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09/02/2011

Israël soutient Moubarak et fustige Obama!

Comme il fallait s’y attendre, Israël ne pouvait laisser son allié, Hosni Moubarak, seul dans la tourmente.


Des proches de Benyamin Netanyahu, le Premier ministre israélien, ont violemment critiqué la position de Washington, qu’ils assimilent à un véritable “lâchage” du raïs égyptien.

 

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Le soutien apporté par les États-Unis à la contestation populaire contre le président égyptien Hosni Moubarak semble irriter au plus haut point les dirigeants de l’État hébreu, qui n’hésitent pas à accuser l’administration de “lâchage” de ce “fidèle allié”. En effet, l’attitude des Américains vis-à-vis du raïs est sévèrement jugée en Israël, où le gouvernement de Benjamin Netanyahu, qui s’était abstenu de fustiger publiquement la position américaine, pour ne pas envenimer les relations avec Barack Obama, a fini par excéder les responsables israéliens. L’un d’entre eux dit, sous le couvert de l’anonymat :

 

“On a l'impression que Washington était très pressé de balancer par-dessus bord le président égyptien Hosni Moubarak dès qu'il est devenu un allié encombrant.” Il ajoute : “S'il est vrai qu'au cours des derniers jours, la position américaine est devenue plus nuancée, elle n'en revient pas moins à un lâchage. Ce qui est très inquiétant.”


Poursuivant dans le même ordre d’idées, il souligne que “la fidélité est une valeur inestimable, particulièrement au Proche-Orient”, en faisant allusion au comportement de Hosni Moubarak durant ses trois décennies au pouvoir, au cours desquelles il n’aura guère posé de problèmes à l’État hébreu. Il justifie l’inquiétude israélienne en estimant qu'au-delà des critiques “à l'égard du régime autocratique” de M. Moubarak, son prompt abandon par Washington risquait de miner la crédibilité de la politique étrangère américaine. Le responsable israélien relève “la confusion et l'incohérence des positions américaines” en référence aux déclarations de soutien à Moubarak de l'émissaire du président américain en Égypte, Frank Wisner, avec lequel l'administration américaine a aussitôt pris ses distances.

 

Ces déclarations traduisent la crainte d’Israël de l'émergence d'un pouvoir islamiste au Caire qui menace le traité de paix avec son voisin et bouleverse la donne stratégique régionale. Par ailleurs, Dori Gold, ancien ambassadeur d'Israël à l'ONU et proche du Premier ministre, a reproché dans la presse au président Obama de commettre la même “erreur” que Jimmy Carter en 1979 face à la Révolution iranienne, en refusant de soutenir un régime en place au nom de la démocratie.

 

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Plus sévère, Eytan Gilboa, professeur de sciences politiques à l'université Bar Ilan, près de
Tel-Aviv, dit que Washington a “planté un couteau dans le dos de son allié” égyptien alors qu'il “pouvait le critiquer de façon plus discrète”. Le quotidien à grand tirage Yediot Aharonot verse dans le même sens en affirmant :

 

“Tout un chacun comprend que Moubarak doit partir. Mais nous pouvions nous attendre à ce que Washington n'abandonne pas un homme qui depuis des décennies était son meilleur appui, un véritable barrage contre l'islamisme.”

 

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Il s’interroge sur les conclusions que tireront les autres alliés des États-Unis dans la région en voyant les Américains se conduire “de la sorte vis-à-vis du régime égyptien”. Ainsi, le maintien du statu quo en Égypte apparaît à une majorité d'Israéliens comme le meilleur moyen de préserver le traité de paix signé en 1979 par le prédécesseur de Moubarak, Anouar El-Sadate, qui devait le payer de sa vie, victime deux ans plus tard d'un attentat islamiste. Cela étant, 59% des Israéliens sont persuadés qu'un “régime islamiste” va succéder au président Moubarak, contre 21% qui s'attendent à un “régime laïc démocratique”. Deux Israéliens sur trois estiment qu'une chute du régime Moubarak aura des conséquences négatives pour Israël.

 

Irrité par ce qu’il qualifie de « lâchage » américain, Israël au secours de Hosni Moubarak
Source, journal ou site Internet : Liberté
Date : 8 février 2011
Auteur : Merzak Tigrine

10:08 Écrit par HUMANITAS dans International | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : obama, egypte, moubarak, netanyahou, israël, islamisme, intégrisme | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

08/02/2011

Géostratégie - Révoltes du Monde Arabe.

A l’heure où de nombreux pays arabes sont marqués par d’importants bouleversements politiques, l’influence américaine n’échappe à personne.

 

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La déferlante de révoltes populaires qui a déjà poussé à la sortie l’ex-chef d’Etat tunisien et, fort probablement, le président égyptien et qui s’étend à d’autres pays ayant la particularité d’être gouvernés par d’inamovibles dictateurs, est interprétée par certains prospectivistes comme le point de départ d’un profond remodelage du monde arabo-musulman. Un remodelage souhaité de longue date par les Américains, mais qui n’a réellement pris corps que sous la présidence de Georges Bush qui a trouvé, dans les attentats du 11 septembre 2001, un excellent motif de mise en oeuvre de cette manoeuvre à grande échelle, aujourd’hui connue sous le nom de projet du Grand Moyen-Orient. En 2004, ce projet change de dénomination pour prendre celle de «Partenariat pour le progrès et un avenir commun avec le Moyen-Orient élargi et l’Afrique du Nord». Le changement a, sans doute, été décidé pour susciter l’adhésion des pays concernés, dont bon nombre, à l’instar de ceux du G8, de l’Algérie, la Jordanie, le Yémen, la Turquie, Bahreïn et l’Afghanistan, pour ne citer que ceux-là, avaient du reste officiellement adopté ce partenariat, en juin 2004, à l’occasion du sommet de Sea Island. Si cette initiative avait recueilli sur le fond l’adhésion des membres de l’Union européenne, soucieux de voir s’inscrire la démocratie dans les pays de la rive Sud de la Méditerranée, elle risquait néanmoins de perturber un partenariat euroméditerranéen déjà en vigueur depuis plus d’une décennie durant, rien de fondamental n’a été entrepris pour aider à la démocratisation des pays concernés, et notamment, ceux du Maghreb qui en avaient le plus besoin. Les Européens et la France en particulier, continuent de ce fait à s’inquiéter de l’intrusion des Etats-Unis dans certaines zones (Maghreb et Sahel notamment) que l’Hexagone considère comme sa chasse gardée. Les déclarations maladroites du président français Nicolas Sarkozy concernant les derniers événements de Tunisie et d’Algérie traduisent, on ne peut mieux, ce malaise.

 

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L’Effet contagion
A l’heure où de nombreux pays de ce grand espace géographique (Tunisie, Egypte, Algérie, Jordanie, Yémen, Soudan, Syrie, etc.) sont marqués — ou, commencent à l’être — par d’importants bouleversements politiques dont il est encore difficile de déterminer les évolutions, l’influence américaine n’échappe à personne. La discrétion n’est même plus de mise, puisque les plus hauts dirigeants américains, à commencer par le président Obama, n’hésitent pas à apprécier publiquement les événements dans un sens favorable aux aspirations démocratiques et émancipatrices des peuples concernés. Si durant l’administration Bush, le projet de remodelage n’a été appliqué qu’à la carte (Irak, Afghanistan) et de manière autoritaire avec les résultats désastreux qu’on connaît, sous la présidence d’ Obama, le remodelage en question a la particularité d’être beaucoup plus large (plus d’une dizaine de pays sont atteints par le vent des révoltes populaires) et plus «soft» dans la mesure où ce sont les peuples concernés qui réclament des changements politiques profonds allant dans le sens des ouvertures, notamment démocratiques, prônées par le projet américain du Grand Moyen-Orient.La mise en oeuvre du projet sera, disent certains spécialistes de la prospective, pragmatique.


Le souci de ménager les intérêts sécuritaires, stratégiques et économiques américains continuera à primer, même si la volonté de propager la démocratie par un «effet domino» partant de pays judicieusement choisis, est clairement affirmée. Ce projet d’une immense portée, puisqu’il couvre une zone comprenant environ 22 pays allant de l’Afghanistan à la Mauritanie, ne résulte évidemment pas d’un subit élan philanthropique visant à tirer les peuples concernés des griffes de leurs dictateurs, à promouvoir la démocratie et le bien être
économique et social.

 

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Divorce peuple-pouvoir
Il est le résultat de profondes réflexions prospectives de dirigeants et intellectuels américains sur les meilleures conditions de maintien d’une nation qui compte garder encore très longtemps son leadership sur le monde, mais aussi et surtout, donner un coup fatal au terrorisme islamiste qui continue à menacer ses intérêts, en dépit de la présence de régimes autoritaires qui prétendent pratiquement tous faire de la lutte antiterroriste, leur principale préoccupation. De par leur nature dictatoriale, ces régimes ont en réalité produit le contraire. Pour rester longtemps au pouvoir, les dirigeants des pays musulmans ont pratiquement tous
encouragé la propagation du salafisme et, dans certains cas, du wahhabisme, qui constituent comme on le sait les matrices du terrorisme islamique. La lutte armée contre ce fléau est de ce fait chaque fois compromise par l’arrivée massive de nouvelles recrues, adeptes de ces idéologies extrémistes et, de surcroît, victimes expiatoires (chômeurs, exclusion scolaire, mal logés, sans perspectives d’avenir etc.) de la mauvaise gouvernance de leurs pays. L’Amérique d’Obama, lit-on dans une revue de prospective, semble avoir enfin compris que ces régimes, aussi autoritaires et bien armés soient ils, ne constituent assurément pas les meilleurs remparts contre le terrorisme islamiste inspiré par ces doctrines que les gouvernements concernés ne sont pas enclins à combattre pour la simple raison qu’elles servent leurs intérêts. De ce fait, le maintien de régimes autoritaires pour faire barrage au terrorisme islamiste ne semble plus faire recette chez les Américains qui amorcent, à travers le projet de Grand Moyen-Orient, une nouvelle façon de combattre l’intégrisme en répondant, notamment, favorablement aux aspirations démocratiques des peuples concernés et en les aidant par des moyens multiformes à réduire les fractures économiques et sociales générées par la gouvernance désastreuse d’inamovibles dictateurs. Il reste à savoir, si les Etats-Unis, qui ne sont pas encore tout à fait sortis d’une crise économique qui les a considérablement affaiblis, sont financièrement prêts à se doter des moyens requis (investissements financiers, aides à la consolidation des nouvelles démocraties etc.) pour mener à bien une nouvelle politique internationale aussi vaste et ambitieuse.

 

Révoltes populaires sur fond de luttes géostratégiques : vers un remodelage du monde arabe.
Source, journal ou site Internet : El Watan
Date : 7 février 2011

 

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Entre la peste des dictatures corrompues et le choléra de l'islamisme radical, doit-on forcément choisir?


D’après le philosophe tunisien Mezri Haddad, les révolutions arabes seront récupérées par les islamistes, notamment les Frères musulmans, les plus populaires auprès des pauvres qu’ils secourent souvent mieux que l’Etat. Et ils seront soutenus par les opposants démocrates, surtout depuis que leur discours plus modéré s’inspire de celui des islamistes turcs. Pour beaucoup, ces révolutions déboucheront sur un Moyen Orient islamiste, car l’opposition verte a le vent en poupe et est la mieux organisée. Signes avant-coureurs, le nouvel homme fort de l’Egypte, le vice-résident Omar Suleiman, invite les Frères Musulmans au dialogue et le porte-parole de l’opposition, Mohammed ElBaradei, ancien directeur de l'Agence internationale de l'énergie atomique, connu pour avoir minimisé le programme nucléaire militaire iranien, s'est allié aux Frères musulmans et est proche de l’Iran. Il est vrai que les révolutions arabes servent la stratégie révolutionnaire de l’Iran, qui contrôle déjà l’Irak, le Liban et Gaza. Mais est-on condamné à soutenir des dictateurs pour barrer la route aux islamistes ? En réalité, il faut sortir des oppositions simplistes (dictateurs laïcs contre islamistes), car comme le rappelle le grand intellectuel égyptien Tarek Haggy, anti-islamiste et laïque, depuis des années, la menace islamiste a trop servi de prétexte pour justifier les répressions. Et depuis des années 70, ce sont les dictateurs « anti-islamistes » (Nasser et ses successeurs Anouar-Al-Sadate et Moubarak en Egypte ; Hafez al- Assad et son fils Bachar en Syrie ; ou la junte militaire du FLN en Algérie) qui ont réislamisé radicalement leur pays, fait de la charià la source des lois, sponsorisé avec des pétrodollars saoudiens des écoles et centres distillant un islam rétrograde, puis anéanti la liberté religieuse et rendu impossible la vie des non-musulmans ou des laïques. Ils récoltent aujourd’hui ce qu’ils ont semé. Et les jeunes épris de liberté ne veulent plus continuer à exonérer des despotes corrompus qui n’ont aucune leçon de morale laïque à donner.

 

Les révolutions arabes profitent-elles aux ismalistes ?
Source, journal ou site Internet : France Soir
Date : 7 février 2011
Auteur : Alexandre Del Valle

04/02/2011

Un vent de révolte se propagerait-il en Afrique ?

Violation des droits de l’homme, prédations, blocages politiques, paupérisation, régimes mafieux, pouvoirs patrimoniaux… l’Afrique subsaharienne rassemble tous les ingrédients de la Révolution du jasmin.

 

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Le dernier sommet de l’Union africaine s’est déroulé à Addis-Abeba pratiquement sous le signe de la vague révolutionnaire qui a soufflé sur la partie nord du continent. La révolution tunisienne, qui a chassé Ben Ali et travaille âprement, et pas à pas, pour l’établissement d’une véritable démocratie, et qui s’est propagée dans le monde arabe, notamment en Egypte où Moubarak est en sursis, va certainement faire des émules dans l’Afrique subsaharienne. La question est dans les esprits tout aussi bien de ses populations que de leurs gouvernants. D’ailleurs, l’ordre du jour officiel du sommet était en lui-même significatif des maux qui affectent un continent qui vient à peine de célébrer le cinquantenaire de son indépendance. Pas un dossier qui enchante, rien que des problèmes et toujours les mêmes avec en supplément des crises prêtes à éclater.

 

Après deux mois de blocage en Côte d'Ivoire, l’UA ne sait même plus que faire pour mettre en place le candidat qu’elle a déclaré vainqueur des élections contrôlées par elle et l’ONU. Or, les chefs d’État africains savent pertinemment que le temps joue en faveur de Laurent Gbagbo, surnommé “le boulanger”, pour ses capacités à rouler ses adversaires dans la farine. L’UA a désigné un panel parmi les siens et se donne un mois pour trouver un accord ! La constitution d'un gouvernement d'union nationale a déjà été tentée au Zimbabwe entre Mugabe et son opposition, mais elle n'a résolu aucun problème de fond. Auparavant l’Afrique avait imposé la même thérapie pour le Kenya pour de maigres résultats. L'intervention militaire est inenvisageable, ce choc pourrait entraîner de sérieux remous dans les pays africains fournisseurs d’hommes. Le Nigeria, qui a fourni l’essentiel des forces onusiennes en place à Abidjan et ont été chargées de la sécurité d’Ouattara, est sur un volcan. Ne serait-ce que pour les violents heurts entre musulmans et chrétiens dans le nord et le terrorisme pétrolier dans son Delta. La grogne sourde dans tout le pays marqué par la corruption et la gabegie. Le climat n’est pas du tout apaisant ailleurs également. Au Gabon, le fils Bongo, qui a succédé à son père Omar, est fortement contesté. Au point où son rival à l’élection présidentielle de 2010, vient de s’autoproclamer président ! Ali Bongo a interdit son parti et menace de l’incarcérer. Bonjour la guerre civile.


Le vent de révolte en Tunisie et en Égypte peut-il se propager au sud du Sahara, se demandent très sérieusement les observateurs aujourd’hui ? Dans les années 1989-1990, des régimes autoritaires furent balayés (Ghana, Mali), d'autres ébranlés tout en se maintenant (Gabon, Togo, Cameroun) et puis certains se sont perpétués (Zimbabwe). Les changements promis sont restés au stade de promesses et la mondialisation des économies africaines ont permis au FMI et aux grandes puissances d’encourager les régimes africains dans leurs reniements à la démocratie. Certains d’entre eux ont même essayé de singer le modèle policier de la Tunisie de Ben Ali. On ne peut pas exclure un écho similaire avec la Révolution du jasmin. D’abord, la conjoncture économique africaine y est propice. L'Afrique subsaharienne a connu une certaine croissance ces dernières années, du fait de la demande chinoise et de la flambée des cours des matières premières.

 

Mais c'est une croissance en trompe-l'oeil. En fait, elle accentue les inégalités. Et cette descente aux enfers a suscité la prise de conscience chez les populations que pour s’en sortir, il faut balayer les régimes en place qui ne se sont pas gênés de triturer les constitutions le leur pays pour rallonger leur mandat et établir des présidences à vie. En outre, dans les pays francophones, on est de plus en plus hostile à l’égard de la France qui a encouragé les pouvoirs en place au détriment des droits de l’homme. Le nationalisme et l’anti-impérialisme sont de retour cette fois accompagnés de revendications démocratiques.

 

L’Afrique rassemble les mêmes ingrédients - le Syndrome tunisien est en marche.
Source, journal ou site Internet : Liberté
Date : 2 février 2011
Auteur : Djamel Bouatta

13:20 Écrit par HUMANITAS dans International | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : afrique, national-socialisme, tunisie, egypte | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

02/02/2011

Emancipation du Monde arabe ??? reconnaitre Israël ???

«Quand trop de sécheresse brûle les coeurs; Quand la faim tord trop d’entrailles; Quand on rentre trop de larmes; Quand on bâillonne trop de rêves; C’est comme quand on ajoute bois sur bois sur le bûcher; A la fin, il suffit du bout de bois d’un esclave; Pour faire, Dans le ciel de Dieu; Et dans le coeur des hommes le plus énorme incendie.»
Mouloud Mammeri

 

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Cette année 2011 est décidément une année arabe. Pour la première fois depuis plus d’un siècle, les peuples arabes s’émancipent à la fois de leurs dirigeants qui n’ont pas su et pour certains, pas pu les mener à bon port en les projetant dans le XXIe siècle. Il a fallu un espace virtuel Facebook, Twitter et plus généralement, les nouvelles technologies de l’information et de la communication pour avoir eu raison de la chape de plomb des pouvoirs. Le régime tunisien fut balayé par l’Internet. Le régime du pharaon aux pieds d’argile comprit, mais trop tard, la nécessité d’étouffer le sang de l’information qui circulait sur la Toile. En voulant museler l’Internet, il constata que la révolution était déjà dans la rue. On apprend par ailleurs, que par mesure de précaution selon, The Guardian, qui cite Akhbar al-Arab, Gamal Moubarak, aurait quitté l’Égypte avec sa femme pour aller se réfugier à Londres.Pour beaucoup d’observateurs, écrit Hicham Hamza, l’armée détient aujourd’hui la clé de l’avenir politique de l’Egypte. Hosni Moubarak a ainsi désigné samedi, comme Premier ministre, Ahmed Chafik, ancien commandant de l’armée de l’air et ministre sortant de l’Aviation. Il est chargé de former un nouveau gouvernement. Le changement dans la continuité. Samedi, le président égyptien Hosni Moubarak a nommé au nouveau poste de la vice-présidence, un loyaliste par excellence, l’ancien général Omar Suleïman, chef des services secrets et candidat idéal à la succession pour les Etats- Unis. Proche des milieux d’affaires, Omar Suleïman est reconnu comme un partenaire estimable pour les Américains et les Israéliens. Ses accointances au sein de la classe politique israélienne sont également jugées rassurantes pa gouvernement de Benjamin Netanyahu. (..) l’enjeu sera de savoir si la tutelle de l’Occident sera maintenue ou bien si les aspirations démocratiques du peuple à l’autonomie pourront enfin s’exprimer.(1)


Le régime du Pharaon aux pieds d’argile Comment ce vent de révolte a-t-il soufflé? A côté du mimétisme de la révolte des jeunes Tunisiens, il ne faut pas négliger aussi le rôle de ferment joué par les câbles de wikiLeaks, et la crise des matières premières (on dit que l’Algérie et l’Egypte sont les deux premiers pays à acheter du blé aux pays qui le produisent, il y a au moins ce record que nous devons homologuer dans le livre des Guinness). Pour le reste, le Monde arabe est dernier partout et, notamment dans le domaine des sciences et de la technologie (500 université musulmanes, dans les dernières places, 5000 universités aux Etats-Unis Les 100 premières sont américaines et sur les 1000 premières universités mondiales 500 sont américaines. Le gap de plus en plus important entre les potentats installés dans les temps morts et un Occident exubérant d’initiative et de créativité. Un autre paramètre est la défaillance totale de tous les partis politiques ou supposés tels dans les pays arabes, alliés traditionnels du pouvoir, leur appel à mobilisation débouche sur des flops. On remarque que les tentatives de récupération en Algérie, Tunisie et Egypte se sont soldées par des échecs patents. Ajoutons le catalyseur et l’humiliation continuelle des Arabes à travers la politique d’apartheid d’Israël envers les Palestiniens et à son impunité imposée par un Occident qui développe justement, avec les potentats arabes qu’il soutient, des relations privilégiées. A titre d’exemple, l’Egypte est inféodée aux Etats-Unis, le prix de sa reddition en rase campagne est de 1,3 milliard de dollars.


Pierre Haski explique les analogies et les dissemblances des révolutions arabes d’avec celles des pays de l’Est en 1989. «Depuis le départ du président tunisien Ben Ali et la «contagion» dans d’autres pays arabes, la comparaison a souvent été faite avec la chute du mur de Berlin, en octobre 1989.(...) La principale différence, évidemment, tient au fait que les pays communistes d’Europe centrale et orientale appartenaient à un même «bloc», dont le centre de contrôle se trouvait à Moscou, au Kremlin. Lorsque ce dernier, sous la direction de Mikhaïl Gorbatchev, a laissé faire, la voie était soudain libre pour des changements historiques....Le Monde arabe n’a aucune de ces caractéristiques: ce n’est pas un bloc homogène. (...)»


L’Egypte est inféodée aux Etats-Unis Pierre Haski ajoute que l’Occident est inquiet et on le comprend: «Et le monde extérieur est partagé entre le soutien aux aspirations démocratiques des manifestants, et la peur de voir ces pays tomber entre les mains d’extrémistes religieux, et donc de devenir des foyers d’instabilité et potentiellement «ennemis».La Tunisie est un petit pays, sans enjeu stratégique majeur, et les événements ont pu suivre leur cours sans grande interférence extérieure. En revanche, ce qui est sûr, c’est que les grandes puissances de ce monde observent avec inquiétude ces événements, au lieu de se réjouir de voir un vent de demande de liberté souffler sur une partie du monde qui semblait condamnée pour longtemps à l’immobilisme, la médiocrité de despotes galonnés ou couronnés, et à la menace de l’obscurantisme politicoreligieux.


Cette inquiétude, perceptible de Washington à Paris, nul ne sait où va la révolution égyptienne en marche. Avec, évidemment, l’incertitude islamiste. Un renversement éventuel de Moubarak ouvrira-t-il la voie à une victoire des Frères musulmans, à l’histoire longue de près d’un siècle, et très enracinés en Egypte ou en Jordanie? Ce n’est pas ce que souhaitent les Américains, ou leurs voisins israéliens, une position qui agace les «dissidents» démocrates du Monde arabe qui n’en peuvent plus d’être confrontés à l’alternative, islamistes ou dictateurs...L’analyste conservateur, Robert, Kaplan écrivait dans le New York Times qu’il ne fallait pas trop se réjouir des événements du Monde arabe, car on finirait par regretter des «dirigeants avisés» comme le roi Abdallah de Jordanie, ou «stables» comme le président Moubarak. Et de rappeler que ce sont des élections démocratiques qui ont amené le Hamas au pouvoir à Ghaza. Ils ont fait voler en éclats le mur de Berlin dans leurs têtes, qui les empêchait jusque-là de contester des régimes autoritaires et largement corrompus, soutenus par les Occidentaux au nom de la lutte contre l’intégrisme religieux.»(2)

 

http://islamenfrance.fr/site/wp-content/uploads/2010/08/monde-arabe-islam-musulman-mosquee-halal-voile-islamique-coran-burqa-voile-integral-israel-palestine-cfcm-uoif-islamisme-islamiste-religion-laicite-chretien-juif-ump-ps-fn-islamophobie-racisme-ramadan-2010.jpeg


Alain Gresh rappelle, pour sa part, les causes structurelles voire le ferment des révoltes. Ecoutons-le:


«D’abord, le maintien de régimes autoritaires qui ne rendent jamais de comptes à leurs citoyens. S’il existe (ou plutôt existait) une «exception arabe», c’était bien celle-ci: ces régimes ont connu une longévité sans précédent, M.Moubarak est président depuis 1982, M.Ali Abdallah Saleh dirige le Yémen depuis 1978 et, à Amman, Abdallah II a succédé en 1999 à son père, qui, lui-même, avait accédé au pouvoir en 1952. Pour ne pas parler de la Syrie où Bachar El-Assad a remplacé son père qui avait pris le pouvoir en 1970, ou du Maroc où le roi Mohammed VI a remplacé son père en 1999, celui-ci ayant régné à partir de 1961, de la Libye où El Gueddafi sévit depuis 1969 et prépare son fils à lui succéder. Quant à M.Ben Ali, il présidait sans partage depuis 1989. (3)De plus, dans des conditions différentes selon chaque pays, les droits individuels, politiques et d’expression du citoyen sont bafoués. La publication par WikiLeaks des télégrammes venus de l’ambassade des Etats-Unis au Caire confirment ce que tout le monde savait. (...) Tous ces régimes ont accaparé non seulement le pouvoir politique, mais se sont imposés dans le domaine économique, agissant souvent en vrais prédateurs des richesses nationales, comme en Tunisie. (...) On peut noter aussi que la lutte contre Israël, qui offrait souvent aux régimes du Proche-Orient un argument pour maintenir leur emprise - au nom de l’unité contre l’ennemi sioniste -, ne semble plus suffire.(...) l’ensemble du Monde arabe semble bien incapable de réagir au lent écrasement des Palestiniens. (....) Et maintenant? Que feront les Frères musulmans, très réticents à entrer dans une confrontation avec le pourvoir et qui ont finalement décidé de se rallier au mouvement? Mohammed El-Baradeï, sera-t-il capable de fédérer les oppositions?


«Les Palestinian Papers (ie documents WikiLeaks - NdT) écrit Robert Fisk, sont aussi stupéfiants que la Déclaration de Balfour. L’ «Autorité» palestinienne était prête, et l’est encore, à abandonner le «droit au retour» de peut-être sept millions de réfugiés vers ce qui est actuellement Israël en échange d’un «Etat» qui ne couvrirait plus que 10% (au mieux) du territoire palestinien sous mandat britannique. Il se passe quelque chose d’exceptionnel dans le Monde arabe. (...) En Égypte, nous aimons la démocratie. Nous avons encouragé la démocratie en Égypte - jusqu’à ce que les Egyptiens décident de renverser la monarchie.

 

Alors, nous les avons mis en prison. Puis nous avons exigé encore plus de démocratie. C’est toujours la même histoire. Tout comme nous voulions la démocratie pour les Palestiniens à condition qu’ils votent pour les bons candidats, nous voulions aussi faire profiter de notre démocratie aux Égyptiens. Maintenant, au Liban, il apparaît qu’une «démocratie» libanaise va s’imposer. Et ça, nous n’aimons pas. Car, évidemment, nous voulons que les Libanais votent pour ceux que nous aimons, les partisans sunnites de Rafic Hariri dont l’assassinat - croyons nous - fut orchestré par les Syriens. Que se passe-t-il? Se pourrait-il que le Monde arabe décide de se choisir lui-même ses dirigeants? Se pourrait-il que nous assistions à l’émergence d’un Monde arabe qui ne serait plus contrôlé par l’Occident? En Égypte, l’avenir de Hosni Moubarak paraît encore plus compromis. Et les Égyptiens n’en veulent pas du fils de Hosni. Le chef de la sécurité de Hosni, un certain Suleïman, qui est très malade, n’est peut-être pas non plus l’homme qu’il faut. Et pendant ce
temps, à travers tout le Moyen-Orient arabe, nous attendons la chute des alliés de l’Amérique. En Égypte, M.Moubarak doit déjà être en train de se chercher une destination vers où s’envoler. Au Liban, les amis de l’Amérique s’effondrent. C’est la fin des «Démocrates» du Moyen-Orient arabe. Nous ne savons pas de quoi l’avenir sera fait. Seule l’histoire nous le dira.»(4)Pour Mohamed Tahar Bensaâda, l’alternative posée à l’Occident est simple: c’est soit les barbus soit les blindés. Cela nous rappelle la phrase de Moubarak à
l’Occident, c’est moi ou l’Algérie sous- entendu le chaos. «(...) Bien avant le soulèvement populaire, et comme l’ont si bien illustré les fuites de WikiLeaks, les Américains ont montré qu’ils étaient excédés par les pratiques maffieuses du clan Ben (...) Comme leurs porte-parole dans l’Hexagone, les diplomates israéliens n’ont pas hésité à regretter la chute du régime de Ben Ali et à pointer du doigt la «menace islamiste».

 

 

 

Ben Ali et Trabelsi en Suisse. 621 millions CHF. Publications du Centre Arabe de Recherches et d'Analyses


L’Egypte et la Jordanie, deux pays qui ne partagent pas seulement la proximité géographique avec l’Etat d’Israël. Tous les deux ont fait une «paix séparée» avec l’Etat hébreu. (...) Dans le Soudan voisin, (...) la manipulation israélo-occidentale de l’aspiration du Sud à l’autodétermination, à la liberté et au développement, a réussi, aidée en cela par l’irresponsabilité criminelle d’un pouvoir nordiste, sourd aux appels à la liberté, à la justice et à l’égalité des populations d’un Sud marginalisé et méprisé. (...)(5)


Que fera l’Occident qui avait, définitivement, misé sur «la fin de l’histoire des Arabes» réduits à des esclaves résignés avec un prévôt adoubé pour les maintenir en respect? Les peuples arabes lèvent la tête et s’interrogent sur l’avenir. Sans vouloir jouer les pythies, imaginons que les jeunes Arabes vont au bout de leurs rêves. Qu’ils arrivent à élire et à faire émerger en leur sein des guides capables de leur indiquer le chemin dans la dignité, l’espoir pour tous. Pourtant, on peut craindre que ce ras-le-bol soit une révolte malheureusement, non structurée qui risque de déboucher sur une anarchie nihiliste en l’absence d’alternatives crédibles comme c’est le cas en Tunisie où la contestation continue, pour continuer.


Les gouvernements arabes sont dociles C’est l’avis du journaliste britannique Robert Fisk, pour qui, le changement de régime en Tunisie n’annonce pas forcément l’avènement d’une démocratie. «Serait-ce la fin de l’âge des dictateurs dans le Monde arabe? s’interroge Robert Fisk. Tous ces cheikhs et ces émirs, ces rois (dont un très âgé en Arabie Saoudite et un jeune en Jordanie), ces présidents (là encore, un très âgé en Egypte et un jeune en Syrie) doivent sans aucun doute trembler dans leurs bottes, car les événements de Tunisie n’étaient pas censés se produire. (...)Si de tels événements peuvent se produire dans un pays touristique comme la Tunisie, ils peuvent survenir n’importe où....La vérité est que le Monde arabe est si sclérosé, si corrompu, si humilié et si impitoyable -et si incapable d’accomplir des progrès sociaux et politiques que les chances sont quasi nulles de voir émerger des démocraties viables dans le chaos qui règne dans le Monde arabe. Mais tous les dictateurs savent qu’ils courent de gros dangers quand ils libèrent leurs compatriotes de leurs chaînes. Et les Arabes n’ont pas dérogé à la règle. Non, tout bien considéré, je ne pense pas que le temps des dictateurs arabes soit révolu. Les Occidentaux y veilleront.»(6)
Il est vrai que les gouvernements arabes actuels n’intéressent l’Occident que dans la mesure où ils sont dociles et non pas en tant que valeur ajoutée issue d’un brain- storming mais en tant que dépositaires d’une rente et prévôts des peuples qu’ils sont chargés de mater, en respectant un vernis de démocratie. Les dirigeants arabes, pour la plupart mal élus, s’accrochent au pouvoir à l’instar d’un El Gueddafi qui est, à n’en point douter», un cas d’école tant il est vrai qu’il a réussi à casser le peuple libyen et surtout sa jeunesse.


Pourtant, le croyons-nous, quelque chose d’absolument nouveau a eu lieu, le temps travaille pour l’avenir des millions de jeunes Arabes. Nul doute que la géopolitique mondiale connaîtra un véritable séisme et ce sera véritablement le chaos si les nouveaux Arabes décidaient enfin, de ne plus prendre comme parole d’Evangile les injonctions de l’Occident. Peut-être que c’est aussi, l’occasion unique pour rendre justice au peuple palestinien si le Monde arabe, dans son ensemble, décidait de dire «ça suffit!» concernant les coupables complicités de l’Occident vis-à-vis d’Israël. Les peuples arabes s’émancipent, le mur de la peur est tombé.


(*) Ecole nationale polytechnique
1.Hicham Hamza: Le nouveau vice-président favori des Américains Oumma.com 29.01.2011
2.Pierre Haski: Le Monde arabe vit sa chute du mur de Berlin Rue89 29.01.2011
3.Alain Gresh:Le Monde arabe se révolte Monde diplomatique 28 janvier 2011
4.Robert Fisk: Une vérité émerge du Monde arabe http://www.independent.co.uk/opinio...
5.Mohamed Tahar Bensaâda Les barbus ou les blindés: l’Islam a bon dos. Quelles perspectives de
changement dans le Monde arabe? Oumma.com 27 janvier 2011
6.Robert Fisk. Le temps des dictateurs n’est pas révolu. The Independent dans Courrier international
29.01.2011.

 

Les peuples arabes s’émancipent : la chute du mur de la peur
Source, journal ou site Internet : L’Expression
Date : 31 janvier 2011
Auteur : Pr Chems Eddine Chitour (*)

10:55 Écrit par HUMANITAS dans International | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : islamisme, israël, islam, révolution française, esclave, arabe, egypte, tunisie, jordanie, pétrole | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

19/01/2011

Encore un mur!! Grèce/Turquie

La clôture que la Grèce a décidé de construire à sa frontière avec la Turquie pour arrêter les migrants éloigne un peu plus Istanbul de l’UE, estime le rédacteur en chef du quotidien stambouliote Sabah.

 

http://www.lesoir-echos.com/wp-content/uploads/Mur-du-Cashemire-DR.jpghttp://tony-pictures.fr/wp-content/uploads/2010/11/banksy.jpg

 

Les premières réactions de la Turquie vis-à-vis du projet grec de dresser un mur le long d’une partie de la frontière commune ont été extrêmement prudentes et discrètes. Pourtant, nous pensons qu'il est faux de croire que cette décision relève seulement de la politique interne et de la souveraineté grecques. En effet, ce mur ou cette clôture de fils barbelés qui sera dressé le long du fleuve Maritsa [Meriç en turc] va inévitablement affecter l'image internationale de la Turquie de manière négative.

 

Le mur qui court le long de la frontière sud des Etats-Unis, dont les autorités grecques disent vouloir s’inspirer, n'a d'ailleurs absolument rien apporté au Mexique. Bien au contraire, il a placé ce pays dans une situation d'Etat paria impuissant qui tente désespérément d'exporter ses problèmes économiques et sociaux de l'autre côté de la frontière.

 

Quant aux Palestiniens, ils sont humiliés par ces murs érigés tant du côté israélien qu'égyptien qui les condamnent à vivre dans une prison à ciel ouvert.

 

http://lacurieusehistoiredumonde.l.a.pic.centerblog.net/8dc5332a.jpghttp://www.terra-economica.info/IMG/png/mapgrece.png


La frontière de l'Europe s'arrête sur les bords de la Maritsa
Le fleuve Maritsa ne délimite pas seulement notre frontière avec la Grèce, il le fait aussi avec l'Union européenne. Dans ces conditions, établir une telle clôture revient à placer entre nous et l'Union européenne des obstacles infranchissables qui renforcent le concept de zone Schengen, symbole concret d'une circulation limitée dans l'espace européen.


Vient alors s'ajouter aux difficultés de visa entre nous et l'UE, un obstacle physique supplémentaire. Ce mur n'est donc pas seulement le problème de la Grèce, mais aussi le nôtre. En outre, la construction d'une telle clôture le long de la Maritsa serait malheureusement un moyen de concrétiser la vision sarkozyste des frontières de l'Europe que le Conseil des sages, présidé par l'ancien Premier ministre espagnol Felipe González, avait pourtant démentie en expliquant dans son rapport remis en mai 2010 que ce n'est pas la géographie, comme le prétend le président français, mais bien "ses valeurs qui constituent les limites de l'Union européenne". Dresser un tel mur serait ainsi une façon de faire passer un message selon lequel la frontière de l'Europe s'arrête sur les bords de la Maritsa.

 

Turquie - Grèce : de l’autre côté du mur.
Source, journal ou site Internet : Sabah
Date : 17 janvier 2011
Auteur : Erdal Safak

10:39 Écrit par HUMANITAS dans International | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : mur, europe, maritsa, turquie, grèce | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

 
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