 milliards d'actes médicaux inutiles, l'assurance-maladie serait à l'équilibre.»


Les parlementaires veulent passer à la vitesse supérieure. Ils demandent que la Cnaf cesse de prévenir les allocataires des visites des contrôleurs. Ce qui est déjà le cas lors d'un fort soupçon de fraude, selon Daniel Buchet. Surtout, les élus UMP demandent l'instauration d'une «carte sociale » sur laquelle figureraient tous les subsides dont bénéficie le titulaire. «De l'aide municipale à l'aide de l'Etat», précise le rapporteur Dominique Tian, qui souligne que la Belgique est déjà dotée d'un système équivalent. Xavier Bertrand devrait leur donner satisfaction avec la mise en service annoncée du Répertoire national commun de la protection sociale d'ici à la fin de l'année. Et si l'arme anti-fraude la plus efficace était la peur du gendarme?


Depuis quelques semaines, une affichette orne les halls d'entrée des Caisses d'allocations familiales. Y figure noir sur blanc un jugement du tribunal de Melun : sept fraudeurs aux allocations logement écopent de peines de prison allant de six mois avec sursis à deux mois ferme. C'est la deuxième fois dans l'histoire de la Cnaf qu'une telle publicité est exigée par les tribunaux.


* Sondage Ifop réalisé du 7 au 15 février 2011 auprès de 1013 personnes.

 

Allocations logement, sécurité sociale : la grande triche

Source, journal ou site Internet : Le Figaro Magazine
Date : 4 mars 2011

11:15 Écrit par HUMANITAS dans Parlons vrai et sans détours | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sécurité sociale, fraude, culture, apl, logement social | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu