Avertir le modérateur

03/10/2010

Ou en est l'idéal démocratique?

Le déclin de la démocratie est assurément l'un des mystères de cette première décennie du XXIe siècle. Non que le nombre de pays démocratiques ait diminué, mais la démocratie elle-même a perdu de son lustre, et cela est préoccupant.


J'ai parlé de "mystère". Ceux qui ont été les témoins du sang payé au cours du XXe siècle pour défendre les sociétés libérales doivent sans nul doute éprouver une grande perplexité devant cette perte d'attrait de la démocratie. Il y a pourtant des raisons à ce phénomène.

 

http://lille.lesverts.fr/local/cache-vignettes/L368xH330/democratie-8eadf.jpg


Aussi émouvantes que soient les images d'électeurs aux doigts maculés d'encre étourdis à l'idée révolutionnaire qu'ils peuvent décider de leurs dirigeants, les interminables guerres menées au nom de la démocratie en Irak et en Afghanistan lui font du tort. Vu le chaos sanglant auquel ont donné lieu ces guerres, il a été facile de voir la "démocratie" comme une feuille de vigne dissimulant les visées belliqueuses de l'Occident.


Et pendant que l'Occident démocratique guerroyait, une Chine non démocratique a pris son essor. Elle a émergé sur la scène internationale, en accordant du prix à la stabilité, en évitant les aventures militaires et en affichant une croissance annuelle de 10 % dont les démocraties occidentales ne peuvent que rêver.


La frontière entre autoritarisme et démocratie est devenue plus floue. La dichotomie entre liberté et tyrannie semble soudain terriblement XXe siècle. Plus malaisé à définir, le nouvel autoritarisme de la Chine et de la Russie est de ce fait plus difficile à affronter.


"Des régimes comme le russe gagnent en stabilité du fait qu'ils n'ont pas d'idéologie, souligne Ivan Krastev, chercheur associé à l'Institut des sciences humaines de Vienne. Il n'existe aucun moyen idéologique de les attaquer." Leur résilience vient aussi du fait que leurs frontières sont ouvertes. "La classe moyenne ne cherche pas à changer le système car ceux à qui il déplaît peuvent toujours prendre l'avion pour Londres", remarque Krastev.
Krastev, qui a grandi dans la Bulgarie communiste, pense que la démocratie a été survendue"dans les années 1990. A la fin de la Guerre froide, on a chargé toutes les bonnes choses dans le panier démocratique :
prospérité, croissance, paix. Et quand la démocratie a commencé à faillir dans ces différents domaines, sa crédibilité en a pâti. L'on avait trop peu mis en avant les valeurs démocratiques, parmi lesquelles la liberté.


Pendant ce temps, la technologie commençait à faire sentir ses effets avec ce que l'écrivain Jonathan Franzena appelé ses "myriades de petits bruits distrayants". Les gens se sont repliés sur des réseaux privés, délaissant l'espace public où la politique démocratique se déroulait jusqu'alors.


Les démocraties apparaissent bloquées comme en Belgique, corrompues comme en Israël, parodiques comme en Italie ou paralysées comme aux Pays-Bas. Il y a des exceptions, comme le puissant mouvement de masse qui a porté Barack Obama au pouvoir en 2008. Mais Obama lui-même s'est rapidement trouvé pris au piège de cette cacophonie partisane dont il avait promis la fin. À peine à mi-parcours de son mandat, la perspective d'une paralysie législative paraît quasiment inévitable. La démocratie la plus puissante du monde, dont les promesses venaient juste d'être renouvelées avec éclat, semble une fois de plus embourbée dans ses frustrations et ses divisions.


Et alors ? Qu'est-ce que cela peut bien faire si, pour des centaines de millions de personnes, l'argent prime sur la démocratie et la stabilité sur la liberté ? Quelle importance si l'Etat de droit ou la liberté individuelle sont bafoués, la presse muselée, et si des présidents qui ont la mainmise sur les médias pensent pouvoir utiliser la "démocratie" pour régner à vie avec parfois des pauses de quatre ans ? Quelle importance si les gens ne croient plus que leur vote va changer quoi que ce soit parce que la politique se vend au plus offrant ?
Peut-être après tout que la démocratie libérale, dans son berceau occidental, a amorcé son déclin.
Erreur ! Il est important d'endiguer la vague antidémocratique sur laquelle surfent l'oppression et les crapules. Et pour ceux qui auraient besoin d'une piqûre de rappel, il faut lire le remarquable Tony Judt, l'historien qui a manifesté la même lucidité sans faille devant la terrible maladie de Charcot qui l'a emporté le 6 août dernier que dans son analyse pénétrante de l'histoire européenne au XXe siècle. Judt était un intellectuel britannique installé à New York dont le rigoureux esprit d'investigation incarnait idéalement la civilisation
libérale anglo-américaine. Personne ne connaissait mieux que lui les systèmes répressifs qui engendrent des esprits captifs. Personne n'a écrit de manière aussi convaincante sur le combat qu'il importe de mener contre eux en faveur du pluralisme, de la liberté et de la justice. Judt est décédé au moment même où j'effectuais le trajet inverse depuis New York pour aller m'installer à Londres.
C'est un voyage à travers un continuum linguistique mais aussi à travers le continuum de la civilisation anglo-américaine, la civilisation de John Locke, d'Adam Smith et d'Isaiah Berlin, aussi marginalisés que ces "hommes blancs décédés" [expression censée remettre en cause l'importance accordée aux grands hommes européens, au détriment des femmes, des non-européens, etc] puissent-ils paraître à l'aube du siècle asiatique qui s'ouvre.


C'est pourquoi je suis reconnaissant à Timothy Garton Ash d'avoir exprimé la quintessence de l'idée démocratique en empruntant, dans son hommage à Tony Judt publié par la New York Review of Books, les mots d'un Anglais du XVIIe siècle, le colonel Thomas Rainsborough : "Car vraiment je pense que le plus pauvre d'entre les pauvres d'Angleterre peut vivre pleinement sa vie : et donc en vérité, Monsieur, je crois qu'il est clair que tout homme devant vivre sous un gouvernement devrait d'abord de son propre gré se placer sous l'autorité de ce gouvernement." Entre cette phrase écrite en 1647 et le discours prononcé par Abraham Lincoln à Gettysburg en 1863 - "que le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple, ne disparaîtra pas de la terre" - il existe une progression naturelle. Et la démocratie restera toujours une idée pour laquelle il vaut la peine de se battre.

 

Défendre la démocratie plus que jamais
Source journal ou site Internet : The New York Times
Date : 1er octobre 2010
Auteur : Roger Cohen

27/09/2010

France - Afrique - Otages - Sarkozy

Les Français constituent une cible de choix pour les preneurs d’otages qui semblent vouloir en découdre avec Nicolas Sarkozy. Le chef de l’Etat français qui veut se succéder à lui-même en 2012, a des soucis à se faire.


Il lui faut remonter la pente dans les sondages alors que ces prises d’otages semblent quelque part tributaires d’une politique chaque jour décriée. Les enlèvements sont fréquents en pleine mer au sud du Nigeria. Mais c’est la première fois que des citoyens français sont pris dans la nasse. Cela défraie la chronique, d’autant qu’on ignore tout de la véritable identité des preneurs d’otages.

 

http://www.agoravox.fr/IMG/afrique_sarkozy-2.jpg

 

Les rebelles du Delta du MEN ou des alliés à eux ?

On sait que le groupe de rebelles nigérians est divisé : sous feu le président Yar’Adua, une partie avait déposé les armes suite aux négociations ; l’autre attend d’avoir pleine satisfaction. La récente prise d’otages ne constitue pas une bonne publicité pour le président Jonathan Goodluck en pleine campagne électorale. En revanche, pour les rebelles du MEN, l’occasion est fort belle : en offrant leur médiation, ils s’invitent à la campagne présidentielle. Sans doute chercheront-ils du même coup à bien monnayer leurs talents de négociateurs,
les otages étant précieux. Après AQMI dont l’audace a sidéré plus d’un, suite au kidnapping intervenu en plein fief français au Sahel, voilà encore le gouvernement français cloué au pilori.

 

http://a31.idata.over-blog.com/501x364/0/07/86/93/2010/JUILLET-2010/19072010/10-07-15-sarkozy-afrique.jpg


Pourquoi ces rapts de Français ?

Des facteurs du contexte en constituent des déterminants majeurs. Par exemple : la montée
de la xénophobie en Europe. L’électeur a tendance à accorder ses faveurs aux pouvoirs d’extrême droite, favorisant du coup la montée de l’intolérance à tous les niveaux et faisant des Africains, des victimes de choix. Les populations africaines, de tradition si hospitalières, comprennent difficilement pourquoi l’Occident leur ferme les frontières ou leur fait des injustices.

De toutes les anciennes puissances coloniales, la France est celle dont l’intrusion est manifeste dans les affaires politiques et économiques du continent. Cette implication se remarque par le soutien à peine voilé à des régimes iniques. Elle en profite pour maintenir des bases militaires et consolider ses chasses-gardées sur le continent. Dans ses anciennes possessions, elle dispose de puissants lobbies qui font la part belle aux multinationales françaises. Mais si AQMI et autres parviennent à harceler et à narguer une multinationale comme AREVA, c’est que le terrain y est propice : ils bénéficient de complicités au sein des populations livrées à elles-mêmes. Le fait est que bien des multinationales occidentales qui opèrent en Afrique sont insensibles au sort des populations.

 

On l’a vu au Nigeria où le MEN a toujours reproché à SHELL, la néerlandaise du pétrole, de se préoccuper uniquement de l’exploitation pétrolière au mépris de la préservation de l’environnement et de la santé des populations qui croupissent dans la misère. Ces multinationales occidentales doivent absolument revoir leur copie à ce niveau. Il ne suffit
pas de s’attacher les complicités de gouvernants véreux, auxquels l’on a beau jeu d’attribuer ensuite les impératifs d’une juste répartition des "fruits de la croissance". Les pouvoirs africains n’ont pas toujours à coeur ce souci d’une distribution équitable des richesses nationales. Or, il convient de plus en plus de s’assurer que les retombées économiques de l’exploitation des ressources minières, forestières, hydrauliques et autres, profitent effectivement aux populations et non pas uniquement aux élites qui décident dans leur confort douillet de la capitale, du contenu de cahiers de charges parfois trop complaisants.

 

 

http://1.bp.blogspot.com/_RSKFRo9oWAQ/S-r6WER05jI/AAAAAAAAAhM/mian9fNOhak/s1600/tanit-pirate-somalie-prise-otage-mort.jpg

 

Les multinationales qui sont le plus souvent libres dans leur gestion, font partout ou presque la pluie et le beau temps. Nombreuses sont celles qui se préoccupent peu de promouvoir l’expertise locale, évitent de bâtir sur place des industries de transformation qui auraient pourtant pu aider à résorber le chômage des jeunes, et à réduire l’importation de produits manufacturés. Sans aucun égard pour les déchets environnementaux et le sort des populations, ces multinationales rapatrient d’énormes superprofits. Certes, en Occident, les prises d’otages permettent d’alerter l’opinion démocratique qui exerce alors des pressions sur les pouvoirs en place. Cela conduit parfois les multinationales à opérer des changements et les gouvernants africains à entreprendre des réformes quand bien même timides. Mais aujourd’hui, l’exaspération gagne du terrain. De plus en plus, ces populations livrées à elles-mêmes viennent grossir les rangs des kidnappeurs.

 

http://www.cyberpresse.ca/images/bizphotos/435x290/201006/21/180275-cette-mere-plus-peau-os.jpg

 

Pour n’y avoir pas veillé de près, l’on a ouvert des brèches dont profitent des organisations du type de la nébuleuse Al- Qaida, faisant des enlèvements, un véritable fonds de commerce. A la limite, les prises d’otages qui sont très lucratives, vont au-delà du sentiment
anti-blanc, anti-occidental, ou tout simplement anti-français. Il s’agit aujourd’hui d’une affaire juteuse qui, ô comble de l’ironie, participe d’une manière ou d’une autre à lutter contre la pauvreté et la marginalisation, dans une Afrique indigente après cinquante ans d’indépendance. Il faut s’attendre à un pourrissement de la situation.

 

En faisant débarquer ses soldats, la France confirme qu’elle est en territoire conquis, et que les Etats africains sont incapables de s’assumer. Cet esprit de "va-t-en-guerre" pourrait envenimer les choses. Il pourrait aussi en découler une alliance entre rébellions armées et groupes religieux fondamentalistes.

 

L’une des meilleures réponses à l’expansion du terrorisme sur le continent est pourtant bien connue : la bonne gouvernance.
Celle-ci inclut l’alternance au pouvoir par les urnes et de manière saine, la promotion des droits humains, l’égalité des chances, une répartition équitable des richesses nationales dans un contexte de tolérance et de paix, préalable indispensable au développement durable.

 

Source IHEDN

RENSEIGNEMENTS EXTERIEURS - INTERIEURS - INTELLIGENCE ECONOMIQUE
PRISE D’OTAGES EN AFRIQUE Sale temps pour les Français
Source journal ou site Internet :Le Pays
Date : 23 septembre 2010

 

http://www.rue89.com/files/20080229franceafriqueinside.jpg

 

Dernières news:

Lutte antiterroriste: des militaires français débarquent à Ouagadougou

Des militaires français sont arrivés au Burkina Faso pour une formation à «la lutte antiterroriste» de leurs frères d’armes du «pays des hommes intègres». C’est ce qu’a affirmé à l’AFP, le jeudi 23 septembre 2010, sous couvert de l'anonymat, un haut responsable militaire burkinabè, démentant toutefois toute relation entre cette activité avec l'enlèvement de Français au Niger voisin.


Il faut cependant reconnaître que la coïncidence est bien troublante!


«Nous avons des militaires français qui sont arrivés dans le cadre d'une mission de formation de nos éléments pour la lutte contre le terrorisme»

 

, a indiqué cet officier. Selon lui, cette coopération francoburkinabè a été dénommée «détachement d’instruction opérationnelle» et fait partie des opérations classiques de formations des militaires burkinabè. Le nombre des soldats français n’a pas été dévoilé «pour raisons de sécurité».
Toutefois, un correspondant de l’AFP dit avoir aperçu, dans un grand hôtel de la capitale, sept soldats français vêtus de combinaisons parachutistes et portant leur paquetage. Ouagadougou serait disposé à «ouvrir son espace aérien aux aéronefs français si Paris le lui demandait» a assuré le haut responsable militaire en question. Après l’enlèvement de sept employés du groupe nucléaire Areva et de Satom –un Togolais, un Malgache et cinq Français à Arlit au nord Niger, la France a positionné à Niamey quelque 80 militaires quimènent des vols de reconnaissance.

 

LES FORCES ARMEES - Air - Marine - Terre - Gendarmerie :
Lutte antiterroriste: des militaires français débarquent à Ouagadougou
Source journal ou site Internet : Fasozine
Date : 23 septembre 2010
Auteur : Elza Sandrine Sawadogo

24/09/2010

Europe et chômage

Les pays européens excellent dans la productivité mais n’arrivent pas à créer de l’emploi. La faute aux délocalisations et à un droit du travail trop rigide, explique The Independent.

 

http://www.lesaffaires.com/uploads/images/normal/1e6c2035a122bf21bcbc5544ae691ce8.jpg

 

Le chômage est la plaie de l’Europe. Au cours du demi-siècle dernier, l’économie européenne a engrangé les succès : augmentation du niveau de vie, amélioration des conditions de travail, hausse de la productivité et renforcement de l’offre de loisirs. Comparée aux autres économies, elle est globalement compétitive. Elle compte dans ses rangs un pays qui était jusqu’à l’année dernière le premier exportateur mondial de produits
manufacturés, l’Allemagne –désormais en deuxième position derrière la Chine.


La France, en plus d’être la première destination touristique au monde, affiche la meilleure productivité horaire de la planète. L’Italie se distingue par l’excellence de ses entreprises artisanales, la Scandinavie par ses compétences en matière de télécommunications, et ainsi de suite. Autrement dit, l’Europe n’est pas mauvaise au jeu de la compétitivité. Elle n’est simplement pas très douée pour créer de l’emploi.


Un marché du travail à deux vitesses
Le taux de chômage y est élevé par rapport au reste du monde développé : dans la zone euro, il s’établit en moyenne à 10 %, ce qui est plus qu’au Royaume-Uni, au Canada, en Australie, au Japon, et même aux Etats-Unis. Qui plus est, il perdure. Entre 1995 et 2005, par exemple, le taux de chômage moyen en France s’élevait à 10,6 %. En outre, le taux d’emploi (c’est-à-dire la proportion de personnes en âge de travailler qui travaillent) y a été relativement faible, à l’exception, principalement, de la Scandinavie.

L’un des objectifs de l’Agenda de Lisbonne, le programme lancé en 2000 pour améliorer l’efficacité de l’Union européenne, était d’augmenter ce taux d’emploi. Les résultats, même avant la récession, ont été décevants.
Certes, l’économie européenne a fait baisser le niveau de chômage pendant les années de conjoncture favorable, mais les progrès réalisés ont été inégaux. Pis, beaucoup des nouveaux emplois créés étaient temporaires, donnant ainsi naissance à un marché du travail à deux vitesses : les travailleurs d’un certain âge étaient des “travailleurs intégrés”, bénéficiant de droits inamovibles et de prestations de retraite très avantageuses, tandis que les jeunes étaient des “travailleurs exclus”, nombre d’entre eux étant dans l’impossibilité de trouver des postes à durée indéterminée et contraints, de ce fait, de jongler entre plusieurs
contrats temporaires ou à temps partiel. Si certains pays ont su utiliser leurs travailleurs à temps partiel de manière efficace – les Pays-Bas ont été habiles de ce point de vue –, de nombreux jeunes ont été exclus de l’emploi à temps plein dans d’autres.


Le droit du travail a sapé la capacité de créer des emplois
Comment a-t-on pu en arriver là ? Il existe une explication, brève et brutale, quoique incomplète. Bien intentionné et conçu pour protéger les droits des travailleurs en activité, le droit du travail a sapé l’envie et la capacité des employeurs à créer de nouveaux postes.

 

http://fr.novopress.info/wp-content/uploads/2010/04/Ch%C3%B4mage1.jpg

 

Ainsi, des pays offrant une protection moindre à leurs travailleurs – à cet égard, le Royaume-Uni est un bon exemple – ont été de meilleurs générateurs d’emploi (sur les trois derniers mois, le Royaume-Uni a créé 300 000 emplois – malgré la hausse du nombre d’allocataires des indemnités de chômage ; l’Union européenne n’en a créé aucun).
Mais ce n’est là qu’une partie de la réponse. De manière plus générale, le problème tient également au fait que, dans un monde de plus en plus globalisé, les emplois peuvent être délocalisés en Inde ou en Chine. Les travailleurs très qualifiés sont toujours très demandés et certains emplois moins qualifiés doivent rester sur place. Mais, entre les deux, c’est tout un éventail d’emplois qui disparaît. Il a toujours été difficile de faire correspondre les compétences et les offres d’emplois. Certains pays européens ont eu plus de mal que d’autres.
C’est alors qu’est survenue la récession.Certaines régions d’Europe s’en sont bien tirées : l’Allemagne, la Suède. Pour d’autres, la récession a été un désastre : l’Espagne affiche un taux de chômage de 20 %. Et, si l’économie européenne enregistre une croissance globalement positive depuis quelques mois, il est clair que le redressement économique est loin d’être acquis.

 

Le chômage, épine dans le pied de l’Europe
Source journal ou site Internet : The Indépendent
Date : 22 septembre 2010
Auteur : Hamisch Mc Rae

10:19 Écrit par HUMANITAS dans Parlons vrai et sans détours | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe, chômage, droit, tourisme, économie, crise(s), confiance, entreprise | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

22/09/2010

Notre Terre et notre Démographie à venir...et l' Etre ?

"To be or not to be" Shakespeare

 

 

PLANETE TERRE

 

Le manteau et le noyau terrestre se côtoient à 2 900 kilomètres sous nos pieds au niveau d'une zone encore mystérieuse. Une équipe de géophysiciens vient de vérifier que la fusion partielle du manteau est possible dans cette région lorsque la température avoisine 4 200 kelvins, ce qui renforce l'hypothèse d'un océan magmatique profond. L'originalité des travaux menés par des chercheurs de l'Institut de minéralogie et de physique des milieux condensés (CNRS/UPMC/Université Paris Diderot/Institut de Physique du Globe/IRD), réside notamment dans l'utilisation de la diffraction de rayons X, sur une source de lumière de l'European Synchrotron Radiation Facility de Grenoble. Publiés dans Science le 17 septembre 2010, ces résultats auront des répercutions sur la compréhension de la dynamique, de la composition et de la formation des profondeurs de notre planète.

 

http://naturendanger.canalblog.com/images/terre_manteau_profond.jpghttp://www.canadiangeographic.ca/atlas/Images/Glossary/Atmosphere_fr.jpg


Au dessus du noyau externe de la Terre constitué de fer liquide, le manteau solide est composé pour l'essentiel d'oxydes de magnésium, de fer et de silicium. Leur frontière, située à 2900 kilomètres sous nos pieds, intrigue fortement les géophysiciens.


Avec une pression de près de 1,4 million de fois la pression atmosphérique et une température de plus de 4000 kelvins, cette région est en effet le siège de réactions chimiques et de changements d'état de la matière encore méconnus. Tous les sismologues
qui ont étudié la question ont constaté une brusque diminution de la vitesse des ondes sismiques, qui atteint parfois 30 % lorsqu'on s'approche à quelques kilomètres de cette frontière. Depuis près de 15 ans, ce constat a conduit à formuler l'hypothèse, aujourd'hui
vérifiée, de la fonte partielle du manteau terrestre au niveau de cette frontière manteau-noyau.

 

http://www.astronoo.com/images/images_planetes/terreStructure.gif


Pour accéder aux profondeurs de la Terre, les scientifiques disposent non seulement d'images sismologiques mais également d'une technique expérimentale précieuse : les cellules à enclumes de diamants(1) couplées à un chauffage laser. Cet instrument permet de recréer les mêmes conditions de pression et de température que celles régnant à l'intérieur de la Terre, sur des échantillons de matière de quelques microns. C'est cette technique qu'ont employée les chercheurs de l'Institut de minéralogie et de physique des milieux condensés(2) sur des échantillons naturels représentatifs du manteau terrestre qu'ils ont soumis à des pressions de plus de 140 gigapascals (soit 1,4 millions de fois la pression atmosphérique) et des températures de plus de 5 000 kelvins.

 

L'une des nouveautés : l'utilisation de la diffraction de rayons X(3) au sein de l'anneau synchrotron européen ESRF. Ainsi, les scientifiques ont déterminé quelles phases minérales fondaient en premier et ont établi, sans extrapolation, des courbes de fusion du manteau terrestre profond (c'est-à-dire la caractérisation du passage de l'état solide à un état partiellement liquide). Leurs observations montrent que la fusion partielle du manteau est possible, dès lors que la température approche 4 200 kelvins. Ces expériences prouvent également que les liquides produits lors de cette fusion partielle sont denses, et qu'ils peuvent entraîner de nombreux éléments chimiques parmi lesquels des marqueurs importants de la dynamique du manteau terrestre.

 

Ces études permettront aux géophysiciens et géochimistes de mieux connaître les mécanismes de différenciation de la Terre et l'histoire de sa formation commencée il y a quelques 4,5 milliards d'années.


Quand le manteau de la Terre rencontre son noyau
Source journal ou site Internet : communiqué du CNRS
Date : 17 septembre 2010

 

DEMOGRAPHIE

 

La population mondiale pourrait dépasser les 9 milliards d'être humains en 2050 © SIPA Nombreux sont ceux qui considèrent que la croissance démographique est un tabou, un sujet intimement lié aux problèmes de pauvreté et d'environnement mais soigneusement ignoré lorsque les dirigeants de la planète se rencontrent. « Quand les objectifs du millénaire pour le développement ont été adoptés (en 2000), il n'y avait pas un objectif concernant la population ou l'accès à la planification familiale », constate Alex Ezeh, directeur exécutif du Centre de recherche sur les populations et la santé en Afrique (APHRC) de Nairobi. « Cela a été une grosse erreur. Le monde ne se réveille que maintenant », regrette-t-il.

 

http://www.arbredespossibles.com/Images/AfricanCrowd_big.jpghttp://media.paperblog.fr/i/282/2829389/demographie-mondiale-L-1.jpeg


Les acteurs des questions de population soulignent qu'une forte pression démographique va souvent de pair avec les problèmes abordés la semaine prochaine à New York. (lire ci-dessous de l'article ici) Dans les pays pauvres, une croissance démographique galopante met à rude épreuve les infrastructures, la santé et l'éducation, tout en augmentant le risque environnemental et la vulnérabilité aux effets du changement climatique.


Et ce alors que la population mondiale, de 6,8 milliards d'individus aujourd'hui, pourrait dépasser les 9 milliards en 2050, avec une très large majorité vivant dans les pays aujourd'hui en voie de développement.


Même des investissements minimes dans l'accès à la contraception, l'amélioration de l'éducation sexuelle ou la promotion de la liberté de choix des femmes en matière de procréation pourraient être bénéfiques.
« Chaque dollar dépensé dans la planification familiale peut permettre d'économiser jusqu'à 31 dollars en soins, eau, éducation, habitat et autres dépenses », estiment huit experts dans le dernier numéro de journal Science. Et pourtant, remarquent les plus critiques, l'engagement politique a toujours été timide, inexistant voire délibérément étouffé au plus haut niveau.

 

http://www.e-tech-blog.com/wp-content/uploads/mahamadou-diakite-post_01_worldpopulation_1970-2050-(9).jpghttp://media.paperblog.fr/i/282/2829389/demographie-mondiale-L-6.jpeg

 

Ce n'est qu'après des protestations qu'un objectif traitant des questions de population avait été ajouté, en 2007, aux OMD : rendre l’accès à la médecine procréative universel d'ici à 2015. « Comme nous avons démarré sept ans en retard, le résultat est extrêmement décevant : 215 millions de femmes ont un besoin de planification familiale non satisfait », affirme Gill Greer, la directrice générale de la Fédération internationale pour la planification familiale (IPPF) dont le siège est à Londres : Les dépenses globales dans la planification familiale ont diminué de moitié à la suite de son absence dans les objectifs du millénaire, et,
aujourd'hui encore, « il existe une réticence » à aborder le sujet.


Un silence assourdissant que certains attribuent en partie à l'influence de l'Eglise catholique et des évangélistes présents dans l'ancienne administration américaine Bush, note Mme Greer. Mais certains précédents, comme les stérilisations forcées en Inde dans les années 70, ou les controverses nées de la politique chinoise de l'enfant unique sont aussi de possibles freins. « Nous pouvons commencer à agir maintenant, de façon concrète », veut croire Andrew Dorward, professeur de développement économique à la School of Oriental and African Studies de l'Université de Londres. « Ca ne suffit pas de dire qu'être 9 milliards en 2050 va être un problème. Il faut commencer à y travailler maintenant.

 

Source IHEDN

ENJEUX DE LA DEFENSE - DOCTRINE - CONCEPTS - MISSIONS
La démographie, un enjeu de taille
Source journal ou site Internet : France Soir
Date : 19 septembre 2010

 

http://www.lefigaro.fr/assets/graph/jdf_enjeux-demographie.gif

cliquez la photo pour agrandissement

 

" To have or not to have" Alain

 

 

Le sommet de New-York

 

ASSEMBLÉE ANNUELLE DES NATIONS UNIES

 

La session annuelle de l’Assemblée générale des Nations unies s’ouvre jeudi à New York avec à son ordre du jour les grandes crises mondiales telles que le Moyen-Orient, la non-prolifération nucléaire, l’Afghanistan, le Pakistan et le Soudan. La grandmesse réunira pendant une dizaine de jours les chefs d’Etat et de gouvernement des 192 pays membres de l’ONU qui s’exprimeront à tour de rôle. Certains pays ne seront représentés que par des responsables subalternes: La Corée du Nord n’envoie, par exemple, que son ministre adjoint des Affaires étrangères.


Les Etats-Unis seront les troisièmes à s’exprimer devant l’Assemblée générale après le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon et le Brésil. Le discours du président Barack Obama, qui arrive à New York mercredi, est très attendu. Il ne manquera pas de marquer
l’ensemble des débats. Un haut responsable américain a souligné que les grandes questions intéressant les Etats-Unis étaient le Moyen-Orient, la non-prolifération nucléaire avec le cas de l’Iran et celui de la Corée du Nord, l’Afghanistan, le Pakistan et le Soudan.


Ces thèmes seront privilégiés par les pays occidentaux en général. Il faut y ajouter notamment ceux de la gouvernance financière internationale, la République démocratique du Congo, et le changement climatique à l’approche du prochain sommet de l’ONU de
Cancun (Mexique), en décembre. «Le Soudan sera un gros sujet. A l’approche de deux référendums en janvier prochain qui pourraient consacrer la sécession du Sud, la communauté internationale aura pour devoir de témoigner son soutien à ce processus», a
souligné un diplomate occidental. Un haut responsable américain a expliqué que l’Occident aurait la possibilité d’imposer «une large panoplie de sanctions unilatérales ou multilatérales» si le Nord n’accepte pas les résultats des référendums. Les Sud-Soudanais
doivent voter le 9 janvier au référendum au cours duquel ils auront à choisir entre leur indépendance et le maintien de l’unité avec le reste du Soudan. Un deuxième référendum doit se tenir dans la région d’Abyei qui devra choisir entre le Nord et le Sud.


Une réunion du P5+1 sur l’Iran (Etats-Unis, Russie, France, Grande-Bretagne, Chine + Allemagne) se tiendra également en marge des débats. Cette réunion sera l’occasion renouvelée d’exprimer l’inquiétude des six pays sur les violations répétées par l’Iran des
résolutions de l’ONU sur son programme nucléaire. Comme l’an dernier, le discours du président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, sera écouté avec attention. Sa participation à une réunion sur le désarmement le 24, d’abord annoncée, n’a pas été confirmée.
Il doit longuement rencontrer la presse la veille. Le président français, Nicolas Sarkozy, ne sera présent que le lundi 20, précédé par un week-end privé à New York où réside un de ses fils. Il sera ensuite représenté par son ministre des Affaires étrangères, Bernard
Kouchner. Les débats de l’Assemblée générale seront précédés de trois jours de sommet sur les objectifs du Millénaire pour le développement (OMD). Outre la réduction de moitié de la pauvreté extrême dans le monde d’ici à 2015, les OMD, fixés en 2000, visent à assurer l’éducation primaire pour tous, promouvoir l’égalité des sexes, réduire la mortalité infantile, améliorer la santé maternelle, combattre le sida, le paludisme et d’autres maladies, préserver l’environnement et mettre en place un partenariat mondial pour le développement.

13:41 Écrit par HUMANITAS dans Parlons vrai et sans détours | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : planète, terre, démographie, pauvreté, onu | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

21/09/2010

Sommes-nous protégé contre une attaque chimique...voire bactériologique? A priori, pas vraiment!

Alors que les États Membres de l' ONU disposent d' un système développé de
prévention et de réponse à d' éventuelles catastrophes nucléaires ou
radiologiques, des mesures similaires n' existent pas pour des attaques ou
des catastrophes chimiques et biologiques,

a souligné le Président du Groupe de travail sur la prévention des attentats au moyen d' armes de destruction massive et la réaction en cas d' attentat, Geoffrey Shaw.


Selon lui, il est temps que les pays examinent les moyens de s' assurer que
la communauté internationale puisse réagir rapidement et efficacement en cas
d' incident majeur impliquant des produits chimiques ou des armes et des
matières biologiques.

 

http://www.dark-stories.com/chimique/helabja.jpghttp://www.uruknet.de/pic.php?f=du-baby15.jpg


Dans un entretien accordé au Centre d' actualités de l' ONU, Geoffrey Shaw a
estimé qu' un rapport de l' Équipe spéciale de lutte contre le terrorisme
(ECLT), rendu public la semaine dernière, mettait en avant « l' existence
d' un système solide mis en oeuvre par l' Agence internationale de
l' énergie atomique (<"http://www.iaea.org/index.html">AIEA) pour faire face
à des situations d' urgence nucléaires ».


L' AIEA joue un rôle de coordinateur central pour déployer ce système, qui
inclut aussi des mécanismes de mobilisation inter-agences, afin d' alerter
les organes de l' ONU susceptibles d' intervenir dans ces cas d' urgence.
Mais de nombreux États membres et les organisations de la société civile
manquent toutefois de sensibilisation sur le système, selon le rapport, qui
fait une série de recommandations pour améliorer la coordination de
l' information publique et le rôle de l' AIEA en cas urgence.

 

http://img.over-blog.com/300x257/1/18/15/06/5--9.7.9/confrontation.jpg


Ce système, qui intègre notamment une base de données pour surveiller le
trafic illicite de matières nucléaires, et la création de lignes de
communication entre les agences et entre les pays pour permettre des
réponses rapides, est né après l' accident du réacteur de Tchernobyl en
avril 1986.


« Tchernobyl a marqué tous les esprits. Une communication efficace est
considérée comme une élément beaucoup plus important qu' auparavant »

,


a indiqué Geoffrey Shaw, qui explique aussi le développement plus lent de
mesures similaires contre les attaques chimiques ou biologiques par
l' entrée en vigueur plus tardive (1997) de l' Organisation pour
l' interdiction des armes chimiques (OIAC).


« S';il y a une attaque biologique par des terroristes, qu' est ce qui
serait attendu du système des Nations Unies? Voilà le genre de questions
auxquelles nous devons répondre pour que nous puissions agir si nécessaire»,


a poursuivit Geoffrey Shaw. Selon lui, l' expansion

 

« phénoménale » de l' industrie de la biotechnologie au cours des dernières années a mis les décideurs politiques face à « des défis délicats ».

 

« Il y a énormément de matériel dangereux? comment vous protégez cela ? On
pourrait essayer d' établir des protocoles de vérification, impossible à
vérifier. Il y a beaucoup de questions qui doivent encore être examinées »,


a conclu Geoffrey Shaw.

 

Source IHEDN

L' ONU SOUTIENT DES MESURES FACE AUX MENACES BIOLOGIQUES ET CHIMIQUES
Source journal ou site Internet : AIEA
Date : 20 septembre 2010

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu