Avertir le modérateur

11/09/2010

Al Qaîda, parmi les méthodes de financement, l'extorsion

Les camions chargés de nourriture transitant de Syrie vers Baghdad se voient prélever une taxe de 200 dollars.

 

http://echogeo.revues.org/docannexe/image/11405/img-1.png

 

Chantage, extorsions et crime organisé: Al Qaîda verse de plus en plus dans ces méthodes pour financer ses activités, les hommes d’affaires payant le prix fort de ces intimidations, selon des officiers irakiens et américains basés dans le nord de l’Irak. En dépit de la baisse des attaques à Mossoul et dans la province de Ninive, et malgré le déclin du trafic d’armes via la frontière avec la Syrie, menaces et coercition demeurent monnaie courante dans cette région.

Tout le monde paie, et personne n’objecte ni ne diffère (le paiement) parce que leurs véhicules seront saisis et leur boutique fermée jusqu’à ce qu’ils versent l’argent, affirme Abdoullah Ahmed Ali, qui possède un étal dans le centre de Mossoul.


Ainsi, les camions chargés de nourriture transitant de Syrie vers Baghdad se voient prélever une taxe de 200 dollars, les véhicules plus petits autour de 100 dollars.


Refuser n’est pas une option, résume M.Ali, 44 ans.
Ceux qui refusent de payer finissent comme Abou Mohammed, un commerçant qui, selon lui, n’aurait pas consenti à verser l’argent exigé par l’Etat islamique d’Irak (ISI), branche locale d’Al Qaîda. On l’a retrouvé mort, abattu. De tels récits sur des intimidations sont légion à Mossoul, carrefour commercial depuis des siècles mais désormais connu pour être un point central de la contrebande.

 

http://a6.idata.over-blog.com/468x312/2/31/53/61/Mes-images-3/french-in-afganistan-1.jpg

 

Parmi les méthodes d’Al Qaîda figure l’extorsion. Ils y ont recours parce que des trafics d’explosifs et d’armes ont été stoppés, dit le capitaine Keith Benoît, qui effectue des patrouilles conjointes avec les Irakiens et des soldats peshmergas kurdes dans la région de Ninive. La police irakienne confirme le recours de l’ISI à l’extorsion. Soit ils collectent des impôts par la force, soit ils reçoivent de l’aide en provenance (d’autres) pays pour financer leurs attaques, explique le colonel Hamed Abdallah, qui travaille pour une force mixte rattachée à la base américaine de Marez, à la périphérie de Mossoul.


Selon les Américains, les attaques ont considérablement baissé à Ninive: 24 explosions de bombes ont été signalées entre février et avril contre six lors des trois mois suivants.
Les violences à Mossoul ont aussi chuté, selon l’Irak Body Count, même si la ville demeure, selon l’ONG britannique, plus dangereuse que Baghdad. L’ISI est en train de devenir une organisation complètement criminelle, motivée par l’argent et avec une idéologie et un objectif très vagues, souligne le colonel Charles Sexton, commandant de la 2e brigade, 3e division d’infanterie sur la base de Marez. Leur premier objectif est de gagner de l’argent pour leurs chefs et subordonnés.


Le 27 juillet, durant une patrouille au marché de Maaj à Mossoul, des commerçants se sont plaints d’extorsion au commandant de la 3e division de la police fédérale, le général Mohammed Latif, raconte le colonel Dan Reid. Le général Latif a dit aux commerçants:


«Appelez-moi directement si quelqu’un essaie de vous extorquer de l’argent, car cet argent sert à financer le crime organisé ou les activités terroristes».


Il a reçu quelques coups de téléphone, un peu plus d’informations, mais il n’y a pas eu de grosse capture, pour l’instant, note-t-il.
Selon le colonel Reid, à la tête d’une équipe de conseillers militaires, la coopération entre les différents organes de sécurité à Mossoul est pauvre et cela entrave les efforts pour juguler le crime.
Personne ne fait confiance à personne ici, poursuit-il. Propriétaire d’un générateur qui alimente un quartier de Mossoul, Amin Jamil Ahmad explique qu’il doit payer 50 dollars par mois aux insurgés se réclamant de l’ISI. Les responsables locaux savent très bien ce qui se passe, souligne cet homme de 37 ans.


«Si l’on avait une sécurité forte et un bon renseignement, ils pourraient les arrêter. Là personne ne refuse. Tout le monde paie».

 

Source IHEDN

RENSEIGNEMENTS EXTERIEURS - INTERIEURS - INTELLIGENCE ECONOMIQUE
LES OFFICIERS AMÉRICAINS EN IRAK SONT FORMELS
Al Qaîda finance ses attaques par l’extorsion
Source journal ou site Internet : L’Expression
Date : 8 septembre 2010
Auteur : RI

06/09/2010

La Serbie reconnaitrait le Kosovo, pour une entrée dans l'UE

Belgrade serait prête à reconnaître le Kosovo

 

Après des années de blocage, le gouvernement serbe, soucieux de voir s'ouvrir les portes de l'UE,
semble disposée à accepter l'indépendance de son ancienne province, révèle le quotidien croate Novi
List. D'autant que les conditions posées pour ce faire ne sont pas impossibles à satisfaire.La province du
Kosovo s'est déclarée indépendante le 17 février 2008.

 

http://pedagogie.collegemv.qc.ca/artsetlettres/actualitesinter/UserFiles/Image/yougoslavie-3Map.GIF


Le Président de la Serbie, Boris Tadic, serait prêt à reconnaître le Kosovo à condition d'obtenir la
souveraineté sur les monastères orthodoxes serbes [situés au Kosovo], un statut particulier pour les Serbes
vivant au Sud du fleuve Ibar* ainsi que la reconnaissance de facto du statut quo au Nord du Kosovo,
apprend-on en exclusivité auprès de sources diplomatiques serbes.


C'est le premier indice montrant que les autorités de Belgrade seraient disposées à résoudre, une fois pour
toutes et de manière durable, un problème qui a hypothéqué jusqu'à présent la pleine intégration de la Serbie
dans la communauté internationale en général et dans l'Union européenne en particulier. Une position
devenue intenable depuis que la Cour Internationale de la justice de La Haye rendu un avis selon lequel la
proclamation de l'indépendance du Kosovo n'avait pas violé la loi internationale. Bien qu'on ait déjà pu
entendre ici ou là que Belgrade serait prêt à un compromis, aucun responsable politique serbe n'a laissé
transparaître, même pour la forme, jusqu'à présent que la reconnaissance du Kosovo soit d'actualité.
Cependant, à la veille du débat sur Kosovo devant l'Assemblé générale de l'ONU qui aura lieu à la miseptembre,
il est évident que la Serbie est en train d'envoyer de nouveaux signaux, au contenu complètement
inédit.


D'autant plus que les trois conditions exigées ne sont pas impossibles à satisfaire. La demande sur les
monastères orthodoxes pourrait être satisfaite sans grand problème, ces lieux saints étant sous la protection
des forces internationales depuis 1999 et pratiquement inaccessibles aux autorités et à la population
albanaises. Le modèle de l'exterritorialité existe bel et bien en Grèce. Le mont Athos, un des centres de la
spiritualité orthodoxe, où se trouve le plus sacré des monastères serbes, Hilendar, bénéficie de ce statut.
Un statut spécial pour les Serbes vivant au Sud de l'Ibar a été déjà prévu par le plan d'Ahtisaari [du nom de
Martti Ahtisaari, envoyé spécial de l'ONU et ancien président de la Finlande] qui a servi de fondement à la
proclamation de l'indépendance du Kosovo, boycottée par les Serbes. Cependant, certains représentants
politiques des Serbes vivant dans les enclaves situées dans la partie sud du Kosovo ont pris la conscience de
la nécessité d'une coexistence avec la majorité albanaise, car c'est la seule façon de continuer à y vivre. C'est
la raison pour laquelle ils ont laissé entendre qu'ils seraient prêts à accepter, avec l'appui de Belgrade, les
garanties données par le plan Ahtisaari. Même en Serbie, on est de plus en plus conscient que les enclaves
serbes au centre et au sud du Kosovo n'ont pas d'avenir si un mode de coexistence n'est pas trouvé avec la
population majoritaire. Pristina a de son côté compris que le Kosovo gagnerait en crédibilité sur le plan
international en insistant sur le respect des droits accordés à la minorité serbe, voire en les élargissant.
La troisième condition posée par Tadic pourrait s'avérer la plus difficile à remplir. Car "la reconnaissance de
facto du statu quo" risque d'être interprétée comme une acceptation du partage du Kosovo, sa partie Nord
étant déjà séparée du reste du pays, politiquement et territorialement, et il est souvent impossible de passer
d'une partie à l'autre. dans cette partie, à la différence du sud de l'Ibar, les Serbes sont homogènes et
disposent d'une écrasante majorité.


Toutefois, même ce problème pourrait être résolu si Belgrade et Pristina font preuve de suffisamment
d'intelligence. C'est dans l'intérêt de la Serbie d'en finir une fois pour toutes avec ce problème afin de mettre
toute l'énergie de ses dirigeants au service de l'adhésion à l'UE. Quant au Kosovo, il souhaite certes sortir du
statut mortifère d'Etat inachevé et devenir un membre à part entière de la communauté intérnationale.
Pristina devra aussi comprendre que le Nord du Kosovo ne pourra jamais ressembler au reste du pays,
puisque la majorité serbe ne pourra tout simplement pas disparaître. En ce qui concerne Belgrade, après l'avis
rendu par la CIJ, les autorités serbes ont réalisé qu'elles sont arrivées au bout de leur politique de blocage et
qu'une adhésion à l'UE ne peut se faire sans une solution durable pour le Kosovo.


L'intérêt est donc réciproque et il ne manque plus qu'à trouver les termes adéquats pour habiller
l'arrangement qui se profile. "Il s'agit moins désormais d'une question de fond que de forme", a confirmé
notre source à Belgrade.


Note :*La partie située à l'extrême nor du Kosovo englobe trois municiopalités et héberge 50 000 habitants,
Serbes pour la plupart. La ville de Mitrovica,traversée par la rivière Ibar, est divisée en deux : une partie
serbe, l'autre albanaise. Le reste du Kosovo est majoritairement peuplé d'Albanais, avec ici et là des poches
de population serbes.

 

Source IHEDN

RELATIONS INTERNATIONALES - EUROPE DE LA DEFENSE - OTAN :

Source journal ou site Internet : Novi List
Date : 3 septembre 2010
Auteur :?

11:12 Écrit par HUMANITAS dans International | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : serbie, kosovo, europe, ue, boris tadic | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

04/09/2010

"L’Union européenne se meurt" par Charles Kupchan !

L’arrêt de mort de l’UE, prononcé par le politologue américain Charles Kupchan, suscite des réactions en Europe. La gestion de la crise de l’euro, démontre que, malgré les difficultés, l’intégration se poursuit bel et bien, note Il Sole 24 Ore.

 

http://www.defrancisation.com/photos/immigration/demographie-europe.png

 

N’enterrez pas si vite l’UE

Cliquez les très nombreux lien de couleur gris pâle (infos détailées)

 

Le 13 mai dernier, à Aix-la-Chapelle, la chancelière allemande Angela Merkel a exposé sous un jour
nouveau sa vision de l'Europe lors de la remise du Prix Charlemagne au Premier ministre polonais Donald
Tusk, en plein tsunami économique et financier grec.

 

"La crise de l'euro" – a-t-elle souligné – "n'est pas une
crise comme les autres. Il s'agit de la plus grande épreuve pour l'Europe depuis la signature du Traité de
Rome en 1957. C’est une épreuve existentielle. Si nous échouons, les conséquences seront incalculables. Si
nous parvenons à vaincre la crise, l'Europe en sortira plus forte que jamais."


Ces propos étaient si inattendus que la presse internationale a été littéralement prise de court. "Si nous
voulons surmonter la crise", a ajouté la chancelière allemande, "nous devons faire face aux défis réels avec
plus d’efficacité, en tirer les conséquences juridiques nécessaires et unifier plus que jamais notre politique
économique et financière. Nous devons également prendre des initiatives au-delà de la sphère économique,
en créant par exemple une armée européenne. Enfin, nous devons défendre nos principes et nos valeurs, à
savoir la démocratie, la protection des droits de l’homme et la croissance durable".

 

Y a t-il un médecin pour réanimer l'Union ?

Le repli sur soi affiché par les pays membres depuis le dernier élargissement menace l’existence même de l’Union. Faute de leaders d’envergure et d'ambition, elle pourrait tout simplement disparaître, affirme un ancien conseiller de Bill Clinton. Extraits. cliquez l'image ou le lien ci-dessous du prof

 

Malgré les tensions, une gouvernance économique se met en place
À la lumière des propos d’Angela Merkel, l'analyse du professeur américain Charles Kupchan, qui annonce
la fin de l’intégration européenne,
démontre à quel point il est difficile, et pas uniquement outre-Atlantique,
de comprendre l’Europe en profondeur. Bien que cet arrêt de mort, prononcé depuis un pays, les Etats-Unis,
en proie à une crise si violente qu’il a perdu toute notion d’identité et de futur, semble provocatrice, l'Europe,
dont les contours sont encore très vagues, demeure depuis sa création, un navire sans destination précise.
Le centre du pouvoir s’est déplacé de Bruxelles à Berlin à cause de la crise. Pour mesurer pleinement
l'influence que l’Allemagne a exercée dans cette affaire, il est nécessaire de partir du communiqué du
Conseil européen du 11 février 2010
(en pdf). À cette date, la crise grecque bat son plein et les appels se multiplient
pour que les pays économiquement plus forts manifestent leur solidarité envers Athènes. Le mot "solidarité"
n’apparaît cependant pas dans le communiqué. Herman Van Rompuy, tout juste investi président du Conseil
européen, soutient la position de Berlin, qui souligne les responsabilités de la Grèce et reconnaît la
participation de tous les pays en raison de leur intérêt à la solidité de l'euro. Ce jour-là, la rhétorique
européenne change : la solidarité commune cède le pas à l’intérêt national.


Entre le Conseil de février et celui qui s’est réuni fin mars, Angela Merkel assume l'initiative européenne,
mettant totalement en marge le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, et même
Herman Van Rompuy. Les décisions du Conseil européen sont prises entre Paris et Berlin de concert avec le
président de la Banque centrale européenne
, Jean-Claude Trichet, qui joue un rôle intermédiaire crucial.
Malgré le face-à-face tendu qui les oppose, les deux capitales semblent toutefois être sur la voie d'une
coopération et d’une gouvernance économique de l'euro.


Tous les pays européens se rapprochent du modèle allemand
En avril, la lenteur des décisions européennes, dénoncée à maintes reprises par Trichet, laisse le champ libre
aux marchés financiers, persuadés que l'engagement politique de Berlin à l’égard de l'Europe est de plus en
plus faible et que la solidarité est irrémédiablement sur le point de se rompre. Il s'agira là d'une erreur
d'évaluation. Les décisions prises au début du mois de mai permettent de créer une structure d'aide commune
[le mécanisme de stabilisation] qui freinera la crise grecque. L’euro constitue "la pierre angulaire de la
construction européenne", a déclaré Angela Merkel. "Son échec entraînerait des conséquences désastreuses
pour l’Europe."


L’euro apporte d’ailleurs des avantages non négligeables à l'Allemagne. Tous les pays européens se
rapprochent du modèle économique allemand : plus grande discipline fiscale, réformes structurelles
permettant d’ajuster les différences de compétitivité, création d'un mécanisme de résolution des crises et
renforcement de la coordination économique. Ces éléments sont du reste à l’ordre de la "Task force" sur la
gouvernance économique dirigée par Herman Van Rompuy
qui présentera ses résultats dans les prochains
mois.


Au mois de juillet, le Conseil européen a trouvé un accord sur le service diplomatique commun et a opté
pour que certaines formes de gestion des crises économiques deviennent permanentes. En outre, une
nouvelle stratégie pour le marché intérieur a été développée par Mario Monti
et de nouveaux projets
devraient concerner le budget commun.


La crise et ses conséquences ont donc montré aux pays européens un nouveau visage de la mondialisation.
Les Etats, qui ont compris les vertus et les devoirs de l'euro, redéfinissent à présent les intérêts communs.
Nous aurons vraisemblablement besoin de nouveaux traités européens, comme l’a suggéré Angela Merkel, et
de nouvelles perspectives pour la politique. Si la crise n'a pas marqué, comme l’affirme Charles Kupchan, la
fin du temps de l'Europe, elle a cependant probablement renversé le sablier.


Réactions
Quatre recettes pour des temps difficiles
L’article de Charles Kupchan a paradoxalement eu l’effet de provoquer une vague de fierté et d’optimisme
auprès des analystes européens. Quatre d’entre eux, interrogés par Il Sole 24 Ore , admettent que l’Europe
traverse des difficultés, mais qu'elle n’est pas finie pour autant. Selon Marta Dassù, de l’Aspen Institute, les
problèmes de gouvernance de l’UE sont dûs au fait que l’UE "n’est plus un rève, mais une réalité", et la clé
de cette crise réside dans la gestion des déséquilibres provoqués par le poids croissant de l’Allemagne.
L’économiste Franco Bruni estime quant à lui que "la voie de la reprise commence par les réformes
financières. Les politiques budgétaires auxquelles travaille l’UE devraient provoquer plus de cohésion".
Daniel Gros, directeur du Centre for European Policy Studies, suggère que "la reprise doit venir des Etats
membres" et qu’elle "arrivera quand les électeurs réaliseront que le temps du changement est venu". Quant à
Stefano Micossi, professeur au Collège d’Europe de Bruges, il affirme que "la faiblesse actuelle de l’Europe
est représentée par le couple Barroso-Van Rompuy" et qu’elle "manque de leaders internationaux et de
boussole". Malgré cela, "la réaction contre le risque de défaut de paiement de ses membres ont prouvé que,
malgré l’absence d’un chauffeur, un virage a été amorcé".

 

Bon alors qu'en pensent les libéraux, les fédéralistes...??

 

Source IHEDN
Source journal ou site Internet : Il Sole 24 Ore
Date : 3 septembre 2010
Auteur : Carlo Bastasin (traduction Presseurop)

17:02 Écrit par HUMANITAS dans International | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe, ue, euro, crise(s), kupchan, allemagne, diplomatie | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

Paixpotage au Proche-Orient!

Quel dialogue au Proche-Orient?

 

Les pourparlers de paix israélo-palestiniens reprennent officiellement jeudi. Après vingt mois de suspension,
le moment est symbolique. Pour marquer le coup, Barack Obama, qui - certes il y a longtemps - avait fait du
dossier sa priorité en matière de politique étrangère, a convié le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou,
et le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, à un dîner à la Maison blanche mercredi
soir. Sur la liste des invités, figurent aussi le président égyptien, Hosni Moubarak, et le roi Abdallah II de
Jordanie, qui oeuvrent depuis de longs mois pour la reprise des discussions. Attendue de longue date, cette reprise
des discussions suscite l'optimisme: les Etats-Unis, puis le Quartette pour le Proche-Orient (UE, Etats-
Unis, Russie, ONU) espèrent un accord de paix d'ici à un an.

 

http://www.cequilfautdetruire.org/IMG/jpg/caritte-israel-palestine.jpghttp://www.rtbf.be/info/sites/rtbf-info/files/imagecache/DetailImage/node_images/photo_1282280581156-1-0.jpg


Discuter, c'est bien. Reste à savoir de quoi, tant chacun est resté, ces derniers mois, campé sur ses positions.
Le contexte est pour le moins compliqué. A quelques heures de la reprise officielle des discussions, quatre
Israéliens ont été tués dans une fusillade près d'Hébron, en Cisjordanie. L'attaque a été revendiquée par les
Brigades al-Qassam, la branche armée du Hamas. Cet attentat, le plus meurtrier en Cisjordanie depuis quatre
ans, pourrait peser sur les négociations. Consciente de la fragilité du processus, la Maison blanche a
d'ailleurs jugé mardi qu'il était "crucial que les parties persévèrent et continuent à aller de l'avant". Mais dès
son arrivée sur le sol américain, Benjamin Netanyahou a estimé, par la voix de son porte-parole, que cette attaque
montrait bien qu'Israël ne devait faire "aucun compromis" en matière de sécurité. Le Premier ministre
palestinien, Salam Fayyad, s'est lui empressé de condamné cet attentat "contraire aux intérêts palestiniens",
histoire de calmer le jeu.


Le Hamas, grand absent
Problème, le Hamas, lui, s'est dit satisfait, estimant que cet attentat était "une réponse naturelle aux crimes
de l'occupation" israélienne de la Cisjordanie. Et c'est bien là l'une des premières difficultés. Au pouvoir
dans la bande de Gaza depuis juin 2007 - soumise depuis au blocus israélien -, le mouvement radical ne participe
pas au processus de paix. Quels que soient les résultats des pourparlers - si tant est qu'il y en ait - ils ne
concerneront qu'une partie du territoire palestinien, la Cisjordanie. Tout résultat sera d'autant plus fragile que
Mahmoud Abbas n'a plus de légitimité électorale dans les Territoires depuis début 2009. Quant à Benjamin
Netanyahou, sa coalition hétéroclite, au sein de laquelle on entend bien souvent les extrêmes, le contraint à
un exercice d'équilibriste risqué.


Au-delà de ces considérations, figurent bien sûr les problèmes de fond: les frontières, les réfugiés, le statut de
Jérusalem. Mahmoud Abbas conditionne notamment tout progrès à l'arrêt de la colonisation israélienne en
Cisjordanie. Pour l'heure, les Etats-Unis et le Quartette ont mis ce problème entre parenthèse, en faisant débuter
les pourparlers avant le 26 septembre, date à laquelle prend fin le moratoire de dix mois fixé par Israël
sur son programme de colonisation en Cisjordanie. Mais que se passera-t-il après? Les alliés de Netanyahou
lui ont d'ores et déjà fait savoir que sur ce point, ils ne cèderaient rien.

 

http://www.info-palestine.net/IMG/jpg/MD_proche_orient_1914.jpg

 

Netanyahou veut la reconnaissance de "l'Etat juif"
Autre problème: les conditions à la création d'un Etat palestinien posées par Israël, à savoir notamment sa démilitarisation.
Mais comment désarmer le Hamas? En mai dernier, Benjamin Netanyahou a fixé une autre
condition: tout partenaire palestinien devra accepter "la reconnaissance de l'Etat juif" . Une petite phrase
plutôt passée inaperçue mais qui est lourde de sens puisqu'il s'agirait, pour les Palestiniens, de reconnaître
non seulement Israël mais aussi sa religiosité. Et puis, le dirigeant israélien le dit lui-même, cela impliquerait
par ailleurs "que la question des réfugiés palestiniens soit résolue en dehors des frontières d'Israël". Enfin,
une telle reconnaissance poserait la question du sort réservé aux Arabes israéliens, qui représentent tout de
même près de 20% de la population.


Dans un tel contexte, certains n'ont pas caché leur pessimisme, à l'image de Yossi Beilin, artisan des accords
d'Oslo de 1993. . "Il n'y a aucune chance pour que d'ici à un an - ou deux, ou trois -, on puisse signer pour
la paix", a-t-il récemment déclaré. Reste peut-être une piste évoquée par Ehoud Barak mercredi dans les colonnes
du quotidien israélien Haaretz . Le ministre de la Défense suggère un plan de paix dans lequel figurerait
la partition de Jérusalem. "Jérusalem-Ouest et 12 quartiers juifs qui abritent 200.000 habitants seraient
à nous. Les quartiers arabes dans lesquels vivent près d'un quart de million de Palestiniens seraient à eux",
précise-t-il, évoquant "un régime spécial basé sur des arrangements convenus [entre les parties] dans la
Vieille ville, le mont des Oliviers et la Ville de David".

 

 

 


Mais dans ce scénario, plusieurs inconnues demeurent. Que recouvrent, par exemple, les 12 quartiers évoqués
par Ehoud Barak? Par ailleurs, Benjamin Netanyahou ne s'est jamais montré très enthousiaste à l'idée
d'une partition de la Ville sainte. Ses alliés, encore moins. Les propositions du travailliste rappellent celles
formulées par l'ancien Premier ministre israélien, Ehoud Olmert, il y a près de deux ans, lors de discussions
avec Mahmoud Abbas qui s'étaient soldées… par un échec. Barack Obama, qui s'est engagé personnellement
dans ce dossier, entend tout faire pour éviter un nouvel échec, qui entamerait sa crédibilité sur la scène internationale.
Déjà fragilisé sur le sol américain à deux mois d'élections cruciales, le président américain ne souhaite
pas prendre le risque d'un rendez-vous sans lendemain. Reste à voir si cela sera suffisant.

 

Source journal ou site Internet : JDD
Date : 1er septembre 2010

08:51 Écrit par HUMANITAS dans International | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : proche-orient, israël, palestine, netanyahou, onu, usa, europe, abbas, russie, obama | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

03/09/2010

Mossad...

Israël.

Un ex-chef des services secrets israéliens ouvre ses dossiers.

 

http://4.bp.blogspot.com/_59-4lYwoho0/SLLCTpcFtFI/AAAAAAAAAnU/a4ORhQQv0ZU/s320/Mossad_seal.png

 

Dans les papiers du Mossad


Rencontre, à Tel-Aviv, avec Dany Yatom, l’ancien chef des espions israéliens. Son livre de souvenirs
dévoile certains dessous de l’histoire récente.


Auteur de Dans le secret de la Sayeret Matkal [une unité d’élite de Tsahal utilisée par le Mossad], un pavé
de 400 pages (bientôt traduit en anglais), Dany Yatom lève le voile sur différentes affaires sensibles qui
défrayèrent la chronique de la guerre secrète entre Israéliens et Palestiniens ou les coulisses des
négociations israélo-syriennes à la fin des années 1990, au cours desquelles Nétanyahou (aujourd’hui
premier ministre) aurait accepté, via son émissaire Ron Lauder, de restituer le Golan en échange d’une paix
avec Damas.


Yatom n’est pas le premier patron du Mossad à écrire ses Mémoires. En 2006, Ephraim Halevy, neuvième
directeur des services secrets israéliens, s’était déjà livré à l’exercice. Mais aucun responsable de
“l’Institution” ne peut se prévaloir de son parcours exceptionnel. Ex-secrétaire militaire de Yitzhak Rabin et
de Shimon Peres, patron du Mossad de 1996 à 1998, durant le premier mandat de Benyamin Nétanyahou,
Yatom fut le chef de cabinet d’Ehud Barak puis député travailliste à la Knesset avant de se retirer de la vie
politique en 2007. Notre correspondante a pu le rencontrer.


L’assassinat d’un chef du Hamas à Dubaï ne vous rappelle-t-il pas l’élimination ratée de Khaled
Mechaal à Aman, sous votre responsabilité de patron du Mossad ?

Je ne souhaite pas commenter l’épisode de Dubaï. En revanche, j’accorde beaucoup d’importance à cette affaire Mechaal. Les gens ont le droit de savoir ce qui s’est passé. Le Mossad est une agence performante mais comme ses opérations ont
vocation à rester secrètes, le public n’est pas censé connaître ses succès et on n’en connaît que les échecs. Ils
ont droit à une forte couverture médiatique parce que le Mossad n’agit que dans des pays tiers.


Conséquence ?

Lorsque quelque chose se passe mal, le Mossad n’a pas les moyens de le dissimuler. Le
Mossad étudie aussi les leçons du passé. La plupart des facteurs d’échec tiennent au fait que les agents, des
personnes très motivées et entraînées, ont tendance à penser – une fois sur le terrain – qu’elles en savent plus
que leurs supérieurs…


C’est ce qui s’est passé à Dubaï ?

No comment…

(cliquez lien ici +(pdf) sur ce que discerne les ssf: DUBAï/ISRAëL : RETOUR SUR L'OPÉRATION "HOMO" CONTRE UN RESPONSABLE DU HAMAS )


Quelles sont les priorités du Mossad ?

La priorité numéro un est de saper toute tentative iranienne d’acquérir des armes militaires non conventionnelles. La Syrie possède déjà une batterie de missiles et d’ogives chimiques. Mais Téhéran fait peser une menace existentielle sur nous. Le Mossad doit se consacrer davantage à la lutte antiterroriste, au côté du Shin Bet [les services secrets intérieurs] et de Tsahal, puisque l’essentiel des actions terroristes est amorcé en dehors de nos frontières.


Croyez-vous réaliste de relancer les négociations avec la Syrie qui vient de livrer des missiles au
Hezbollah libanais ?

Oui. Les dernières évolutions géopolitiques prouvent qu’Israël est plus isolé que jamais. Le temps joue contre nous.


Alors ?

Nous devons reprendre l’initiative.

 

http://belforum.net/img/depot20/e55b6cd94a0b10c11412f3f65a0589b3.jpg

cliquez l'image du siège du Mossad et lire bio


Pourquoi ?

La situation est sans précédent depuis la création de l’État hébreu. Nos liens avec l’Europe et la
Turquie se sont distendus, sans parler des tensions avec l’administration américaine. Israël me semble assez
solide pour prendre des risques calculés. Il faut avoir le courage de s’engager sur la voie des négociations, en
s’appuyant sur l’initiative de paix saoudienne. Cette base de discussions devrait s’appliquer sans plus
attendre au dossier syrien. Il y a beaucoup à gagner d’un accord avec Damas.


À quel prix ?

Certes, Israël paierait un prix élevé en cédant le Golan. Mais un tel accord pourrait affaiblir la
relation entre Damas et Téhéran, remettre en question les liens entre la Syrie et le Hezbollah, le Hamas
comme le Djihad islamique, et relancer les négociations avec les Palestiniens.


Vaste programme…

Mahmoud Abbas reste plus modéré qu’Arafat et use d’une bonne rhétorique. Mais il
ne contrôle ni le Hamas ni la bande de Gaza. Il ne représente que la moitié du peuple palestinien. Cela veut
dire qu’Israël n’a pas de partenaire pour un accord de paix permanent mais un interlocuteur pour des accords
d’intérim. C’est pourquoi il faut tout faire pour aider les Palestiniens à améliorer leurs forces de sécurité, afin
de leur permettre de lutter contre les bases terroristes. Nous devons les encourager dans leurs efforts pour
mettre en place des institutions civiles, comme prélude à la création d’un État palestinien.


Entre Jérusalem et Washington, cela ne va pas très fort…

Il faut des priorités. Notre principale préoccupation est de désamorcer la menace iranienne. Si le dossier des colonies devient une pomme de discorde, l’attention n’est plus centrée sur Téhéran. Il me paraît donc souhaitable d’appliquer le gel des colonies pendant un certain temps. Benyamin Nétanyahou a très mal commencé son mandat. Lors de sa
première rencontre avec Barack Obama, il s’est refusé à évoquer une solution à deux États, alors que le
président américain l’avait quasiment supplié de le faire.


L’Iran est-il vraiment le seul gros problème d’Israël ?

Un Iran nucléaire représente un problème pour le monde entier. Son arsenal de missiles de longue portée menace l’Arabie Saoudite, comme les puissances européennes. In fine, je pense qu’une opération militaire sera nécessaire mais elle ne devra se faire que dans le cadre d’une coalition menée par les États-Unis.


Que fait le travailliste Ehud Barak, dont vous êtes proche, dans l’actuel gouvernement de droite ?

J’ai démissionné de la Knesset au lendemain de la publication du rapport Winograd sur la seconde guerre du
Liban. À cette époque, j’estimais déjà que Barak n’avait rien à faire dans le gouvernement Olmert. Il en va
de même aujourd’hui. Le pays doit s’appuyer sur une coalition rassemblant les partis de droite Likoud, le
centre Kadima et les travaillistes.


Israël est sous le choc de l’affaire Anat Kamm, cette ex-soldate qui a volé des documents militaires
pour les transmettre à la presse. Qu’en pensez-vous ?

Cette affaire est extrêmement grave. Une soldate qui vole délibérément des documents secrets et les transmet à un journaliste ne doit en aucun cas rester impunie. Je n’ai pu publier mon livre et certains documents inédits qu’avec l’aval de la censure militaire et du Mossad. Certaines pages ont été éliminées. Personne ne peut me reprocher d’avoir utilisé des documents secrets à des fins personnelles.


Propos recueillis par Nathalie Harel
Jean-Claude Tourneur
Rédacteur en chef d'Enjeux
jeanclaude.tourneur@afnor.org
Tél: 01 41 62 82 53
Fax: 01 49 17 90 69
www.enjeux.org

 

Source IHEDN

RENSEIGNEMENTS EXTERIEURS - INTERIEURS - INTELLIGENCE ECONOMIQUE

Source journal ou site Internet Enjeux
Date : 2 septembre 2010

 

Le mossad recrute:

 

http://www.fas.org/irp/world/israel/mossad/mossad_ad.gif

18:33 Écrit par HUMANITAS dans International | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : mossad, espionnage, renseignements, israël, palestine, dany yatom, tsahal, golan, syrie, hamas | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu