Avertir le modérateur

09/04/2010

L'occident en déclin, La Liberté passera t-elle par l'Orient?

2025 Déclin de l’Occident et avènement de l’Orient

«On affirme, en Orient, que le meilleur moyen pour traverser un carré est d’en parcourir trois côtés.»
Lawrence d’Arabie (Les Sept Piliers de la sagesse)


http://a33.idata.over-blog.com/299x299/2/54/68/86/ingres2.jpeg

 

Il est courant d’admettre que l’Occident est parti à la conquête du Monde après la première révolution industrielle. En fait, il serait plus indiqué de remonter dans le temps pour s’apercevoir que l’hégémonie occidentale a débuté après ce qu’on appelle dans la doxa occidentale «Les Grandes découvertes». Prenant la relève d’un Orient et d’une civilisation islamique sur le déclin, et au nom de la Règle des trois C - Christianisation, Commerce, Colonisation,, il mit des peuples en esclavage. Il procéda à un dépeçage des territoires au gré de ses humeurs sans tenir compte des équilibres sociologiques que les sociétés subjuguées ont mis des siècles à sédimenter. Pendant cinq siècles, au nom de ses «Droits de l’Homme» qui «ne sont pas valables dans les colonies» si l’on en croit Jules Ferry un chantre enragé de la colonisation et de la grandeur de l’Empire colonial français-, l’Occident dicte la norme, série, punit, récompense, met au ban des territoires qui ne rentrent pas dans la norme. Ainsi, par le fer et par le feu, plus de 75% des richesses des Suds épuisés comprenant plus de 80% des habitants de la planète furent spoliés et détenus par 20% des pays du Nord.(1)

La religion instrumentalisée

 

Cependant, au sein même de cet Occident chrétien, le leadership fut disputé avec l’apparition d’une idéologie, le communisme. Pendant près de cinquante ans après la Seconde Guerre mondiale, l’équilibre du monde était détenu par deux grandes puissances, les Etats-Unis et l’Empire soviétique. L’Occident latin guidé par les Etats-Unis est sorti vainqueur de cette lutte sans merci et tous les coups furent permis, notamment l’instrumentalisation de la religion aussi bien pour déstabiliser la Pologne en mettant en lumière un électricien des changements de Gdansk - à qui on a attribué le prix Nobel pour lui donner une stature- soutenu par un pape polonais qui appelait ouvertement à la rébellion- N’ayez pas peur!- mais aussi en créant une internationale islamique sous l’égide d’un Oussama Bin Laden, leur meilleur allié avec les taliban qui furent dotés de missiles qui firent des ravages dans les chars soviétiques en Afghanistan. Après la chute de l’Union soviétique, les Américains, ivres de puissance et tentés par la posture de l’Empire, se devaient de trouver un «Satan de rechange». Une étude du Pnac (Programme for New American Century) recommandait de chercher un motif pour relancer l’hégémonie américaine d’une façon définitive, notamment avec le déclin du pétrole dont il fallait à tout prix s’assurer des sources d’approvisionnement pérennes et à un prix «raisonnable». L’arrivée du 11 septembre fut du pain bénit. Le Satan de rechange tombait du ciel, l’Islam et terrorisme. Francis Fukuyama s’interrogeait à juste titre sur la fin de l’histoire maintenant que la pax americana régnait et paraissait durer mille ans. Ainsi, furent organisées les expéditions punitives que l’on sait un peu partout semant le chaos, la destruction et la mort. Pourtant, les signes d’un craquement de l’hégémonie occidentale commencèrent à poindre à l’horizon. Des voix inquiètes commençaient à douter de la pérennité du magister occidental. Dans un discours à l’université de Princeton, Joschka Fischer ancien ministre allemand des Affaires étrangères faisait part de son inquiétude et désignait nommément l’Islam. Ecoutons-le: «La situation actuelle nous enseigne que la question de la sécurité au XXIe siècle pour nous tous, et avant tout pour les États-Unis et l’Europe, ne peut plus être définie à l’aune des catégories traditionnelles du XXe siècle. Un totalitarisme d’un genre nouveau, le terrorisme islamiste et l’idéologie du Djihad, basée sur le mépris de l’homme, menacent la paix et la stabilité régionales et mondiales. (...) Aujourd’hui, notre sécurité est principalement menacée non pas par un seul État mais au contraire par un mouvement totalitaire d’un genre nouveau qui, ayant perdu l’Afghanistan, ne peut plus baser sa puissance sur le contrôle d’un autre État. Cette menace ne vise pas non plus les potentiels stratégiques des États-Unis et de l’Occident. Elle tend plutôt à ébranler leur moral et à déclencher des réactions qui renforcent le soutien au totalitarisme islamiste au lieu de l’affaiblir. Cette nouvelle menace est d’envergure, mais pire encore: elle essaye de créer un "choc des civilisations" basé sur la religion et l’appartenance culturelle, entre le monde islamo-arabe et l’Occident mené par les États-Unis. (..) Est-ce la fin de l’Occident? Cette question qui donne le frisson est actuellement en vogue. L’Occident ne serait condamné que si la communauté transatlantique, faute d’intérêts communs, n’avait plus d’avenir, (...) Dans leur lutte contre la nouvelle menace, l’Europe et l’Amérique dépendent l’une de l’autre. L’Amérique et l’Europe pourront relever les défis du XXIe siècle, mais elles ne pourront le faire qu’ensemble.»(2)


Nous le remarquons que pour Joshka Fisher, l’hégémonie occidentale sera toujours aux commandes! Ce n’est pas l’avis de la CIA qui a publié un rapport intitulé: Le monde en 2025. On constate une prise de conscience d’une nouvelle donne à la fois démographique, économique, financière et même dans une certaine mesure, militaire La lecture du dernier rapport de la CIA nous permet de mieux connaître le mode de pensée de la classe dirigeante étatsunienne et d’en identifier les limites. Terrorisme en retrait, glissement du pouvoir économique de l’Occident à l’Orient, pénurie d’eau, déclin des ressources en hydrocarbures, nouvelles technologies. Dans la lignée du précédent Rapport de la CIA, pour la première fois, les Américains reconnaissent qu’ils ne seront plus les maîtres du monde!(3)

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/2/20/Age_of_Caliphs.png/540px-Age_of_Caliphs.png


Ecoutons l’économiste Samir Amin donner son avis à propos de ce rapport: «Je résumerai mes conclusions de cette lecture dans les points suivants: la capacité de "prévoir" de Washington étonne par sa faiblesse; on a le sentiment que les rapports successifs de la CIA sont toujours "en retard" sur les évènements, jamais en avance. L’impression qu’on tire de cette lecture est que, de surcroît, l’establishment étatsunien conserve quelques solides préjugés, notamment à l’égard des peuples d’Afrique et d’Amérique latine. Le rapport précédent - Le monde en 2015 - n’avait pas imaginé que le mode de financiarisation du capitalisme des oligopoles devait nécessairement conduire à un effondrement comme cela s’est produit en 2008. (...) Aujourd’hui encore donc (dans la perspective de 2025), le rapport affirme sans hésitation "qu’un effondrement de la mondialisation" reste impensable. (...) D’une manière générale "l’hégémonie" des Etats-Unis, dont le déclin est visible depuis plusieurs décennies, affirmée pourtant dans le rapport précédent comme toujours "définitive" est désormais imaginée comme "écornée", mais néanmoins toujours robuste». D’une manière générale, les «experts» du libéralisme ignorent la possibilité d’une intervention des peuples dans l’histoire. Les experts de l’establishment étatsunien ne s’intéressent qu’aux choix «possibles» des classes dirigeantes des «pays qui comptent» (la Chine en premier lieu, ensuite la Russie et l’Inde, puis l’Iran et les pays du Golfe, enfin le Brésil). L’Europe, à leur avis, n’existe pas (et sur ce point ils ont certainement raison) et de ce fait restera forcément alignée sur les choix de Washington. L’illusion qu’ils peuvent se faire sur les pays du Golfe est instructive: «riches» ces pays doivent «compter», le fait qu’on puisse être riche et insignifiant ne leur paraît pas «imaginable». Leur crainte concernant l’Iran, non pas pour son «régime islamique» mais parce que cette grande nation n’accepte pas la résignation, est par contre fondée. L’Afrique ne comptera toujours pas, et restera ouverte au pillage de ses ressources. Le seul problème pour eux est qu’ici, les Etats-Unis (et leurs alliés subalternes européens) se trouveront désormais en concurrence difficile avec les appétits de la Chine, de l’Inde et du Brésil.(...) Les «scénarios» dessinés dans le rapport, dans ces conditions, renseignent plus sur les limites de la pensée dominante aux Etats-Unis que sur les probabilités de leur réalisation. Premier scénario: une victoire éclatante de la Chine. La Chine s’impose comme nouvelle «puissance hégémonique», entrainant dans son sillage une Russie rénovée une Inde autonome mais résignée, un Iran («islamiste» ou pas) devenu acteur dominant au Moyen-Orient. L’alliance de Shanghai garantit l’accès de la Chine et de l’Inde à 70% des productions de pétrole et de gaz du Moyen-Orient. Second «scénario»: conflit Chine/Inde, stagnation de la Russie...Les voeux des USA. Le second «scénario» consacre, à l’opposé, l’échec retentissant du «Plan de Shanghai», l’éclatement du groupe éphémère que représente le Bric, la montée en ligne du conflit Chine/Inde, la stagnation de la Russie et l’avortement du projet nationaliste de l’Iran.(4)



Les nouveaux maîtres

http://www.bibliosurf.com/IMG/arton15326.jpg

 

A l’autre bout du curseur concernant l’avenir du Monde, nous trouvons l’analyse lumineuse de l’ambassadeur singapourien Kishore Mahbubani qui décrit le déclin occidental: recul démographique, récession économique, et perte de ses propres valeurs. Il observe les signes d’un basculement du centre du monde de l’Occident vers l’Orient. L’auteur fait le point sur l’ascension économique vertigineuse des pays de l’Asie. Ayant intégré les pratiques de l’Occident (économie de marché, méritocratie, Etat de droit, développement de l’éducation, etc.), l’Asie n’a, selon l’auteur, aucune intention de dominer l’Occident, mais il met en garde: l’Occident doit renoncer à sa domination notamment. Après trois siècles de domination occidentale, où Londres, Paris, Berlin et Washington ont décidé du sort de la planète, les 5,6 milliards d’individus qui ne vivent pas à l’Ouest aujourd’hui ont cessé d’être des objets de l’histoire mondiale pour en devenir des sujets.(5)

 

Citant l’ouvrage de l’historien britannique Victor Kiernan «The Lords of Humankind, European Attitudes to the Outside World in the Imperial Age» qui avait été publié en 1969, lorsque la décolonisation européenne touchait à sa fin. Victor Kiernan qui écrivait: La plupart du temps, cependant, les colonialistes étaient des gens médiocres mais en raison de leur position et, surtout, de leur couleur de peau, ils étaient en mesure de se comporter comme les maîtres de la création. Même si la politique coloniale européenne touchait à sa fin, l’attitude colonialiste des Européens subsisterait probablement encore longtemps. En fait, celle-ci reste très vive en ce début de XXIe siècle. Souvent, on est étonné et outré lors de rencontres internationales, quand un représentant européen entonne, plein de superbe, à peu près le refrain suivant: «Ce que les Chinois [ou les Indiens, les Indonésiens ou qui que ce soit] doivent comprendre est que...», suivent les platitudes habituelles et l’énonciation hypocrite de principes que les Européens eux-mêmes n’appliquent jamais. Le complexe de supériorité subsiste. Le fonctionnaire européen contesterait certainement être un colonialiste atavique. Comme l’écrit Mahbubani: «Cette tendance européenne à regarder de haut, à mépriser les cultures et les sociétés non européennes a des racines profondes dans le psychisme européen.»


Pour l’Occident, écrit Jean Pierre Lehmann commentant l’ouvrage de Maybubani, il est temps de regarder la réalité en face. Ce que Mahbubani attaque, c’est l’anomalie absurde d’un pouvoir mondial occidental envahissant et persistant dans un monde sujet à des changements fondamentaux. Cela ne vaut pas seulement pour la culture mais également pour le niveau de développement économique et politique.(6)

http://meuk.web-log.nl/meuk/images/2008/11/03/mahbubani.jpg

L’auteur décrit les trois principaux scénarios pour le XXIe siècle - la marche vers la modernité, le repli dans des forteresses et le triomphalisme occidental Géographiquement, il est des plus à l’Est mais qu’en est-il des autres aspects? Mahbubani reproche à l’Europe sa myopie, son autosatisfaction et son égocentrisme. Il relève en particulier que l’Europe a failli à s’engager vraiment en faveur de ses voisins: «Ni les Balkans ni l’Afrique du Nord n’ont bénéficié de leur proximité avec l’Union européenne». Cependant, au XXIe siècle, le déclin de l’Occident en termes d’abandon de ses valeurs, a été accéléré en particulier par les États-Unis sous le gouvernement de George W.Bush. L’essor économique de l’Orient a été remarquable. «En 2010, 90% de tous les scientifiques et ingénieurs titulaires d’un doctorat vivront en Asie.»

 

Mahbubani voit trois principaux foyers de défis pour l’Occident: la Chine, l’Inde et le Monde islamique. A propos du dernier, alors que le terme de «musulman» est associé dans l’esprit des Occidentaux à celui d’«arabe», la grande majorité des musulmans vivent en Asie où l’on trouve la plupart des pays qui ont les plus importantes populations musulmanes: Indonésie, Inde, Pakistan, Bangladesh et Iran. L’invasion anglo-américaine de l’Irak a considérablement aggravé les relations entre l’Occident et les États et peuples musulmans. Le caractère grotesque des erreurs commises est dû en partie au degré stupéfiant d’ignorance des étatsuniens au sujet de l’Irak, laquelle provient de leur arrogance. Mahbubani exhorte l’Occident à «faire de toute urgence des efforts pour mieux comprendre l’esprit musulman».


Quand Mahbubani écrit que «le moment est venu de restructurer l’ordre mondial», que «nous devrions le faire maintenant». Le grand sujet de plainte de Mahbubani est l’incapacité de l’Occident à maintenir, à respecter et encore plus à renforcer les institutions qu’il a créées. Et l’amoralité avec laquelle il se comporte trop souvent sape davantage les structures et l’esprit de la gouvernance mondiale. Prenons le Traité de non-prolifération nucléaire (TNP). Selon Mahbubani, il «est légalement vivant mais spirituellement mort» «Le monde, écrit-il, a perdu pour l’essentiel sa confiance dans les cinq États nucléaires. Au lieu de les considérer comme des gardiens honnêtes et compétents du TNP, il les perçoit généralement comme faisant partie de ses principaux violateurs» Leur décision d’ignorer le développement par Israël d’un arsenal nucléaire leur a été particulièrement préjudiciable. Lors d’une rencontre à Bruxelles au début de 2008, j’ai demandé à l’un des participants, Javier Solana, Haut-Représentant de l’UE pour la politique étrangère et de sécurité commune, son avis sur la question de l’arsenal nucléaire d’Israël mais il a refusé catégoriquement d’aborder le sujet.(6)


Le Monde sera à n’en point douter fragmenté, il est à espérer qu’après cinq siècles de domination sans partage et d’une vision occidentalo-centriste des droits de l’Homme, le Monde retrouvera la vraie sagesse. L’Inde et la Chine héritiers de plus de 4000 ans de civilisation y contribueront certainement.

 

source: L'Expression 08 Avril 2010

(*) Ecole nationale polytechnique
(*) enp-edu.dz

1.C.E.Chitour: L’Occident à la conquête du Monde.ed. Enag. Alger. 2009
2. Joschka Fischer: L’Europe et l’avenir des relations transatlantiques. Princeton 19 11 2003
3.«Le monde en 2025» selon la CIA, le 26/2/2010
4. Samir Amin http://www.michelcollon.info/index.php-16-02-10
5.K.Mahbubani: The Irresistible Shift of Global Power to the East, septembre 2008
6.Jean-Pierre Lehmann: Déclin de l’Occident et montée de l’Orient Réseau Voltaire 2.09.2008.

Pr Chems Eddine CHITOUR

04/04/2010

Démocratie Libérale??


Q de Démocratie Libérale

Voici sur cette page Questions de Démocratie Libérale, en premier lieu toute l'initiation sur le sujet, qui correspond à des articles postés sur L&L que voici:


Bien entendu cliquez sur les liens afin d'accèder aux articles



INITIATION A LA DEMOCRATIE LIBERALE


1) Initiation pour une démocratie libérale 1 (fédéralisme)
Le fédéralisme


Lorsque des groupes humains libres ayant des langues, des religions, ou des règles culturelles différentes, choisissent d'adopter un cadre constitutionnel commun, ils veulent à la fois un minimum d'autonomie locale et l'égalité des chances au plan économique et social. Un système fédéral - consistant en un partage du pouvoir entre les niveaux local, régional et national - donne les compétences voulues aux responsables élus chargés de concevoir et gérer des politiques à même de répondre aux besoins locaux et régionaux. Ces élus locaux et régionaux s'associent avec le gouvernement national et entre eux pour résoudre les nombreux problèmes auxquels le pays est confronté.
2) Initiation pour une démocratie libérale 2 (partis politiques)
Les partis politiques,


Pour préserver et protéger les droits et libertés individuelles, tout peuple démocratique a le devoir de participer à la formation des gouvernements de son choix et la principale façon pour lui de le faire est de participer à la vie des partis politiques.
3) Initiation pour une démocratie libérale 3 (droits de l'Homme)
Les droits de l'homme
4) Initiation pour une démocratie libérale 4 (éducation)
L'éducation et la démocratie
5) Initiation pour une démocratie libérale 5 (liberté de parole)
La liberté de parole
6) Initiation pour une démocratie libérale 6 (liberté de la presse)
La liberté de la presse
7) Initiation pour une démocratie libérale 7 (compromissions)
Les coalitions et les compromis
8) Initiation pour une démocratie libérale 8 (les Femmes)
Les droits des femmes et des filles
9) Initiation pour une démocratie libérale 9 (la Justice)
Un pouvoir judiciaire indépendant


Des juges indépendants et professionnels sont le fondement d'un système loyal, impartial et constitutionnellement garanti de tribunaux appelé le système judiciaire. Cette indépendance n'implique pas que les juges peuvent prendre leurs décisions en fonction de leurs idées et préférences personnelles mais qu'ils sont libres de prendre des décisions conformes à la loi, mêmes si elles sont contraires aux intérêts du gouvernement ou de puissantes parties impliquées dans l'affaire jugée.
10) Initiation pour une démocratie libérale 10 (la religion)
La liberté de religion

Tous les citoyens devraient être libres de suivre leur conscience en ce qui concerne les questions relatives à la foi religieuse. La liberté de religion comprend le droit de pratiquer sa religion seul ou en compagnie d'autres personnes, en public comme en privé, et de respecter les pratiques et enseignements de sa religion sans craindre d'être persécuté par le gouvernement ou d'autres éléments de la société.
11) Initiation pour une démocratie libérale 11 (les citoyens et la responsabilité)
Les responsabilités des citoyens
12) Initiation pour une démocratie libérale 12 (l'exécutif)
Le pouvoir exécutif

Les dirigeants démocratiques gouvernent avec le consentement de leurs citoyens. Leur puissance n'est pas fondée sur les armées qu'ils commandent ou la richesse économique de leur pays, mais sur leur respect des limites fixées par l'électorat qui les a portés au pouvoir au moyen d'élections libres et loyales.
13) Initiation pour une démocratie libérale 13 (le législatif)
Le pouvoir législatif

Dans une démocratie, les représentants du peuple, ou députés, sont élus pour servir le peuple, quel que soit le nom de l'assemblée où ils siègent : assemblée nationale, chambre des députés, parlement, ou congrès. Ils remplissent un certain nombre de rôles essentiels au bon fonctionnement d'une démocratie.
14) Initiation pour une démocratie libérale 14 (la constitution)
Le droit constitutionnel

Une constitution écrite contient les lois principales que les citoyens de la nation acceptent de respecter, et établit la structure fondamentale de leur gouvernement. Conséquemment, le droit constitutionnel démocratique - fondé sur les principes de la liberté individuelle, des droits des collectivités et de la limitation des pouvoirs des autorités publiques - crée le cadre dans lequel s'exerce le gouvernement d'une démocratie.
15) Initiation pour une démocratie libérale 15 (la responsabilité du gouvernement)
La responsabilité du gouvernement

Un gouvernement a l'obligation de rendre des comptes. Les représentants officiels, qu'ils soient élus ou non, doivent expliquer leurs décisions et leurs actions à leurs concitoyens. L'État s'acquitte de cette obligation grâce à de multiples mécanismes - politiques, juridiques et administratifs - mis en place pour éviter la corruption et garantir que les hauts fonctionnaires demeurent proches du peuple et assument la responsabilité de leurs actions. Sans de tels mécanismes, la corruption peut se développer.
16) Initiation pour une démocratie libérale 16 (les élections)
Les élections: libertés et honnêtetés

Des élections libres et honnêtes permettent aux habitants des démocraties représentatives de décider de la représentation des partis politiques au sein de leur gouvernement et de la direction à donner à la politique nationale
17) Initiation pour une démocratie libérale 17 (loi des + et droits des -)
Loi de la majorité et droits de la minorité

À première vue, les principes de 'loi de la majorité' et de 'protection des droits des individus et de la minorité' peuvent sembler contradictoires. En fait, ce sont les deux piliers sur lesquels repose le mode de gouvernement démocratique.
18) Initiation pour une démocratie libérale 18 (l'armée)
Les relations entre le pouvoir civil et l'armée
Les décisions relatives à la guerre ou à la paix sont capitales pour toute nation et, en temps de crise, de nombreux pays confient leur destin à leur armée.
19) Initiation pour une démocratie libérale 19 (les ONG)
Le rôle des Organisations non gouvernementales

Dans une démocratie, de simples citoyens peuvent former des groupes indépendants qui répondent aux besoins de leur collectivité ou de leur pays et qui appuient, complètent ou même critiquent le travail du gouvernement. On appelle souvent ces organismes des « Organisations non gouvernementales », ou ONG, car elle ne sont pas une extension des fonctions de l'État.
Initiation pour une démocratie libérale 20 (conclusion)
Qu'est-ce que la démocratie ?
)

29/03/2010

Les 20-25 ans ne croient plus au modéle social Français

Une confiance élevée dans leur avenir professionnel qui cohabite avec un fort sentiment que le chômage sera une réalité individuelle inévitable


Les trois quarts des jeunes sont confiants dans leur avenir professionnel

Le niveau de confiance des jeunes dans leur avenir professionnel est élevé : plus des trois quarts d'entre eux (78%) se déclarent confiants, dont près du quart (22%) tout à fait confiants. Notons tout de même qu'ils sont mesurés puisque la majorité se dit " plutôt confiante " (56%) et 22% ne se disent pas confiants. On peut y voir le signe d'une angoisse présente au sein d'une fraction non négligeable de la jeune génération, notamment chez les filles (25% ne sont pas confiantes contre 18% des garçons) et les jeunes plus " âgés " (24% des 23-25 ans n'ont pas confiance contre 18% des 20-22 ans), peut-être plus inquiets au fur et à mesure que l'entrée dans le monde du travail se fait plus concrète.


Six jeunes sur dix pensent qu'ils connaîtront un jour une période chômage

Tout en étant très confiants vis-à-vis de leur avenir professionnel dans l'absolu, les jeunes anticipent dans une proportion importante une période de chômage au cours de leur carrière. Ainsi, 60% pensent qu'ils seront sans emploi à un moment donné de leur carrière. Parmi eux, 24% en sont même certains. Seuls 38% des jeunes estiment qu'ils ne connaîtront pas le chômage. Même les jeunes qui se montrent confiants dans leur avenir professionnel sont majoritairement persuadés (54%) qu'ils connaîtront une période de chômage au cours de leur carrière même si c'est dans une proportion nettement moins importante que les jeunes les plus pessimistes à l'égard de leur avenir professionnel (85% pensent connaître un jour le chômage). Seuls les jeunes dont le chef de famille est cadre estiment majoritairement (53%) qu'ils ne connaîtront pas le chômage au cours de leur carrière.

Les jeunes de 20 à 25 ans constituent donc une génération profondément marquée par le chômage, qui n'est pas seulement une donnée abrupte de l'économie mais leur apparaît comme une perspective personnelle totalement intégrée au sein de leur cursus professionnel.


Une image du monde de l'entreprise en demi-teinte...

68% des jeunes ont une bonne image du monde de l'entreprise, contre 31% qui en ont une mauvaise. Logiquement, les jeunes n'ont pas une image très marquée du monde de l'entreprise dans un sens ou dans l'autre dans la mesure où seuls 4% d'entre eux déclarent en avoir une " très bonne image " et 4% une " très mauvaise image ". Le fait est qu'ils sont encore à l'aube de leur carrière professionnelle et connaissent donc peu ou pas encore le monde de l'entreprise.

Néanmoins, cette bonne image générale doit être nuancée par un jugement nettement plus méfiant vis-à-vis des entreprises sur un certain nombre de points. Ainsi, ils sont une petite majorité à accorder leur confiance aux entreprises pour " permettre le plus possible aux salariés de concilier vie professionnelle et vie personnelle " (54%) et pour " assurer le mieux possible à leurs salariés une vie professionnelle épanouissante " (53%), jugeant sans doute que ces éléments sont essentiellement du ressort des salariés eux-mêmes. En revanche, une large majorité de jeunes ne fait pas confiance aux entreprises pour " sauvegarder le plus possible les emplois de leurs salariés " (62%) et " proposer autant que possible à leurs salariés des niveaux de rémunération correspondant à leur mérite " (62%). La défiance est donc particulièrement importance sur la question des salaires et de l'emploi.

Au final, près d'un jeune sur quatre (22%) ne fait confiance aux entreprises ni pour garantir son épanouissement personnel, ni pour préserver les emplois, ni pour garantir des salaires décents. A l'opposé, ils ne sont que 13% à faire confiance aux entreprises sur l'ensemble de ces sujets.

Les garçons sont un peu plus circonspects puisque 24% d'entre eux ne font pas confiance aux entreprises sur les quatre items contre 19% des filles. Notons également un clivage social sur la problématique de l'équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle, seuls les jeunes dont le chef de famille est cadre étant majoritairement méfiants à l'égard des entreprises sur ce thème.


Pragmatiques face à la mondialisation et à un système social défaillant, les jeunes cherchent des solutions individuelles


La mondialisation, entre crainte et pragmatisme

Dans un contexte de forte médiatisation sur le thème de la mondialisation, l'attitude de la jeune génération est loin de corroborer les propos souvent pessimistes ou négatifs qu'on peut entendre sur ce sujet. Certes, la mondialisation est davantage une source d'angoisse que d'espoir pour les jeunes mais ces derniers ne semblent pas aussi réticents que l'ensemble de la population à son égard. En effet, le mot " mondialisation " inspire de la crainte à près d'un jeune sur deux (48%) mais également de l'espoir à plus d'un jeune sur quatre (27%) et de l'indifférence à un autre quart d'entre eux (25%). Autrement dit, la majorité des jeunes (52%) associe au mot " mondialisation " un sentiment qui n'est pas négatif, contrairement à l'ensemble de la population puisque des enquêtes ont montré que depuis 2002, les Français dans leur ensemble associent majoritairement la mondialisation à quelque chose de négatif.

Le milieu social d'origine est un élément déterminant dans l'appréciation de la mondialisation, les enfants d'ouvriers étant logiquement plus inquiets que les enfants de cadres : 58% des jeunes dont le chef de famille est ouvrier ressentent de la crainte et 13% de l'espoir tandis que 45% des jeunes dont le chef de famille est cadre ressentent de la crainte et 33% de l'espoir.

Même si la mondialisation est quelque chose qui fait peur à une majorité relative de jeunes, ces derniers se montrent très partagés lorsqu'il s'agit d'évaluer les conséquences de la mondialisation sur la France : 49% des jeunes jugent que la mondialisation est plutôt un handicap pour la France et 45% estiment au contraire que c'est plutôt un atout. Le clivage est à nouveau social : ainsi une majorité de jeunes issus d'un milieu ouvrier jugent que c'est un handicap pour la France (61%) tandis qu'à l'inverse une majorité de jeunes issus d'un milieu cadre pensent que c'est plutôt un atout (54%).


Un comportement individualiste pour faire face au système social défaillant

Réalistes et pragmatiques sur leur avenir professionnel et la mondialisation, les jeunes réagissent de manière similaire face à la crise du modèle social français. Même si cette enquête n'a pas mesuré leur degré d'angoisse vis-à-vis de l'effritement de ce modèle, les jeunes donnent l'impression d'avoir déjà intégré cette crise et de chercher des solutions individuelles pour y faire face.

Ainsi, les jeunes sont partagés sur l'évolution du système d'indemnisation des chômeurs : 47% estiment que le système va devenir beaucoup moins protecteur en raison des problèmes de déficit public ; 46% pensent qu'il restera très proche de ce qu'il est aujourd'hui. Seuls 6% pensent qu'avec le progrès social le système sera plus protecteur. Les plus âgés sont un peu plus pessimistes puisque la majorité des jeunes âgés de 23 à 25 ans (51%) jugent que les chômeurs seront moins bien indemnisés que maintenant contre 44% des jeunes de 20 à 22 ans. Notons également que les jeunes qui anticipent une période de chômage et pourraient donc être directement concernés par le problème de l'indemnisation des chômeurs sont également légèrement plus pessimistes (50% pensent que le système sera moins protecteur). Dans tous les cas, force est de constater une forme de fatalisme au sein de cette génération qui ne croit plus du tout à l'idée de progrès du modèle social français et anticipe au pire son délitement, au mieux le maintien du statut quo.

En ce qui concerne leur retraite, les jeunes se montrent largement préoccupés : 63% d'entre eux déclarent que leur retraite est aujourd'hui pour eux une préoccupation importante dont près d'un sur cinq (18%) " très importante ". Cette inquiétude est telle que 71% de ceux pour qui c'est une préoccupation importante jugent nécessaire d'épargner dès maintenant pour s'assurer un niveau de retraite suffisant. C'est dire leur pessimisme sur le maintien du système actuel, qui ne leur apparaît plus comme suffisamment viable pour leur permettre de ne pas épargner : seuls 2% jugent que ce n'est pas nécessaire. Cette préoccupation est d'autant plus présente que le milieu social d'origine est populaire. Ainsi, 56% des jeunes dont le chef de famille est cadre se disent préoccupés par leur retraite aujourd'hui contre 71% des jeunes dont le chef de famille est ouvrier, et la constitution d'une épargne dès maintenant est jugée d'autant plus nécessaire que l'on est issu d'un milieu ouvrier que cadre.

Dans ces conditions il n'est pas étonnant que la majorité des interviewés pense que pour assurer un niveau équivalent face à la crise actuelle du modèle français de protection sociale il vaut mieux privilégier le financement par chacun de sa propre protection sociale (56%). Ils sont 37% à estimer qu'il vaut mieux augmenter les prélèvements collectifs. Les jeunes semblent avoir le sentiment que le système actuel ne pourra pas perdurer - du moins en l'état - même en augmentant les prélèvements collectifs, compte tenu du poids des déficits publics et de l'évolution démographique. Le financement collectif de la protection sociale n'est donc une alternative suffisante pour aucune catégorie de jeunes.


Un réel potentiel de création d'entreprise, voire d'exil

Dans ce contexte de crise, les jeunes expriment des aspirations qui peuvent probablement être mises en relation avec leur recherche de solutions sur le plan individuel.

Ainsi, deux tiers (67%) des jeunes de 20 à 25 ans aimeraient créer leur entreprise s'ils en avaient la possibilité. Parmi ces jeunes souhaitant créer leur entreprise, 67% envisagent de le faire dont 28% de manière certaine. Malgré un tiers (32%) des jeunes qui n'envisagent pas de le faire, peut-être découragés par la complexité administrative ou les difficultés inhérentes à cette ambition, il existe un réel potentiel entrepreneurial chez les jeunes. Ce potentiel est encore très masculin puisque si 76% des hommes veulent créer leur entreprise, 58% des femmes expriment le même désir.

Par ailleurs, près de deux jeunes sur trois (64%) sont intéressés par la possibilité d'aller travailler sur une longue période dans un autre pays. Toutefois, cet intérêt est encore modéré, seuls 18% y " songeant très sérieusement ". Encore une fois, ce sont surtout les garçons qui se montrent tentés par l'exil - ou du moins le déclarent - 70% d'entre eux se disant intéressés contre 58% des filles. Ce sont également davantage les jeunes dont le chef de famille est cadre qui émettent ce souhait (70% dont 25% y songent très sérieusement) contre 52% des jeunes dont le chef de famille est ouvrier (dont 13% qui y songent sérieusement).

Christelle Craplet
Chargée d'études - Ipsos Public Affairs
christelle.craplet@ipsos.com

23:39 Écrit par HUMANITAS dans Parlons vrai et sans détours | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jeunesse, chômage, mondialisation, social | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

17/03/2010

Notre Liberté de plus en plus menacée! Trop d'Etat impliquant une crise des valeurs

À rebours du progressisme, Alexandra Viatteau montre les multiples facettes de la régression actuelle vers l’infantilisme. Qu’il s’agisse du primat donné à l’émotion sur la raison, du conformisme comme facteur de construction de l’individualité, des violences envisagées comme substitut à une vraie discussion ou des nouveaux babils censés faciliter la communication, tous les indices convergent : sous couvert de spontanéité et d’authenticité, la manipulation des individus n’est pas loin. Le caractère délétère d’un tel phénomène est d’autant plus inquiétant qu’il semble ouvrir la voie à un totalitarisme d’un nouveau genre.

http://www.lafase.cl/secondaire/departamentos/philo/images/totalitarisme_laine.jpg

ALEXANDRA VIATTEAU appartient à ces penseurs de l'Est, qui, tels Soljenitsyne, Zinoviev, Volkoff ou Chafarevitch, sensibilisés au totalitarisme socialiste léniniste, ont su reconnaître un totalitarisme d'un nouveau genre dans nos sociétés occidentales et dans le monde contemporain. Dans la continuité décapante d’une Sourgins (Les mirages de l'art contemporain) ou autre Natacha Polony (Nos enfants gâchés), avec La société infantile, aucune des tares de notre civilisation n’échappe au vent de la critique d’A. Viatteau : citons pêle-mêle, l’émotion collective sans « débat de fond » à laquelle a donné lieu la crise du CPE (des manifestants irresponsables « farcis d’idéologie politique ou économique, s’agitant, gesticulant et criant, parfois dans une langue approximative » en une vaste « parade carnavalesque »), le suivisme des foules, l’infantilisme attardé dans lequel sont volontairement entretenus nos étudiants d’université, les programmes Erasmus, les lycées transformés « en clubs socio-éducatifs », « l’activité enseignante en exercice de relations humaines (…), une compétence sans connaissance », des professeurs « "accompagnateurs" plutôt qu’éducateurs », une philosophie qui « ne se construit pas autour d’un savoir » mais qui a recours à la « discussion » permanente : « le corps enseignant finit par exploser devant les "consignes de tolérance" fournies par certains rectorats pour "maintenir ou améliorer les résultats" aux examens ». 

 

http://www.hora-decima.fr/IMG/rubon28.gif

L’auteur s’en prend encore à la mode de la « communication », de la « mixité sociale » et du « dialogue social », à l’art contemporain défigurant nos villes, aux « artistes subversifs », ultra-officiels et subventionnés, - dont un body-art outrancier et médiocre (« recevoir des baffes pendant vingt minutes, être enfermée pendant douze jours sans prononcer une parole ni manger, laver une montagne d’os encore sanguinolents… », « pisser debout ») « cyniquement imposé à un public finalement pris en otage par ces véritables attentats à la vérité, à l’intelligence… ».

 

Télé-réalité

Les sitcoms ne sont pas non plus en reste (Hélène et les garçons sont des « jeunesses communistes » en goguette), ni les émissions de télé-réalité en tous genres (« parti ou Loft, même entreprise d’enfermement collectif »), et autres divertissements pascaliens « qui font de l’exhibitionnisme une "valeur" », béant au-dessus d’un vide métaphysique abyssal, — l’ « amusement perpétuel » étant érigé en religion officielle, comme dans ces émissions de grande écoute où, « flatté, il faut retourner la flatterie et rigoler ; agressé, ou même blessé, et même choqué, il faut continuer de rigoler (…). Et puis, quand on a fini de rire, on veut pouvoir pleurer un coup ; alors, c’est le bonus émotion. » Où est la « culture de la discrétion et de la décence qui est au fondement de la dignité ? » On apprend encore que l’inénarrable J.-L. Borloo, ministre de la République française, affirme avoir « les boules ». L’impudeur s’étale au grand jour (c’est la « cuculisation » dénoncée par Gombrowicz, la promotion universelle du grossier, du laid et du « crado », — d’une « Crad’expo » par exemple, qui inverse le modèle pédagogique de l’enfant « instruit et intéressé par autre chose que son derrière »).

 

Mai 1968: joyeux anniversaire?

Quelles sont les causes du mal diagnostiquées par l’auteur ? Dès la première page c’est le « relâchement hédoniste libertaire » entrepris « depuis Mai 68 » qui est mis en cause : « ventripotents, dégarnis, myopes, les enfants du baby-boom, souvent devenus notables et rangés, restent rivés à leurs chimères ; vieux galopins jusqu’à la tombe, côte-à-côte avec de jeunes gâteux » que sont leurs enfants, « [rejetons] des soixante-huitards, livrés à la gravitation perpétuelle autour de leur sexe », fils de « parents qui ne seront jamais capables de l’être ». Où Alexandra Viatteau  montre assez subtilement comment le ressort d’une telle frénésie « résulte d’une manipulation de l’individualisme orienté vers sa canalisation collective » : « nombrils de tous pays, unissez-vous ! » aurait titré une exposition à laquelle l’auteur refusa de se rendre.

A ce titre, le parallélisme récurrent proposé par l’auteur entre le système soviétique et nos habitudes mentales constitue sans doute la touche originale de l’ouvrage. Le marxisme n’est pas mort, contrairement à ce que voudrait faire accroire une certaine myopie historique béate. Le léninisme n’est-il pas avant tout une praxis protéiforme, qui se moque de la doctrine, et ne s’intéresse qu’à la manipulation des masses ? Coupez la tête de l’hydre, cent autres surgissent pour la remplacer. C’est ainsi que, par-delà la chute du Mur de Berlin, la psychanalyse est devenue l’outil de fabrication de l’homme nouveau totalitaire (« Staline qualifia les psychologues d’ "ingénieurs de l’âme humaine" ».) « Après 68, on se mit en France à lire Wilhelm Reich, qui avait été à la fois disciple de Freud et militant communiste, et l’on commença à rêver de révolution sexuelle. Il s’agissait de combattre tout ce qui représentait une forme d’autorité, jugée répressive, et de mettre fin à l’emprisonnement des corps et des désirs » (Roger Pol-Droit). Et les « idiots utiles » parisiens (selon l’expression de Jdanov) depuis les années 70 de s’appliquer à « fabriquer à moyen ou long terme de nouveaux conformismes » que les masses « finissent par réclamer elles-mêmes » dans un « consensus démocratiquement orchestré ». Nos concitoyens semblent vouloir se précipiter tête baissée dans des réflexes de groupe, dans un « fascisme intériorisé, volontaire, un fascisme en pente douce, qui cousinerait avec la "tyrannie de la majorité" chère à Tocqueville » que le stalinisme cherchait à imposer au groupe par la force : en Pologne jaruzelskiste, le « besoin d’appartenance (…) des membres du parti communiste était l’objet d’une moquerie et d’une satire féroce (…). Or, chez nous, on a peu à peu érigé en vertu républicaine l’intégration obligée (…). La revendication d’une commission permanente de la vie associative dans chaque ministère rappelle immanquablement à tout soviétologue l’obligation soviétique d’un commissaire politique dans chaque kolkhoze ». Il y  a aussi le « guetteur de » « "tendance générale" (comme il y avait la "ligne générale" du communisme) ».

Qu’est-ce qui est fondamentalement dénoncé ? Ce que toute la philosophie classique n’a eu de cesse de rappeler depuis des millénaires : savoir que, pour parvenir à une certaine liberté, l’homme doit devenir « maître de soi-même » (Aristote), et notamment de ses impulsions immédiates que vantent les démagogues, les sophistes, et contre lesquels tous les grands philosophes se sont érigés de Platon et Aristote à Saint Thomas d'Aquin en affirmant la transcendance objective du Vrai, du Beau et du Bien.

 

Des "gardes rouges" au jeunisme

Or, c’est précisément l’inverse que notre idéologie dominante préconise, par exemple en privilégiant le cerveau droit sur le gauche (consumérisme oblige). En témoigne notamment le jeunisme, névrose congénitale de notre petit écran, et qui n’est pas sans rappeler les terribles « gardes rouges » chers à Mao, de sinistre mémoire. « Il en est du slogan : "jeunes", comme de ceux de "liberté", "justice" ou "paix", employés dans des sens divers ou opposés, selon l’idéologie et le système politique qui en use. Face au laïcisme, à l’utilitarisme ou au marxisme-léninisme, le christianisme a aussi un projet pour la jeunesse. » Ainsi, le totalitarisme  « apparaît dans les systèmes démocratiques sous une forme enrobée et sympathique [d’autres parleraient de « soft idéologie »], en démocratie libérale, elle permet d’évoluer "librement" vers un mondialisme aisément et "globalement" gouvernable ». Au fondement d’un tel projet, c’est « l’absence de transcendance », le « parti pris faussement progressiste de rejet de la loi naturelle, de l’ordre, de la morale » qui sont responsables d’une telle dérive. Ou comment « le progrès [peut] être menacé par l’idéologie du progressisme ».

Autrement dit, La société infantile a le mérite de mettre en chemin vers une réflexion, car elle invite le bon sens à réagir aux absurdités de notre temps. C'est une bonne étude sociologique sur laquelle le philosophe pourra s’appuyer, pour décrypter la racine du mal qui est décrit ici.

Ludovic de Malet, professeur agrégé de philosophie

source partielle de géo-politique (mel mars 2008)
Remerciements
Copyright février 2008 - L. de Mallet /www.diploweb.com

16/10/2009

Sommes nous tous égaux à la suite d’une perte d’emploi, d'un métier.. ?

Parlons vrai et sans détours, est une nouvelle série d’articles sur la vie de tous les jours, de tous les faits de la vie, et cela sans aucune prétention. Etre humaniste, c’est aussi avant toute chose aller sur le terrain, voir, recueillir, analyser, proposer, se concerter puis décider. Un long chemin que dis-je un périple, mais d’une importance fondamentale, essentielle à la prospective sociale économique.

 

ensemble.jpg

 

Le premier de ses articles :

Sommes nous tous égaux à la suite d’une perte d’emploi, d'un métier.. ?

Globalement la plupart des personnes interrogées vont vous répondre « vous savez quand vous perdez votre boulot, c’est tout qui pète, vous vous retrouvez SDF… et chercher un job c’est la croix et la bannière». Soit, cela peut être vrai mais pas pour tous, fort heureusement d’ailleurs. Cependant, il faudra hélas constater que de cet état de fait, le statut d’un salarié plutôt grande entreprise et celui d’un indépendant, artisan… auront une finalité bien différente. Rappel important, ce qui suit ne concerne en rien les licenciements abusifs au sein de société indépendante, petite de surcroît, sans syndicat, ainsi que les licenciements pour faute grave, il va de soi.

Remarque à considérer, les luttes des uns ont pu acquérir des droits, pour les autres ? Indépendants même avec des syndicats (non représentatifs) ils n’ont eu rien, suite à l’isolement de leur fonction. Aussi, ont-ils été liés à notre système sociétal du XIX/XXème : l’Ere industrielle, Fordisme et Taylorisme pour son organisation, son économie et le collectivisme de l’époque : socialisme, égalitarisme.

Etre salarié dans le secteur privé (voire nationalisé/privé ; abstraction faite du statut de fonctionnaire qui a ou avait « la sécurité de l’emploi ».), et perdre son travail, n’est pas socialement et économiquement une situation de confort. Parlons ici de licenciement «  économique ». Au sein des moyennes et grandes entreprises, il est bien rare dans la plupart des cas qu’il soit soudain. Très souvent et bien avant la décision de la direction d’entrevoir cette rupture de contrat, il y a des possibilités de mutation au sein d’une filiale du groupe, de reconversion, la plupart du temps via une formation adéquate, et selon le besoin de l’entreprise. Cependant bon nombre de salarié n’accepte pas l’idée de changement (excepté les départs en retraite anticipé). Elle pourrait être pourtant un moyen d’évoluer, mais il ne le voit pas comme cela. L’habitude de posséder un même emploi à vie au sein d’une même entreprise est ancrée pour cette génération pré soixante-huitard, voire au-delà.

En conséquence de quoi l’entreprise par l’intermédiaire de sa direction du personnel (DRH), « préserve » quelque peu le salarié en l’installant sur un poste, soit délicat avec une charge de travail administratif, soit sur ce que l’on appelle « une voie de garage »correspondant à rien. Cela a finalement un coût pour l’entreprise, car son investissement humain de départ ne sera au final guère rentable, et pour le salarié un nouveau travail, inintéressant qui ne correspond pas à son attente, mais qui le rendra désabusé, aigri au fil du temps. Bien souvent le choix d’adhérer à un syndicat*, si possible le plus représentatif de l’entreprise, intervient, à moins que cela fut fait précédemment.

Dans l’échelle du temps, cela prend entre une et trois années…le salarié a des projets, des idées, il peut oser la liberté d’entreprendre, un autre en fin de carrière ferait parti de départ anticipé : le pré retraité. Pour beaucoup de salarié, c’est un point de non retour, alors il se trouve confronté à la rupture de leur contrat de travail. Selon le statut, l’ancienneté et, la convention collective auquel il appartient, il touche le solde de tout compte, moyennant dans certain cas un petit pactole (nonobstant la participation, l’intéressement à postériori, s’il y a lieu).

L’entreprise est dégagée partiellement et l’Etat prend le relais. Selon la négociation précédente, l’intéressé s’inscrit à l’Assedic et à L’ANPE (pour retrouver d’ailleurs toujours le même boulot qui n’a parfois plus cours). Psychologiquement la situation n’est pas géniale, c’est une rupture. Financièrement et pendant un laps de temps assez court, l’ex salarié perçoit en plus de son enveloppe de départ, une allocation qui celle-ci suite à de moindre cotisation sociale se trouve plus conséquente que son salaire lorsqu’il travaillait. Les mois passent et les aides diminuent. Une année passée voire davantage (selon Convention Collective). La suite des indemnités est reprise par le RMI dans la mesure ou la personne n’a pas retrouvé de travail.

L’ANPE aura t-elle fait son boulot ? L’intéressé aura t-il cherché de l’emploi ? Ici n’est pas le sujet, afin d’éviter toute polémique. La gestion de cet état de fait, même si elle n’est pas réjouissante, voire non voulue, il n’en n’est pas moins vrai que des aides sont bien là, même substantielles en fin de cycle. Les questions pourraient être plutôt : Pourquoi l’entreprise (aidée de l’Etat, s’il le faut) n’aurait pas obligé son salarié à le réinsérer dans la vie active, moyennant une formation évolutive. Cela par rapport à la durée que peut représenter la perte de rentabilité à l’entreprise pour un salarié qui ne fait plus qu’acte de présence, ainsi que la perte pour les contribuables que nous sommes à aider une personne pendant ce temps de chômage…tant mal approprié que déshonorant pour la dite personne. Si ANPE, pourquoi alors ne pas suivre, encadrer cet ancien salarié jusqu’au moment ou un travail se présente à lui, avec tout le respect que nous devons lui donner ? Cela sans rétribution automatique, mais un crédit accordé jusqu’à l’étape d’une embauche providentielle. Que nôtre nouvelle société ne parle plus d’assistance, pire d’assistanat, que nôtre mentalité puisse un jour changer. Il est toujours plus facile pour l’Etat de « donner sans compter », aujourd’hui de s’endetter, que d’aider les personnes à retrouver par la liberté leur dignité afin qu’ils puissent par eux mêmes (au moins leur en donner le sentiment) retrouver le travail*.

Le conservatisme social me répondra, que bien entendu les salariés se sont battus pour avoir des droits… Soit et ce fut louable en son temps. Mais que dire des autres, les indépendants de toute horizon, des syndicats, ils s’en sont aussi crées, mais ces personnes qui ont choisi naturellement le chemin de la liberté, soit de vivre et travailler l’esprit libre, sont certes pour certains syndiqués, mais pour le fun. Pourquoi cela ? Leurs syndicats n’ont jamais été représentatifs des jacobines gouvernances d’une époque ou encore en ce jour, que les cinq dorés sont les garants d’une opposition à 3% maximum, bonjour la représentativité ! A Quand le changement, la pluralité ?

 

Projetons nous maintenant sur ces indépendants, qui sont-ils ?

Bien souvent ce sont des personnes qui ont choisi (à priori) de travailler librement, c’est à dire sans avoir un patron derrière eux sauf que le « Big boss » car il y a toujours quelqu’un au-dessus de vous, c’est le banquier. Ils sont chefs d’entreprise (TPE, PME/PMI … ), indépendants, artisans, agriculteurs …Tout ce joli monde n’est pas logé à la même enseigne. Eux ne perdent jamais leur travail (plutôt le travail qui pourrait les lâcher), car ils sont à même de le gérer, soit ici le sens du verbe gérer à son importance. Ne pensez pas que tous soient issus de grandes écoles, de commerce ou de gestion… Certains se sont crées par expérience, dans la durée. Encore fallait-il avoir la volonté et aussi celle de devoir travailler de manière autonome, l’opiniâtreté de réussir, ce qui n’est pas donné à tous. D’autres seront passés par la case métier ou technologie, pas choisi toujours, ou limités de part leur parcours scolaire, voire davantage car n’aimant pas l’école (déjà un semblant de « l’être libre »).

Afin d’effectuer le parallèle, enfin la comparaison avec le cas précédent, restons dans une optique similaire générationnelle, avec nos plus jeunes de nos jours, l’évolution est tout autre. Etre son propre patron en fait rêver plus d’un, encore qu’il faille franchir le premier pas. C’est un investissement personnel passionnant, mais comme tout investissement, il a ses risques. La gestion des aléas et des risques cela s’apprend, ou plutôt est une option que l’on entame après quelques années de MBA, master de gestion…Quand par exemple un artisan se trouve en apprentissage, après normalement trois années, il acquiert son diplôme et tant bien que mal, il se lance dans une affaire (pour les mieux lotis : entreprise familiale) ou plus généralement prendra l’expérience sur le terrain en étant lui-même un premier temps salarié. Gérer, la connaissance est minimale, alors pour les risques…

Un artisan donc à son compte. Connaître son métier, certes c’est très important, malheureusement pas suffisant, il faut aussi avoir du relationnel, monter son réseau et trouver des clients. De nos jours les clients, il n’a pas trop de mal à devoir chercher. L’artisanat (vous savez la première entreprise de France) est en chute libre et pas qu’en France, faute de formation et de reconnaissance des métiers manuels dès l’école. Le problème, le client, c’est bien mais il y en a beaucoup, et ce sont des girouettes à devis. Les artisans sont pas nombreux et les meilleurs d’entre eux très convoités. Le client devient très exigeant, car bien souvent il s’est fait avoir préalablement avec de faux artisans (le bricoleur qui travaille au noir quand cela lui plait tout en touchant le RMI) ou avec un petit jeune débutant qui démarre avec ses rêves, sa liberté, mais ne connaît que la théorie de leur métier, car souvent pas d’expérience, de moyens, comme de référant afin de l’encadrer.

Prenons le parcours d’un artisan (a), les premières années tout se passe à merveille, le marché est bon, jeune et beau on se mari, des enfants. La femme reste à la maison pour les enfants… Les clients affluent, les devis aussi, les charges s’alourdissent et le travail devient très conséquent à tel point que le partenaire (ici la femme) se retrouve rapidement super occupée entre les devis, le téléphone, les fournisseurs, les paiements, les clients et commence les reproches de ces derniers car non respect des délais de ci de çà. L’artisan travaille, intempéries ou pas, vite harassé, éreinté et stressé. Il a tendance à surbooker car il faut payer les charges de plus en plus importantes et la trésorerie surtout est oubliée. Au final le partenaire explose, travaille incessant et non reconnu (très peu) pas rémunéré, retraite aléatoire, la vie de couple se détériore, les finances s’amenuise, une vie de famille longtemps déjà réduite. Le travail sept jour sur sept est insupportable, le divorce se précise et notre artisan (a) s’infléchit vers une spirale descendante.

Un artisan (b) qui lui gère mieux ses affaires, décide d’embaucher un compagnon car l’activité est grandissante. Ce nouvel ouvrier, il faut le rétribuer d’ou des charges supplémentaires… A terme, même conséquences que (a), soit il embauche un apprenti, qu’il faut encore trouver (qui plus est motorisé en espace rural) et surtout prendre beaucoup de temps à le former, voire de nos jours l’éduquer, ce n’est pas leur rôle et encore faut-il en avoir la pédagogie. Là aussi les conséquences sont identiques.

 

Les artisans (a) et (b) cités ne sont pas anodins, bien entendu cela ne concerne pas tous les artisans (par contre peut concerner d’autres indépendants), certains diront même que beaucoup réussissent et tant mieux, d’autres diront qu’ils gagnent de l’argent sur le dos des clients ! En effet ceux-là même font du black à leurs risques et périls, pire emploient des ouvriers non déclarés. D’autres auront les moyens de leurs réussites liées au renom d’une entreprise familiale de plusieurs générations, puis d’autres se rassembleront au sein d’une association afin de mutualiser les charges, les bénéfices étant partagées.

Revenons à nos artisans, que deviennent-il dans cette tourmente ?

Si cette histoire vous est narrée, ici dans un langage simple et fluide, c’est pour vous préciser que ce n’est pas un conte, ou un essai de script pour la télé, le cinéma… c’est tragiquement la vérité qui nous entoure près de chez nous. Les dites personnes (a) et (b) existent bel et bien, ce sont des hommes (parfois des femmes) partis de leurs villages ils squattent dans les grandes villes qu’ils arpentent un coin de vos rues afin de mendier.

Des personnes valeureuses qui ont perdues toutes formes de dignité, plongées dans l’alcool, dans la solitude… Le rêve fut-il beau un jour, il s’en retrouve sans rien, sans famille, parfois même à devoir être toujours redevable de pension alimentaire envers leurs enfants qui ne peuvent en aucun cas payer…

 

L’égalitarisme des uns n’est pas l’égalité pour d’autres !

En France être salarié, perdre son travail, la collectivité contribue à un devoir, une entraide. Dans votre malheur, vous êtes aidé même financièrement.

Certes ce n’est pas le paradis.

En France être indépendants, perdre sa liberté, vous ôter votre métier, vous êtes nu.

Certes ce n’est pas l’enfer, encore faut-il en discuter avec eux, oseriez-vous le faire ? (Exception : les mendiants à la roulotte, jeunes punk, clochard) mais voilà personne ne s’en soucie, d’ailleurs ils ne sont même pas comptabilisés, quant bien même le chômage baisse.

Finalement sommes nous tous égaux lors d’une perte d’emploi, d'un métier.. ?

A vous de commenter, l’essentiel n’étant pas de mettre en opposition les deux statuts, vous avez bien compris que ce n’est pas le but.

Un esprit ouvert pour un monde de Liberté

Faisons ensemble la liberté, la Liberté fera le reste

Humanista,

 

* : correspond à de futurs articles sur ces thèmes respectifs

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu