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07/12/2010

Revue de presse: Iran - Nucléaire - désinformation

Mini Dossier spécial « Iran, nucléaire »

 

http://www.alliancegeostrategique.org/images/iran_nucleaire2.jpghttp://fonzibrain.files.wordpress.com/2010/08/drapeau_israelien_dechire.jpg?w=300&h=380

 

L'Iran a produit son premier lot de concentré d'uranium
Source, journal ou site Internet : Nouvelobs.com
Date : 5décembre 2010
Auteur : AFP

 

Le concentré d'uranium sert de base à la production d'uranium enrichi. Jusqu'à présent, ce produit était
"importé de l'extérieur".


Le chef du programme nucléaire iranien, Ali Akbar Salehi. (AFP)
L'Iran a produit son premier lot de concentré d'uranium (yellowcake), servant de base à la production
d'uranium enrichi, à partir de minerai extrait d'une de ses mines dans le sud du pays, a déclaré dimanche 5
décembre le chef du programme nucléaire iranien Ali Akbar Salehi. "Les Occidentaux avaient espéré que
nous aurions des problèmes concernant l'approvisionnement en matière première (pour produire de l'uranium
enrichi) mais nous avons reçu aujourd'hui le premier lot de yellowcake de la mine de Gachin", proche de
Bandar-Abbas dans le sud du pays, a déclaré Ali Akbar Salehi lors d'un point presse retransmis en direct par
la télévision. Jusqu'à présent, le yellowcake utilisé par l'Iran dans sa chaîne de production d'uranium enrichi
était "importé de l'extérieur", a indiqué Ali Akbar Salehi sans donner davantage de précisions. Le
yellowcake, poudre de concentré d'uranium, est utilisé pour produire un gaz d'hexafluorure d'uranium (UF-6)
qui est ensuite injecté dans des centrifugeuses produisant de l'uranium enrichi.

 

http://www.dijonscope.com/files/posts/11318-dessin-du-jour-dijonscope-iran-israel-2011.jpg

 

La guerre secrète contre le programme nucléaire iranien
Source, journal ou site Internet : Le Nouvel Observateur
Date : 5 décembre 2010



Attaques informatiques, sabotages, exfiltrations de transfuges... Alors que demain s'ouvrent à Genève de
nouvelles négociations entre l'Iran et le groupe des P5+1, voici l'enquête qu'Henri Guirchoun et moi-même
publions cette semaine dans le "Nouvel Observateur" à propos de la guerre secrète contre le programme
nucléaire iranien. C'est un ver à deux têtes - un virus informatique qui pourrait changer la face du monde. On
l'appelle Stuxnet. On l'a découvert en juin dernier mais il agit depuis un an et demi. Il est programmé pour
une mission diabolique : s'insinuer dans l'alimentation électrique de certains moteurs. Il en prend le contrôle,
puis les rend fous. Il les fait tourner de manière erratique, de plus en plus vite, jusqu'à l'explosion. Après son
forfait, il rétablit le courant normal, pour ne pas laisser de trace. Tel un tueur à gages, un 007 informatique.


Selon une étude récente, Stuxnet a une cible étonnamment précise : les moteurs qui marchent de 807 à 1 210
hertz et sont gérés par un système Siemens. Des moteurs qui ne se trouvent que dans un seul type d'engin :
les centrifugeuses installées dans l'usine de Natanz, en Iran - des milliers de machines qui enrichissent de
l'uranium et dont le Conseil de Sécurité exige l'arrêt, redoutant qu'elles ne fassent partie d'un programme
militaire clandestin. Selon toute vraisemblance, le ver est donc un outil de sabotage destiné à désorganiser
Natanz et à ralentir la République islamique dans sa (probable) course à la bombe.


Mission accomplie ? En octobre, le vice-président iranien a révélé qu'un virus s'était attaqué aux installations
atomiques de son pays en infectant plus de 30 000 ordinateurs. Le 29 novembre, le président Ahmadinejad a
reconnu qu'il s'agissait d'un virus et que quelques centrifugeuses avaient été mises « hors service ». Mais il a
affirmé que les dégâts avaient été minimes et maîtrisés. A-t-il sous-estimé les dommages ? L'Agence
internationale à l'Energie atomique écrit que, le 16 novembre, la moitié de l'usine de Natanz (des milliers de
machines) était à l'arrêt, ce qui n'était jamais arrivé depuis sa mise en route en 2006. Au siège de l'AIEA, des
diplomates soutiennent que Stuxnet est la cause de cette gigantesque avarie. Un spécialiste mondial de la
criminalité informatique, Ralph Langer, affirme que « cette attaque a nécessité des années de préparation » et
que « seul un Etat » a pu monter une telle opération. Lequel ?


Stuxnet est-il né en Israël, au nord de TelAviv, comme on le dit ? Non loin des QG du Mossad et de l'armée,
dans l'un de ces buildings ultramodernes où une kyrielle de sociétés high-tech ont leur siège ? Il y a des
raisons de le penser. « La plupart de ces firmes ont été fondées par des petits génies de l'informatique qui ont
fait leurs classes dans l'unité du renseignement militaire chargée de la cyberguerre et des écoutes, la 8200.


Comme tout le monde, ils effectuent leurs périodes de réserve et restent donc opérationnels... », explique
Aharon B., lui-même ancien du renseignement. Au-delà des hypothèses sur Stuxnet, une certitude : tous les
services occidentaux mènent une guerre secrète très active contre le programme atomique iranien. Depuis la
découverte du site de Natanz en 2002, c'est, pour eux, une mission prioritaire. Dans son dernier livre, le
journaliste Bob Woodward révèle la liste des opérations clandestines commanditées par l'administration
Bush et toujours en cours. Elles sont classées par ordre d'importance. Les actions de la CIA visant « à
stopper ou à gêner» les activités nucléaires de la République islamique arrivent en deuxième position, juste
derrière les opérations contre Al-Qaida. Même chose au MI6 britannique. Le 28 octobre, son patron, sir John
Sawers, est sorti de sa réserve légendaire justement pour parler de l'Iran. Le maître-espion a fait sensation en
déclarant publiquement qu'il était nécessaire de «mener des opérations conjointes de services de
renseignement pour rendre plus difficile [à Téhéran] le développement de l'arme nucléaire ».


Au nom de cette mission historique, c'est l'union sacrée de tous les agents secrets. Même en Israël. «L'affaire
iranienne a entraîné une révolution culturelle au sein de l'Aman [le renseignement militaire] et du Mossad,
explique le journaliste Ronen Bergman, qui prépare un livre sur les opérations secrètes du Mossad. Leurs
chefs ont décidé de coopérer pleinement avec des services étrangers, amis ou non, contrairement à la
doctrine traditionnelle qui privilégie le travail en solo. » En France aussi, l'entente cordiale prévaut. «Le
nucléaire iranien est l'un des rares sujets, avec le terrorisme, à propos duquel il n'y a pas de guéguerre entre
la DGSE, la DRM et la DCRI, mais au contraire une coordination exemplaire, au plus haut niveau »,
explique l'expert François Heisbourg, qui suit ces questions sensibles.


Une solidarité inédite
Une opération est emblématique de cette collaboration sans précédent : la découverte, dans la montagne de
Qom, d'une seconde usine d'enrichissement. « Cela a cristallisé la solidarité internationale contre le
programme nucléaire militaire iranien », confie l'ancien patron du Mossad, Ephraïm Halevy.


Tout commence en 2003. En analysant les clichés du satellite militaire français Hélios et en les croisant avec
des images radars américaines, les photos- interprètes de la DGSE («une petite unité d'une douzaine de
personnes » selon Philippe Vasset, le rédacteur en chef d'« Intelligence Online ») repèrent les premiers
travaux. Ils ne savent pas encore de quoi il s'agit. Ils transmettent l'information aux services alliés. Le
Mossad réussit à recruter une source impliquée dans cette construction. La taupe fournit des photos de
l'intérieur du site, des tunnels. On hésite sur leur destination. Tout s'éclaire en 2007. « Un autre service
[probablement le MI6] a mis la main sur la liste des commandes passées pour ces tunnels : des valves, des
tuyauteries en alu, des appareils de mesure de pression... , raconte un officiel français. Il n'y avait pas de
doute : les Iraniens avaient l'intention d'y installer une usine clandestine d'enrichissement. » Une bombe !


Lorsqu'il s'agit de révéler cette découverte au monde, là encore, c'est l'union sacrée. Au début de l'été 2009,
juste après la réélection truquée d'Ahmadinejad, l'Elysée veut rendre public le « dossier Qom ». Mais, au
même moment, une source du MI6 dans le tunnel se fait repérer par le contre-espionnage iranien et exécuter.


Inquiets pour leur propre taupe sur place, les Israéliens demandent que l'on reporte cette publication. Ce n'est
qu'en septembre, en marge du sommet de Pittsburg, qu'Obama, Brown et Sarkozy révèlent ensemble l'affaire,
affichant une solidarité inédite de leurs services secrets. Entre-temps, la source israélienne a été exfiltrée via
la Turquie - où, jusqu'à sa fermeture récente à cause du refroidissement des relations entre Jérusalem et
Ankara, le Mossad disposait de son poste le plus important à l'étranger. Il fallait absolument la sauver, pour
ne pas décourager les autres. Dans cette guerre de l'ombre, rien n'est plus important que le recrutement de
taupes et de transfuges. Au début, le BND - service de renseignement allemand - réussit les plus beaux
coups. En 2002, il parvient à retourner un homme d'affaires iranien - nom de code « Dauphin » - dont
l'entreprise participe à la construction de Natanz. L'homme fournit des détails sur le site. Il met aussi la main
sur des rapports secrets concernant les recherches nucléaires militaires, qu'il recopie sur son ordinateur
portable. Il espère les monnayer auprès du BND pour obtenir un jour l'asile politique. Mais en 2004,
l'homme est démasqué par le contre-espionnage iranien et tué. Sa femme a le temps de s'enfuir via la Turquie
en emportant l'« assurance- vie » de son mari. Grâce aux 1 000 pages de documents contenues dans
l'ordinateur de «Dauphin», les services occidentaux, puis l'AIEA, apprennent que les Iraniens ont commencé
à travailler sur des têtes nucléaires. En 2005, la CIA prend la relève du BND, dont le réseau iranien est
décimé. Le patron de l'Agence, Porter Gross, lance le programme Brain Drain visant à retourner des
scientifiques et hauts gradés iraniens. Ils misent sur leurs contacts avec leur famille à l'étranger, à Los
Angeles, Dubaï, Paris ou Toronto. Avec l'aide du Mossad, la CIA établit une liste de dizaines de « défecteurs
» potentiels, à commencer par ceux qui ont séjourné en Occident. Le général Ali Reza Asgari en fait
probablement partie. Il a étudié aux Etats-Unis dans les années 1970. Vice-ministre de la Défense et
conseiller du président modéré Khatami, il est mis sur la touche en 2004, après la première élection
d'Ahmadinejad. Il est mûr pour Brain Drain. Trois ans plus tard, il disparaît lors d'un voyage privé, toujours
en Turquie, vraisemblablement après une opération d'exfiltration menée par la CIA et le Mossad. « Son
débriefing a permis une avancée capitale sur le programme nucléaire », explique Aharon B..


Outils de désinformation
Le jeune chercheur Shahram Amiri fait, lui, défection lors d'un voyage en Arabie Saoudite, en juin 2009.
Selon le «Daily Telegraph », il est interrogé par la CIA quelque part dans l'Arizona. Il révèle que l'université
où il travaillait à Téhéran est, en fait, le QG du programme nucléaire militaire. Les services secrets
américains lui auraient versé 5 millions de dollars. Mais disait-il la vérité ? Etait-il un agent double ?


Quatorze mois après sa défection, il retourne à Téhéran. Le doute s'installe sur la valeur de ces transfuges
tant désirés, qui peuvent devenir de puissants outils de désinformation au service du régime iranien. Cela
n'arrête pas le Brain Drain. Le 9 octobre, le vice-président iranien est contraint de reconnaître que plusieurs
personnes qui travaillaient dans les installations nucléaires ont été récemment recrutées par des services
occidentaux. Menaçant, il ajoute que la plupart ont été exécutés pour haute trahison.


C'est une guerre à mort, des deux côtés. Le Mossad, la CIA et leurs alliés ont, semble-t-il, engagé une
campagne d'assassinats ciblés de responsables du nucléaire iranien. On leur attribue plusieurs morts
suspectes. Il est vraisemblable que certains groupes hostiles au régime central iranien - Kurdes, Azéris,
Baloutchs - soient utilisés dans ces opérations, même s'ils sont sur la liste des organisations terroristes du
Département d'Etat. En janvier 2007, un chercheur de 44 ans, Ardeshir Hassanpour, est retrouvé sans vie,
après avoir inhalé trop de gaz toxique. Il travaillait à l'usine de conversion d'uranium d'Ispahan. Trois ans
plus tard en janvier 2010, un professeur de physique, Masoud Ali Mohamadi, est tué à Téhéran par
l'explosion d'une moto. Enfin, le 27 novembre, les voitures de deux experts nucléaires ont, selon la télévision
iranienne, explosé simultanément à Téhéran. L'un d'eux serait décédé. Il était l'un des rares spécialistes de la
séparation isotopique en Iran. Autant de décès bien étranges qui désorganisent le programme atomique.
Pour le retarder davantage encore, les services occidentaux ont développé d'autres d'outils, moins violents.


Des résolutions de l'ONU interdisant la vente à Téhéran de certains matériaux et équipements clés, les
Iraniens cherchent à s'approvisionner sur le marché noir. Pour piéger les trafiquants, les douanes américaines
ont créé de fausses sociétés grâce auxquelles elles ont monté des opérations d'une sophistication rare. En
2007, l'un de ces James Bond des douanes, se faisant passer pour un homme d'affaires balte, donne rendezvous
à un intermédiaire iranien à Tbilissi, en Géorgie. La police locale cueille l'homme puis l'extrade aux
Etats-Unis. De même, le service spécial des customs a permis à la police canadienne de mettre la main, en
mars 2009, sur Mahmoud Yadegari. Depuis Toronto, ce jeune Irano-Canadien tentait d'acheminer à Téhéran,
via la Malaisie, des transducers, des instruments de mesure indispensables dans une cascade de
centrifugeuses. En janvier 2010, c'est un certain Kevin Chen qui est arrêté à Guam pour avoir vendu, via
Hongkong et Taïwan, des détonateurs (et des pièces de missiles) à la République islamique.


Le programme nucléaire en difficulté
Il y a plus subtil encore : saboter le matériel acheté par l'Iran. Les opérations sont encore plus complexes. Les
Suisses Tinner, le père et ses deux fils, travaillaient pour le réseau pakistanais d' Abdul Khan, qui vendait
clandestinement des matériels nucléaires. Urs, le plus jeune des Tinner, a admis avoir été retourné en 2003
par les Américains. Dans une opération conjointe de la CIA, du MI6 et du Mossad, il a fourni à l'Iran des
pompes à vide - des équipements nécessaires aux centrifugeuses - qui avaient été préalablement détraquées.
«Avant d'être envoyées à Téhéran, ces machines ont fait un petit détour, raconte David Albright qui, à
Washington, dirige une ONG spécialisée dans l'étude de la prolifération nucléaire. Elles sont passées en
catimini par Oak Ridge et Los Alamos, dans des labos atomiques américains où elles ont été sabotées. »
Selon Albright, c'est sans doute un intermédiaire du Lichtenstein qui les a finalement « refourguées » aux
Iraniens...


Récemment, la guerre secrète a investi le champ diplomatique. L'administration américaine a décidé de
convaincre les pays qui continuent de fournir l'Iran en matériels sensibles de s'abstenir. Depuis l'été et les
dernières résolutions de l'ONU, un émissaire du Département d'Etat, Robert Einhorn, fait le tour des
capitales en question avec, sous le bras, des lourds dossiers préparés par les services secrets. En octobre, il
était à Pékin. Aux autorités chinoises, il a présenté une liste d'entreprises qui vendent à l ' Iran des fibres de
carbone, des jauges à pression ou des tubes en alliage très solide, autant de matériels interdits, indispensables
aux usines d'enrichissement. Message implicite : si vous continuer de laisser faire, on le fera savoir à la
presse internationale, ce qui sera très mauvais pour votre image de pays responsable.


Au total, la guerre secrète sous toutes ses formes a eu l'effet recherché : le programme nucléaire iranien
connaît des difficultés importantes. « Leur usine d'enrichissement s'arrête, leurs cadres se font assassiner ou
fuient à l'étranger et ils n'ont plus de quoi construire les milliers de centrifugeuses qu'ils avaient planifiées.
Bref, il semble que nous soyons en train de réussir», déclare Patrick Clawson, du Washington Institute for
Near East Policy. François Heisbourg partage son optimisme : «Avant, le temps jouait contre nous ;
maintenant, il joue contre l'Iran. » Est-ce à dire que l'Iran est sur le point de renoncer à ce programme ? «Je
ne le crois pas du tout, dit Olli Heinonen, l'ancien chef des inspecteurs de l'ONU, qui a rejoint l'université de
Harvard cet été. La preuve : les Iraniens cherchent à construire d'autres usines d'enrichissement dans des
endroits secrets. Pour brouiller les pistes et rendre la tâche plus difficile aux services occidentaux, ils
creusent des tunnels en de nombreux lieux. » Il ajoute que l'AIEA dispose d'informations très précises et non
encore publiées sur de possibles travaux de militarisation de l'atome en cours à Téhéran, y compris des
photos. Un officiel français, au fait du sujet, confirme ces informations. Il dit aussi que la Corée du Nord
pourrait fournir à l'Iran le matériel dont il a besoin et qu'il n'arrive plus à se procurer.


Cependant, dans l'administration Obama, certains pensent que, pour l'instant, les activités nucléaires
iraniennes sont sous contrôle. « Ils nous disent que, grâce à leurs réseaux d'espionnage technique et humain,
ils savent tout ce qui se passe dans les installations atomiques iraniennes et que, si Téhéran commençait à
construire une bombe, ils seraient prévenus sous quatre jours », raconte un homme qui est souvent briefé par
la Maison-Blanche. Si bien que l'administration Obama estime avoir plus de temps que prévu pour la
diplomatie. Combien ? Les pessimistes disent un an, les autres peut-être deux. Et si cela ne marche pas ? Les
uns pensent qu'on devrait accepter l'idée d'un Iran nucléaire et tout mettre en place pour le contenir. D'autres
qu'il suffira d'intensifier la guerre secrète. En Israël, on voit les choses autrement. «A la fin des années 1970,
le Mossad a lancé une série impressionnante d'opérations clandestines visant à retarder le programme
nucléaire irakien, rappelle le journaliste Ronen Bergman. En 1979, dans les chantiers de La Seyne-sur-Mer,
il a détruit la cuve d'un réacteur atomique avant sa livraison à Bagdad. Pourtant, trois ans après, Israël est
parvenu à la conclusion qu'il n'y avait plus d'autre choix que de bombarder la centrale d'Osirak » Sans le feu
vert de Washington.

 

http://2.bp.blogspot.com/_5Dvdo6a5iBU/TEB8vP2LLlI/AAAAAAAAMZ8/picxIl6xFuw/s1600/israel_air_raid_drill.jpg


L'annonce de l'Iran sur ses progrès dans le nucléaire est "préoccupante"
Source, journal ou site Internet : Le Point
Date : 5décembre 2010
Auteur : AFP

 

 

L'annonce selon laquelle Téhéran contrôle désormais la totalité du cycle de production de combustible
nucléaire est "préoccupante", a déclaré dimanche la Maison Blanche, à la veille de la reprise des
négociations sur le nucléaire iranien à Genève. L'Iran a annoncé dimanche avoir produit son premier lot de
concentré d'uranium (yellowcake), étape intermédiaire dans la production d'uranium enrichi, à partir de
minerai extrait d'une de ses mines dans le sud du pays. "Cette annonce n'est pas une surprise", a réagi dans
un communiqué le porte-parole du Conseil national de sécurité de la Maison Blanche, Mike Hammer,
rappelant que "l'Iran essaie depuis des années de développer son propre programme, étant donné que
l'importation de concentré d'uranium (yellowcake) lui est interdite par les résolutions du conseil de sécurité
de l'ONU".


Mais, ajoute-t-il, "cela remet un peu plus en question les intentions de l'Iran et soulève de nouvelles
préoccupations au moment où l'Iran devrait répondre aux inquiétudes de la communauté internationale".
Après plus d'un an d'interruption, les "5+1" (les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU:
Etats-Unis, Russie, Chine, France et Grande-Bretagne, plus l'Allemagne) et la délégation iranienne se
retrouvent lundi à Genève dans un climat tendu.


Or, le but de ces négociations "est de souligner la préoccupation de la communauté internationale concernant
les actes et les intentions de l'Iran. Nous verrons si l'Iran aborde ces discussions avec le sérieux indispensable
pour répondre" à ces préoccupations, a ajouté le porte-parole.

 

http://www.cyberpresse.ca/images/bizphotos/435x290/201011/30/219872-centrale-nucleaire-iranienne-bouchehr.jpghttp://www.independent.co.uk/multimedia/archive/00254/pg-30-Iran-nuke-AP_254221s.jpg

 

L’Iran dit maîtriser le cycle de combustible nucléaire
Source, journal ou site Internet : Le Soir
Date : 5décembre 2010
Auteur : AFP/ rédaction en ligne

L’Iran a annoncé dimanche contrôler la totalité du cycle de production de combustible nucléaire, marquant sa détermination à ne rien céder sur ses « droits », une annonce jugée « préoccupante » par Washington à la veille de la reprise des discussions avec les grandes puissances.


L’Iran a produit son premier lot de concentré d’uranium (yellowcake), étape intermédiaire dans la production
d’uranium enrichi, à partir de minerai extrait dans le sud du pays, a annoncé le chef de son programme
nucléaire, Ali Akbar Salehi. Jusqu’à présent l’Iran a développé son programme d’enrichissement d’uranium
à partir de quelque 600 tonnes de yellowcake achetées à l’Afrique du sud dans les années 1970, avant la
révolution islamique de 1979. L’exportation de yellowcake vers l’Iran est interdite depuis 2006 par les
sanctions de l’ONU, et certains experts occidentaux espéraient que l’Iran épuiserait ses stocks avant de
parvenir à en produire. Début 2009, une étude de l’Institut international pour la science et la sécurité estimait
que Téhéran avait consommé 75 % de ses réserves. « L’Iran est désormais autosuffisant pour l’ensemble de
la chaîne de production de combustible » nucléaire, depuis la production de minerai jusqu’à celle de
combustible nucléaire, a affirmé M. Salehi. « Cela va renforcer notre position aux négociations » nucléaires
avec les grandes puissances, qui doivent reprendre lundi à Genève après un an d’interruption.


L’enrichissement d’uranium est au coeur du conflit opposant depuis plusieurs années l’Iran à la communauté
internationale, qui soupçonne Téhéran de chercher, malgré ses dénégations, à se doter de l’arme atomique
samedi que le « droit inaliénable » de l’Iran à enrichir de l’uranium, reconnu par les traités internationaux,
n’était « pas négociable ». L’annonce iranienne sur la maîtrise du cycle de combustible nucléaire « remet un
peu plus en question les intentions de l’Iran, et soulève de nouvelles préoccupations », a réagi dimanche le
porte-parole du Conseil national de sécurité de la Maison-Blanche, Mike Hammer. Le but de ces
négociations « est de souligner la préoccupation de la communauté internationale concernant les actes et les
intentions de l’Iran. Nous verrons si l’Iran aborde ces discussions avec le sérieux indispensable pour
répondre » à ces préoccupations.


Résistant notamment à plusieurs condamnations de l’ONU et à des sanctions économiques internationales
sévères, Téhéran a déjà produit plus de trois tonnes d’uranium faiblement enrichi (3,5 %) et plus de 33 kilos
d’uranium enrichi à 20 %, selon l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). L’uranium doit être
enrichi à plus de 90 % pour pouvoir être utilisé dans une bombe atomique. L’Iran affirme avoir besoin de
produire de l’uranium enrichi notamment pour alimenter un réacteur de recherche nucléaire à Téhéran, et
accuse les puissances nucléaires de chercher à préserver un « monopole » scientifique et technique.
La secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton a estimé samedi que les grandes puissances pourraient
reconnaître le droit de l’Iran à l’enrichissement si Téhéran parvenait à les rassurer sur ses intentions. Son
homologue iranien Manouchehr Mottaki a salué « un pas en avant » mais souligné que « ces mots doivent
être traduits en actes ».


Téhéran affirme que les discussions seront vouées à l’échec si les Occidentaux n’abandonnent pas leurs
pressions et menaces, y compris militaires, contre l’Iran. « Nous sommes prêts à négocier mais les grandes
puissances doivent reconnaître que les droits inaliénables de la nation iranienne ne sont pas négociables, et
cesser d’être hostiles » à l’égard de l’Iran, a résumé samedi M. Ahmadinejad.

 

http://www.lefigaro.fr/assets/graph/INTER-201001-Iran-tunnel-nucleaire.jpg

06/12/2010

Sarkozy "un doux" voyage en Asie, "In de" plus!

La visite de travail de Nicolas Sarkozy intervient près de trois ans après sa précédente venue ici, début 2008,
dans le cadre d'une visite d'Etat. Accompagné de sept ministres (Défense, Affaires étrangères, Economie,
Agriculture, etc.), il amène une importante délégation d'hommes d'affaires dont les patrons d'EADS, Alstom,
Areva, Dassault, MBDA, le CEA, Safran, Thales, le CNES, etc. Bref, le tout-Paris de la défense, du
nucléaire, de l'aéronautique et du spatial.

 

http://www.regis-sada.fr/media/02/00/1490282267.jpghttp://img.ozap.com/01515382-photo-nicolas-sarkozy-et-carla-bruni-dans-vanity-fair.jpg

 

La première escale de quelques heures, samedi, à Bangalore, sera consacrée à la coopération spatiale, et
notamment au développement conjoint de deux satellites consacrés à l'exploration des mers et à l'analyse du
climat, qui doivent être lancés fin 2011. Après un séjour privé au Taj Mahal, le chef de l'Etat aura lundi une
journée d'entretiens politiques à New Delhi, avec notamment le Premier ministre, Manmohan Singh. Au
menu : le partenariat stratégique entre les deux pays (qui recouvre des questions comme la lutte contre le
terrorisme, les questions de sécurité et de défense, et le nucléaire civil). Nicolas Sarkozy pourra présenter à
son interlocuteur ses idées sur la présidence française du G20 pour un an. Les deux chefs d'Etat et de
gouvernement recevront les membres du Conseil présidentiel franco-indien des entreprises, une organisation
qui regroupe des PDG de tout premier plan des deux pays, pour lesquels « le développement des relations
économiques entre l'Inde et la France est essentiel », comme l'explique par exemple Paul Hermelin, directeur
général de Capgemini et membre du Conseil. Ces entreprises devraient présenter à cette occasion leurs
premiers projets communs : une coopération entre Air Liquide et le groupe Tata dans les piles à hydrogène,
un projet EADS-Infosys pour développer les échanges d'étudiants entre les deux pays, un partenariat entre
Vinci et le groupe indien HCC (dont le joint-venture commun semble bien placé pour les contrats de
construction des centrales nucléaires d'Areva en Inde), etc.


Différents accords
La dernière journée du voyage, mardi, se passera à Bombay, la capitale financière du pays, avec une
conférence économique franco-indienne et un discours de Nicolas Sarkozy sur les questions économiques.
A défaut de signature de grands contrats en bonne et due forme, des progrès devraient être annoncés dans les
dossiers de la vente de deux EPR d'Areva à l'Inde et de la modernisation des Mirage de l'armée de l'air
indienne (voir « Les Echos » du 30 novembre). Pour le reste, différents accords et conventions pourraient
être paraphés dans des domaines aussi divers que les infrastructures, l'environnement ou l'éducation. Les
initiatives en Inde de l'Agence française de développement dans les énergies renouvelables devraient être
mentionnées, ainsi que les relations entre la France et l'Inde dans l'agroalimentaire.


Globalement, on se dit confiant, côté français, dans le fait que le voyage débouchera sur suffisamment
d'annonces concrètes pour être présenté comme un succès. Reste que, alors que l'Inde est actuellement
courtisée par toutes les grandes puissances mondiales, c'est sans doute la France qui est le plus demandeur
des deux, ce qui ne la met pas en position de force dans les négociations bilatérales

 

http://www.papermust.com/galleries/avions/mirage_2000_tigre_1440x900.jpg

 

Armement : les industriels français vont devoir encore attendre
Aucune signature de contrat n'est attendue ce week-end. Paris espère conclure la modernisation des Mirage
2000 indiens d'ici à mars.
Les industriels français de l'armement vont encore devoir patienter avant de sabrer le champagne en Inde,
même si les grandes campagnes en cours ont progressé. Et la visite de Nicolas Sarkozy n'y changera rien,
New Delhi n'ayant pas l'habitude de signer des contrats lors de telles visites. « Les procédures en la matière
sont complexes et changent tout le temps », renchérit un expert français sur place. Le meilleur exemple est
peut-être celui de l'appel d'offres pour l'achat de 197 hélicoptères légers : gagné par Eurocopter, puis
invalidé, il a été relancé et la filiale d'EADS a de nouveau de bonnes chances. Le président français devrait
toutefois pousser plusieurs dossiers, dont celui de la rénovation de la cinquantaine de Mirage 2000 en service
dans l'armée de l'air indienne.


La part française du travail, estimée à 1,5 milliard d'euros, consisterait pour Thales et Dassault à fournir une
nouvelle avionique, des équipements de guerre électronique et un radar plus puissant. L'un des points de
blocage porte sur la clause d'arbitrage, mais un compromis a été trouvé en faveur d'une juridiction « neutre ».
Du coup, à Paris on pense possible une signature d'ici à mars, qui marque la fin de la période budgétaire.
Pour ce qui est des missiles, en revanche, MBDA va sans doute devoir attendre pour décrocher une
commande de 500 à 900 millions d'euros (en fonction de la quantité).


126 avions de chasse
Dans le même domaine, Dassault, comme ses 5 concurrents en lice, attend que New Delhi sélectionne les
finalistes de l'appel d'offres portant sur l'acquisition de 126 avions de chasse de génération actuelle. La
« short list » était espérée cet été. Depuis rien, peut-être parce que le gouvernement avait en tête les visites à
venir d'Obama, de Sarkozy et de Medvedev, chacun défendant son poulain. Et pour compliquer la donne,
l'Inde souhaite développer avec Moscou un avion de combat de prochaine génération, à hauteur de 200 à 300
exemplaires. « Les Occidentaux ont du mal à voir la cohérence de tout cela », souligne un industriel.
L'autre grand dossier qui intéresse Paris, c'est celui du missile sol-air de courte portée. On parle de 1 à
2 milliards pour MBDA. En janvier dernier, près de deux ans après la signature d'un accord bilatéral, rien
d'engageant n'avait été conclu. Depuis, le Conseil des ministres restreint aux questions de sécurité a autorisé
l'ouverture des négociations. A quand leur conclusion ?

 

Nicolas Sarkozy en Inde sous le signe du business
Source, journal ou site Internet : Enjeux
Date : 3 décembre 2010
Auteur : Alain Ruello (Les Echos)

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04/12/2010

CP: M. DARCHIASHVILI condamne l’occupation russe de la Géorgie

Assemblée européenne de sécurité et de défense
Assemblée de l'Union de l'Europe occidentale

 

M. DARCHIASHVILI condamne l’occupation russe de la Géorgie

 

http://a7.idata.over-blog.com/500x275/1/18/64/00/reserve/19georgia2-600.jpg


Paris, le 1er décembre 2010 – M. David DARCHIASHVILI, Président de la Commission sur l’intégration européenne de la Géorgie, a évoqué de façon positive les progrès réalisés par son pays depuis 2003 afin de devenir un Etat moderne et démocratique, mais il a condamné la présence de 10 à 15 000 soldats des forces d’occupation russes sur le territoire géorgien et la poursuite de la militarisation.

 

http://2.bp.blogspot.com/_6feYu8ILISc/SKoW5sejy2I/AAAAAAAAAd4/RjAe57Npykg/s400/caricature_russie-georgie-2008-3.gif


Une nouvelle constitution a été adoptée récemment, qui accroît le contrôle exercé par le parlement sur le gouvernement ; le système judicaire est renforcé par la nomination de juges à vie et l’introduction de jurés dans les procès ; le système électoral est en passe d’être réformé et des mesures sont prises pour améliorer la liberté de la presse, a dit M. DARCHIASHVILI, qui s’exprimait au nom de M. David BAKRADZE, Président du parlement de Géorgie.


Il a déclaré, à propos du conflit qui a éclaté entre la Géorgie et la Russie en 2008, que la Géorgie respectait le cessez-le-feu du 12 août 2008 négocié par l’Europe, même s’il subit de « graves violations », et il a souligné que la Géorgie « n’avait jamais eu recours à la force » pour réaliser ses objectifs. Il a ajouté que l’engagement de la Russie auprès des institutions internationales était « impératif » pour la paix et la prospérité et qu’il y a avait des raisons d’être optimiste car les deux pays « cherchent vraiment » à coopérer.


Expliquant les origines du conflit, M. DARCHIASHVILI a précisé que la Géorgie était confrontée à un « mélange complexe » de menaces nouvelles et traditionnelles en ce qui concerne l’ethnicité, le séparatisme, la corruption et le crime organisé, qui ont trouvé appui en Russie, où les aspirations de la Géorgie à la souveraineté et à un avenir européen ont fortement déplu.


Répondant aux questions des parlementaires, M. DARCHIASHVILI a dit que la Russie n’avait pas fait preuve d’empressement pour venir à la table des négociations, mais qu’il espérait des progrès « dans un avenir proche ». Le gouvernement géorgien est « prêt à parler directement, sans conditions préalables » et il a ajouté qu’il souhaitait que le pragmatisme l’emporte tôt ou tard du côté russe.


Il a regretté que l’OTAN et le reste de la communauté internationale n’aient pas contraint la Russie à examiner la question de l’occupation de la Géorgie, mais précisé : « nous sommes réalistes ». Il a néanmoins noté avec satisfaction, en ce qui concerne les ambitions de la Géorgie d’adhérer à l’Alliance, que la candidature géorgienne avait été dissociée de celle de l’Ukraine, étant donné que la Géorgie n’a pas renoncé mais que l’Ukraine a changé constamment d’avis.


M. DARCHIASHVILI a confirmé la construction en cours d’une base navale par la Russie sur la rive abkhaze de la mer Noire et la présence de 10 à 15 000 soldats russes dans « tous les territoires occupés ». Il s’est demandé pourquoi la Russie avait déployé des systèmes stratégiques S300 dont « la portée opérationnelle va bien au-delà de la ligne d’affrontement actuelle ». La Russie veut que la Géorgie se conforme à ses ordres plutôt que de suivre son destin, a-t-il souligné, expliquant que la nouvelle constitution entrerait en vigueur après les prochaines élections présidentielles et législatives. Il a ajouté que les autorités traitaient toujours des demandes de retour concernant les descendants de personnes déportées de Géorgie à l’ère soviétique. Il a souligné en outre que quelque 500 000 personnes, sur une population de quatre millions, ont été déplacées à l’intérieur du pays ou ont fui à l’étranger et sont devenues des réfugiés depuis l’effondrement de l’URSS.


M. DARCHIASHVILI a rendu hommage à l’Assemblée européenne de sécurité et de défense, déclarant qu’elle jouait un rôle important en encourageant au dialogue entre l’Europe de l’Est et l’Europe de l’Ouest depuis la disparition de l’Union soviétique. Il a salué la décision de l’Assemblée d’admettre la Géorgie en tant que pays partenaire.

 

Communiqué de presse : M. DARCHIASHVILI condamne l’occupation russe de la Géorgie
Source, journal ou site Internet : AESD
Date : 1er décembre 2010

 

http://www.fsa.ulaval.ca/personnel/vernag/eh/GIF/russie-g%C3%A9orgie.jpg

25/11/2010

Iran nuclear games!

L'Iran sera en mesure de produire à partir de septembre 2011 du combustible nucléaire pour son réacteur de recherche médicale de Téhéran, a réaffirmé hier le chef du programme atomique iranien Ali Akbar Salehi.

 

http://www.romefalls.net/wp-content/uploads/2010/03/Iran_nuclear.jpghttp://blsciblogs.baruch.cuny.edu/luc/files/2010/03/lane-iran_nuclear_po2.jpeg


“Nous produirons du combustible pour ce réacteur à partir du mois de Shahrivar de l'année prochaine” (septembre 2011), a déclaré M. Salehi cité par l'agence officielle Irna. La production de ce combustible constitue la principale justification de l'Iran à la production d'uranium enrichi à 20%, lancée en février dernier au grand dam de la communauté internationale qui redoute, en dépit des dénégations de Téhéran, que le programme nucléaire iranien n'ait un objectif militaire. Les Occidentaux ont affirmé que Téhéran n'avait pas la capacité technologique de transformer son uranium enrichi à 20% en palettes de combustible pour son réacteur de Téhéran, construit dans les années 70 par les Américains.

 

http://nimg.sulekha.com/business/original700/mideast-iran-war-game-nuclear-2009-11-24-11-42-23.jpg

 

En réponse l'Iran a affirmé au printemps achever la mise en place d'une unité de production capable de fournir des palettes de combustible au réacteur de Téhéran à partir de septembre 2011. L'enrichissement d'uranium par l'Iran est au coeur des inquiétudes des grandes puissances, qui ont proposé en octobre 2009 à Téhéran de lui fournir le combustible nécessaire à son réacteur de recherche en échange de l'envoi de 70% de son uranium faiblement enrichi (à 3,5%) à l'étranger. L'Iran a rejeté cette proposition, avant de lancer la production d'uranium hautement enrichi en février. Téhéran a annoncé fin octobre avoir déjà produit 30 kilos d'uranium enrichi à 20%. Un ancien haut responsable de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a toutefois estimé lundi que l'Iran faisait face à des difficultés techniques ralentissant son programme d'enrichissement d'uranium. L'Iran et les grandes puissances ont prévu de se retrouver début décembre pour renouer le dialogue sur la question nucléaire, interrompu depuis octobre 2009. M. Salehi a affirmé hier que l'Iran annoncerait des “nouvelles” concernant son programme nucléaire “deux ou trois semaines après la rencontre” avec les grandes puissances, selon l'agence Mehr. Il n'a pas donné de précisions sur la nature de ces “nouvelles”.

 

Nucléaire L'Iran produira du combustible pour le réacteur de Téhéran en septembre 2011
Source, journal ou site Internet : Liberté
Date : 24 novembre 2010
Auteur : RI/agences

 

http://media.economist.com/images/images-magazine/2010/35/ma/201035map002.jpg

 

L'agence onusienne ne fournit pas d'information sur la raison et la durée de cet arrêt. Les inspecteurs de l'AIEA ne sont restés sur le site d'enrichissement de Natanz, dans le centre de l'Iran qu'une à deux heures.


Selon un diplomate proche du dossier, les Iraniens n'ont pas donné d'informations aux inspecteurs de l'AIEA.
Mais, ajoute-t-il, des problèmes techniques pourraient être à l'origine de cet arrêt. Auparavant mardi, le viceprésident Ali Akbar Salehi, chef du programme nucléaire iranien, avait réaffirmé que le ver informatique Stuxnet n'avait pas causé de dommages programme nucléaire iranien. Selon des experts, ce virus informatique très élaboré a été conçu pour détruire les centrifugeuses utilisées pour enrichir uranium, en commandant leur rotation incontrôlée. Le ver, identifié en juillet, est en effet capable de prendre le contrôle des systèmes informatiques contrôlant des installations industrielles. "Il y a un an et plusieurs mois, les Occidentaux ont envoyé un virus vers nos sites nucléaires", a commenté M. Salehi, cité par l'agence officielle IRNA. Il n'a pas précisé quels étaient les sites concernés. Les Occidentaux, a-t-il ajouté, "espèraient interrompre par l'intermédiaire d'un logiciel nos activités nucléaires pacifiques. Mais, grâce à Dieu, nous avons découvert le virus à l'endroit exact où il voulait pénétrer et empêché le virus d'endommager" des équipements, selon lui.

 

http://media.stratfor.com/mmf/6/6/66a3492dd3ba309b58e49ceba52eacc2985a33fc_two_column.jpg

 

Par ailleurs, selon l'Express:

 

L'Iran a un moment suspendu la majeure partie de ses activités d'enrichissement d'uranium à la minovembre,
selon un rapport de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA). L'agence onusienne ne
donne aucune explication à cette suspension et ne précise pas combien de temps elle a duré. Un responsable
occidental a par ailleurs déclaré qu'un grand nombre de machines avaient été retirées de la salle des
centrifugeuses de la centrale de Natanz, mais que l'on ignorait si elles étaient utilisées à ce moment-là pour
raffiner de l'uranium ou non. Des diplomates occidentaux avaient également déclaré auparavant que
Téhéran se heurtait à des problèmes techniques. Selon les mêmes sources, la république islamique avait déjà,
par le passé, été amenée à débrancher puis relancer des centrifugeuses. L'Iran utilise un modèle ancien de
centrifugeuse qui connaît des pannes depuis des années. Néanmoins, pour Olli Heinonen, qui dirigeait
jusqu'en août dernier les inspections de l'AIEA à travers le monde et enseigne aujourd'hui à Harvard,
Téhéran est en mesure de surmonter les problèmes rencontrés par ses centrifugeuses.


L'AIEA reste préoccupée
L'AIEA fait savoir dans ce document qu'elle reste préoccupée par le fait que l'Iran pourrait mener des
activités en vue de se doter d'une charge nucléaire destinée à un missile. Cependant, malgré cet arrêt
temporaire des activités d'enrichissement, la production totale d'uranium faiblement enrichi de l'Iran a
augmenté pour atteindre un total de 3,18 tonnes, ce qui serait suffisant, selon des experts, pour fabriquer au
moins deux bombes si le raffinage était poussé beaucoup plus loin.

 

http://msnbcmedia2.msn.com/j/msnbc/Components/Photos/2005/May/050511/050516_iranNuclear_hmed_12p.hmedium.jpg

 

Le rôle du virus Stuxnet
Les observateurs évoquent le rôle du virus informatique Stuxnet dans les difficultés rencontrées par l'Iran,
mais ne peuvent dire dans quelle mesure ces incidents sont liés au virus. Pour Ivanka Barzashka,
chercheuse de la Fédération des scientifiques américain citée par le Washington Post, la suspension des
centrifugeuses pourrait avoir été rendue nécessaire par le remplacement de logiciels de commande après
l'exposition au virus Stuxnet. Des experts des questions de sécurité avaient évoqué la possibilité d'une
attaque encadrée par un Etat, peut-être Israël ou un autre ennemi de l'Iran, en vue de saboter le programme
nucléaire de la République islamique, dans la propagation de ce virus. L'Iran a confirmé que le virus avait
infecté des ordinateurs de sa centrale nucléaire de Bushehr mais soutenu qu'il n'y avait pas endommagé de
circuits importants. Par ailleurs, des responsables américains considéraient récemment que les difficultés
techniques rencontrées par Téhéran étaient probablement aggravées par les sanctions internationales.
D'autres experts pensent que Téhéran aurait acheté des pièces de centrifugeuses défectueuses (peut-être un
sabotage) ou utiliserait un modèle conçu par le Pakistan mais depuis lors abandonné par ce pays pour ses
défauts de conception, rapporte, sur le site américain Politico, Michael Adler, auteur d'un ouvrage sur le
nucléaire iranien.


Une chance pour la diplomatie ?
Tout retard affectant les activités d'enrichissement de l'Iran peut favoriser la recherche d'une solution
diplomatique du différend qui l'oppose aux "Six" (Etats-Unis, Chine, Russie, France, Allemagne et Grande-
Bretagne) sur la nature de son programme nucléaire. Pour la première fois depuis un an, l'Iran a
provisoirement accepté de rencontrer un représentant des "Six". Le chef du programme nucléaire iranien, Ali
Akbar Salehi, a annoncé que le pays ferait connaître des informations sur son programme nucléaire après des
pourparlers censés avoir lieu d'ici environ deux semaines. Pour Oliver Thraenert, de l'Institut allemand des
affaires internationales, les écueils techniques de l'Iran ont peut-être pour effet d'élargir les possibilités de la
diplomatie. "Ce qui ne signifie pas que le défi nucléaire iranien s'éloigne, souligne-t-il. Si l'on prend en
considération les seuls problèmes techniques qu'ils rencontrent dans leur programme d'enrichissement, je ne
crois pas que cela les amène à mieux se préparer à nous parler."

 

Iran: le programme nucléaire ralenti par un virus informatique?
Source, journal ou site Internet : L’Express
Date : 24 novembre 2010
Auteur : Reuters

 

http://www.videos.informationclearinghouse.info/middleastmap.jpg

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Doc-Officiel - Otan: Déclaration de principe stratégique de l'OTAN.

« Concept stratégique
pour la défense et la sécurité des membres
de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord »
adopté par les chefs d’État et de gouvernement à Lisbonne


Engagement actif, défense moderne

 

http://www.nato.int/docu/review/2005/issue4/graphics/contents/i4_an_1b.jpg


Préface


Nous, chefs d’État et de gouvernement des pays de l’Alliance, sommes déterminés
à ce que l’OTAN continue de jouer son rôle unique et essentiel, qui est de garantir notre
défense et notre sécurité communes. Le présent concept stratégique guidera la prochaine
phase de l’évolution de l’OTAN, afin qu’elle continue d’être efficace dans un monde
changeant, face à de nouvelles menaces, forte de capacités nouvelles et de partenaires
nouveaux :


• Il reconfirme l’engagement pris par nos pays de se défendre mutuellement contre
une attaque, y compris contre les menaces nouvelles qui pèsent sur la sécurité de
nos citoyens.
• Il engage l’Alliance à prévenir les crises, à gérer les conflits et à stabiliser les
situations postconflit, notamment en travaillant plus étroitement avec nos
partenaires internationaux, au premier rang desquels les Nations Unies et l’Union
européenne.
• Il offre à nos partenaires du monde entier davantage d’engagement politique avec
l’Alliance et un rôle substantiel pour ce qui est d’orienter les opérations dirigées par
l’OTAN auxquelles ils contribuent.
• Il engage l’OTAN sur l’objectif qui consiste à créer les conditions pour un monde
sans armes nucléaires – mais il reconfirme que, tant qu’il y aura des armes
nucléaires dans le monde, l’OTAN restera une alliance nucléaire.
• Il réaffirme notre ferme engagement de maintenir la porte de l’OTAN ouverte à
toutes les démocraties européennes qui répondent aux critères d’adhésion, car
l’élargissement contribue à notre objectif d’une Europe libre, entière et en paix.
• Il engage l’OTAN à se réformer continuellement, pour que l’Alliance devienne plus
efficace, plus efficiente et plus souple et que nos contribuables obtiennent un
maximum de sécurité pour l'argent qu’ils investissent dans la défense.


Les citoyens de nos États s’en remettent à l’OTAN pour défendre les pays de
l’Alliance, pour déployer des forces militaires robustes où et quand notre sécurité l’exige et
pour aider à promouvoir une sécurité commune avec nos partenaires dans le monde. Si le
monde change, la mission essentielle de l’OTAN reste la même : veiller à ce que l’Alliance
demeure une communauté sans pareille de liberté, de paix, de sécurité et de valeurs
partagées.


***

http://jeunes.dlr06.org/images/08-04-04-sarkozy-bush-otan.jpg


Tâches et principes fondamentaux


1. L’objectif fondamental et immuable de l'OTAN consiste à sauvegarder la liberté et
la sécurité de tous ses membres par des moyens politiques et militaires.
Aujourd’hui, l’Alliance demeure une source essentielle de stabilité dans un monde
imprévisible.


2. Les États membres de l’OTAN forment une communauté de valeurs unique en son
genre, attachée aux principes de la liberté individuelle, de la démocratie, des droits
de l'homme et de l’état de droit. L’Alliance est résolument attachée aux objectifs et
aux principes de la Charte des Nations Unies ainsi qu'au Traité de Washington, qui
affirme la responsabilité primordiale du Conseil de sécurité de l'ONU dans le
maintien de la paix et de la sécurité internationales.


3. Les liens politiques et militaires entre l’Europe et l’Amérique du Nord se sont forgés
au sein de l’OTAN depuis la création de l’Alliance, en 1949 ; le lien transatlantique
reste aussi solide et aussi important que jamais pour la préservation de la paix et
de la sécurité euro-atlantiques. La sécurité des États membres de l’OTAN des deux
rives de l’Atlantique est indivisible. Nous continuerons de la défendre ensemble, sur
la base de la solidarité, d’une finalité partagée et d’une répartition équitable des
charges.


4. L’environnement de sécurité contemporain recèle des défis multiples et changeants
pour la sécurité du territoire et des populations des pays de l’OTAN. Pour garantir
cette sécurité, l’Alliance a le devoir et la volonté de continuer à remplir efficacement
trois tâches fondamentales essentielles, qui toutes contribuent à la sauvegarde de
ses membres, et cela toujours dans le respect du droit international :


a. La défense collective. Les membres de l’Alliance se prêteront toujours
assistance mutuelle contre une attaque, conformément à l’article 5 du Traité de
Washington. Cet engagement reste ferme et contraignant. L’OTAN prendra des
mesures de dissuasion et de défense contre toute menace d’agression et contre
tout défi sécuritaire émergent qui compromettrait la sécurité fondamentale d’un
ou de plusieurs Alliés ou encore l’Alliance tout entière.


b. La gestion de crise. L’OTAN dispose d’un éventail unique et puissant de
capacités politiques et militaires pour agir sur la gamme complète des crises,
que ce soit avant, pendant ou après un conflit. Elle mettra activement en oeuvre
un ensemble approprié de ces outils politiques et militaires pour contribuer à
gérer des crises naissantes susceptibles de porter atteinte à la sécurité de
l’Alliance avant qu’elles ne dégénèrent en conflits, pour faire cesser des conflits
en cours qui compromettent la sécurité de l’Alliance et pour aider à conforter la
stabilité dans des situations postconflit lorsque cela contribue à la sécurité
euro-atlantique.


c. La sécurité coopérative. L’Alliance subit, mais peut aussi infléchir, les
développements politiques et sécuritaires intervenant au-delà de ses frontières.
Elle s’emploiera activement à renforcer la sécurité internationale, en engageant
un partenariat avec les pays et les organisations internationales appropriés, en
contribuant activement à la maîtrise des armements, à la non-prolifération et au
désarmement, et en maintenant sa porte ouverte à l’adhésion de toutes les
démocraties européennes qui répondent aux normes de l’OTAN.


5. L’OTAN demeure l’unique et indispensable forum de consultation transatlantique
pour toutes les questions touchant à l'intégrité territoriale, à l'indépendance politique
et à la sécurité de ses États membres, comme le prévoit l’article 4 du Traité de
Washington. Toute question de sécurité intéressant l’un des Alliés peut être
discutée à la table de l’OTAN pour un partage d’informations, pour un échange de
vues et, lorsqu’il y a lieu, pour la construction d’une approche commune.


6. Pour pouvoir exécuter toute la gamme des missions de l’OTAN de façon aussi
efficace et efficiente que possible, les Alliés s’engageront dans un processus
continu de réforme, de modernisation et de transformation.


L’environnement de sécurité


7. Aujourd’hui, la zone euro-atlantique est en paix, et la menace d’une attaque
conventionnelle contre le territoire de l’OTAN est faible. C’est là un succès
historique pour les politiques qui guident l’OTAN depuis plus d’un demi-siècle :
maintien d’une défense robuste, intégration euro-atlantique et partenariat actif.


8. Cependant, la menace conventionnelle ne peut être ignorée. Beaucoup de régions
et de pays du monde se sont lancés dans l’acquisition d’importantes capacités
militaires modernes, aux conséquences difficiles à prévoir pour la stabilité
internationale et la sécurité euro-atlantique. Il s'agit notamment de la prolifération
des missiles balistiques, qui représentent une menace réelle et croissante pour la
zone euro-atlantique.


9. La prolifération des armes nucléaires, d’autres armes de destruction massive et de
leurs vecteurs pourrait avoir des conséquences incalculables pour la stabilité et la
prospérité mondiales. Au cours des dix années à venir, cette prolifération sera au
plus haut dans certaines des régions les plus volatiles du monde.


10. Le terrorisme est une menace directe pour la sécurité des citoyens des pays de
l’OTAN et, plus largement, pour la stabilité et la prospérité internationales. Des
groupes extrémistes continuent de se propager, ou de se développer, dans des
régions d’importance stratégique pour l’Alliance, et la technologie moderne accroît
la menace et l’impact potentiel d’une attaque terroriste, notamment si ces groupes
devaient acquérir des capacités nucléaires, chimiques, biologiques ou
radiologiques.


11. Une instabilité ou un conflit au-delà des frontières de l’OTAN peut menacer
directement la sécurité de l’Alliance, notamment en nourrissant l’extrémisme, le
terrorisme ou des activités transnationales illicites, comme les trafics d’armes, de
drogue et d’êtres humains.


12. Les cyberattaques augmentent en fréquence, sont mieux organisées et causent
des dommages plus coûteux aux administrations, aux entreprises, aux économies,
voire aux réseaux de transport et d’approvisionnement ou autres infrastructures
critiques ; elles risquent d’atteindre un seuil pouvant menacer la prospérité, la
sécurité et la stabilité des États et de la zone euro-atlantique. Des forces armées et
services de renseignement étrangers, la criminalité organisée, des groupes
terroristes et/ou extrémistes sont autant de sources d’attaque possibles.


13. Tous les pays dépendent de plus en plus des voies de communication, de transport
ou de transit, artères vitales sur lesquelles reposent les échanges internationaux, la
sécurité énergétique et la prospérité. Ces espaces doivent faire l’objet d’une action
internationale plus soutenue si l’on veut qu’ils puissent résister à des attaques ou à
des perturbations. Pour leurs besoins énergétiques, certains pays de l’OTAN
deviendront davantage tributaires de fournisseurs étrangers et, dans certains cas,
de réseaux d’alimentation et de distribution étrangers. À mesure qu'une part
toujours croissante de la consommation mondiale transite sur l'ensemble du globe,
les approvisionnements énergétiques sont de plus en plus exposés à des
perturbations.


14. Diverses tendances technologiques majeures – notamment le développement des
armes laser, des techniques de guerre électronique et des technologies limitant
l'accès à l'espace – semblent susceptibles d’avoir un grave impact mondial, qui se
répercutera sur la planification et les opérations militaires de l’OTAN.


15. Des contraintes majeures en termes d’environnement et de ressources, dont les
risques sanitaires, le changement climatique, la raréfaction de l’eau et
l’augmentation des besoins énergétiques, contribueront aussi à dessiner
l’environnement de sécurité futur dans des régions d’intérêt pour l’Alliance et
pourraient affecter considérablement la planification et les opérations de l’OTAN.


La défense et la dissuasion


16. La responsabilité première de l’Alliance est de protéger et de défendre le territoire
et la population de ses pays membres contre une attaque, conformément à
l’article 5 du Traité de Washington. L’Alliance ne considère aucun pays tiers comme
son adversaire. Nul ne doit cependant douter de sa détermination au cas où la
sécurité de l’un de ses États membres devrait être menacée.


17. La dissuasion, articulée autour d’une combinaison appropriée de capacités
nucléaires et conventionnelles, demeure un élément central de notre stratégie
d’ensemble. Les conditions dans lesquelles un recours à l’arme nucléaire pourrait
être envisagé sont extrêmement improbables. Aussi longtemps qu’il y aura des
armes nucléaires, l’OTAN restera une alliance nucléaire.


18. La garantie suprême de la sécurité des Alliés est apportée par les forces nucléaires
stratégiques de l’Alliance, en particulier celles des États-Unis ; les forces nucléaires
stratégiques indépendantes du Royaume-Uni et de la France, qui ont un rôle de
dissuasion propre, contribuent à la dissuasion globale et à la sécurité des Alliés.


19. Nous veillerons à ce que l’OTAN dispose de tout l’éventail des capacités
nécessaires pour assurer la dissuasion et la défense contre toute menace pesant
sur la sécurité et la sûreté de nos populations. En conséquence :


• nous maintiendrons une combinaison appropriée de forces nucléaires et
conventionnelles ;


• nous conserverons notre capacité à soutenir simultanément des opérations
interarmées de grande envergure et plusieurs opérations de moindre envergure
pour la défense collective et la réponse aux crises, y compris à distance
stratégique ;


• nous conserverons et développerons des forces conventionnelles robustes,
mobiles et projetables pour l'exercice des responsabilités relevant de l'article 5
comme pour les opérations expéditionnaires de l'Alliance, y compris avec la
Force de réaction de l'OTAN ;


• nous procéderons aux entraînements, aux exercices, à la planification de
circonstance et aux échanges d’informations nécessaires pour assurer notre
défense contre tous les défis sécuritaires conventionnels ou nouveaux et
apporter à tout Allié, en tant que de besoin, une assurance visible et un renfort ;


• nous assurerons la plus large participation possible des Alliés à la planification
de défense collective sur les rôles nucléaires, au stationnement des forces
nucléaires en temps de paix et aux dispositions de commandement, de contrôle
et de consultation ;


• nous développerons notre capacité à protéger nos populations et nos territoires
contre une attaque de missiles balistiques, en tant qu’un des éléments centraux
de notre défense collective, qui contribue à la sécurité, indivisible, de l’Alliance.
Nous rechercherons activement une coopération avec la Russie et d’autres
partenaires euro-atlantiques dans le domaine de la défense antimissile ;


• nous développerons encore la capacité de l'OTAN à se défendre contre la
menace que représentent les armes chimiques, biologiques, radiologiques et
nucléaires de destruction massive ;


• nous continuerons de développer notre capacité à prévenir et à détecter les
cyberattaques, à nous en défendre et à nous en relever, y compris en recourant
à la planification OTAN pour renforcer et coordonner les capacités nationales de
cyberdéfense, en plaçant tous les organismes de l’OTAN sous une protection
centralisée et en intégrant mieux les fonctions de veille, d’alerte et de réponse
de l’OTAN avec celles des pays membres ;


• nous renforcerons notre capacité à détecter le terrorisme international et à nous
en défendre, y compris grâce à une analyse plus poussée de la menace, à
davantage de consultations avec nos partenaires et au développement de
capacités militaires appropriées, notamment pour aider des forces locales à
s'entraîner à lutter elles-mêmes contre le terrorisme ;


• nous développerons notre capacité à contribuer à la sécurité énergétique,
y compris par la protection des infrastructures énergétiques et des zones et
voies de transit critiques, par une coopération avec les partenaires et par des
consultations entre Alliés sur la base d'évaluations stratégiques et de plans de
circonstance ;


• nous veillerons à ce que l’Alliance soit à l’avant-garde pour ce qui est d’évaluer
l’impact sécuritaire des technologies émergentes et à ce que les plans militaires
tiennent compte des menaces potentielles ;


• nous alimenterons les budgets de défense aux niveaux nécessaires pour que
nos forces armées aient des moyens suffisants ;


• nous continuerons d'examiner la posture générale de l'OTAN s'agissant de la
dissuasion et de la défense face à l'ensemble des menaces contre l'Alliance, en
tenant compte des modifications d'un environnement de sécurité international
en mutation.

 

 

 

 

La sécurité par la gestion de crise


20. Les crises et conflits au-delà des frontières de l’OTAN peuvent constituer une
menace directe pour la sécurité du territoire et des populations des pays de
l’Alliance. En conséquence, l’OTAN s’engagera, lorsque c’est possible et
nécessaire, pour prévenir ou gérer une crise, stabiliser une situation postconflit ou
aider à la reconstruction.


21. Les enseignements tirés des opérations de l’OTAN, en particulier en Afghanistan et
dans les Balkans occidentaux, montrent à l’évidence qu’une approche globale –
politique, civile et militaire – est indispensable pour une gestion de crise efficace.
L’Alliance s’engagera activement avec d’autres acteurs internationaux avant,
pendant et après une crise pour promouvoir la collaboration dans l’analyse, la
planification et la conduite des activités sur le terrain, à dessein de maximiser la
cohérence et l’efficacité de l’action internationale d’ensemble.


22. La meilleure façon de gérer un conflit, c’est d’éviter qu’il ne survienne. L’OTAN
suivra et analysera constamment l’environnement international pour anticiper les
crises et, lorsqu’il y a lieu, prendre des mesures actives visant à les empêcher de
se muer en véritables conflits.


23. Pour le cas où la prévention des conflits ne réussirait pas, l’OTAN sera prête et
apte à gérer les hostilités. L’OTAN dispose de moyens uniques de gestion des
conflits, y compris une capacité inégalée de projeter et de soutenir sur le terrain des
forces militaires robustes. Les opérations qu’elle dirige ont fait la preuve de la
contribution indispensable que l'Alliance peut apporter aux efforts internationaux de
gestion des conflits.


24. Même après la fin d’un conflit, la communauté internationale doit souvent continuer
à fournir un soutien pour réunir les conditions propices à une stabilité durable.
L'OTAN sera prête et apte à contribuer à la stabilisation et à la reconstruction, en
coopération et en consultation étroites, lorsque c’est possible, avec d’autres acteurs
internationaux concernés.


25. Pour être efficaces sur l’ensemble du spectre de la gestion de crise :


• nous renforcerons le partage du renseignement au sein de l’OTAN, afin de
mieux anticiper l’apparition possible d’une crise et la meilleure façon de la
prévenir ;


• nous développerons encore la doctrine et les capacités militaires pour les
opérations expéditionnaires, y compris pour les opérations de
contre-insurrection ainsi que de stabilisation et de reconstruction ;


• nous créerons, en tirant les enseignements des opérations de l’OTAN, une
structure civile de gestion de crise appropriée mais modeste afin d’interagir plus
efficacement avec les partenaires civils. Cette capacité pourra également servir
à la planification, à la conduite et à la coordination des activités civiles jusqu'à
ce que les conditions soient réunies pour le transfert de ces responsabilités et
tâches à d'autres acteurs;


• nous renforcerons la planification civilo-militaire intégrée pour la gamme
complète des crises ;


• nous développerons notre capacité à former et à faire monter en puissance des
forces locales dans des zones de crise de manière à ce que les autorités
locales soient à même, aussi rapidement que possible, de maintenir la sécurité
sans assistance internationale ;


• nous identifierons et formerons des spécialistes civils issus des États membres,
qui seront mis à disposition en vue d'un déploiement rapide par les Alliés pour
des missions précises et qui seront aptes à travailler aux côtés de nos militaires
et des spécialistes civils des pays ou institutions partenaires ;


• nous élargirons et intensifierons les consultations politiques entre les Alliés et
avec les partenaires, à la fois sur une base régulière et pendant tous les stades
d’une crise – avant, pendant et après.


Promouvoir la sécurité internationale par la coopération
La maîtrise des armements, le désarmement et la non-prolifération


26. L'OTAN cherche à assurer sa sécurité au niveau de forces le plus bas possible. La
maîtrise des armements, le désarmement et la non-prolifération contribuent à la
paix, à la sécurité et à la stabilité et doivent garantir une sécurité non diminuée à
tous les pays membres de l'Alliance. Nous continuerons à jouer notre rôle dans le
renforcement de la maîtrise des armements et dans la promotion du désarmement,
qu'il s'agisse des armements conventionnels ou des armes de destruction massive,
ainsi que dans les efforts de non-prolifération.


• Nous sommes déterminés à tendre vers un monde plus sûr pour tous et à créer
les conditions d'un monde sans armes nucléaires, conformément aux objectifs
du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires, selon une approche qui
favorise la stabilité internationale et se fonde sur le principe d'une sécurité non
diminuée pour tous.


• Suite aux changements intervenus dans l'environnement de sécurité depuis la
fin de la Guerre froide, nous avons radicalement réduit le nombre d'armes
nucléaires stationnées en Europe, de même que notre dépendance, dans la
stratégie de l'OTAN, à l'égard des armes nucléaires. Nous chercherons à réunir
les conditions pour de nouvelles réductions.


• Pour toute réduction future, notre objectif devrait être de tenter d’obtenir de la
Russie qu'elle accepte d’accroître la transparence sur ses armes nucléaires en
Europe et de les redéployer à distance du territoire des pays membres de
l'OTAN. Toute nouvelle mesure devra tenir compte de la disparité entre les
stocks d'armes nucléaires de courte portée, plus importants du côté russe.


• Nous sommes attachés à la maîtrise des armements conventionnels, qui assure
prévisibilité et transparence et constitue un moyen de maintenir les armements
au niveau minimum requis pour la stabilité. Nous oeuvrerons au renforcement
du régime de maîtrise des armements conventionnels en Europe sur la base de
la réciprocité, de la transparence et du consentement du pays hôte.


• Nous examinerons comment nos moyens politiques et nos capacités militaires
peuvent contribuer aux efforts internationaux de lutte contre la prolifération.
• Les décisions des pays en matière de maîtrise des armements et de
désarmement peuvent avoir une incidence sur la sécurité de tous les pays
membres de l'Alliance. Sur ces questions, nous sommes déterminés à maintenir
des consultations appropriées entre Alliés, et à les intensifier si nécessaire.


La porte ouverte


27. L'élargissement de l'OTAN a contribué substantiellement à la sécurité des Alliés ; la
perspective d'un nouvel élargissement et l'esprit de sécurité coopérative ont fait
progresser la stabilité plus largement en Europe. Notre objectif d'une Europe libre
et entière, et partageant des valeurs communes, serait servi au mieux par
l'intégration, à terme, de tous les pays européens qui le souhaitent dans les
structures euro-atlantiques.


• La porte de l'OTAN reste grand ouverte à toutes les démocraties européennes
qui partagent les valeurs de notre Alliance, qui sont désireuses et capables
d'assumer les responsabilités et obligations liées au statut de membre et dont
l'adhésion peut contribuer à la sécurité et à la stabilité communes.


Les partenariats


28. C’est dans le cadre d'un vaste réseau de relations de partenariat avec des pays et
des organisations du monde entier que la promotion de la sécurité euro-atlantique
peut être assurée au mieux. Ces partenariats apportent une contribution concrète
et précieuse à la réussite des tâches fondamentales de l’OTAN.


29. Le dialogue et la coopération avec les partenaires peuvent contribuer de manière
concrète au renforcement de la sécurité internationale, à la défense des valeurs sur
lesquelles se fonde notre Alliance, aux opérations de l'OTAN ainsi qu'à la
préparation des pays intéressés à une adhésion à l'OTAN. Ces relations
s’appuieront sur la réciprocité, ainsi que sur des avantages et un respect mutuels.


30. Nous renforcerons nos partenariats suivant des formules souples, qui réunissent
Alliés et partenaires – à travers les cadres existants et au-delà.


• Nous sommes disposés à développer dialogue politique et coopération pratique
avec tout pays ou organisation compétente à travers le monde qui partage notre
intérêt pour des relations internationales pacifiques.


• Nous serons ouverts à la consultation avec tout pays partenaire sur des
questions de sécurité d'intérêt commun.


• Nous offrirons à nos partenaires d'opérations un rôle structurel dans la
formulation de la stratégie et des décisions concernant les missions dirigées par
l'OTAN auxquelles ils contribuent.


• Nous développerons encore nos partenariats existants tout en préservant leur
spécificité.


31. La coopération entre l'OTAN et l'ONU dans le cadre d’opérations à travers le
monde continue à contribuer de manière importante à la sécurité. L'Alliance entend
approfondir le dialogue politique et la coopération pratique avec l'ONU, comme
indiqué dans la déclaration signée par les deux organisations en 2008, notamment
au moyen :


• d'une liaison renforcée entre les sièges des deux organisations ;
• de consultations politiques plus régulières ;
• d'une coopération pratique renforcée pour la gestion des crises dans lesquelles
les deux organisations interviennent.


32. Une Union européenne active et efficace contribue à la sécurité globale de la zone
euro-atlantique. C’est pourquoi l’UE est un partenaire unique et essentiel pour
l’OTAN. Les deux organisations sont composées, en grande partie, des mêmes
États, et tous leurs membres partagent les mêmes valeurs. L'OTAN reconnaît
l'importance d'une défense européenne plus forte et plus performante. Nous nous
félicitons de l'entrée en vigueur du Traité de Lisbonne, qui offre un cadre pour le
renforcement de la capacité de l'UE à faire face aux défis de sécurité communs.
Les Alliés non membres de l'UE apportent une contribution significative à cet effort.
Pour le partenariat stratégique entre l’OTAN et l’UE, leur implication la plus
complète dans cet effort est essentielle. L'OTAN et l'UE peuvent et doivent jouer
des rôles complémentaires et se renforçant mutuellement, en soutien de la paix et
de la sécurité internationales. Nous sommes déterminés à apporter notre
contribution pour créer des circonstances plus favorables grâce auxquelles :


• nous renforcerons pleinement le partenariat stratégique avec l'UE, dans l'esprit
d'une ouverture, d'une transparence, d'une complémentarité et d'un respect de
l'autonomie et de l'intégrité institutionnelle des deux organisations qui soient
entiers et mutuels ;


• nous améliorerons notre coopération pratique dans les opérations, sur toute la
gamme des crises, depuis la planification coordonnée jusqu'au soutien mutuel
sur le terrain ;


• nous élargirons nos consultations politiques pour y inclure toutes les questions
d'intérêt commun, afin de partager évaluations et points de vue ;


• nous coopérerons plus étroitement pour le développement des capacités, de
manière à réduire au minimum les doubles emplois et à maximiser le
coût-efficacité.


33. La coopération OTAN-Russie revêt une importance stratégique car elle contribue à
la création d'un espace commun de paix, de stabilité et de sécurité. L'OTAN ne
représente aucune menace pour la Russie. Au contraire, nous souhaitons un
véritable partenariat stratégique entre l'OTAN et la Russie, et nous agirons en
conséquence, attendant de la Russie une attitude réciproque.


34. La relation OTAN-Russie repose sur les objectifs, les principes et les engagements
énoncés dans l'Acte fondateur OTAN-Russie et la Déclaration de Rome, s'agissant
tout particulièrement du respect des principes démocratiques ainsi que de la
souveraineté, de l'indépendance et de l'intégrité territoriale de tous les États de la
zone euro-atlantique. Malgré certaines divergences sur des points particuliers, nous
demeurons convaincus que la sécurité de l'OTAN et celle de la Russie sont
indissociablement liées et qu'un partenariat solide et constructif, s’appuyant sur la
confiance mutuelle, la transparence et la prévisibilité, servirait au mieux notre
sécurité. Nous sommes déterminés :


• à renforcer les consultations politiques et la coopération pratique avec la Russie
dans des domaines où nos intérêts se recoupent, notamment la défense
antimissile, la lutte contre le terrorisme, la lutte antidrogue, la lutte contre la
piraterie et la promotion de la sécurité internationale au sens large ;


• à exploiter tout le potentiel du Conseil OTAN-Russie au profit d'un dialogue et
d'une action conjointe avec la Russie.


35. Le Conseil de partenariat euro-atlantique et le Partenariat pour la paix sont au coeur
de la conception qui est la nôtre d'une Europe libre, entière et en paix. Nous
sommes fermement attachés au développement de relations d'amitié et de
coopération avec tous les pays de la Méditerranée, et nous entendons développer
encore le Dialogue méditerranéen dans les années à venir. Nous attachons une
grande importance à la paix et à la stabilité dans la région du Golfe, et nous
entendons intensifier notre coopération dans le cadre de l'Initiative de coopération
d'Istanbul. Nous nous emploierons :


• à renforcer les consultations et la coopération militaire pratique avec nos
partenaires au sein du Conseil de partenariat euro-atlantique ;


• à poursuivre et à développer les partenariats avec l'Ukraine et avec la Géorgie
au sein des commissions OTAN-Ukraine et OTAN-Géorgie, en nous fondant sur
la décision prise par l'OTAN au sommet de Bucarest, en 2008, et en tenant
compte de l’orientation ou de l’aspiration euro-atlantique de chacun de ces
pays ;


• à faciliter l'intégration euro-atlantique des Balkans occidentaux, dans le but d’y
assurer une paix et une stabilité durables, fondées sur les valeurs
démocratiques, la coopération régionale et les relations de bon voisinage ;


• à approfondir la coopération avec les pays qui participent actuellement au
Dialogue méditerranéen et à rester ouverts à l’inclusion d'autres pays de la
région dans ce Dialogue ;


• à développer un partenariat de sécurité plus approfondi avec nos partenaires du
Golfe et à demeurer disposés à accueillir de nouveaux partenaires au sein de
l'Initiative de coopération d'Istanbul.

 

http://www.lepoint.fr/content/system/media/1/200904/39717_otan-retour-france-une.jpg


La réforme et la transformation


36. Fait unique dans l'Histoire, l'OTAN est une alliance de sécurité qui déploie des
forces militaires aptes à opérer ensemble quel que soit l'environnement, qui peut
contrôler des opérations n’importe où grâce à sa structure de commandement
militaire intégrée et qui dispose de capacités essentielles que peu d'Alliés
pourraient se permettre individuellement.


37. L'OTAN doit disposer de suffisamment de ressources – financières, militaires et
humaines – pour exécuter ses missions, qui sont essentielles pour la sécurité des
populations et du territoire des pays de l'Alliance. Ces ressources doivent
cependant être utilisées de la manière la plus efficiente et la plus efficace possible.
En conséquence :


• nous maximiserons la déployabilité de nos forces et leur capacité de durer en
opération sur le terrain, notamment en entreprenant des efforts ciblés pour
atteindre les objectifs OTAN d'employabilité des forces ;


• nous assurerons une cohérence maximale dans la planification de défense, de
manière à réduire les doubles emplois inutiles et à axer le développement de
nos capacités sur les exigences du monde contemporain ;


• nous développerons et exploiterons conjointement des capacités, pour des
raisons de rentabilité et en signe de solidarité ;


• nous préserverons et renforcerons les capacités, les normes, les structures et
les procédures de financement communes qui nous lient ;


• nous engagerons un processus de réforme continue pour rationaliser les
structures, améliorer les méthodes de travail et maximiser l'efficience.


Une Alliance pour le XXIe siècle


38. Nous, dirigeants politiques de l'OTAN, sommes déterminés à poursuivre la
rénovation de notre Alliance pour qu’elle soit à même de relever les défis de
sécurité du XXIe siècle. Nous sommes fermement résolus à préserver son efficacité
en tant qu’alliance politico-militaire qui a le mieux réussi au monde. Notre Alliance
prospère comme une source d'espoir parce qu'elle se fonde sur les valeurs
communes que sont la liberté individuelle, la démocratie, les droits de l'homme et
l'état de droit, et parce que notre objectif commun – essentiel et immuable – est de
sauvegarder la liberté et la sécurité de ses membres. Ces valeurs et ces objectifs
sont universels et perpétuels, et nous sommes résolus à les défendre par notre
unité, notre solidarité, notre force et notre détermination.

11:51 Écrit par HUMANITAS dans International | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : défense, otan, stratégie militaire, réformes, sécurité, partenariats, europe, usa, russie, paix | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

 
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