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25/01/2011

Moins de pays libres selon "freedom house"

Le nombre des pays libres continue d'évoluer à la baisse : tel est le constat le plus récent de Freedom House, organisme qui s'est donné pour mission de prendre le pouls de la démocratie et des droits de l'homme dans le monde.

 

http://www.voltairenet.org/IMG/jpg/fr-logo_freedom.jpg


Dans son rapport 2011 sur la liberté dans le monde, rendu public récemment, Freedom House constate que 87 pays seulement - soit deux de moins qu'en 2009 - sur les 194 que compte le monde peuvent être désignés comme étant véritablement « libres ». Soixante autres sont dits « partiellement libres » et 47 sont estimés « non libres ».


La liberté dans le monde, mesurée en fonction du niveau de protection qui est accordé aux droits politiques et aux libertés publiques, a régressé pour la cinquième année consécutive en 2010, affirme Freedom House. Ce phénomène représente la plus longue période continue de déclin enregistrée par cette ONG depuis l'établissement de son premier rapport il y a près de quarante ans. À l'heure actuelle, 43 % seulement de la population mondiale vivent dans des pays considérés comme « libres ».

 

http://www.freedomhouse.org/images/fiw10/FIW_2010_Cover.jpg


Quelles sont les causes du recul des libertés dans le monde ? M. Arch Puddington, directeur de la recherche à Freedom House, met au banc des accusés l'audace accrue des régimes autoritaires conjuguée à l'insuffisance de la résistance des pays démocratiques.


« La combativité accrue des régimes autoritaires les plus puissants au monde a coïncidé avec l'incapacité ou le refus croissants de la part des démocraties mondiales de tenir tête aux régimes autoritaires », déclare M. Puddington dans le rapport, en tirant la sonnette d'alarme : « Si les démocraties du monde s'abstiennent de s'unir et de parler haut et fort pour défendre leurs valeurs, dit-il, les despotes vont continuer sur leur lancée. »


Les États-Unis comptent toutefois au nombre des pays qui ont fait de la démocratie et des droits de l'homme une composante majeure de leur politique étrangère. Le secrétaire d'État adjoint pour la démocratie, les droits de l'homme et le travail, M. Michael Posner, qui participait à une discussion d'experts organisée par Freedom House sur ce rapport le 13 janvier, a souligné que le gouvernement Obama multipliait les discussions avec les gouvernements « pour faire clairement ressortir le lien entre leur performance, leur comportement en matière de droits de l'homme et de démocratie, et les possibilités de collaboration avec les États-Unis à titre d'alliés proches ou de partenaires ».


Au chapitre des droits politiques et des libertés civiques, Freedom House a réservé ses notes les plus sévères à la Birmanie, la Corée du Nord, l'Érythrée, la Guinée équatoriale, la Libye, l'Ouzbékistan et la Somalie ainsi qu'au Soudan, au Tibet et au Turkménistan. Pour leur part, la Chine, l'Égypte, l'Iran, la Russie et le Vénézuéla sont pointés du doigt pour avoir intensifié leurs mesures répressives avec une grande impudence, lit-on dans le rapport.


L'un des incidents les plus notoires de 2010 concerne les tentatives faites par la Chine en vue de persuader le comité du prix Nobel de la paix de ne pas récompenser Liu Xiaobo, opposant chinois en prison. Ses tentatives ayant été infructueuses, note le rapport, la Chine a ensuite fait pression sur des gouvernements étrangers pour les inciter à boycotter la cérémonie de remise du prix Nobel de la paix et elle a brandi la menace de représailles économiques contre la Norvège, où sont remis ces prix.


L'Égypte a tenu des élections sans grand souci de transparence, déplorent les auteurs du rapport. L'Iran a arrêté des centaines de militants politiques qui protestaient contre les élections de 2009, dont beaucoup disent qu'elles ont été « volées ». La Russie a affiché un mépris flagrant pour l'indépendance du judiciaire en condamnant Mikhaïl Khodorkovski, opposant au régime. Quant au Vénézuéla, il a adopté des lois qui permettent au président Hugo Chavez de gouverner par décrets, de serrer la vis aux organisations non gouvernementales et d'élargir à l'Internet les restrictions imposées aux médias.


Par ailleurs, les auteurs du rapport de Freedom House ont évoqué au nombre des tendances nouvelles celle du rôle de la criminalité organisée. Ainsi le Mexique a-t-il été rétrogradé au rang des pays « partiellement libres » en raison de l'incapacité du gouvernement mexicain d'enrayer la vague de violence liée au trafic des stupéfiants.


La plupart des pays à majorité musulmane - hormis l'exception notable de l'Indonésie - n'ont pas fait de progrès sur le plan des droits civiques. Sur celui des libertés publiques, le manque d'humanisme face à l'immigration en masse a terni le blason de la France et celui d'autres pays.


Mais tout n'est pas négatif dans le rapport de Freedom House, qui fait état d'améliorations au Kenya, en Moldavie, au Niger, aux Philippines et en Tanzanie. En outre, la tenue d'élections comparativement libres et honnêtes au Kirghizistan et en Guinée a contribué à faire passer ces pays de la catégorie des pays « non libres » à celle des pays « partiellement libres ».


Pour tout renseignement complémentaire, prière de consulter le site de Freedom House.

15:23 Écrit par HUMANITAS dans Liberté individuelle | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : freedom house, liberté, démocratie, droit de l(homme | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

20/12/2010

Cannabis news: Des infos négatives pour un débat s/L&L

Lobby. Avec le soutien de Besancenot ou d'Eva Joly, ils s'activent pour la dépénalisation
Source, journal ou site Internet : Valeurs actuelles
Date : 16 décembre 2010
Auteur : Arnaud Folch

Les réseaux procannabis
Nombreux sont ceux qui prônent la “dépénalisation”. Les Français, eux, y sont de plus en plus hostiles. Tout un symbole : lorsqu’on tape le mot “cannabis” sur Google, c’est le site Cannabizz.com qui arrive en tête. « Bienvenue à toi, visiteur, décontracte-toi et prend (sic) un peu de ton temps sur mon site, annonce sa page et de nombreux ustensiles ainsi qu’une sélection de graines de cannabis qui t’accompagneront tous les jours dans ta vie de fumeur… » Si le site reconnaît, page suivante, que la consommation de haschich ou d’herbe « affecte l’esprit et la volonté », ses « effets » sont ainsi décrits : «Un sentiment de douceur, de calme intérieur et de bien-être, une tendance à rire, une prise de recul sur l’environnement. » Les sites comme celui-ci se comptent par centaines sur la Toile : des forums de discussion entièrement consacrés à la promotion de ce produit pourtant proscrit et dangereux jusqu’aux portails des dizaines d’associations militant pour sa légalisation, tel celui d’Asud (Autosupport des usagers de drogue), expliquant aux internautes comment cultiver soi-même sa drogue : « Si vous respectez bien nos conseils, promet le site, vous obtiendrez un minimum de 100 grammes de fleurs par plant. La Walliser Queen de la société suisse Valchanvre peut même donner un kilo par plante ! Waloo, tu te cultives une plante et tu smokes gratos toute l’année ! »

 

http://vulgariz.com/wp-content/uploads/2009/02/cannabis.jpg


De Cohn-Bendit à Eva Joly, en passant par Daniel Vaillant
Derrière le ton joyeusement soixante-huitard des pourfendeurs de la « répression » se cache un véritable lobby, influent et bénéficiant d’importants relais au sein de la classe politique. Plus ancienne et plus puissante association réclamant « le retrait du cannabis et de ses dérivés du tableau des stupéfiants », le Circ (Collectif d’information et de recherche cannabique) organise chaque année, depuis 1993, l’“Appel du 18joint” au parc de la Villette, à Paris. Les Verts Daniel Cohn-Bendit, Cécile Duflot, Dominique Voynet, les trotskistes Olivier Besancenot et Alain Krivine ou encore le socialiste Razzy Hamadi y ont, tour à tour, défendu la dépénalisation du cannabis au milieu des effluves de “pétards”. L’occasion, aussi, de célébrer le premier “Appel”, publié en 1976 dans Libération, visant à autoriser « son usage, sa possession, sa culture ou son introduction sur le territoire français ». Parmi les 150 signataires de l’époque : Isabelle Huppert, Bernadette Lafont, André Glucksmann, Philippe Sollers, Bertrand Tavernier, mais aussi Alain Geismar, aujourd’hui au PS, et Bernard Kouchner. L’hebdomadaire branché les Inrockuptibles, qui a publié il y a deux mois une pétition pour réclamer à son tour « la révision de la loi de 1970 » (proscrivant l’usage du cannabis), en dressait cependant le constat : les politiques sont devenus « frileux » sur la question. Seuls Europe Écologie-Les Verts et le Mouvement des jeunes socialistes ont accepté de cautionner leur initiative. Il est vrai qu’un sondage BVA commandé par le même journal fait apparaître que les Français sont de moins en moins favorables à un “adoucissement” de la loi. À la question (pourtant tendancieuse) sur la « dépénalisation des drogues douces comme le haschich », 66 % s’y déclarent « hostiles », contre 64 % en 2001. Seuls 30 % des 18-34 ans y sont « favorables », contre 53 % en 2001. Il n’empêche : même s’il n’a pas signé la pétition, le NPA de Besancenot continue de prôner la liberté de consommer du cannabis, tout comme l’eurodéputé bayrouiste Jean-Luc Bennahmias – membre du comité de soutien du Circ. C’est aussi le cas de Patrice Bessac, porte-parole du PC, et d’Eva Joly, future candidate écologiste à la présidentielle de 2012, qui le reconnaissait en septembre dans le Monde : « Je suis pour la dépénalisation. » Idem, côté socialiste, pour le député Julien Dray et l’ancien ministre de l’Intérieur Daniel Vaillant, tous deux favorables à la création, comme au Pays-Bas, d’une structure de type “régie française du cannabis”, contrôlant la libre distribution de l’herbe et du haschich. En “oubliant”, comme le rappelle Serge Lebigot, que « c’est dans les pays qui ont légalisé que la consommation de cocaïne, et d’autres drogues, a le plus augmenté ».

 

http://www.asud.org/documents/marche_mondiale_cannabis.gif

Cannabis : les parents en première ligne
Source, journal ou site Internet : Valeurs actuelles
Date : 16 décembre 2010
Auteur : Arnaud Folch

Une campagne du gouvernement et un livre choc mettent en avant le rôle primordial des parents pour lutter contre le cannabis. Vérités et mensonges sur une drogue nullement “douce”. Pourtant défendue par un influent lobby.


Le constat de Serge Lebigot est implacable : « 10 % des personnes qui essaient le cannabis développerontune dépendance, et 70 % d’entre elles l’auront développée avant l’âge de 18 ans », relève en effet le président de l’association Parents contre la drogue et auteur de l’ouvrage Cannabis : ce que les parents doivent savoir (lire aussi pages 16 et 18). Et pour la première fois, depuis le 13 décembre, une campagne de communication du gouvernement sur la lutte contre l’usage des drogues s’adresse aux parents et met en avant leur rôle primordial dans la prévention, auprès de leurs enfants. Trois spots télévisés, diffusés jusqu’au 3janvier, invitent les parents à dialoguer avec leurs adolescents sur le thème de la drogue. Le premier met en scène Brigitte, la mère de Marion, une jeune consommatrice de cannabis. La jeune fille est de plus en plus isolée et rate ses examens. Brigitte réagit en demandant de l’aide à Drogues info service, en appelant le 0800 23 13 13. « La parole des parents compte beaucoup, insiste Nora Berra, secrétaire d’État à la Santé. Ils sont les acteurs naturels de la prévention. Mais leur rôle est difficile, surtout avec des ados. Face aux drogues, ils se sentent perdus et impuissants. Il y a un double risque, de banalisation ou de surdramatisation, qui peut faire perdre le contact avec l’adolescent. » Les psychiatres sont unanimes sur ce point : la drogue est un problème complexe devant lequel les parents sont terriblement démunis. « Bien souvent, ils ont des comportements inadéquats, note la psychiatre Sylvie Angel, auteur du livre les Toxicomanes et Leur famille.


Leur premier réflexe, quand ils ont un doute et craignent d’avoir un enfant qui fume, est d’aller fouiller dans sa chambre, dans ses affaires. Plus les parents fouillent, plus les jeunes deviennent méfiants et se cachent.


Les ados n’ont plus aucune confiance en leurs parents et l’on voit s’installer des situations qui peuvent devenir très conflictuelles. Les parents punissent, adoptent des comportements répressifs qui les éloignent de tout dialogue avec l’enfant. Le premier point, essentiel, qu’il faut comprendre est que l’usage de produits toxiques, autorisés ou non, alcool ou drogue, est le symptôme d’un malaise, d’un mal-être de l’ado, une réponse à une souffrance : anxiété, an goisse ou même dépression, poursuit la psychiatre. Et c’est là qu’il faut agir. » Comment ? Ce n’est pas simple. « Petits, tous les enfants sont les premiers à dire que se droguer, ou même fumer, c’est mal », note le pédopsychiatre Stéphane Clerget, spécialiste de l’adolescent. Et pourtant les consommations de drogue, malgré toutes les campagnes de prévention, ne diminuent pas. Celle du cannabis n’a régressé qu’à la marge. Un ado sur cinq de 17 ans fume au moins dix fois dans l’année et un jeune de 18 ans sur deux a déjà expérimenté l’usage du cannabis. Un article paru dans le Parisien en mars 2008 indiquait que 300 000 enfants de 12 à 15 ans avaient déjà fumé un joint. « Les consommateurs réguliers savent que c’est nocif mais ils y ont pris goût et ne peuvent plus s’en passer, ajoute Stéphane Clerget. Et il ne faut pas croire que le phénomène ne concerne que les milieux défavorisés et les familles en grande difficulté. Le “mal-être” de l’ado qui peut le conduire à la drogue touche tous les milieux, toutes les familles. »


Comment les parents doivent-ils agir ? « Pour prévenir le risque d’une personnalité dépendante, susceptible d’être tentée par la drogue, les parents doivent déjà favoriser l’autonomie de leurs enfants, leurs prises d’initiatives, leurs activités extrascolaires, la diversité de leurs centres d’intérêt », poursuit Stéphane Clerget.


21 % des parents ne parlent jamais des dangers de la drogue
« L’idée selon laquelle un jeune peut commencer à se droguer uniquement à cause de mauvaises fréquentations est un mythe, ajoute Sylvie Angel. La prise de drogue est une conduite volontaire, un choix individuel. » En premier lieu, les parents doivent être capables d’aborder le sujet avec leurs enfants. Une étude anglaise a montré que 50 % des jeunes en école secondaire aimeraient que leurs parents soient leur principale source d’information sur les drogues. Néanmoins, en France, 21 % des parents ne parlent jamais des dangers liés à la consommation de drogue et 22 % ne rappellent pas non plus que c’est interdit. Il apparaît que ce déficit de communication est en partie dû au fait qu’ils manquent de confiance en eux pour aborder le sujet. Alors que plusieurs études prouvent que communiquer sa désapprobation envers les drogues est fortement associé à un moindre usage chez les enfants. Le silence est pire que tout, martèlent les psys, jusqu’à Marcel Ruffo pour qui « une parole, même maladroite, vaut mieux que pas de parole du tout ». C’est la force des liens avec les parents qui permet aux adolescents de devenir autonomes. « Contrairement aux idées reçues, plus ce lien est fort, plus il permet à l’enfant de s’émanciper », ajoute Nora Berra. « Dès le collège, il est nécessaire d’avoir des discussions avec les enfants sur les produits toxiques en général, conseille Stéphane Clerget. Pour toucher un ado, on peut lui expliquer que toute prise de drogue, au-delà de sa nocivité, va briser sa liberté. Même si les ados n’en consomment pas, les parents doivent savoir que de la drogue va leur être proposée. » Jusque dans les établissements les mieux cotés et dans les soirées organisées
dans les beaux quartiers. De surcroît, aucun adolescent n’est à l’abri d’un passage à vide. « Depuis une dizaine d’années, les jeunes que je vois en consultation me donnent l’impression de subir de plus en plus de pression sur leurs résultats scolaires, poursuit le pédopsychiatre. Et ils sont très angoissés. C’est – peut-être – une des causes de la fuite dans la drogue, ressentie comme un moyen de s’apaiser, de se détendre. Comme une automédication. » Comment reconnaître les signes qui doivent alerter ? Les plus immédiats, pour commencer : l’ado qui a consommé du cannabis a les yeux rouges, il est légèrement euphorique. Si sa consommation est régulière, il risque de se replier sur lui-même, peut aller jusqu’à voler de l’argent pour financer sa consommation. Il rencontre également des difficultés de concentration. En fumant, il cherche à se détendre, à calmer une angoisse. Le consommateur régulier va adopter des comportements à risque :
relations sexuelles non protégées, accidents de la circulation s’il roule en deux-roues. « Dès que les parents ont un doute, il faut impérativement qu’ils en parlent avec leur ado, conseille Stéphane Clerget. Calmement, en lui disant qu’il est évident que quelque chose ne va pas. Il ne faut pas hésiter à dire à son enfant : “je vois bien que tu consommes de la drogue”. S’il nie, il faut insister, lui parler de ces signes qui ne trompent pas.


Lui dire que s’il a besoin de fumer, c’est qu’il ne va pas bien et a besoin d’aide. Lui demander quelle est la fréquence de sa consommation, quel type de produit il prend. L’informer, à nouveau, des risques qu’il encourt, lui rappeler la loi, l’interdit, dire qu’il risque de se retrouver devant un tribunal et avec une obligation de soins, voire une hospitalisation. Même si c’est difficile, il ne faut surtout pas s’énerver, crier.


L’ado ne se confiera qu’aux adultes en qui il a confiance. Un jeune qui consomme de la drogue, même occasionnellement, ne doit plus utiliser de deux-roues. Il faut poser cet interdit pour le protéger, en le lui expliquant : chaque année, plus de deux cents morts sur la route sont imputées à la prise de cannabis.


Ensuite, il faut évidemment s’adresser à des psys spécialisés dans la dépendance, engager une psychothérapie. » Souvent, et c’est un réflexe légitime, face à une difficulté, à un malaise, qu’il y ait ou non un problème de consommation de drogue, les parents ont le réflexe de surprotéger leur adolescent. « Cette réaction, aussi compréhensible soit-elle, n’est pas adéquate. C’est au contraire en favorisant l’autonomie du jeune que l’on va réussir à l’aider à régler son problème », expliquent encore les spécialistes. Le problème est complexe : être parent n’est pas facile, particulièrement pendant l’adolescence. Mais il n’y a pas de situation désespérée : « Les parents doivent le savoir, insiste Étienne Apaire, président de la Mildt (Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie), l’usage de la drogue est évitable et la dépendance se soigne. Et le premier agent de la prévention contre la drogue, c’est l’adulte. »

 

Les différents post de L&L sur ce théme:

 

3.500 juges en herbe à la 20e cannabis cup d'amsterdam

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article - 24/11/07 - 3.500 juges en herbe à la 20e cannabis Cup d'Amsterdam - AMSTERDAM (Reuters) - Des milliers d'amateurs de cannabis se sont donné rendez-vous cette semaine à Amsterdam pour participer à la…

Cannabis ! Ou abolition de privilège mafieux??

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article - 08/04/07 - cannabis ! Ou Abolition de Privilège Mafieux?? - APPEL "Pour la 'légalisation encadrée'du…

Le cannabis, les conseils et le blog du fonctionnaire

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article - 16/05/07 - Le cannabis, les conseils et le blog du fonctionnaire - MARSEILLE (Reuters) - Six mois de prison avec sursis et 1.000 euros d'amende ont été requis à l'encontre d'un …

Le cannabis bon pour la santé? Une affaire de dose!

article - 24/10/07 - Le cannabis bon pour la santé? Une affaire de dose! - Le double jeu du cannabis De l'importance de la dose Les habitudes de consommation des amateurs de…

Pire que la cigarette ? Le dossier cannabis

Pire que la cigarette ? Le dossier cannabis

article - 02/08/07 - Pire que la cigarette ? LE DOSSIER cannabis - Fumer un joint est beaucoup plus néfaste pour la santé que de fumer une cigarette, montrent des travaux de chercheurs…

Coffeeshop aux pays-bas - free cannabis!!

Coffeeshop aux pays-bas - free cannabis!!

article - 28/06/08 - Coffeeshop aux Pays-Bas - Free cannabis!! - Photo: AFP Dépêche AP,…

Dépénalisation - cannabis(marij.) - californie(usa) - tom ammiano

Dépénalisation - cannabis(marij.) - californie(usa) - tom ammiano

article - 07/11/09 - Dépénalisation - cannabis(Marij.) - Californie(usa) - Tom Ammiano - Source journal de San-Francisco La Californie deviendrait le premier état de la nation(USA) à…

Cannabis contre héroïne; héroïne contre elle même, pourquoi pas!

article - 09/11/09 - cannabis contre Héroïne; Héroïne contre elle même, pourquoi pas! - Dépendance aux drogues (Attention certaines images pourraient choquer niveau liens) Le recours à…

Anne coppel contre la prohibition du cannabis!

Anne coppel contre la prohibition du cannabis!

article - 07/11/09 - Anne Coppel contre la prohibition du cannabis! - Source Libération du 27 mai 2009 Par ANNE COPPEL sociologue Pour la fin du cannabis hors-la-loi …

Référendum en californie afin de légaliser le cannabis

article - 11/10/10 - Référendum en Californie afin de légaliser le cannabis - Le 2 novembre prochain, les électeurs de la Californie se prononceront sur la légalisation du cannabis. La proposition 19 vise à…

http://www.lumieres-et-liberte.org/article-referendum-en-...

 

Des nouvelles des libéraux du québec

Des nouvelles des libéraux du québec

article - 11/08/07 - que les propriétés de cette plante sont méconnues en raison de son association avec le cannabis. Les jeunes libéraux suggèrent en effet que le…

Le dopage sportif chez les pré-ados !!

Le dopage sportif chez les pré-ados !!

article - 19/06/07 - pris par 45% de ceux déclarant se doper, suivi par les corticostéroïdes (10%) et le cannabis (6%) tandis que 38 % disent recourir à d'autres agents stimulants ou anabolisants. Parmi…

Européennes: il faut se rendre à l’évidence, alternative-libérale petit mouvement de la…

article - 07/11/09 - en campagne. D’autres listes plus ou moins fantaisistes étaient annoncées, comme la liste “cannabis sans frontières”, qui milite pour la dépénalisation de cette drogue, ou celle…

Trafics de drogues (dossier)

Trafics de drogues (dossier)

article - 10/05/07 - n’a encore su gagner. Alternative Libérale, vous propose la dépénalisation du cannabis, afin de surseoir, voire annihiler un des systèmes mafieux international. …

Coffeeshop story - freedom

article - 06/11/09 - those addicted to heroin were to be treated as sick, like alcoholics; and those in possession of cannabis were to be, virtually, ignored. Ceux qui sont impliqués dans la contrebande et le…

L'appel du 18 joint!

L'appel du 18 joint!

article - 17/06/08 - 18 joint! - source: Auteur : Envers et Contre Tout Pourquoi ne pas légaliser le cannabis cliquez l'image, lire+vidéo Alternative libérale et Sabine…

Europ'al (11)

article - 14/08/08 - Europ'AL (11) - La consommation de cannabis se stabilise dans l'UE source: commission européenne Le cannabis perd de sa popularité parmi les jeunes. …

Aujourd'hui vous êtes libre de ne pas fumer, même à l'extérieur. A quand une journée du cannabis ?

Aujourd'hui vous êtes libre de ne pas fumer, même à l'extérieur. A quand une journée du cannabis ?

article - 31/05/07 - Aujourd'hui vous êtes libre de ne pas fumer, même à l'extérieur. A quand une journée du cannabis ? - Pour des espaces 100% sans tabac ! C'est aujourd'hui la Journée mondiale sans…

11:58 Écrit par HUMANITAS dans Liberté individuelle | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : drogues, lobbying, besancenot, cannabis, dépénalisation, parents | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

13/12/2010

Internet: La Licra via Pharos, va nous surveiller! Enfin est-ce bien normal?

Brice Hortefeux a signé avec la Ligue contre le racisme et l’antisémitisme (Licra), une convention de coopération dans la lutte contre les dérives racistes sur l’Internet, dans les stades et dans les « échanges de statistiques » (Le Figaro, 2 décembre).

 

http://a34.idata.over-blog.com/1/37/10/83/logo.jpg

lire sur le site Licra


D’après la Licra, « cet accord consacre un important volet à l’échange d’informations entre le ministère et la Licra afin d’être capable de mieux quantifier, qualifier et appréhender les phénomènes racistes et antisémites ». La Licra serait chargée de « proposer une approche nouvelle dans la sensibilisation des agents de police et de gendarmerie ».

 



Par ailleurs, un observatoire du racisme serait créé et sa conduite en serait confiée sous peu au Conseil représentatif des associations noires de France (CRAN). Dans une lettre adressée au ministre, le secrétaire général du Rassemblement pour l’indépendance de la France (RIF), Alain Bournazel, s’étonne que des missions qui relèvent du ministère de l’Intérieur, par essence régaliennes, puissent être déléguées pour parties à des structures associatives militantes et partisanes :

 

« Nous sommes certes, comme beaucoup de Français, fortement attachés à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme et nous partageons pleinement les ambitions que vous affichez de la sorte légitimement. Pour autant, ces valeurs partagées ne sauraient en aucun cas donner lieu à une confusion dommageable des attributions et des compétences de chacun. »

http://www.ladiffusiondulore.fr/120-171-medium/la-france-licratisee-enquete-au-pays-de-la-ligue-internationale-contre-le-racisme-et-l-antisemitisme.jpg

 

Surtout, il s’étonne des missions confiées au plus haut des services de l’État à des groupements ouvertement communautaristes : « Nous sommes tout autant préoccupés par la création prochaine d’un observatoire du racisme qui pourrait être animé demain par une association qui affiche ouvertement ses objectifs communautaristes et dont la dénomination autant que les actions nous paraissent radicalement étrangères aux valeurs universalistes depuis toujours défendues par la France. » La démarche consacrerait effectivement « l’enracinement en France d’une inquiétante police de la pensée ».

 

La Licra missionnée pour surveiller l’Internet
Source, journal ou site Internet : Liberté
Date : 10 décembre 2010
Auteur : polique.com

 

http://medias.lepost.fr/ill/2008/10/19/h-20-1291792-1224377819.jpg

 

 

Ci-dessous l'info officiel:

 

 

 

Paris, le mercredi 1er décembre 2010

 

Signature d’une convention
avec la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme

 

 

Mercredi 1er décembre 2010, Brice HORTEFEUX, ministre de l’intérieur, de l’outre-mer, des collectivités territoriales et de l’immigration et Alain JAKUBOWICZ, président de la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra), ont signé une convention-cadre de lutte contre le racisme et l’antisémitisme.

 

Après avoir rappelé que « la lutte contre le racisme et la politique d’intégration vont de pair », le ministre est, tout d’abord, revenu sur les résultats obtenus, précisant qu’en nombre de faits constatés, de janvier à octobre 2010, ces phénomènes sont en recul par rapport à l’année dernière : 738 faits pour le racisme (-15%) et 412 pour l’antisémitisme (-45%).

 

Insistant sur la nécessité de poursuivre l’action engagée dans ce domaine, Brice HORTEFEUX a déclaré que « le combat contre le racisme et l’antisémitisme doit se renforcer ».

 

Il a ensuite présenté l’objectif de la convention : « mettre le savoir-faire de la Licra en synergie avec celui des forces de sécurité » et indiqué les différents secteurs dans lesquels va s’opérer cette collaboration :

 

  • la formation : désormais, tout au long des carrières, les forces de sécurité auront accès à des sessions de sensibilisation sur ce sujet, menées par la Licra ;
  • la coopération en matière de veille sur internet contre le racisme : réalisée conjointement au ministère de l’intérieur, avec la plate-forme spécifique « Pharos », cette action est également menée à la Licra ;
  • l’échange d’informations : la convention prévoit notamment la distribution de la documentation de la Licra dans les commissariats et les gendarmeries, l’établissement de contacts permanents entre les services du ministère et ceux de la Licra et l’échange des statistiques au plan national sur les actes racistes et antisémites ;
  • et l’aide aux victimes.

 

Enfin, le ministre a annoncé que la convention représente « un élément important du plan national de lutte contre le racisme que la France doit présenter en 2011 à ses partenaires de la convention de Durban sur l’élimination des discriminations ». Il a également indiqué qu’en tant que ministre de l’intérieur, il sera « le coordonnateur de ce plan au sein du gouvernement français ».

 

Brice HORTEFEUX : « la lutte contre le racisme est, pour moi, le contraire du communautarisme. Lutter contre le racisme, c’est donc, pour moi aussi, permettre une intégration harmonieuse à notre société, quelles que soient les origines de chacun. La lutte contre le racisme, c’est enfin, aussi, le soutien à la diversité ».

01/12/2010

Internet et Liberté

Ces dernières années, les technologies en ligne se sont développées de façon exponentielle. L'Internet a multiplié les possibilités d'enrichir le débat public, d'exposer les abus de pouvoir et de faciliter la participation citoyenne à la vie politique. Il a élargi l'espace de la libre expression tant dans les démocraties que dans les pays où les médias traditionnels sont restreints. De nombreux gouvernements ont réagi en prenant des mesures visant à contrôler, réglementer et censurer le contenu des blogues, des sites Web et des textos.

http://chroniques-ma-banlieue.20minutes-blogs.fr/media/00/01/1002757949.jpghttp://portal.unesco.org/ci/fr/files/25636/11950478523internet_sec_1.jpg/internet_sec_1.jpg

http://www.europarl.europa.eu/multimedia/img/news/cont/20090306PHT51043/pict_20090306PHT51043.jpg


Cette évolution soulève plusieurs questions fondamentales : Quelles sont les principales menaces pesant sur la liberté de l'Internet ? Cet outil apportera-t-il la liberté aux peuples opprimés, ou renforcera-t-il au contraire le pouvoir des régimes répressifs qui le contrôlent ? Les sociétés démocratiques sont-elles immunisées contre la répression sur Internet, ou y voit-on, là aussi, se profiler des menaces à la liberté des médias numériques ?


Freedom House s'est penchée sur ces questions dans Freedom on the Net, une enquête publiée en 2009 qui classe la liberté de l'Internet dans 15 pays, couvrant 4 continents et un large éventail de réglementations nationales, allant des plus libres aux plus sévèrement répressives. Selon les conclusions de cette enquête, les menaces à la liberté de l'Internet s'amplifient et se diversifient tant au niveau du nombre de pays qui imposent des restrictions qu'à celui des méthodes employées.


Les dirigeants autoritaires ont bien compris la puissance de l'Internet et s'attachent à en limiter l'impact. Quelques gouvernements très répressifs, par exemple celui de Cuba, limitent l'accès à l'Internet à un segment minuscule de la population. Il existe dans ce pays peu de points d'accès au réseau, et le coût des services est prohibitif pour la vaste majorité des citoyens.


D'autres gouvernements autoritaires, comme ceux de la Chine, de l'Iran et de la Tunisie, s'emploient à promouvoir l'utilisation de l'Internet pour stimuler l'innovation et la croissance économique, mais placent un large éventail de contrôles sur les médias numériques afin d'empêcher les détracteurs du gouvernement de s'en servir. Ces régimes ont mis en place des mécanismes importants et à multiples facettes de censure et de surveillance afin de museler la dissidence en ligne et de minimiser l'exposition de la corruption publique. Ils imposent ainsi de strictes limites sur les contenus accessibles aux citoyens, ainsi que sur les informations que ces derniers peuvent publier ou transmettre par Internet ou par téléphone portable. La surveillance de l'Internet et des communications par téléphonie mobile est omniprésente, et les citoyens qui critiquent le gouvernement en ligne s'exposent au harcèlement, à l'emprisonnement et à la torture.


Dans les régimes moins restrictifs, par exemple en Égypte, en Malaisie et en Russie, l'Internet est presque devenu un havre de liberté d'expression dans un environnement par ailleurs restrictif pour les médias classiques. Cet espace de liberté d'expression est toutefois en train de se refermer petit à petit, au fur et à mesure que les gouvernements conçoivent des méthodes subtiles de manipulation des discussions en ligne et appliquent des lois relatives à la sécurité délibérément vagues afin d'intimider et d'arrêter leurs détracteurs. Cette intimidation conduit souvent à l'autocensure au sein des journalistes et des commentateurs.

Mais même dans les pays démocratiques, comme par exemple au Royaume-Uni, au Brésil et en Turquie, la liberté de l'Internet est de plus en plus remise en question par du harcèlement juridique, des procédures opaques de filtrage et l'expansion de la surveillance.

 

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Web 2.0

Parallèlement à la croissance exponentielle des utilisateurs de l'Internet, la seconde génération du Web et l'émergence des réseaux sociaux en ligne ont donné à l'internaute moyen le pouvoir de produire et de disséminer de l'information. Alors que les médias traditionnels transmettent l'information verticalement à leur public, les applications du Web 2.0 permettent de diffuser l'information horizontalement, modifiant ainsi profondément la façon dont nous communiquons.


Des dizaines de millions de simples citoyens du monde entier sont devenus des éditeurs et des distributeurs d'informations. Ils rédigent des journaux en ligne, réalisent des vidéos, enquêtent sur des sujets sensibles et font des commentaires sur des dossiers politiques et sociaux, entre autres. Lorsque l'environnement médiatique est restreint, les blogueurs sont souvent en première ligne des efforts déployés pour étendre les limites de la liberté d'expression. Non contentes de promouvoir la liberté d'expression, les applications du Web 2.0 facilitent également la liberté d'association. Elles favorisent la discussion et les interactions entre individus, indépendamment de leur situation géographique. Elles permettent de créer en ligne des communautés de citoyens ayant des intérêts communs et accélèrent la propagation de l'information, qu'il s'agisse de faits nouveaux ou d'appels à l'action. Les médias numériques servent donc beaucoup à l'action civile. Ainsi, au Kenya, des militants ont lancé une initiative appelée Ushahidi durant la flambée de violence ethnique qui a suivi les élections de 2007. Cette initiative a permis de cataloguer les incidents au moyen de messages envoyés par de simples citoyens au moyen de leur portable, et d'établir une carte d'évolution de la violence. Ce programme a depuis été mis en œuvre dans d'autres contextes tumultueux : les élections en Inde, les combats à Gaza et l'aide aux victimes du tremblement de terre en Haïti.


Du fait de cette configuration horizontale, l'Internet offre d'une façon générale un plus vaste espace de liberté d'expression que les médias traditionnels. Tous les pays étudiés dans Freedom on the Net, à une exception près, ont reçu une meilleure note pour la liberté sur Internet que pour la liberté globale des médias, la situation étant mesurée à l'aune de la même échelle que celle utilisée dans l'enquête sur la liberté de la presse que publie Freedom House. La différence des résultats entre l'Internet et les médias classiques était plus prononcée dans les pays classés dans la catégorie « partiellement libre ».

 

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Répression 2.0

Cette structure horizontale de l'Internet a deux conséquences : elle émancipe les citoyens d'une façon inimaginable dans les médias classiques, et elle rend les flux d'information beaucoup plus difficiles à contrôler. Les gouvernements autoritaires essaient néanmoins de restreindre la communication horizontale et d'endiguer la propagation de contenus d'origine nationale qu'ils désapprouvent. Si leur objectif primordial est de museler la critique dans le pays et d'éviter l'émergence de solutions politiques de rechange, les contrôles imposés dans ce but sont nécessairement plus indiscrets et touchent directement un plus grand nombre de gens que dans le cas de la restriction des médias classiques.


Certains pays ont conçu tout un éventail de méthodes de censure et de surveillance afin de restreindre la liberté de l'Internet :


Blocage temporaire ou permanent de l'accès aux applications du Web 2.0 telles que Facebook et YouTube, parfois à l'occasion d'événements particuliers. Cela a été le cas du gouvernement chinois durant les troubles qui ont agité le Xinjiang en 2009. En 2007, la Birmanie a coupé tout accès à l'Internet pendant plusieurs jours dans la foulée de la répression violente de manifestations pacifiques organisées lors de la « révolution safran ». L'Iran prive les utilisateurs privés et les cybercafés d'accès à la large bande.


• Filtrage technique au niveau des fournisseurs d'accès à l'Internet de façon à empêcher la publication en ligne d'articles ou de sites Web spécifiques. Là où ils sont employés de façon intensive, ces filtres suppriment de fait de larges bandes d'information. Les filtres peuvent cibler des mots-clés, des sites Web ou des noms de domaines. Selon l'OpenNet Initiative, au moins 25 pays filtrent l'Internet à un niveau ou un autre.


• Censure humaine et retrait physique de blogs. Les censeurs ferment des forums de discussion en ligne qui abordent des sujets interdits comme les violations des droits de l'homme, la critique de personnalités politiques, ou la corruption des fonctionnaires. En Russie, par exemple, les autorités exercent une pression en coulisse, au moyen d'appels téléphoniques, pour inciter les blogueurs ou les hôtes de sites Web à retirer certaines informations.


• Certains régimes préfèrent éviter l'intervention directe d'agences gouvernementales et « sous-traitent » la censure et la surveillance à des entreprises privées - à des fournisseurs de service Internet, des sociétés de gestion de blogs, des cybercafés et des sociétés de téléphonie mobile. Ces entreprises risquent des amendes ou des pertes de contrats si elles ne réussissent pas à filtrer les commentaires politiques, surveiller l'activité sur Internet ou collecter des données sur les utilisateurs. Ces derniers sont tenus de s'enregistrer auprès d'un fournisseur lorsqu'ils achètent un accès à l'Internet chez eux ou au travail, de façon qu'ils ne puissent pas intervenir en ligne de façon anonyme.


• Plusieurs gouvernements paient clandestinement des commentateurs qui leur sont favorables ou parrainent des sites Web pour influencer les discussions en ligne. On estime ainsi que le gouvernement chinois emploie 250.000 commentateurs qui, paraîtrait-il, recevraient cinquante centimes pour chaque commentaire favorable au gouvernement publié en ligne.


• Les gouvernements autoritaires reposent sur des lois générales de réglementation de la presse visant l'insulte, le blasphème et la fuite de secrets d'État, entre autres, pour punir les cyberdissidents. Cuba, par exemple, traduit en justice les journalistes des médias en ligne sur de vagues accusations de « danger social précriminel ». La Chine a publié plus de 80 décrets relatifs à l'Internet et impose des peines de prison, généralement de deux à trois ans, qui comptent parmi les plus sévères au monde pour toute infraction en ligne. De nombreux procès ont également eu lieu en Tunisie, en Iran, en Syrie, en Égypte et en Malaisie, où les lois contre les insultes du chef de l'État ou de l'islam sont le plus souvent invoquées. Selon le Comité de protection des journalistes, il y a eu pour la première fois en 2008 plus de cyber-journalistes que de journalistes classiques derrière les barreaux. Ces détentions sont le résultat de procédures judiciaires ou de détentions extrajudiciaires.


• Lorsqu'ils ne sont pas jetés en prison, les blogueurs et les journalistes qui travaillent en ligne sont victimes d'intimidations, notamment une surveillance permanente, du harcèlement, des arrestations arbitraires et même de la torture. Si l'Égypte autorise un environnement Internet relativement libre, elle cible quelques individus influents afin de faire un exemple et de modérer l'ardeur de leurs pairs.


• Les blogs et les sites Web sont piratés ou victimes d'attaques de déni de service, qui ont pour effet de les perturber ou de les fermer. Lors du premier anniversaire de la révolution safran en Birmanie, par exemple, des sites Web indépendants d'information hébergés en Thaïlande, tels qu'Irrawaddy et New Era, ont été la cible de cyber-attaques.


La panoplie complète des méthodes répressives est utilisée pour contrôler l'Internet dans les environnements les plus restrictifs, par exemple en Chine, en Iran et en Tunisie, tous pays classés dans la catégorie « non libre » dans le rapport de Freedom House. Ces pays ont mis au point des mécanismes sophistiqués et à multiples niveaux pour restreindre la libre circulation de l'information en ligne.


D'autres pays, comme l'Égypte, la Malaisie et la Russie, autorisent une liberté en ligne considérable, mais semblent s'orienter vers plus de rigidité. Ils encouragent l'expansion de l'accès à l'Internet et bloquent rarement l'expression en ligne, malgré les lourdes restrictions qui pèsent sur les médias classiques. Ils exercent cependant une influence plus subtile au niveau de l'État pour influencer les informations diffusées sur Internet par le biais d'une pression discrète, répriment les citoyens qui essaient de mobiliser en ligne, et imposent de dures pénalités à leurs cyber-détracteurs. Freedom House classe ces pays dans la catégorie « partiellement libre ».

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La liberté de l'Internet et les restrictions dans les milieux démocratiques

Les pays classés dans la catégorie « libre » du rapport de Freedom House comprennent l'Estonie (premier rang dans l'échantillon pilote), le Royaume-Uni, l'Afrique du Sud et le Brésil. Ces pays offrent généralement un environnement libre aux nouveaux médias : les obstacles imposés par le gouvernement à l'accès à Internet sont rares, il existe un faible niveau de surveillance du contenu et peu de violations des droits des utilisateurs. Ces démocraties ont également démontré leur capacité « d'autocorrection » lorsque des cas de restriction de la liberté de l'Internet ont été exposés publiquement. En Turquie, à la suite d'une série de scandales, une enquête parlementaire a été lancée au sujet des méthodes de surveillance utilisées par les agences de l'ordre public.


Mais même dans ces milieux relativement libres, des zones d'ombre ont émergé. Au Brésil, des décisions judiciaires qui aboutissent à une censure de contenu sont une menace croissante, et YouTube a été bloqué à plusieurs reprises dans ce pays et en Turquie. Pendant ce temps, dans des pays comme le Royaume-Uni et la Turquie, des mesures de censure sont prises dans la plus grande opacité, même lorsque l'information visée est bien définie, s'agissant, par exemple, de la pédopornographie. L'absence de liste publique de sites Web bloqués et de possibilité de faire appel des décisions de censure créent un risque de propagation des restrictions à des informations politiquement et socialement importantes.


Les citoyens contre-attaquent

Malgré le nombre croissant de menaces et de contrôles, les citoyens qui ont affaire à des milieux hautement restrictifs de l'Internet trouvent des moyens créatifs de produire et de propager de l'information. À Cuba, où l'accès à Internet est strictement verrouillé, les citoyens échangent hors ligne des informations téléchargées de l'Internet, souvent au moyen d'appareils USB, un phénomène appelé « sneakernets », ou « réseaux baskets ». En Chine, les Tibétains, les musulmans ouighours et les pratiquants du Falun Gong, tous victimes de persécution, ont souvent utilisé les médias numériques pour envoyer à l'étranger des preuves de torture, tout en défiant la propagande du parti communiste par des blogs et des DVD distribués en cachette. En Tunisie, le blog NormalLand aborde la politique publique par le biais d'un pays et d'un dirigeant virtuels, les diverses positions de la fonction publique étant assignés à d'autres blogueurs locaux.


Les citoyens ont également réussi à utiliser l'Internet et les téléphones portables pour militer contre la censure elle-même. En 2009, les citoyens chinois du Net ont organisé la résistance en ligne au déploiement du logiciel de censure Green Dam-Youth Escort. Cette critique interne - exprimée par le truchement d'outils de réseautage social et de pétitions en ligne - combinée aux pressions de l'étranger a poussé le gouvernement chinois à retarder le déploiement à grande échelle de ce logiciel.


Les implications politiques plus vastes de ce militantisme en ligne sont particulièrement frappantes dans les pays de la catégorie « partiellement libre ». En Égypte, le groupe Facebook « El Baradei pour la présidence » a attiré 235.000 membres en près de cinq mois. En Malaisie, les partis d'opposition politique ont orchestré une grande partie de leur campagne électorale de mars 2008 par le biais des médias numériques, notamment des blogs, YouTube et des textos, qui ont donné lieu à des gains électoraux sans précédent.


Conclusion

La technologie numérique est une promesse d'amélioration de la circulation de l'information, de renforcement de la participation à la vie politique et du militantisme et, au bout du compte, d'une plus grande liberté et d'une meilleure qualité de vie. L'étude pilote Freedom on the Net montre toutefois amplement que ce potentiel n'est pas garanti. Alors que Freedom House est en train de préparer une seconde édition de son étude, qui portera sur 37 pays et sera publiée en 2011, c'est devenu de plus en plus évident. Du Kazakhstan à la Biélorussie en passant par l'Australie, de nouvelles lois ont été adoptées, et d'autres sont à l'étude, afin de restreindre la liberté de l'Internet.


Des efforts vigoureux déployés par les citoyens du Net et leurs défenseurs dans les démocraties sont une réaction nécessaire à ces restrictions à la liberté en ligne. Dans un monde numérique qui change rapidement, les champions de la liberté d'expression doivent prendre l'initiative de défendre et promouvoir la liberté sur l'Internet.

 

Une évaluation globale de Daniel Calingaert et Sarah Cook

Si l'Internet multiplie les moyens d'expression des citoyens, une organisation gouvernementale influente rapporte que de nombreux gouvernements cherchent à restreindre l'accès à l'Internet et les informations affichées en ligne.

Daniel Calingaert est directeur adjoint des programmes au sein de Freedom House, une organisation sans but lucratif qui reçoit des fonds du département d'État, de Google et d'autres sources afin de promouvoir la liberté sur Internet.

Sarah Cook est maître de recherche spécialisée dans les questions asiatiques. Elle a été rédactrice adjointe du rapport publié en 2009 par Freedom House et intitulé Freedom on the Net (Liberté sur le Net).

 

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La liberté de l'Internet et le droit d'auteur

 

La liberté de l'Internet et le droit de la propriété intellectuelle sont des protections complémentaires, mais qui parfois se fondent sur des valeurs contraires, ce qui provoque des conflits. Du fait que ces conflits varient selon les contextes historique, politique, social, culturel et religieux, les normes de chaque pays en matière de propriété intellectuelle ont des ramifications différentes pour la protection de la liberté de l'Internet.


Les avantages de la protection du droit d'auteur

Dans de nombreux pays, dont les États-Unis, la protection du droit d'auteur contribue à faire vivre un secteur créatif indépendant. Avant l'apparition du droit d'auteur, les écrivains, les musiciens, les dramaturges et d'autres artistes créateurs dépendaient de l'aide de l'État et du mécénat des élites. Ce soutien limitait souvent leur liberté artistique. Ces artistes devaient être courageux pour oser offenser leurs mécènes ou pour défendre leur art au péril de leur vie.


La protection du droit d'auteur résout ce dilemme. En accordant des droits exclusifs, le droit d'auteur permet aux artistes de couvrir leurs investissements en temps, en efforts et en ressources. Il leur permet de créer et de diffuser des œuvres conformément à leurs intérêts, goûts et talents. Il les protège aussi de la pression de l'État ou de riches mécènes.

Le droit d'auteur a la même fonction sur l'Internet. Si de nombreux internautes créent et diffusent en ligne un contenu sans chercher à en tirer profit sur le plan commercial, le droit d'auteur permet aux artistes en ligne d'en récolter les fruits quand et là où ils décident. Tout comme sur le papier ou sur une toile de tableau, le droit d'auteur permet aux artistes de créer sans que des tiers leur imposent des limites. Il leur donne une forme importante de la liberté de l'Internet.


L'établissement d'un équilibre entre des libertés contradictoires

Malheureusement, la liberté des créateurs sur l'Internet entre parfois en conflit avec celle des internautes. Ceux-ci se plaignent de leur manque de liberté en ligne parce que le droit de la propriété intellectuelle restreint leur capacité à se servir d'articles, d'œuvres artistiques, de photographies, de musique et de vidéos qu'ils trouvent sur l'Internet.


Pour établir un équilibre entre ces libertés contradictoires, le droit de la propriété intellectuelle comprend une série de limitations, d'exceptions et de défenses. Par exemple, le droit distingue entre les idées que l'on ne peut pas protéger (tous les êtres humains sont égaux) et les expressions que l'on peut protéger (un essai en faveur de l'égalité des êtres humains). Il autorise aussi une utilisation équitable d'un contenu protégé par le droit d'auteur, notamment la citation d'un passage, la rédaction de la critique d'un livre ou la création d'une parodie. Si le droit en la matière ne donne pas aux internautes une liberté illimitée, il établit un équilibre entre cette liberté et celle des créateurs sur l'Internet.

 

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Un équilibre différent pour les pays dotés d'un régime répressif

Dans les pays qui limitent fortement la diffusion de l'information ou qui exercent un contrôle important sur le secteur culturel local, le conflit entre la liberté de l'Internet et le droit de la propriété intellectuelle peut être bien plus grand. Si le soutien d'un secteur créatif indépendant est important, il est tout aussi important de permettre au public de s'exprimer en ligne. Dans certaines circonstances, les besoins du dernier sont supérieurs à ceux du premier.

Dans ces situations, les internautes ont un grand besoin de réutiliser sans permission des contenus que les censeurs ont déjà approuvés ou qui n'existent qu'à l'étranger. Par exemple, pour fournir une nouvelle source d'information, des internautes peuvent avoir besoin de rediffuser des articles, des vidéos ou des photos protégés pour lesquels tous les droits sont réservés, mais qui ne seraient pas disponibles autrement. Ils peuvent aussi avoir besoin de donner un nouvel objectif à des contenus pour s'attaquer à des problèmes dont ils ne pourraient pas faire état à cause de la censure des pouvoirs publics.


Dans les pays répressifs, les parodies, les satires, les mots codés, les euphémismes et les allusions à la culture populaire sont devenus des véhicules dominants de la communication. Des contenus qui paraissent sans rapport avec le message originel prévu servent souvent à créer des associations et des sens tacites, à fournir des effets émotionnels et finalement à éviter la censure. Qu'il s'agisse d'un remontage de clips vidéo tirés de westerns ou la synchronisation de contenu dans des chansons de rock-and-roll, les contenus remaniés portent en eux des sens cachés qui offrent un commentaire important sur la société.


Bien qu'on distingue parfois les œuvres qui sont d'intérêt public, telles que les nouvelles de l'actualité, de celles qui sont créées à des fins commerciales ou de divertissement, ce genre de distinction est en général peu utile dans des pays où la circulation de l'information est limitée. Si de nombreux produits de divertissement sont peu controversés, fortement commerciaux et apparemment frivoles, ils peuvent néanmoins contenir des informations politiques utiles.


Il est en effet possible de trouver des films ou des émissions de télévision qui dépeignent différentes formes de régime politique, la nécessité de freins et de contrepoids institutionnels ou de la séparation des pouvoirs ainsi la protection des droits constitutionnels et des libertés publiques. Si l'on a peut-être créé ces produits commerciaux à des fins de divertissement, ils peuvent ouvrir dans certains pays une fenêtre sur le monde extérieur.


En outre, tout le monde ne peut pas être un artiste original. Il n'est pas idéal non plus que tout le monde le soit, étant donné la manière dont certains pouvoirs publics ont maltraité les artistes et les grands penseurs. Dans certains pays, la réutilisation, l'échantillonnage ou l'adaptation d'œuvres extraites de la culture populaire peuvent constituer un moyen efficace d'attirer l'attention du public et de frapper son imagination. Toutefois, un conflit peut surgir entre la liberté de l'Internet et la propriété intellectuelle parce que ces œuvres ont été créées par d'autres et sont couvertes par le droit d'auteur.


Si la loi sur le droit d'auteur établit un mauvais équilibre entre ces deux formes de protection, les internautes d'un pays répressif auront moins de possibilités de réutiliser en faisant de preuve de créativité des œuvres existantes. Ils seront aussi moins en mesure de s'exprimer du fait de l'absence de moyens d'expression politiquement sûrs. Finalement, ils auront moins de possibilités de participer à des débats de la vie civique, à encourager la création d'institutions démocratiques et la diversité en matière d'idéologie et d'expression et enfin de faciliter des changements dans les domaines politique, social et culturel. Le développement de la société civile sera entravé.


Les possibilités d'abus de la protection du droit d'auteur

La protection de la propriété intellectuelle sert parfois de prétexte pour faire taire l'opposition. Si les œuvres réutilisées sont protégées par le droit d'auteur, les pouvoirs publics peuvent facilement prétendre qu'il s'agit là d'une infraction du droit d'auteur sans admettre qu'elles ont recours à la censure. La protection du droit d'auteur, bien que tout à fait légitime dans d'autres contextes, sert malheureusement dans ce contexte à légitimer des mesures qui portent atteinte aux droits de l'homme.


La surveillance obligatoire des internautes constitue aussi une autre tendance croissante et inquiétante. Dans ce cas-ci, les pouvoirs publics exigent que les fournisseurs de services Internet facilitent la protection du droit d'auteur en surveillant les internautes, en filtrant le contenu sur l'Internet et en conservant des données sur les activités de leurs abonnés. Les similarités entre ces exigences et celles des censeurs sont évidentes. Après tout, le droit d'auteur a fait son apparition en Angleterre comme un moyen politique de mettre fin à l'hérésie et au dissentiment.


La surveillance de l'Internet à des fins de protection du droit d'auteur peut être aussi dangereuse que la surveillance de l'Internet à des fins de censure. Les pouvoirs publics peuvent par exemple demander facilement aux fournisseurs de services Internet de leur remettre des renseignements sur les activités de leurs abonnés qui peuvent être illicites, notamment les atteintes au droit d'auteur. Ces renseignements pourraient aboutir au harcèlement d'internautes dissidents, à leur intimidation, à leur arrestation ou à leur détention. Ils pourraient aussi servir de preuves à l'appui de peines de prison.


Pire encore, la collecte de renseignements sur les abonnés peut entraîner l'autocensure. Si les internautes craignent que les pouvoirs publics se servent des renseignements obtenus pour retrouver des activités antérieures sur l'Internet, ils risquent de devenir plus réticents à discuter en ligne des sujets délicats. Un cercle vicieux risque d'apparaître. Non seulement les internautes jouiraient d'une liberté moindre, mais aussi ils seraient moins incités à créer, ce qui est précisément le résultat opposé de ce que le droit d'auteur est censé atteindre.

 

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La nécessité d'un bon équilibre

La protection de la propriété intellectuelle peut être une bénédiction pour la liberté de l'Internet, mais elle peut être aussi un fléau. Pour que chacune d'entre elles puisse renforcer l'autre, le droit de la propriété intellectuelle doit être adapté afin de favoriser la liberté de l'Internet. Dans les pays où la diffusion de l'information est fortement limitée, il se peut qu'il soit nécessaire d'adapter davantage l'équilibre en matière de droit d'auteur pour tenir compte des conditions locales très différentes.


Les responsables politiques ont besoin d'accorder une attention particulière aux limitations et aux dérogations à apporter au droit d'auteur. Par exemple, ils peuvent appliquer la doctrine de l'usage équitable, autoriser la défense de la parodie, faire une exception pour usage éducatif ou imposer des limites aux droits d'adaptation. Ils peuvent aussi limiter les sanctions pénales applicables au piratage à des fins commerciales par opposition aux infractions courantes commises par les internautes.


En prenant de telles mesures, les responsables politiques pourront transformer le conflit entre la liberté de l'Internet et le droit de la propriété intellectuelle en une occasion de créer des compléments utiles et synergiques. Alliés d'une manière constructive, la liberté de l'Internet et le droit de la propriété intellectuelle aideront les internautes à tirer parti de toutes les possibilités offertes par l'Internet. Ils offriront aussi la liberté tant aux créateurs sur l'Internet qu'aux internautes.

 

Les responsables politiques désireux d'encourager la liberté et la créativité dans leur pays ont besoin de mettre en place un régime de droit d'auteur qui favorise et protège mutuellement la propriété intellectuelle et la liberté de l'Internet.

Peter Yu est le fondateur et directeur du Centre du droit de la propriété intellectuelle qui relève de la faculté de droit de l'université Drake à Des Moines (Iowa).

21/11/2010

Les armes ou comment en détourner leur interdiction.

A quand le port d'arme pour tous, sans doute quand nous serons mort....?

 

Face au durcissement des lois sur le port d'armes, le trafic des pistolets d'alarme modifiés connaît un essor en Europe. Bon marché et impossibles à tracer, ils sont de plus en plus utilisées par les criminels.


A dix ans Massimo Tanfoglio emballait déjà des pistolets dans l’usine de son père. Aujourd’hui, à 57 ans, il est le directeur de l’usine d’armes Fratelli Tanfoglio, à Gardone Val Trompia, dans le nord de l’Italie.

 

http://www.repliky.info/EKOL-TUNA-cerna-cal-8mm-Knall-%5Bwww_repliky_info%5D-photo-detail-13103.jpghttp://www.afg.sk/sub/afg.sk/images/shop-active-images/ekol_tuna/ekol_tuna_003.jpg

 

En parcourant les rues de la petite ville, on voit partout des petites usines d’armement et des enseignes sur lesquelles figurent les mots armi, fucili, cartucce ou guns. Gardone (12 000 habitants) vit déjà depuis 500 ans de l’industrie de l’armement grâce à l’association du minerai de fer, du bois et de l’énergie hydroélectrique de ses montagnes. Elle compte environ 80 entreprises, des petits ateliers familiaux de fabrication de fusils de chasse jusqu'au célèbre Beretta.


Les pistolets de Tanfoglio, appréciés par les amateurs de tir sportif, sont devenus une référence auprès des experts en armement. Ces dernières années, entre 1 500 et 2 000 pistolets Tanfoglio du modèle GT 28 ont été utilisés pour commettre des délits aux Pays-Bas. Il s’agit d’un pistolet d’alarme bon marché qui a été transformé en arme à feu dans des ateliers clandestins du nord du Portugal.

 

 

L'Ekol Tuna, star du trafic des pistolets d'alarmes.

 


Un marché en plein essor
Plusieurs fusillades mortelles récentes [aux Pays-Bas] soulèvent la question de la facilité de se procurer des pistolets et de leur provenance. Le succès des pistolets à gaz ou pistolets d’alarme est frappant dans toute l’Europe. Ils ont un grand nombre d’avantages pour un criminel : il sont bon marché, en vente libre dans de nombreux pays, et leur transformation est assez simple. N’étant pas enregistrés, la police a du mal à en établir la traçabilité. Plus la loi devient sévère, plus on se tourne vers des armes qui n’ont pas besoin d’être enregistrées.


Massimo Tanfoglio sait bien que des criminels font un mauvais usage de son pistolet d’alarme à bas prix (100 euros). D’après la police néerlandaise, sa transformation est un jeu d’enfant : un fraiseur suffisamment adroit parvient à percer le bouchon placé au bout du canon et à le remplacer. "Les polices française et allemande m’ont posé des questions sur notre pistolet d’alarme", raconte Tanfoglio.


Pour ne pas ternir d’avantage sa réputation, il dit avoir retiré le GT 28 de la production. Par l’intermédiaire de son importateur portugais, les pistolets d’alarme de Tanfoglio partaient en toute légalité au Portugal. Mais c’est là que commençait la zone d’ombre. Ils étaient modifiés dans de petits ateliers clandestins près de Valença do Minho, au bord de la rivière qui marque la frontière avec l’Espagne.


En 2005, la police portugaise a mis fin à l’activité de ces ateliers, et en 2006, la loi sur les armes a été renforcée. Les armes d’alarme et à gaz sont désormais interdites au Portugal. Mais ce n’est pas encore le cas de son voisin, l’Espagne.


En octobre 2008, la police de Séville a arrêté une bande qui faisait modifier les armes au Portugal et les réimportait clandestinement. En argot espagnol, ces armes trafiquées s’appellent toujours des "portuguesas".


80 euros pour transformer son arme sur Internet
Des armes sont également modifiées en Espagne. Ainsi, la police de la région de Murcie est récemment intervenue contre une bande qui avait un atelier dans le sud du pays. Selon Alfredo Perdiguer, du syndicat de police espagnol, les offres de transformation sur l’Internet sont légion. Et cela à partir de 80 euros.


Alors que la source Tanfoglio semble tarie, de nouvelles voies détournées se présentent aux trafiquants : ainsi la police suédoise a confisqué récemment un lot considérable de pistolets à gaz de fabrication turque qui avaient été modifiés au Kosovo. Dans certains cafés de Pristina, des trafiquants demandent 80 euros pour des armes qui tiennent dans la paume de la main.


Les ventes d’armes turques connaissent une forte expansion. Par exemple, l’Ekol Tuna, fabriqué à Istanbul par Ekol Voltran, ressemble à s’y méprendre au Tanfoglio GT 28, dont la forme n’est pas brevetée, contrairement à la partie technique.

 

 

Un pistolet d'alarme forcément dangereux

 


La Turquie, l'un des trois principaux fournisseurs d'armes en Europe
La police néerlandaise soupçonne Tanfoglio d’avoir vendu une licence et peut-être aussi de l’outillage aux Turcs, ce que Massimo Tanfoglio nie avec force. Les Italiens voient avec défiance l’essor du commerce des armes en Turquie. Au grand dam des habitants de Gardone, les Turcs ont même racheté l’usine de la respectable famille Bernardelli, en conservant son nom prestigieux.


La Turquie constitue désormais, avec l’Allemagne et l’Italie, l’un des trois principaux fournisseurs d’armes en Europe. Crise ou pas, 2009 a été une année record pour les vendeurs d’armes turques : les exportations ont augmenté de 16%. Ekol Voltran gagne chaque année entre 1,3 et 3 millions d’euros dans ce commerce et vit en grande partie de la vente de pistolets à air comprimé et de pistolets d’alarme.


La vente d'arme de poing interdite mais la criminalité augmente
Le responsable des exportations d’Ekol Voltran, Mesut Cakici, est un instant pris de court en voyant les photos du Tanfoglio et de l’Ekol Tuna modifiés. Comment explique-t-il la similitude frappante entre son pistolet et celui des Italiens ? Il admet sans sourciller que l’Ekol Tuna est une copie parfaite. "Tout le monde sait que nous vendons une copie. C’est ce que les clients demandent".

 

 

 

 

Le Beretta, le Browning, tous les modèles célèbres de pistolets sont imités dans les usines des concurrents.
Le brevet tombe au bout de 25 ans et on peut alors faire ce que l’on veut. Cakici sait-il également que l’on rencontre son Ekol Tuna aux Pays-Bas, transformé en arme réelle ? "Je mentirais si je disais que je n’ai jamais entendu parler de ces pratiques".


En Europe, chaque arme fabriquée ou importée doit être testée et approuvée par un banc d’essai de l’Etat. La Turquie n’a pas de banc d’essai ; la seule obligation à laquelle Cakici est soumis est de transmettre les numéros de série de ses pistolets deux fois par mois à la police turque.


"Pour les Turcs, c’est facile", commente Massimo Tanfoglio. "L’Union européenne nous impose de plus en plus de règles. Toutes les autorisations sont contrôlées par la police et chaque fusil quitte le pays avec sa propre carte d’identité. Mais les criminels s’en fichent. Il suffit de regarder le Royaume-Uni : depuis 1998, la vente d’armes de poing y est complètement interdite, mais la criminalité n’a fait qu’augmenter !"
La boucle est bouclée : le combat de la République de Venise contre les Turcs a été à l’origine du développement de l’industrie des armes de Gardone il y a 500 ans. Et aujourd'hui, les habitants de la petite ville sont battus par les Turcs avec leurs propres armes.

 

source IHEDN, membre et auditeur A. Genestine

SECURITE INTERIEURE
Les pistolets low cost se vendent comme des petits pains
Source journal ou site Internet : NRC Handelsblad
Date : 19 novembre 2010
Auteur : Toon Beemsterboer

12:55 Écrit par HUMANITAS dans Liberté individuelle | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : port d'armes, ekol, turquie, russie, allemagne, italie | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

 
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