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02/09/2010

Chine un colosse aux pieds d’argile, un lissage des salaires vers le haut va s'effectuer...

Deuxième puissance économique mondiale, la Chine inquiète par son essor les autres grands acteurs globaux, comme les Etats-Unis et l’Europe. Pourtant, sa croissance bénéficie aussi aux entreprises européennes et, comme le Japon dans les années 1970-80, elle ne constitue pas une menace.

 

La chine ne sera pas une muraille en Occident; Mais une opportunité...

http://www.chine-informations.com/images/upload/view_grande-muraille.jpg


Depuis peu, la Chine est officiellement la deuxième puissance économique de la planète. Pendant le second
trimestre, le pays a produit juste un peu plus de biens et de services que le Japon. Seuls les Etats-Unis font
encore beaucoup mieux, mais Washington ne doit pas se faire trop d’illusions. Avec une croissance moyenne
de 4,25 % par an, selon Goldman Sachs, l’économie américaine va elle aussi, en 2027, devoir s’incliner
devant l’économie chinoise dont la croissance, ces dix dernières années, s’est rarement située au-dessous de 10
%. Le pays produit à présent près de cent fois plus de biens et de services qu’en 1978. Ce qui représente une
croissance moyenne d’un peu plus de 14 % par an. Des chiffres qui frappent l’imagination.


Le plus grand exportateur du monde
Et qui font même peur à beaucoup. La boutade "God made heaven and earth, and everything else is made in
China’" ["Dieu a fait le ciel et la terre, et le reste est made in China"] n’est pas complètement dépourvue de
crainte. La Chine est à présent le plus grand marché automobile du monde. Depuis l’année dernière, on y vend
chaque mois plus de voitures qu’aux Etats-Unis. Actuellement, le pays est aussi le plus grand exportateur du
monde, dépassant même l’Allemagne.


Aucun pays n’achète plus d’acier ou de cuivre sur le marché international des matières premières, et
récemment on a établi que la Chine consommait aussi plus de pétrole que n’importe quel autre pays. Dans de
nombreux domaines, elle progresse irrésistiblement vers la position de tête. Et si le pays ne dispose pas de la
technologie requise, il l’achète tout simplement, comme on l’a encore vu récemment avec la reprise de Volvo
par le chinois Geely.


Mais devons-nous pour autant avoir peur ? N’avions-nous d’ailleurs pas déjà peur dans les années 1980,
lorsque l’économie japonaise gagnait implacablement du terrain alors que le secteur automobile, aussi bien en
Europe qu’en Amérique, semblaient être rayé de la carte ? Mais les marques françaises et allemandes se sont
reprises en main, en confortant leurs points forts – design, technologie, image de marque – et en travaillant
pour améliorer leurs points faibles – la qualité et la productivité. Le défi était énorme, mais les marques
européennes, notamment, sont sorties nettement plus fortes de la lutte.

 

http://images.china.cn/attachement/jpg/site1002/20091001/00114320db410c2e987c05.jpg

 

Un pays toujours en voie de développement
La même chose se passe à présent avec la Chine. Le pays inonde le monde de textiles, meubles, produits
électroniques, vêtements de sport bon marché. Ce qui n’est pas sans avantages. Sans la Chine, nos T-shirts,
nos chaussures de sport et les gadgets d’Apple nous coûteraient nettement plus cher. A court et à moyen terme,
nous devons justement nous réjouir de cette formidable croissance chinoise. Sans elle, l’économie mondiale
serait encore dans une impasse. L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE)
estime que la Chine représentera cette année un tiers de la croissance mondiale.
cliquez le lien en pdf


Pour l’instant, la production chinoise est encore très complémentaire de la production occidentale. Les
produits qui requièrent beaucoup de travail manuel relativement simple sont fabriqués en Chine. Mais lorsque
les choses sont un peu plus complexes, la production reste en occident. Mais pour combien de temps encore ?
Dans un pays comme la Chine, il y a chaque année plus de nouveaux ingénieurs diplômés que dans les Etats-
Unis et l’Europe réunis.

 

http://www.leprogres.fr/fr/images/get.aspx?iMedia=2782142http://www.linternaute.com/television/magazine/photo/pekin-express-l-aventure-recommence/image/hong-kong-241353.jpg

 

C’est aussi là que réside la grande différence avec le Japon des années 1970 et 1980. Il y a tout simplement dix
fois plus de Chinois que de Japonais et ceci donne au pays un bien plus grand potentiel que dans n’importe
quel autre pays. Il ne faut toutefois pas se faire trop de soucis, estime Carsten Brzeski de la banque ING,
"autrement, la Belgique n’aurait jamais pu survivre entre des voisins puissants et beaucoup plus grands
comme l’Allemagne et la France ".


Pour l’instant, la Chine est encore un colosse aux pieds d’argile. Le pays a peut-être depuis hier la deuxième
économie du monde, mais c’est aussi un pays gigantesque. Si on regarde le PIB par habitant, on constate que
la Chine figure au 127e rang du classement de la Banque Mondiale, après l’Angola et l’Azerbaïdjan.


La Chine est donc toujours un pays en voie de développement. C’est pourquoi, selon les économistes,
l’éventualité que la Chine puisse encore maintenir longtemps le rythme de croissance des trente dernières
années semble mince. L’année passée, des grèves ici et là ont abouti à d’importantes hausses de salaires.
Celles-ci se font au détriment de la compétitivité et donc ralentissent la croissance.

 

Source IHEDN

ENJEUX DE LA DEFENSE - DOCTRINE -
CONCEPTS - MISSIONS
N’ayez pas peur de la Chine
Source journal ou site Internet : De Standaard
Date : 31 août 2010
Auteur : Luc Coppens

 

Une autre vision d'un économiste N. Baverez

 

Cette année restera marquée par l'accession de la Chine au rang de deuxième puissance économique
mondiale, loin derrière les Etats-Unis mais devant le Japon. Au deuxième trimestre, le PIB chinois s'est en
effet élevé à 1 336 milliards de dollars (1 053 milliards d'euros) contre 1 288 milliards de dollars pour le
Japon. L'écart ne manquera pas de s'amplifier avec la divergence des rythmes de croissance entre les deux
géants asiatiques (10,3 % contre 0,1 %).


La grande crise de la mondialisation confirme son rôle d'accélérateur de l'histoire, confortant le basculement
du capitalisme universel vers l'Extrême-Orient. D'un côté, le couronnement des "trente prodigieuses" qui ont
vu la Chine multiplier par 90 sa production, avec pour symbole Shanghaï, brillant de tous les feux de son
Exposition universelle, et qui se prépare à succéder à Londres au XIXe siècle et New York au XXe siècle
comme capitale de la mondialisation. De l'autre, le déclin du Japon et de l'Europe, enfermés dans la
déflation, le chômage de masse, le surendettement (200 % du PIB pour le Japon et 100 % pour l'Europe) et le
vieillissement de leur population.


Le miracle des "quatre modernisations" lancées par Deng Xiaoping en 1979 fut fondé sur le rétablissement
de la propriété privée et la conversion au marché, la production manufacturière pour le consommateur
américain et européen, et l'ouverture contrôlée des frontières. Dopées par la non-convertibilité et la sousévaluation
du yuan, les exportations chinoises (36 % du PIB) ont assis leur domination sur le commerce
international, supplantant l'Allemagne et favorisant l'accumulation de 2 400 milliards de dollars de réserves
de change.


Parallèlement, la Chine s'est imposée comme la deuxième destination pour les investissements directs (95
milliards de dollars) après les Etats-Unis, tant pour la compétitivité de ses sites de production que pour
l'accès à son marché, désormais en tête pour les ventes d'automobiles. Quatre entreprises chinoises
(PetroChina, Industrial and Commercial Bank of China, China Mobile et China Construction Bank) figurent
désormais dans les dix premiers groupes mondiaux. Le développement intensif a généré de forts
déséquilibres : entre le capital et le travail, comme entre régions et classes sociales (la caste des nouveaux
millionnaires et la constitution d'une classe moyenne de 300 millions de personnes dans les régions côtières
contrastant avec la misère des campagnes), sans oublier la formation de bulles spéculatives et la dévastation
de l'environnement.


La poursuite du développement reste ainsi soumise à des défis majeurs : le rééquilibrage du modèle
économique vers la consommation intérieure ; l'urbanisation et le vieillissement de la population ; le
rattrapage de la frontière technologique ; la lutte contre la corruption et la garantie d'une sécurité juridique
minimale ; la maîtrise des tensions entre la dynamique de la mondialisation et le nationalisme économique au
service d'une ambition impériale.


UN PAYS ÉMERGÉ
Force est de constater que le développement de la Chine témoigne d'une grande stabilité. La qualité du
pilotage macroéconomique ne peut manquer d'impressionner. Pour enrayer la menace d'une déflation
mondiale, Pékin a initié avec succès le plus vaste plan de relance de la planète, portant sur 40 % du PIB. Le
yuan s'est engagé dans une prudente réévaluation, et s'ouvre à des opérations internationales qui constituent
une première étape vers sa convertibilité. Surtout, alors que la reprise patine aux Etats-Unis, au Japon et en
Europe, la Chine a pris une avance décisive dans la conversion de son modèle. A la suite des mouvements de
grève, le salaire minimum a augmenté de près de 20 % en un an, tandis que se systématisent la couverture
maladie et la retraite. Les bilans des banques sont en cours de restructuration. La protection de
l'environnement est devenue prioritaire, associant la fermeture des installations obsolètes et la conquête d'une
position de leader dans les énergies renouvelables.


En bref, la Chine est un pays émergé et non plus un pays émergent. Le choc que représente sa fulgurante
ascension demeure à la fois sans précédent et sous-estimé. D'un point de vue économique, son avantage ne se
limite pas à la productivité du travail, mais porte aussi sur l'efficacité du capital et la qualité de la recherche.
D'un point de vue social, la réduction de la pauvreté au plan mondial s'accompagne de la déstabilisation des
classes moyennes et de la montée de l'exclusion dans les pays développés.


Du point de vue du développement, une pression croissante est mise sur l'accès aux sources d'énergie et aux
matières premières, expliquant les fusions géantes dans le secteur minier. D'un point de vue politique, la
Chine reste un pays totalitaire et un empire ayant une conception illimitée de sa souveraineté, adossé à un
investissement de défense de plus de 150 milliards de dollars par an. D'un point de vue stratégique, sa
prudence va de pair avec sa volonté d'un leadership global. D'un point de vue moral, Pékin entend
promouvoir un modèle de capitalisme d'Etat et de société contrôlée.


Pour toutes ces raisons, le défi chinois est très différent du miracle japonais, qui s'est déployé dans l'orbite
américaine et n'a jamais cherché à contester la suprématie de Washington. Face aux Etats-Unis, dont les
ambitions sont désormais démesurées par rapport à des moyens minés par leur addiction au crédit et leur
surexpansion militaire, face à une Europe impuissante et sans projet, à un Japon stagnant et de plus en plus
dépendant de son immense voisin, la Chine ne voit dans son statut de deuxième grand qu'une étape vers la
conquête du leadership mondial. Un leadership qu'elle a détenu jusqu'au XVIIIe siècle, mais qui prend une
tout autre signification à l'ère de l'histoire universelle et alors qu'elle persiste dans son refus d'acclimater la
liberté politique.

 

Source journal ou site Internet : Le Monde
Date : 31 août 2010
Auteur : Nicolas Baverez, économiste et historien

11:47 Écrit par HUMANITAS dans International | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : chine, europe, usa, économie, japon, crise(s), peur, développement, ocde, croissance | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

USA: Obama l'espace vide.....

L’administration Obama éprouve les pires difficultés à trouver le ton juste en matière de programmes spatiaux. L’euphorie des premiers hommes sur la Lune s’est évaporée, Apollo n’a pas eu de suite, la station spatiale internationale n’a pas trouvé de véritable raison d’être. Dans le même temps, de nouveaux prétendants sont apparus, notamment la Chine, et le leadership américain a commencé à être sérieusement contesté.

Cette situation est étonnante en même temps qu’inattendue.

 

http://www.lepoint.fr/content/system/media/2/20100415/2010-04-15T205842Z_01_APAE63E1M9W00_RTROPTP_2_OFRWR-ESPACE-USA-OBAMA-20100415.JPG


On comprend d’autant mieux que les Américains commencent à exprimer regrets et déception, et cela à en
dehors de tout clivage politique. D’autant que quelques-uns des esprits les plus critiques se trouvent dans le
camp des démocrates et ne peuvent être soupçonnés de vouloir s’en prendre indirectement au locataire actuel
de la Maison blanche. C’est, dans une large mesure, une question de fierté nationale et, en même temps, de
rang à tenir. S’y ajoutent des considérations économiques, le risque de perdre du terrain au plan des
technologies de pointe et, in fine, la perspective de dégâts irréparables au coeur de l’industrie spatiale.
Des voix influentes, très respectées, se font entendre depuis le renoncement au programme Constellation,
sorte d’Apollo revu et corrigé, qui s’annonçait tout à la fois peu ambitieux (toutes proportions gardées) et
excessivement coûteux. D’autant qu’il est politiquement délicat de promouvoir la conquête spatiale en ces
temps de récession, de rigueur et de contraintes budgétaires tous azimuts.


L’Aerospace Industries Association of America, AIA, s’en émeut. Et elle applique une méthode guère en
vogue en Europe, une grande pétition adressée aux élus, véhiculée par Internet, intitulée «Support America’s
Space Programs». Le texte, relativement court (1) rappelle bien involontairement l’époque où il était difficile
de «vendre» les budgets spatiaux à une opinion incrédule et à des politiciens peu intéressés par des
investissements à très long terme. Aucun d’eux ne pouvant espérer être réélu en proposant de soutenir une
exploration spatiale devant déboucher 20 ou 30 ans plus tard.


L’enjeu, du point de vue américain, est d’importance en même temps qu’il se prête à de solides envolées
lyriques. Les Etats-Unis sont encore les leaders incontestés du secteur spatial et se doivent logiquement de
maintenir cette suprématie. Ce n’est pas vraiment une question de moyens (ils sont disponibles) mais de
stratégie. Cela tout en prenant en compte des retombées économiques importantes, les bienfaits d’avancées
technologiques de premier plan et leurs innombrables retombées, y compris au plan politique. Et c’est bien là
que le bât blesse : pas de grand dessein, pas de défis majeurs à l’image de ce que fut l’homme sur la Lune,
rien d’exaltant qui pointe à l’horizon. Cela sans que l’on sache si c’est la seule NASA qui est en panne
d’imagination. La réalité est certainement complexe en même temps qu’elle est imparfaitement analysée.
On retrouve ainsi une faiblesse dont souffre précisément l’Europe. Les citoyens attendent des programmes
spatiaux une part de rêve, de beaux défis, de grands exploits et, de temps à autre, juste ce qu’il faut de grands
frissons. En d’autres termes, un autre Apollo, tout en superlatifs

 

http://accel7.mettre-put-idata.over-blog.com/2/11/57/93/Theme-3/00_Lune_USA.jpghttp://www.ovnis-usa.com/images/Projet_X-37_dans_l_espace.jpg


Ce sont précisément quelques grands anciens d’Apollo qui donnent de la voix en espérant susciter un
sursaut. Il s’agit principalement de Neil Armstrong, qui fut le premier astronaute à fouler le sol lunaire et
d’Eugene Cernan, le dernier homme à avoir marché sur la Lune (Apollo 17). Est également intervenu James
Lovell, rescapé d’Apollo 13, dont chaque apparition rappelle une histoire difficile vécue par des hommes
courageux, une aventure qui a ému l’opinion et, paradoxalement, a contribué à valoriser davantage la saga
Apollo.


Aujourd’hui, nombre de citoyens américains sont agacés par la tournure des événements. Le formidable
lanceur Saturn V n’a pas de successeur, la navette spatiale va bientôt prendre le chemin du musée, seuls les
Russes seront alors en mesure d’assurer la liaison avec la station. Ensuite, ce sera au secteur privé de prendre
du service, sur des bases commerciales. Et de quels objectifs parle-t-on pendant ce temps-là ? De NEO, Near
Earth Objects, astéroïdes parfois minuscules, qui devraient un jour recevoir la visite d’astronautes, certains
pas avant 2046. C’est-à-dire tout le contraire des aspirations des citoyens.


Nous serions américains, sans doute signerions-nous immédiatement la pétition de l’AIA. Entre-temps,
observateurs en même temps que partenaires de l’Amérique spatiale, nous nous devons d’exprimer
étonnement, incompréhension et déception.
(1) Action.aia-aerospace.org

 

Source IHEDN

ENJEUX DE LA DEFENSE - DOCTRINE -
CONCEPTS - MISSIONS
Les Etats-Unis à la recherche d’un souffle nouveau.
Source journal ou site Internet : Enjeux
Date : 1er septembre 2010

11:45 Écrit par HUMANITAS dans International | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : espace, obama, usa, apollo, chine, prospective, aia, nasa | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

31/08/2010

Sortie de crise en Corée du Sud, des idées à retenir...

Le retour du dragon

 

Avec une croissance économique au beau fixe et une industrie raflant les plus gros contrats du marché
mondial, la Corée du Sud a réussi sa sortie de crise.

 

http://www.geo.fr/var/geo/storage/images/voyages/guides-de-voyage/asie/coree-du-sud/106962-28-fre-FR/coree-du-sud_620x465.jpghttp://lesvillesdumonde.l.e.pic.centerblog.net/zvswgxtl.jpg


C'est une première : une société publique sud-coréenne vient de lancer une OPA hostile en Europe. Le 20 août,
le pétrolier Knoc a fondu sur Dana, compagnie basée à Aberdeen et présente en mer du Nord. L'affaire est mesurée
(2,2 milliards d'euros), mais met en lumière l'assurance de la nation qui préside le G20. Car si le pays du Matin calme
fait souvent la « une » au sujet des tensions avec son voisin du Nord, il se distingue en ce moment par sa vigueur
économique. La croissance est au beau fixe et ses industriels raflent les contrats. En janvier l'électricien public Kepco
emportait à la barbe d'Areva le contrat nucléaire d'Abu Dhabi. Hyundai est, lui, un sérieux candidat pour le futur train à
grande vitesse entre Rio et Sao Paulo avec son KTX-2 (dérivé... du TGV Alstom). Voilà quelques jours, l'armée russe,
qui veut se doter de navires de commandement, s'est dite intéressée par le Dokdo de Daewoo, refroidissant les espoirs
de DCNS et son Mistral. On pourrait également citer le succès persistant de Hyundai-Kia (automobile), LG (télécom,
électroménager) ou Doosan (infrastructures).


Et au plan macroéconomique ? Après 0,2 % de croissance en 2009, le FMI prédit 4,5 % cette année et 5 % en 2011. En
plein chaos mondial, les 48 millions de Sud-Coréens n'auront vécu qu'un trimestre de récession (fin 2008). Le chômage
(3,2 %) est revenu à son niveau d'avant crise et la dette (33 % du PIB) est une des plus faibles du monde. Bref, si sa
cote n'était si basse (il a perdu des élections locales en juin et vient de changer de Premier ministre), le chef de l'État
Lee Myung-bak, 68 ans (photo), ne pourrait que se réjouir. Celui qui se surnomme le « président de l'économie »
(certains préfèrent « 2 MB » pour « 2 mégabits », jeu de mot sur son nom coréen et ses supposées faibles capacités) a
une histoire qui se confond avec celle du pays. Ex-patron de la branche BTP de Huyndai (d'où un autre surnom le «
bulldozer »), il a vécu de l'intérieur le « Miracle du fleuve Han ». Après trente ans de colonisation japonaise, puis la
guerre civile, ce pays montagneux était exsangue. Le niveau de vie comparable à celui du Pakistan.

 

Sous une semidictature (la démocratie réelle ne date que de 1992), l'aspirant dragon soutenu par les États-Unis lance sa révolution industrielle en commençant par la sous-traitance à bas prix pour l'export avant de monter en gamme dans des domaines choisis : électronique, naval, équipements, automobile...

 

http://www.voyagesphotosmanu.com/Complet/images/climat_coree_du_sud.gif

 

Mariant dirigisme, nationalisme et libéralisme, cette période fut l'âge d'or des chaebols (Daewoo, Hyundai, Samsung...). Avant que la crise asiatique de 1997 ne révèle leurs tares : diversification insensée, opacité, endettement hors normes, prévarication... Le choc fut rude : faillites frauduleuses, éclatement, licenciements...

Les Occidentaux en profitent pour faire leurs emplettes (comme Renault Samsung ou GM Daewoo).

Pourtant, le pays a su repartir. Son modèle à l'allemande ou à la japonaise, fondé sur l'export, les investissements étrangers et un gros effort de R et D (3,2 % du PIB), vient de résister à la grande récession. Un fait d'autant plus remarquable que ses coûts salariaux ont rattrapé ceux des « vieux » pays riches. Qu'importe ! Alors qu'elle parachève un accord de libre-échange avec l'Europe, la Corée a assez d'aplomb pour l'envisager avec le Japon, et la Chine surtout. Lors du G20 à Séoul, les 11 et 12 novembre, il y aura des idées à prendre sur les bords du fleuve Han.


Pierre-Olivier Rouaud

 

Source IHEDN

Source journal ou site Internet : Enjeux
Date :30 août 2010
Auteur : Pierre Olivier Rouaud (usine nouvelle)

 

http://www.boursier.com/images/photos/l_coree-sud-bourse-seoul.jpghttp://static.seek-blog.com/i/large/usa-n-influencent-l-economie-coreenne-130126-1.jpg

 

Des chiffres et des Liens (Corée du Sud):

 

Nom : République de Corée
Capitale : Séoul
Habitants : Séoulien(ne)
Langue : Coréen
Monnaie : Won coréen


Population : 48 363 068 (est. mai 2010)
Structure : 16.2% (0-14 ans) | 72.7% (15-64 ans) | 11.1% (+ de 65 ans)
Sexe : Hommes (24 337 494) | Femmes (24 025 574)
Taux de natalité : 1.22 enfant par femme (le plus bas de l'OCDE en 2010)


PIB : 809.7 milliards de dollars (2009)
Croissance : 0.2% (2009) | +8.1% (T1 2010 vs. T1 2009)
PIB par habitant : 17 074 dollars (2009)
Taux de chômage : 3.2% (mai 2010)
Puissance économique : 15e (2009)

 

Histoire
Wikipédia
Histoire des relations entre France et Corée
Relations économiques franco-coréennes
Institutions Françaises
# Ambassade de France
# Chambre de commerce et d'industrie franco-coréenne (FKCCI)
# Conseillers du Commerce Extérieur
# Cercle des entrepreneurs francophones en Corée
# Sopexa
# Centre Culturel Français
# Lycée français
# Alliances françaises
# Associations des francophones en Corée
# Cercle franco-coréen

Institutions Coréennes
# Invest Korea
# Korea International Labour Foundation
# Korea International Trade Association
# Korea Trade Investment Promotion Agency
# Chambre de commerce et d'industrie coréenne

14:05 Écrit par HUMANITAS dans International | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : corée dusud, croissance, économie, libéralisme, libre-marché | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

26/08/2010

Quand l’Europe s’aplatit devant Al Qaîda

CES PAYS PAIENT DES RANÇONS SANS RECHIGNER


L’argent versé aux terroristes ne servira pas à faire du mécénat. Il ira vers l’achat d’armes, de bombes et financera les activités subversives.

 

http://lh3.ggpht.com/_onVdt24pCwM/S6FaVo9Hl2I/AAAAAAAAsuE/ROZiKBhD_8Q/s160-c/terrorisme%20au%20sahel.JPG


Madrid a payé la rançon aux terroristes. Pourtant, l’Espagne a été l’un des rares pays à avoir adhéré à la convention
internationale criminalisant le dialogue et le paiement de rançon aux terroristes. La libération de ses deux
ressortissants n’a été en fait que l’aboutissement d’un processus où se sont mêlés argent, concertations, et
intermédiaires clandestins. Selon des fuites organisées par des sources très proches de ce dossier, l’Etat
espagnol aurait répondu à toutes les exigences des terroristes, du paiement de la rançon à la libération de
l’auteur de l’enlèvement. C’est dire qu’entre les intentions affichées et la réalité, il y a loin...Désormais, on ne
peut plus reprocher quelque chose à l’Elysée puisque tous les gouvernements affichent une plate disponibilité
et une incroyable obéissance à Al Qaîda C’est clair, même les pays du Sahel qui se disent alliés de l’Algérie,
qui demeurera malgré tout sur sa position selon nos sources, font tout pour ne pas contrarier Al Qaîda.
L’épisode des otages espagnols vient de confirmer de façon flagrante que la série de réunions initiées par
l’Algérie en vue d’unifier les points de vue n’a pas abouti à cause des interférences et des égoïsmes qui se sont
manifestés récemment chez certains partenaires de l’Algérie.


Evidemment, l’argent versé aux terroristes ne servira pas à construire des écoles ou à faire du mécénat. Il ira
nécessairement vers l’achat d’armes, de bombes et financera toutes les activités subversives à même de
menacer la sécurité non seulement dans la région du Sahel mais également en Europe. La France et l’Espagne
justement, sont les pays les plus menacés par la nébuleuse d’Al Qaîda.


Comme prévu, les deux Espagnols retenus depuis près de neuf mois au Mali par un groupe affilié à la branche
maghrébine d’Al Qaîda, sont arrivés dans la nuit de lundi à mardi à Barcelone. L’information vient d’être
répercutée par de nombreuses agences de presse. Roque Pascual et Albert Vilalta, deux volontaires de l’ONG
catalane Accio Solidaria, enlevés le 29 novembre 2009 en Mauritanie alors qu’ils participaient à un convoi
humanitaire, sont arrivés à l’aéroport de Barcelone en provenance de Ouagadougou tard dans la nuit de lundi à
mardi. Les épouses des deux hommes, ainsi qu’un médecin, un psychologue et plusieurs fonctionnaires se
trouvaient à bord de l’avion spécial qui avait quitté Ouagadougou peu après 19h30 pour l’Espagne.


Auparavant, les médias apprenaient, depuis la capitale, malienne, la libération de l’auteur de l’enlèvement des
deux Espagnols, le Malien Omar Sid’Ahmed Ould Hamma, dit «Omar le Sahraoui» qui, selon le parquet de
Nouakchott, avait agi pour le compte d’Al Qaïda. Son retour au Mali était une des conditions des terroristes
pour la libération des deux otages espagnols. «Aujourd’hui est un jour de fête», s’est félicité le chef du
gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, dans une brève déclaration pour annoncer leur
libération sans pour cela faire bien sûr mention de la rançon dont plusieurs journaux ont affirmé le versement.
Al Qaïda a déclaré lundi avoir libéré les deux otages espagnols parce que certaines de ses revendications
avaient été satisfaites, sans préciser lesquelles, selon le quotidien
El Pais qui cite un message enregistré du groupe. C’est «une très bonne nouvelle» qui met fin à une action
terroriste qui n’aurait jamais dû se produire, avait souligné M.Zapatero avant de «remercier les différents
gouvernements, surtout ceux de la zone où s’est produite cette prise d’otage». Toujours concernant cette
affaire, les quotidiens espagnols El Mundo et ABC ont affirmé que le processus de libération des deux
Catalans ne s’est enclenché qu’après l’extradition d’Omar le Sahraoui et bien sûr le versement d’une rançon.
Dans ce contexte, il y a lieu de souligner que l’Exécutif avait nié farouchement en mars le versement d’une
rançon lors de la libération d’Alicia Gamez, autre volontaire d’Accio Solidaria, capturée en même temps que
ses deux collègues et qui fut libérée le mois de mars de l’année en cours.

 

http://www.lejourdalgerie.com/Editions/240210/une/Lejour2.jpg

 

Dans un enregistrement Al Qaîda s’est bien montrée comme une organisation victorieuse en estimant que la
libération des deux otages espagnols constitue une «leçon adressée aux services secrets français», relativement
à l’échec du raid franco-mauritanien où l’otage français fut tué dans des circonstances encore obscures A
propos, cette initiative avait vivement inquiété le gouvernement espagnol sur le sort de ses deux ressortissants
restés séquestrés au nord du Mali par les sbires de Mokhtar Ben Mokhtar.

 

Source IHEDN

Menaces :
Source journal ou site Internet : L’Expression
Date : 25 août 2010
Auteur : Ikram Ghioua

08:55 Écrit par HUMANITAS dans International | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : maghreb, terrorisme, europe, rançon, espionnage, espagne, al qaeda, algérie | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

24/08/2010

L'Iran s'enrichie de l'arme nucléaire....

Ahmadinejad : L’Iran est prêt à défendre les pays du Golfe


L’Iran a procédé au tir d’essai du missile sol-sol Qiam, a annoncé hier le ministre de la Défense
Ahmad Vahidi. L’Iran dispose actuellement de dizaines de missiles de moyenne portée
(2 000 km) et travaille activement à développer sa capacité balistique. Vahid Reza Alaei/AFP
Conflit Le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, s’est dit prêt hier à défendre la souveraineté
et l’indépendance des pays du Golfe contre toute agression extérieure. Selon lui, les
menaces israéliennes et américaines contre son pays visent à créer des dissensions entre l’Iran
et ses voisins.
Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a affirmé hier que son pays est prêt à défendre la
souveraineté et l'indépendance des pays du Golfe en cas d'une éventuelle attaque contre la région.
M. Ahmadinejad a fait cette déclaration à l'issue d'une rencontre avec le Premier ministre
du Qatar, cheikh Hamad ben Jassim ben Jaber al-Thani, qui effectue une visite dans la
République islamique. Le président iranien a par ailleurs appelé les pays du Golfe à renforcer
leurs relations pour contrer toute « zizanie fomentée par des pays étrangers contre la nation islamique
».

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Sur un autre plan, Mahmoud Ahmadinejad a affirmé dans une interview publiée hier au Japon
que l'Iran est prêt à reprendre sans conditions les pourparlers avec les grandes puissances sur
un projet d'échange de combustible. Téhéran reprendrait volontiers fin août ou début septembre
ces entretiens avec les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU et
l'Allemagne, a déclaré le dirigeant iranien au journal Yomiuri Shimbun. Mercredi, l'ayatollah
Ali Khamenei, guide suprême de l'Iran, affirmait toutefois que la République islamique ne
mènerait pas de pourparlers avec les États-Unis sur son programme nucléaire si les sanctions
et les menaces militaires pesant sur elles n'étaient pas levées
« Nous promettons de cesser d'enrichir de l'uranium à 20 % si nous avons la garantie d'une
fourniture de combustible », a affirmé M. Ahmadinejad dans son interview publiée en japonais.
Mais selon le Yomiuri, le président iranien a rejeté les appels qui sont lancés à Téhéran
pour qu'il cesse tout enrichissement d'uranium, y compris sa production d'uranium faiblement
enrichi. En ce qui concerne les sanctions du Conseil de sécurité de l'ONU, il affirme qu'elles
n'affecteront pas l'économie iranienne et que « l'échec de la résolution (de l'ONU) deviendra
évident dans les six à sept mois ».
Parallèlement, le chef du programme nucléaire iranien Ali Akbar Salehi a affirmé hier que son
pays poursuivrait ses activités controversées d'enrichissement d'uranium de façon à pouvoir
alimenter la centrale nucléaire de Bouchehr, dont le lancement est prévu aujourd'hui. Selon
lui, le contrat avec la Russie ne stipule pas que Téhéran doit toujours acheter du combustible à
Moscou.

 

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De son côté, le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Riabkov, a déclaré hier
que la centrale nucléaire construite par les Russes en Iran sera utilisée uniquement à des fins
civiles et cela est « garanti à 100 % ». Selon lui, le fait que la Russie ait délivré le combustible
pour la centrale (...) montre que toutes les règles de non-prolifération sont appliquées à la centrale.
D'autre part, les États-Unis ont persuadé Israël qu'il faudrait un an ou plus à l'Iran pour
construire une arme nucléaire, atténuant l'éventualité d'une frappe préventive contre les installations
nucléaires iraniennes, a rapporté le New York Times, citant des responsables. « Nous
pensons qu'ils en ont environ pour un an » au mieux, a estimé le principal conseiller du président
Barack Obama sur les questions nucléaires, Gary Samore, cité par le quotidien. M. Samore
a indiqué que les États-Unis pensent que les inspecteurs internationaux détecteraient en
quelques semaines toute action iranienne en ce sens, laissant largement assez de temps aux
États-Unis et à Israël pour élaborer une réaction.


Dans ce contexte tendu, le ministre de la Défense Ahmad Vahidi a annoncé hier que l'Iran a
procédé au tir d'essai du missile sol-sol Qiam, sans préciser la date du lancement. La télévision
d'État a montré des images du tir à partir d'un terrain désert du missile Qiam avec l'inscription
« Ya Mahdi », en allusion au 12e imam disparu selon la tradition chiite. Aucune précision
n'a été donnée sur la portée du missile.
Enfin, la Corée du Sud tiendra bientôt des pourparlers séparés avec les États-Unis et l'Iran,
que Séoul s'efforce de ménager tous deux sur fond de sanctions visant le programme nucléaire
de Téhéran, a indiqué hier une source gouvernementale sud-coréenne.

 

Source IHEDN

Source journal ou site Internet : L’Orient le
Jour
Date : 21 août 2010

 

 

l'Iran n'enrichira pas "éternellement" l'uranium à 20%

BOUCHEHR (Iran) - L'Iran n'a pas l'intention de poursuivre "éternellement" l'enrichissement
d'uranium à 20%, qu'il se limitera à produire "en fonction de ses besoins", a réaffirmé samedi
le chef du programme nucléaire iranien Ali Akbar Salehi.
Il a également indiqué que l'Iran avait signé un accord avec la Russie pour l'achat de radioisotopes.
"Nous n'avons pas l'intention de convertir tout notre uranium en uranium enrichi à 20%", a
déclaré M. Salehi interrogé lors d'une conférence de presse à l'occasion du lancement de la
centrale nucléaire de Bouchehr (sud).

L'Iran a ravivé les craintes internationales sur la finalité de son programme nucléaire
controversé en lançant en février la production d'uranium enrichi à 20%, dont il dit avoir
besoin pour son réacteur de recherche de Téhéran.
Le Conseil de sécurité de l'ONU a condamné Téhéran à plusieurs reprises depuis 2006 pour
son refus notamment de suspendre l'enrichissement d'uranium.
"Nous n'avions pas l'intention d'enrichir de l'uranium à 20% mais nous n'avons pas reçu de
réponse positive" des Occidentaux sur la demande iranienne de combustible pour le réacteur
de Téhéran, a réaffirmé M. Salehi dans une allusion à l'échec des négociations sur ce sujet
avec les grandes puissances à l'automne 2009.
"C'est pour cela que nous nous sommes embarqués dans cette activité. Mais nous n'avons
aucune intention de produire éternellement de l'uranium enrichi à 20%, nous ne le ferons
qu'en fonction de nos besoins", a-t-il ajouté.
http://medias.lepost.fr/ill/2010/06/10/h-20-2107815-1276168484.jpg

M. Salehi a en revanche affirmé que Téhéran continuerait, en dépit des résolutions de l'ONU,
à produire de l'uranium faiblement enrichi à 3,5% pour répondre aux besoins futurs en
combustible de la centrale de Bouchehr et des autres installations nucléaires iraniennes.
Il a rappelé que l'Iran prévoyait la construction d'une troisième usine d'enrichissement, qui
"pourrait débuter l'année prochaine (ndlr: après le nouvel an iranien en mars 2011) si le
président le décide".
"Mais il n'y a encore aucune décision définitive (...), nous avançons lentement et patiemment"
sur cette question qui constitue l'un des principaux points de friction avec la communauté
internationale, a-t-il conclu.

M. Salehi a également déclaré à l'agence Mehr que l'Iran avait signé samedi un accord avec la
Russie pour l'achat "autant que besoin" de radio-isotopes. Il a ajouté que de tels isotopes
seraient également produits par le réacteur de Téhéran.
Menaces :
Source journal ou site Internet : Romandie
News

http://lewebpedagogique.com/rigaudolivier/files/2010/02/nucleaireproliferation1.jpg

 
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