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08/02/2011

Etats - Climat - Spéculation.

«L’étude montrant que la spéculation ne conduit pas à l’augmentation du prix des matières premières au niveau mondial, je recommanderais une date pour la publier, le 1er avril.»

 

Nicolas Sarkozy (Forum de Davos)

 

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Nicolas Sarkozy, par ces phrases, résume sa conviction que les pays du Sud sont victimes d’un autre fléau: la spéculation. Avec une régularité de métronome, les émeutes de la faim se rappellent à notre bon souvenir et permettent d’expliquer d’une certaine façon sous «contrôle» que les pays du Sud dépendent pour leur survie d’un Nord opulent qui, à bien des égards, est responsable de ses malheurs. Certes, le Nord jette des miettes sous forme d’APD qui, malheureusement, demeure sans lendemain, les principaux pays du G8 ne respectant pas les 0,7% de leur PIB promis. Si on ajoute à cela l’hypocrisie des promesses du Millénaire (réduire de moitié la faim d’ici 2015), nous avons un tableau complet de la mise en scène des pays industrialisés qui laissent en 2009, sur le bord de la route, 1 milliard de personnes menacées par la faim.


«Pour éradiquer ce fléau, il suffirait de seulement 30 milliards de dollars par an. En comparaison, le budget militaire de base du Pentagone est de 533,7 milliards de dollars pour l’exercice 2010. Par ailleurs, les institutions financières américaines vont distribuer pour cette année 2010 le chiffre record de 144 milliards de dollars en seul bonus, primes et stock-options à leurs dirigeants c’est-à-dire aux responsables de la crise économique mondiale. Ces seuls bonus (donc hors salaires) représentent quasiment l’équivalent de 5 ans d’aide financière totale pour l’éradication de la faim dans le monde, qui, rappelons-le, ne nécessite que 30 milliards de dollars par an, soit moins de 21% de ces bonus distribués par Wall Street en une seule année.


Toujours en comparaison, les dépenses totales du Pnud pour l’année 2009 s’élevaient à environ 4,1 milliards de dollars, ce qui est ridicule au vu de l’ampleur de la tâche puisque le Pnud est présent dans 166 pays:
chiffre représentant les trois quarts des nations dans le monde. Dernier chiffre significatif (on pourrait multiplier les exemples sans fin), en 1970, l’espérance de vie au Zimbabwe était de 55 ans, en 2010 elle est de 42 ans (1) Dans le même temps, le marché de la publicité avoisine les 500 milliards de dollars et celui des armes les 1200 milliards de dollars.

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Cherchez l’erreur! Jean Ziegler a raison de dire que ceux qui laissent mourir les enfants - en effet, un enfant meurt de faim toutes les six secondes- sont des criminels.»


 

Pourquoi les pays industrialisés sont responsables indirectement de la faim? Il y a à cela, trois raisons majeures, qui sont d’une façon ou d’une autre, liées à l’addiction aux énergies fossiles, la mondialisation et au libéralisme sauvage à travers entre autres, la spéculation financière. S’agissant de la consommation débridée en énergies fossiles, deux conséquences sont constatées: le besoin de carburant fait que des surfaces entières dévolues aux céréales pour l’alimentation sont détournées pour produire des biocarburants -un plein de biocarburant aux Etats-Unis peut nourrir un Africain pendant une année!- Ce vol de nourriture est encouragé par la montée des prix du pétrole dû, conjoncturellement, à la saison hivernale, mais plus structurellement à un déclin inexorable du pétrole. En 1960, pour quatre barils trouvés, un baril était consommé, de nos jours c’est l’inverse, pour quatre barils consommés, un seul est trouvé difficilement. Une autre conséquence de cette addiction au pétrole est le dégagement dans l’atmosphère de quantité astronomique de CO2 responsable de l’effet de serre et partant, des changements climatiques erratiques et catastrophiques. Nous l’avons vu avec deux exemples, les inondations catastrophiques au Pakistan des milliers de morts par noyade et les incendies en Russie. Résultat des courses, la Russie, dont les récoltes furent sévèrement atteintes, décide de ne plus vendre les céréales, créant de ce fait, une envolée des prix. On le voit, les pays du Sud sont soumis à une double peine; ils n’arrivent pas à se protéger contre les changements climatiques, dont ils ne sont pas responsables, ils meurent par milliers, Ils n’arrivent pas à acheter de la nourriture celle- ci étant trop chère, ils meurent de faim ou ils protestent, et nous avons le scénario des émeutes qui gangrènent les pays du Sud et notamment les pays arabes (Algérie, Tunisie, Egypte, Jordanie...) Et là encore, ce n’est pas gagné, ils risquent leur vie, du fait des interférences externes comme c’est le cas en Egypte, où la Révolution a été matée.

 

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Evolution des prix
Cette flambée des prix des matières premières en général et des produits alimentaires en particulier, a connu une accélération ces dernières années. 2010 aura été l’année de toutes les hausses. Faiblesse du dollar, croissance chinoise, spéculation, raréfaction de l’offre sont autant de facteurs qui tirent vers le haut le prix des matières premières. Tour d’horizon des plus fortes augmentations et prévisions pour 2011. Le prix du colza a cru de 75%. Le prix du blé a augmenté de 47,25% en un an. Pour le café +69,24% en un an, +80% ces 6 derniers mois. Pour le sucre depuis juin 2010: 140%. Les prix du coton ont explosé: plus de 100% en
un an. La tonne de nickel a coûté jusqu’à 27 500 dollars avant de retomber à 24.000 dollars.

 

Pour le cuivre
+40% de hausse en un an et un record: 9700 dollars la tonne.(2) Les prix alimentaires mondiaux ont atteint un pic historique en janvier, selon l’index des prix de la FAO. Les prix ont augmenté de 3,4% par rapport à décembre, «le plus haut niveau depuis que la FAO a commencé à mesurer les prix alimentaires, en 1990. La hausse des prix alimentaires, qui a débuté en août, fait craindre l’éclosion d’ «émeutes de la faim», comme celles qui avaient éclaté en 2008 dans de nombreux pays africains, mais aussi en Haïti et aux Philippines, après que les cours des céréales eurent atteint des records historiques.»(3) «Palladium, zinc, étain, or, argent, cuivre, uranium, platine...C’est la panique sur les minerais dont les réserves s’épuisent. Cette pénurie pourrait affecter toute l’économie et notre vie. Quel âge avez-vous? La vingtaine? Vous verrez peut-être la fin de l’uranium. La quarantaine? Vous vivrez l’extinction du nickel et de l’étain? La soixantaine? Vous découvrirez une vie sans plomb ni zinc. C’est dire que la frénésie actuelle conduira au chaos pour tous. La part des spéculateurs sur les marchés alimentaires explique en partie la hausse continue des prix depuis l’été 2010. Les produits alimentaires sont devenus des actifs financiers comme les autres. On se souvient en 2008 des images des «émeutes de la faim». Depuis, plus rien ou presque sur nos écrans, même si le nombre de sous-nutris a bondi et dépassé le milliard. Comme vient de l’exprimer le rapporteur spécial des Nations unies sur le droit à l’alimentation, Olivier de Schutter, nous vivons le début d’une crise alimentaire similaire à celle de 2008. Difficile de ne pas pointer tout d’abord la responsabilité majeure des Etats-Unis et de l’Union européenne dans la baisse des stocks céréaliers mondiaux, et ainsi dans la tendance à la hausse des prix.


Difficile également de ne pas souligner le rôle des agrocarburants, qui ont détourné plus du tiers de la production de maïs des Etats-Unis l’année dernière. Les terres qui y sont consacrées sont autant de terres disponibles en moins pour le soja ou le blé, ce qui explique la hausse corrélative des cours mondiaux, directement liés aux prix américains. Mais encore plus que la flambée des prix alimentaires, c’est leur volatilité qui pose problème. Ces marchés ne répondent pas aux hypothèses strictes de l’économie néoclassique standard.

 

Les pays pauvres, soumis aux plans d’ajustement structurel pour rembourser leur dette, se sont lancés dans la dérégulation de leurs marchés. Confrontés au dumping des pays riches et à la concurrence des agricultures étrangères, engagés dans une spécialisation de leur agriculture pour exporter, ils ont vu leur agriculture vivrière décliner. Une très grande majorité est devenue importatrice nette de produits alimentaires, donc dépendante des cours mondiaux. Or, ces cours mondiaux suivent une course folle qui n’est pas près de s’arrêter. Elle est alimentée par des spéculations de plus en plus massives sur les marchés à terme de produits agricoles.(4) De ce fait, la part des spéculateurs par rapport aux acteurs commerciaux (c’est-à-dire qui échangent réellement des biens agricoles) a explosé. Les produits alimentaires deviennent ainsi des actifs financiers comme les autres, dans une stratégie de rentabilité maximale des portefeuilles des investisseurs. En particulier, les fonds indexés, tel le Gsci de Goldman Sachs - qui vient de tripler le salaire du P-DG, regroupant des actifs très divers dont une petite partie seulement concerne les marchés agricoles, imposent de plus en plus à ces derniers leur propre logique. Une logique qui n’a rien à voir avec les fameux «fondamentaux de marché.»(4) «D’autres causes de la flambée soudaine des prix ont été évoquées, le FMI soulignant par exemple la croissance de la demande alimentaire dans les pays émergents. Au fond, c’est bien la dérégulation des marchés qui est en cause, qui amplifie à l’extrême toute variation de l’offre ou de la demande sur les marchés. On pourrait donc se réjouir de l’annonce faite par la présidence française du G20 de s’attaquer (enfin!) à la volatilité des prix de matières premières. Mais ce serait vite oublier que le G20, dans les conclusions de ses derniers sommets, a appelé à entériner le cycle actuel de négociations de l’OMC, donc à poursuivre la dérégulation des marchés agricoles. (4)»

 

http://www.islamenfrance.fr/site/wp-content/uploads/2010/08/speculation-sur-le-marche-du-ble.jpg

 

Que font les pays industrialisés?
«En dehors des messes en grande pompe de Davos où chacun vient se faire voir d’une façon ostentatoire, les pays du G8-G20 comptent les points, nient la responsabilité de la politique néolibérale et son avatar, la spéculation. Ainsi, un document de la Commission européenne souligne que le lien entre spéculation et volatilité des produits de base n’est pas prouvé.: «A ce stade, il y a peu de preuves que le processus de formation du prix sur les marchés physiques a été transformé par l’importante hausse de l’activité des marchés dérivés observée ces dernières années.» Le rapport fait de la «sécurité alimentaire» un enjeu majeur.


Pour Bruxelles, elle est menacée par la volatilité des prix des matières premières. Ce phénomène s’explique, selon la Commission, par une combinaison de facteurs, dont la hausse de la demande. Le rapport évoque par exemple également les restrictions à l’exportation utilisées par la Russie à l’été 2010. (5) Ce n’est pas l’avis du président Sarkozy président du G20 qui a défendu à Davos ses projets de taxation financière et de régulation des prix des matières premières. C’est sur les matières premières que Sarkozy s’est montré le plus «politique». Il a évoqué un opérateur qui avait acheté 15% des stocks mondiaux de cacao...Là il ne s’agit pas à proprement parler de spéculation mais d’accaparement. Il en fait un enjeu de la lutte pour la pauvreté et d’ordre public international, citant émeutes de la faim qui secouent l’Afrique du Nord et le terrorisme. Quant à la taxe sur les transactions financières, une taxe «infinitésimale» (sic), permettrait de collecter les 120 milliards de dollars par an que les pays riches se sont engagés à distribuer chaque année au sommet de Copenhague de décembre 2009, a-t-il martelé.»(6) «Dans toute cette perturbation voulue, les Etats de plus en plus désarmés s’en remettent aux banques et à la financiarisation de l’économie virtuelle. Ceux qui y trouvent leur compte sont les spéculateurs On l’a vu avec les nouveaux requins en cravate de la City, de Wall Street de la Bourse à Paris où un trader, Jérôme Kerviel, a fait perdre, en une nuit, 5 milliards de dollars à la Société Générale, l’équivalent du budget de plusieurs pays africains! Une matière première à nulle autre pareille: l’or «matière première inaltérable». Dans les moments de crise économique comme celle de 2008, l’or devient toujours une valeur refuge, à l’abri de la fluctuation du dollar. 1971, Nixon décide de casser Bretton Woods; le dollar n’est plus égal à un gramme d’or. L’once d’or qui valait 33 dollars pour environ 33 grammes n’a fait qu’augmenter. En 2000, l’or est à 300$ en 2010 à 1400$. L’or pourrait prendre un rôle encore plus important à l’avenir. C’est l’avis de Robert Zoellick, le président de la Banque mondiale, qui proposait en novembre 2010 un retour à une forme d’étalon-or comme régulateur des taux de change.»(7) «Cependant, le marché de l’or, écrit Eric Grangier, est sous contrôle total de l’élite bancaire (les plus grosses banques privées, les banques centrales, etc.). Il y a aussi le risque que tout ceci se transforme en une autre bulle spéculative. Dans un article paru dans Bloomberg Businessweek, avec pour titre: «Soros Gold Bubble at $1,384 as Miners Push Buttons», on peut lire comment George Soros et d’autres ont créé un fonds de couverture (hedge fund) afin de pouvoir vendre des produits financiers basés sur l’or. Ce fonds (nommé Spdr Gold Trust) a été autorisé par la U.S. Securities and Exchange Commission et plusieurs privilèges ont été accordés au groupe de Soros. Le groupe peut en effet, à travers le Spdr Gold Trust, acheter de l’or sans avoir à se tracasser des frais de livraison puisqu’il n’a pas l’obligation de tenir physiquement dans ses coffres cet or en question. Ceci donne au groupe une position avantageuse à l’intérieur de cette bulle d’or. C’est George Soros lui-même qui a qualifié de bulle l’ascension actuelle de l’or. Dans ce cas, la majorité va perdre beaucoup et quelques-uns vont gagner énormément. Soros est bien placé dans cette bulle pour encaisser pendant qu’elle gonfle et il saura quand en sortir juste avant qu’elle éclate. Le prix de l’or pourra alors facilement atteindre les 2000$. Pendant ce temps, des individus comme Soros et ses acolytes intensifieront leur mainmise sur le métal jaune.(8) On le voit, les pays du Sud ont du mouron à se faire. Leur rédemption passe par le compter-sur-soi et par se battre sur tous les plans en misant sur la formation des hommes. Pour cela seuls des hommes politiques qui pensent aux prochaines générations et non à leurs parcours personnels donneront une perspective à ces peuples harassés. Mais ceci est une autre histoire.


(*) Ecole nationale polytechnique
1.Les Derniers Humains- Etat du monde: Quelques chiffres alarmants. Agoravox 26.01. 2011
2.Elie Patrigeon: Ces matières premières qui flambent 05.01.2011
3.Les prix alimentaires atteignent un pic historique en janvier Le Monde.fr 03.02.11
4.Les invités de Mediapart. Flambée des prix alimentaires: mêmes causes, mêmes effets 14.01.2011
5.Loup Besmond de Senneville: Matières premières: EurActiv.fr 28.01.2011
6.Jean-Pierre Robin: Sarkozy promet une défense renforcée de l’euro Le Figaro.fr 27.01.2011
7.http://www.le devoit.com/economie/actualités-economiques/310545/zoellick-propose-le retrour-de-letalon-
or/html
8.Eric Granger:Ruée vers l’or: une autre bulle spéculative?

16/12/2010

"La lutte contre le climat est finie" L'Europe n'est plus la solution!

Conférence de Cancún


"La lutte contre le climat est finie, l’adaptation [au réchauffement] commence"

 

: le climatologue tchèque Jan Pretel ; cité par Lidové noviny, résume ainsi la leçon à tirer de la conférence sur le climat qui s’est terminée à Cancún le 11 décembre.

 

http://www.tv5.org/TV5Site/info/afp/francais/journal/mon/photo_1290968231486-6-0.jpghttp://www.tdg.ch/files/imagecache/468x312/newsdesk/02102009/d9dd459.jpg

 

"Le monde ne formera pas une coalition luttant contre le climat, comme les idéalistes de Copenhague le pensaient encore l’an dernier, chacun va s’en charger à sa manière".


"L’Europe, qui encourageait la lutte contre le changement climatique par la réduction des émissions CO2, a perdu la bataille contre la Chine, l’Inde ou le Brésil. Pourquoi ? Comme l‘Europe émet de moins en moins de CO2, elle fait de moins en moins partie du problème. Sa vision fait donc de moins en moins partie de la solution".

 

Le quotidien estime que l’idée selon laquelle le CO2 est au coeur du problème disparaitra avec l’expiration du protocole de Kyoto dans deux ans, et que les stratégies d’adaptation au changement climatique varieront selon les régions. A Cancún, conclut le journal,

 

"l’harmonie confucéenne a vaincu la conflictualité occidentale".

 

Mais s’adapter au climat ne coûtera pourtant pas moins cher que lutter contre son changement.

 

L’Europe ne fait plus partie de la solution
Source, journal ou site Internet : Presseurop
Date : 13 décembre 2010

 

 

l'écodictature et l'écocratie

 

La conférence de Cancún sur le climat a permis une légère avancée dans la lutte contre le changement
climatique. Mais pour l’hebdomadaire allemand Freitag, nous devrons choisir entre deux modèles :
l'écodictature et l'écocratie. De la ville allemande de Marbourg, dans le Nord de la Hesse, à la luxueuse
station balnéaire de Cancún, il y a, à vol d'oiseau, quelque 8 600 kilomètres. Douze heures d'avion et
plusieurs mondes séparent les deux localités. Elles ont pourtant une chose en commun ces jours-ci : toutes
deux se posent la question de la dose de liberté ou de contrainte nécessaire pour assurer la survie de la
planète. L'écodictature nous menace-t-elle ? A Marbourg, la question est posée pour des raisons stratégiques.
L'équipe municipale rouge-verte [SPD-Les Verts] oblige les propriétaires à faire poser des panneaux solaires
en cas de réfection de leur toiture. La mesure en question possède une légitimité démocratique,
s'accompagne de subventions et s'appuie sur une décision de justice. L'opposition de droite, quant à elle,
évoque une "écodictature", les propriétaires se trouvant contraints de veiller à leur bonheur économique et à
notre avenir écologique.


Les démocraties permettent-elles la survie écologique ?
A l'inverse, à Cancún, la question n'est pas posée, là aussi pour des raisons stratégiques. A l'occasion de la
conférence des Nations unies sur le climat, les rares Etats qui ont à coeur de protéger le climat (et leur
portefeuille) tentent de faire avancer péniblement la démocratie onusienne. Scientifiques et experts, qui
voient plus loin que les prochaines élections, évoquent sur le ton de la confidence la possibilité
d'écodictatures en devenir. Le débat sur la restriction autoritaire des droits de l'Homme dans le but de
garantir la survie de la planète repose sur un doute : les démocraties parlementaires sont-elles capables
d'apporter une réponse à la question de la survie écologique ? La démocratie et la protection de
l'environnement semblent pourtant former un tandem idéal. Le mouvement écologiste est apparu pendant
l'essor démocratique des années 1960, et les démocraties se montrent nettement plus innovantes en matière
de technologies et d'avancées sociales. Or, depuis que les protestations citoyennes ont droit de cité, les usines
ont été délocalisées dans des pays plus pauvres et moins bien protégés. Et rares sont les politiques qui osent
confronter les consommateurs et les électeurs à des vérités qui dérangent. En réalité, les bases d'une
écodictature sont posées depuis longtemps déjà. Le capitalisme a pris la démocratie en otage. Car, dans la
pensée occidentale, la liberté politique est à ce jour indissociable de la liberté économique. Nous n'avons
encore jamais testé la démocratie telle que nous la connaissons sans le capitalisme et son fort appétit pour les
ressources naturelles.
Comment une démocratie peut-elle planifier un avenir qui vaille la peine d'être vécu quand sa soeur jumelle,
l'économie frénétique, le ruine dans le même temps ? Pour l'heure, il n'existe à cette question aucune réponse
satisfaisante.


L'écocratie ou un modèle politico-économique séduisant
L'écodictature n'apportera pas non plus la solution. Premièrement, elle est impopulaire. Deuxièmement, elle
ne fonctionne pas : ce n'est pas un pilotage par le sommet, centralisé, qu'il faut, mais des innovations sociales
et économiques partant de la base. Troisièmement, il existe une alternative à l'écodictature : l'écocratie. Ce
n'est pas aussi terrible que cela en a l'air. L'écocratie est tout simplement la poursuite de notre démocratie
avec des moyens écologiques. Politiquement, une écocratie est parfaitement réalisable. L'Union européenne
pourrait ainsi élaborer un traité, baptisé "Maastricht II", qui fixerait des critères de stabilité écologique et
instaurerait une "Banque européenne pour l'avenir" (BEA). Les Etats membres céderaient une partie de leur
souveraineté nationale à la BEA sur les questions de la protection du climat et des espèces. La Banque
surveillerait les politiques européennes dans les domaines de l'industrie, des transports et de l'agriculture.
Elle pourrait bloquer l'octroi de subventions. Un Etat qui enfreindrait les critères de manière persistante se
verrait privé de subventions européennes ou devrait s'attendre à voir la BEA prendre les commandes dans
certains secteurs. Utopie ? Absolument pas. Nous disposons déjà d'un dispositif similaire dans le domaine de
la politique budgétaire. En ce moment même, les cas de la Grèce et de l'Irlande témoignent de la pression
qu'un pays européen peut subir lorsqu'il ne remplit pas certains critères. Une ligne dure qui se justifie par le
fait qu'une débâcle financière se répercuterait sur tous les autres – un argument d'autant plus valable dans le
cas de l'environnement. Ces questions n’ont pas été ouvertement débattues à Cancún. Car la communauté
internationale observe attentivement pour savoir qui possède le meilleur modèle permettant de garantir
prospérité, stabilité et liberté : le capitalisme effréné des Etats-Unis, le social-capitalisme d'Etat chinois, la
gestion autoritaire des matières premières à la mode russe ? L'Europe pourrait ici élaborer un modèle
politico-économique susceptible de séduire des démocraties en plein essor telles que l'Inde, l'Afrique du Sud
ou le Brésil.

 

L’écocratie sera-t-elle le genre humain?
Source, journal ou site Internet : Der Freitag
Date : 13 décembre 2010
Auteur : Bernhard Pötter

15/12/2010

Le projet "Désertec" s'enrichit d'une nouvelle adhésion, l'Algerie.

En visite officielle en Allemagne, le président Abdelaziz Bouteflika a mis fin aux tergiversations quant à
l’adhésion de l’Algérie au mégaprojet Desertec visant à capter l’énergie solaire et éolienne en Afrique du
Nord et au Moyen-Orient, pour la distribuer dans de nombreux pays d’Europe sous forme d’électricité.

 

http://static.lexpansion.com/medias/9/parabole-solaire_510.jpghttp://www.lesafriques.com/images/stories/web/actu/desertec.jpg

 

Le gouvernement algérien n’avait à l’évidence maintenir aucune raison de rester à l’écart de ce gigantesque
projet derrière lequel se cachent de puissants industriels et banquiers allemands (nombreuses firmes de la
Bavière, Deutsche Bank), espagnol (Abengoa Solar) et algériens (Sonatrach, Cévital) qui n’ont pas
l’habitude d’échouer lorsqu’ils décident de livrer de tels challenges. C’est pourquoi d’aucuns parmi les
observateurs de la scène économique mondiale ont vite perçu le projet Desertec comme un pari ayant de très
bonnes chances d’être gagné, quand bien même le parcours serait encore long et difficile. Cinq ou six années
seraient, estime-t-on, nécessaires pour régler les nombreux prérequis juridico-politiques qui entravent
aujourd’hui la mise en oeuvre de ce gigantesque chantier qui empiètera, faut-il le rappeler, sur de nombreux
territoires, mobilisera d’énormes capitaux internationaux (400 milliards d’euros) et devra en conséquence
s’adapter aux diverses législations et réglementations locales. Tout est à faire, à titre d’exemple avec
l’Algérie, où il est prévu de réaliser en partenariat avec des firmes étrangères des panneaux et des centrales
thermosolaires couvrant des milliers de kilomètres carrés ainsi que des câbles sous-marins de transport
d’électricité. La législation en vigueur est pour l’instant incomplète et, parfois même contradictoire (cas de la
loi de finances complémentaire pour l’année 2009 qui fait obligation au partenaire algérien de détenir plus de
50% du capital du projet), d’où la nécessité de convaincre les autorités algériennes aujourd’hui récalcitrantes,
à effectuer les ajustements juridiques susceptibles de rendre possibles l’ancrage d’une partie non négligeable
du projet Desertec en Algérie. La visite du président Abdelaziz Bouteflika en Allemagne a, sans doute,
permis de lever bon nombre de ces obstacles et, mieux encore, de jeter les bases d’un environnement des
affaires beaucoup plus favorable au partenariat industriel algéro-allemand. Les promoteurs du projet
Desertec devront également convaincre le gouvernement français de les autoriser à installer les câbles de
transport d’électricité dirigés vers l’Allemagne en passant par le territoire français. Il faudrait pour ce faire
une nouvelle législation dont la procédure requiert beaucoup de temps. Autant de questions, et elles ne sont
certainement pas les seules, à résoudre dans le courant des cinq prochaines années pour donner un contenu
concret à ce projet, pour lequel il est vrai, toutes les parties prenantes ont beaucoup à gagner. A commencer
par l’Europe qui pourra tirer de cette réalisation pharaonique, pas moins de 15% de l’énergie qu’elle
consomme à l’horizon 2025, nonobstant les effets stimulants des budgets colossaux (environ 100 milliards
d’euros par an durant 40 ans) qui y seront investis. Même si elle a fait la fine bouche, sans doute pour
pouvoir négocier en position de force avec l’Allemagne, l’Algérie a, quant à elle, de bons motifs de bien
accueillir ce projet, qui arrive à point nommé pour renflouer sa production d’énergie qui risque de décliner
fortement à l’horizon 2025 s’il n’y a pas, comme le redoutent les experts de nouvelles et importantes
découvertes de gaz et de pétrole. Il est vrai, que si de nouvelles sources d’hydrocarbures ne sont pas mises en
service d’ici là, il est tout à fait improbable que nos réserves actuelles suffisent à honorer, à la fois, nos
engagements commerciaux internationaux et la demande locale en très forte évolution. L’apport énergétique
du projet Desertec pourrait ainsi contribuer à rétablir l’équilibre entre l’offre et la demande d’énergie qui a
de bonnes chances de se rompre à cette échéance. Autre avantage, et non des moindres, le projet Desertec
pousserait l’Algérie à entrer de plain-pied dans l’ère des énergies renouvelables.

 

http://lh5.ggpht.com/_onVdt24pCwM/TP_NlHhN9xI/AAAAAAABfv4/6vBFNB0wtm0/s160-c/desertec.jpg

 

Un pas gigantesque qu’elle n’aurait, sans doute, jamais eu l’audace de faire seule, confortée qu’elle a
toujours été d’être assise sur une intarissable rente d’hydrocarbures. Sur un autre registre, Desertec offrirait,
dès sa mise en chantier, l’avantage inestimable de booster nos exportations hors hydrocarbures, notamment,
à la faveur d’un développement sans précédent de l’industrie des composants de panneaux solaires portée par
la filière verre plat (float glass) du groupe algérien Cévital qui se prépare, d’ores et déjà, à ce challenge.

 

L’Algérie adhère enfin au projet Desertec
Source, journal ou site Internet : El Watan
Date : 14 décembre 2010

 

http://a35.idata.over-blog.com/400x298/0/28/20/84/Images.4/2009.5/6.2009/desertec_map_copie_1.jpg

11:13 Écrit par HUMANITAS dans Environnement | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : désertec, algérie, pholtaique, soleil, électricité, maghreb, allemagne, merkel, bouteflika | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

02/12/2010

Le vert mercantilisme............ou quand le ver est dans le fruit!

La crise a permis de réduire les émissions de CO2, mais elle sape également les fondements de l’"économie
verte" à la sauce européenne. En remettant en question les subventions aux technologies les moins
performantes, ce choc peut se révéler salutaire pour le développement du secteur.

 

http://www.opt.be/images/db/cartes_postales/bruxelles/cimetiere_laeken.jpg

 

Le 12 octobre 2010, l'Agence européenne pour l’environnement mettait en garde : "Un nouveau rapport
montre que la chute importante des émissions de CO2 en 2008 et 2009 permet à l'Union européenne des
Quinze d’atteindre, voire de dépasser, l’objectif du protocole de Kyoto, à savoir une réduction de 8% des
émissions de CO2." Ce rapport montre en outre que "l'Union européenne à vingt-sept est sur la bonne voie
pour atteindre, d’ici 2020, l’objectif de 20% de réduction". D’après cette étude, la production de CO2 a été,
en 2009, inférieure de 6,9% par rapport à 2008 : c’est la diminution la plus importante depuis que les
émissions de gaz carbonique sont contrôlées. Tout le monde s’accorde pour dire que la cause principale de
cette baisse a été la crise économique. Toutefois, on est frappés par l’optimisme de ce rapport, que l’on
retrouve dans une communication de la Commission européenne du 26 mai 2010 : "Le fait que nous
approchions de cet objectif de 20%, contrairement à ce que l’on pouvait penser en 2008, a un effet
d’entraînement évident sur le défi que nous nous sommes lancés, à savoir une baisse de 30%". Ces paroles
prudentes dissimulent pourtant une logique rigoureuse. Les premières ébauches du rapport parlaient de
l’impact de la crise économique sur les émissions de CO2 avec un ton carrément enthousiaste, ce qui
provoqua de fortes résistances, y compris dans les milieux traditionnellement favorables au dirigisme
écologique européen. On peut lire par exemple dans un document interne du BDA, le syndicat du patronat
allemand : "Une croissance économique moins importante ne devrait pas être célébrée comme un instrument
de protection du climat". Les organisations industrielles des autres pays européens ont pris des positions
semblables, voire encore plus tranchées.


La crise a coupé la branche sur laquelle l'industrie verte était assise
La publication du rapport définitif a provoqué un tollé, notamment chez Business Europe (la confédération
des entrepreneurs européens) et Eurelectric (l'association de l’industrie électrique). Pour la première fois, les
deux actionnaires majoritaires de l’exécutif de l’Union européenne – la France et l’Allemagne – ont pris
leurs distances, à travers la déclaration commune de leurs ministres de l’Industrie respectifs. Il semblerait
toutefois que le plus farouche opposant au projet soit le responsable européen de l’industrie, l’allemand
Günther Oettinger. La gestion du dossier climatique a été confiée à la danoise Connie Hedegaard, qui dirige
depuis 2009, date du renouvellement de la Commission, la Direction générale de l'action sur le Climat créée
spécialement pour elle. Connie Hedegaard est considérée comme une "extrémiste". Elle est restée, en effet,
dans l’esprit d’un très grand nombre, la “marraine” du sommet de Copenhague [COP15], conçu au départ
comme la célébration de la béatification écologique de Barack Obama, mais qui s’est révélé un véritable
après Kyoto.


La crise a coupé la branche de l’arbre sur laquelle l’industrie verte européenne était assise. Mais surtout, la
demande a chuté : installer de nouvelles capacités productives n’est plus une nécessité. On estime que la
demande d’énergies primaires dans l’UE a baissé de 3,4% entre 2005 et 2010 ; on sait aujourd’hui qu’on
retrouvera les valeurs d’avant la crise seulement après 2020. D’après la Commission européenne,
l'augmentation des consommations totales entre 2015 et 2030 atteindra à peine quatre pour cent ; cette valeur
sera même inférieure de seize pour cent par rapport aux prévisions de 2007. En outre, l’accès au crédit est
devenu plus difficile pour tous les Européens. Ce phénomène est particulièrement préjudiciable pour les
industries à capitaux élevés, caractérisées par des coûts fixes importants et de faibles coûts variables, comme
dans le cas des nouvelles énergies renouvelables. Il est donc plus compliqué de rassembler des capitaux pour
créer des installations, et presque impossible de destiner ces capitaux à la recherche et au développement.

 

http://www.lecoinbio.com/images/images/hi-tech/faire-economie-avec-ecologie-livre.jpghttp://nityavarnes.unblog.fr/files/2009/05/ecologie2.jpg

 

Etre vert c'est bien, être vert et riche, c'est mieux
Récemment, presque tous les pays européens ont réduit le montant de leurs subventions. En Italie, le
gouvernement a coupé les dépenses de l’énergie pour le secteur photovoltaïque en moyenne de 20%. En
Espagne, on parle ouvertement de “bulle solaire”, depuis que la réduction des subventions a atteint dans
certains cas 45% de la valeur des installations et a provoqué la fermeture de plusieurs grands établissements
de production de panneaux solaires. Même l’Allemagne a diminué graduellement ses subventions : d’abord
de 3%, puis, en janvier 2010, de 13%, enfin, de 21% à partir de 2012. La Grande-Bretagne a annoncé à son
tour une baisse de dix pour cent à partir de 2013. Ce changement de cap trahit toutefois des questions plus
profondes, qui ne dépendent pas uniquement de la conjoncture économique. Ce n’est un mystère pour
personne si certains pays – comme l’Allemagne, l’Espagne et le Danemark – examinent la politique
environnementale à travers le prisme de la politique industrielle : on veut bien être verts, mais c’est encore
mieux si on est à la fois verts et riches. Cette expérience a cependant échoué. Dans le meilleur cas, la
richesse a été transférée, elle n’a pas été créée ; et, probablement, ce transfert a fini par la détruire. Si,
initialement, l'Europe était le leader mondial de la technologie verte, les choses ont bien changé depuis. Les
producteurs chinois sont arrivés avec une politique commerciale agressive, qui, d’un côté, a réduit les coûts
de production en augmentant les marges de manière démesurée, et, de l’autre, a entraîné un déplacement de
la rente verte au-delà des frontières européennes. En attendant, en Europe, les usines ferment leurs portes,
alors que la production de panneaux solaires en Chine – alimentée essentiellement par nos subventions –
augmentera de 50% en 2010. Que reste-t-il, dès lors, à part les vestiges d’une belle illusion ?


La fin de l'argent facile : une chance pour les énergies renouvelables
L'Europe continue à se laisser entraîner en partie par l’inertie idéologique : au sommet de Cancún sur les
changements climatiques [COP16/CMP6], elle tapera du poing sur la table et clamera face au reste du monde
sa propre vertu. Mais, à y regarder de plus près, un courant européen réaliste s’apprête à concevoir de
nouveaux objectifs et de nouvelles stratégies : à partir du constat selon lequel toutes les sources d’énergie ne
sont pas égales, et ne méritent pas toutes d’être encouragées avec des dépenses inconsidérées. Les énergies
vertes doivent réagir aux signaux du marché et correspondre à une demande plus structurée. Par exemple, il
est possible de repenser les subventions aux biocarburants, en récompensant les technologies qui savent les
produire à des prix compétitifs et exploitent des terrains marginaux. Il est probable, par ailleurs, que
l’énergie éolienne doive se limiter aux zones venteuses, en renonçant ainsi à la prétention d’installer des
éoliennes qui ne fonctionnent que 1 000 ou 1 500 heures par an. Si l’écart entre les énergies traditionnelles et
les énergies dites propres se restreint, suivre des objectifs extra-économiques devient moins coûteux et
socialement plus acceptable. Cependant, il est nécessaire de quitter le modèle dirigiste qui a défini jusqu’à
présent l’approche européenne – avec une planification des prix et des quantités d’énergie produite – afin
récompensées (par exemple, en pénalisant les autres avec une taxe carbone). Le fait d’émettre peu de CO2,
voire pas du tout, n’est toutefois pas une garantie absolue de survie. Cela peut sembler paradoxal, mais la fin
de l’argent facile peut transformer la chenille verte en papillon renouvelable.

 

L’Europe est mise au vert
Source, journal ou site Internet : Il Foglio
Date : 29 novembre 2010
Auteur : Carlo Stagano

17:10 Écrit par HUMANITAS dans Environnement | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe, mercantilisme d'etat, mercantilisme, économie, écologie, co2, crise(s), énergie | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

17/11/2010

Réduire la pollution et augmenter le revenu des agriculteurs, grace à la bouse de vache.

Des déjections animales transformées en électricité


On en veut plus aux vaches , car quant bien même elles pètent,  soi-disant qu'elles  nous polluent au méthane. Fini, maintenant leur bouse de méthane nous procure d'une part de l'énergie électrique et d'autre part, garanti un revenu à l'agriculteur.

« On ne peut pas fabriquer un sac à main en soie avec une oreille de cochon », dit un vieux proverbe. Une compagnie d'électricité du Vermont est pourtant en train d'accomplir un fait aussi remarquable en transformant de la bouse de vache en courant électrique par un processus qui permet à la fois de réduire la pollution et de donner un coup de pouce aux producteurs laitiers.


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Lancé en 2005 par le Central Vermont Public Service (CVPS), le programme « Cow Power » compte sur la volonté de milliers de clients - foyers et entreprises confondus - d'accepter de payer un peu plus pour leur électricité si cela permet d'étendre la création d'énergies renouvelables et d'aider leurs voisins agriculteurs.

Le gouvernement fédéral et celui de l'État du Vermont ont également mis la main à la poche, octroyant aux agriculteurs participants des dons et des prêts pour les aider à défrayer les coûts initiaux élevés d'installation de l'équipement nécessaire à la transformation du méthane issu du fumier bovin en électricité.

Le procédé est relativement simple : le fumier et autres déchets agricoles sont entreposés dans des cuves de béton souterraines et maintenus à une température de 38 degrés Celcius, soit la température de l'estomac d'une vache.

Des bactéries décomposent la matière ainsi entreposée, dégageant du méthane. Ce gaz, qui est au moins 20 fois plus nocif que le gaz carbonique sur le plan de l'effet de serre, alimente un générateur.

Les clients de CVPS peuvent choisir d'obtenir tout ou partie de leur électricité par le biais de ce programme, et paient une surtaxe de 4 centimes par kilowatt/heure. Selon les responsables de la compagnie, cela se monte à près de 20 dollars par mois en moyenne. Cette surtaxe de 4 centimes est remise aux agriculteurs participant au programme, qui reçoivent également 95 % des revenus de la vente, au prix du marché, de l'énergie qu'ils génèrent.

CVPS a marqué un point en décembre 2007, lorsque le magasine Power a classé le programme « Cow Power » parmi les cinq premières initiatives du monde dans le domaine des énergies renouvelables.

Le magazine a notamment souligné les immenses avantages du programme pour l'environnement, notamment l'amélioration de la qualité de l'air et de l'eau, la diminution des mauvaises odeurs dues au fumier et la réduction des émissions de gaz à effet de serre. L'article citait également les avantages qu'en tiraient les agriculteurs concernés, à savoir un revenu régulier qui compense les fluctuations du prix du lait.

De plus, les agriculteurs peuvent économiser sur les achats de combustibles en utilisant le surplus de chaleur du générateur pour chauffer de l'eau et des locaux. Étant donné, également, que le processus de décomposition bactérien tue les agents pathogènes, les déchets solides restants peuvent remplacer la sciure qui sert habituellement de litière pour les animaux.

Le porte-parole de CVPS, Steve Costello, affirme que plus de 4.600 clients ont adhéré au programme, ce qui renforce encore la confiance des agriculteurs dans ce dernier.

Cependant, seulement cinq exploitations, à ce jour, y participent, ce qui est sans doute un reflet de la prudence suscitée par les coûts élevés de l'équipement initial.

Mark Sinclair, directeur adjoint de la Clean Energy States Alliance (CESA), une association nationale sans but lucratif basée dans le Vermont, a déclaré : « La technologie est encore relativement nouvelle, et très chère. Il faut parfois jusqu'à 10 ans pour la rentabiliser. »

Avec des troupeaux comptant un total de 5.200 vaches, les responsables de CVPS estiment que les fermes participantes produisent 9,4 millions de kilowatts/heure par an.

La participation limitée, à ce jour, des agriculteurs, signifie que la demande excède l'offre, ce qui, pour Dave Dunn, coordonnateur du programme « Cow Power » à CVPS, est une « bonne nouvelle ».

Si la transformation de fumier en énergie n'est pas nouvelle, a-t-il ajouté, la méthode de CVPS est unique parce qu'elle a créé un nouveau modèle d'entreprise. « Nous avons trouvé le moyen de créer un lien entre l'offre émanant des agriculteurs et la demande. Personne ne croyait que les clients accepteraient de payer 4 centimes supplémentaires par kilowatt/heure pour choisir une énergie renouvelable. Ce qui leur plaît surtout, c'est de choisir une source renouvelable d'énergie produite par un voisin. »

des génératrices d'électricité à méthane

 

Afin de limiter les coûts de démarrage, le ministère de l'agriculture offre des prêts et des dons en vertu d'une disposition de la loi agricole de 2002 visant à favoriser la création d'énergies renouvelables. L'agence agricole et le bureau de l'énergie de l'État du Vermont offrent également de modestes subventions et des prêts à faible taux d'intérêt.

Selon M. Sinclair, de la CESA, l'État du Vermont a également simplifié les démarches d'obtention d'un permis pour se livrer à ce genre d'activité afin que les agriculteurs n'aient pas à recourir à un avocat.

Il estime en outre que le programme « Cow Power » est unique aux États-Unis. Il est toutefois d'avis que la surtaxe que paient actuellement les consommateurs de leur plein gré finira par devenir obligatoire pour que ce genre de programme ait le maximum d'effet. « C'est ce qui se fait en Allemagne », a-t-il précisé.

M. Jason Bregman, co-auteur d'un article intitulé « Infrastructure and Community » (Infrastructure et collectivité) produit par Environmental Defense, une association de défense de l'environnement, considère ce programme comme le « début de l'exploitation des déchets organiques à des fins énergétiques locales ».

Amanda St. Pierre, copropriétaire de la Pleasant Valley Farm, considère le programme « Cow Power » comme un moyen de diversifier les revenus de son exploitation. Dans une vidéo réalisée par la CVPS pour promouvoir son programme, elle déclare : « Même si nous ne pouvons pas gagner d'argent avec notre lait, nous le ferons avec notre fumier. »

Des vaches laitières de Woodsboro (Maryland) attendent la traite.
Des vaches laitières de Woodsboro (Maryland) attendent la traite. Le méthane qu'émet la bouse de vache pourrait devenir un précieux combustible.
(Photo AP/WWP de Timothy Jacobsen)

Le méthane est le principal constituant du gaz naturel et un gaz à effet de serre, ce qui signifie que sa présence dans l'atmosphère se répercute sur la température et sur le système climatique de la Terre. Un nouveau partenariat international bénéficiant du soutien des États-Unis vise à développer la récupération et l'utilisation du méthane comme source d'énergie propre. Le partenariat Méthane aux marchés est une initiative des secteurs public et privé qui réunit 15 gouvernements et plus de 90 organisations déterminées à obtenir des avantages économiques, environnementaux et énergétiques.

Paul Gunning est chef des programmes ne portant pas sur le CO2 au sein de la Division des changements climatiques de l'Agence de protection de l'environnement des États-Unis (EPA).

Dina Kruger est directrice de la Division des changements climatiques de l'EPA.

Lancé en novembre 2004, le partenariat Méthane aux marchés est une initiative multilatérale réunissant des groupes des secteurs public et privé en vue de promouvoir la récupération et l'utilisation du méthane comme source d'énergie propre.

Aujourd'hui, 15 gouvernements et plus de 90 organismes collaborent à l'élaboration de projets concernant trois grandes sources d'émission de méthane : les décharges, les mines souterraines de charbon et les systèmes de production de gaz naturel et de pétrole.

Les activités de ce partenariat devraient donner des résultats importants : elles permettront de réduire les émissions de méthane dans le monde, d'intensifier la croissance économique, de promouvoir un approvisionnement énergétique stable, d'améliorer la qualité de l'air et d'accroître la sécurité industrielle.

L'importance du méthane

Le méthane est un hydrocarbure et le principal composant du gaz naturel, ainsi qu'un gaz à puissant effet de serre. À l'échelle mondiale, de grandes quantités de méthane sont émises dans l'atmosphère au lieu d'être récupérées et de servir de combustible. Environ 60 % des émissions de méthane dans le monde viennent des sources anthropiques (générées par l'activité humaine) susmentionnées - décharges, mines et exploitation gazière et pétrolière - ainsi que de l'agriculture. Le reste provient de sources naturelles, principalement les zones humides, les hydrates de gaz (solides cristallins composés de molécules de méthane, entourées de molécules d'eau), le pergélisol et les termites.

Émissions mondiales de méthane

La Chine, l'Inde, les États-Unis, le Brésil, la Russie et d'autres pays d'Eurasie produisent près de la moitié de toutes les émissions de méthane anthropiques. Les sources d'émissions de méthane varient beaucoup d'un pays à l'autre. Par exemple, en Chine, les mines de charbon et la production de riz constituent les deux grandes sources d'émission de méthane. En Russie, la plus grande partie du méthane provient des systèmes de production de gaz naturel et de pétrole ; en Inde, ce sont la production de riz et de viande animale qui émettent le plus de méthane ; et aux États-Unis, les décharges.

Le méthane est le principal composant du gaz naturel et est une source importante d'énergie propre. Il représente également 16 % de l'ensemble des émissions mondiales de gaz à effet de serre provenant de l'activité humaine. On considère que le méthane a un puissant effet de serre car, à quantité égale, il a un pouvoir de réchauffement de l'atmosphère 23 fois supérieur au dioxyde de carbone sur une période de 100 ans.

Le méthane est un gaz à effet de serre peu durable, dont la durée de séjour dans l'atmosphère est d'environ 12 ans. Du fait de ces caractéristiques, la réduction des émissions de méthane dans le monde pourrait avoir des effets positifs rapides et importants sur le réchauffement atmosphérique et pourrait présenter d'importants avantages économiques et énergétiques.

Émissions mondiales de GHG

Possibilités de réduction du méthane

Parmi les sources auprès desquelles il est possible de récupérer et d'utiliser du méthane figurent les mines de charbon, les systèmes de production de pétrole et de gaz, les décharges et le fumier. Voici certaines possibilités de récupération et d'utilisation du méthane provenant de ces sources :

  • Mines de charbon. Pour réduire les risques d'explosion, le méthane est éliminé des mines souterraines avant, pendant ou après l'extraction minière. L'injection dans des conduites de gaz naturel, la production énergétique et le carburant pour véhicules automobiles sont autant d'utilisations rentables du méthane provenant des mines de charbon.
  • Décharges. La principale méthode de réduction des émissions de méthane provenant des décharges consiste à recueillir et à brûler ou à utiliser les gaz de rebuts. Les techniques d'utilisation des gaz de rebuts sont axées sur la production électrique et l'utilisation directe du gaz. Pour la production électrique, il faut acheminer le méthane recueilli jusqu'à des moteurs ou des turbines. Les techniques d'usage direct se servent des gaz de rebuts comme d'un carburant ; pour d'autres méthodes, le gaz doit être traité et acheminé jusqu'à un gazoduc.
  • Systèmes de production de gaz naturel et de pétrole. Les activités de réduction des émissions entrent dans trois grandes catégories : des techniques ou des perfectionnements de l'équipement qui réduisent ou éliminent les échappements et autres émissions, des améliorations des pratiques de gestion et des procédures opérationnelles et des perfectionnements des pratiques de gestion qui tirent parti de l'amélioration des technologies. Dans tous les cas, la réduction des émissions de méthane permet de vendre et d'utiliser davantage de gaz.
  • Gestion du fumier d'origine animale. Du méthane et d'autres gaz sont produits lorsque le fumier d'origine animale est entreposé dans des conditions anaérobies (en l'absence d'oxygène). Il est possible de réduire la production de méthane et d'obtenir d'autres avantages sur le plan de l'environnement en utilisant des systèmes de digestion anaérobies qui recueillent les gaz émanant du fumier et les acheminent vers des systèmes de combustion producteurs d'énergie, comme des générateurs de moteurs et des chaudières.

En dépit de la technologie actuelle et des avantages de ces interventions, la récupération et l'utilisation du méthane restent limitées pour plusieurs raisons. Premièrement, le méthane joue un rôle secondaire dans les activités industrielles produisant ce gaz. Par exemple, les mines de charbon tiennent à éliminer le méthane de leurs chantiers d'exploitation car ce gaz est explosif. Les compagnies minières n'ont jamais considéré le méthane comme une source d'énergie indépendante.

Deuxièmement, ceux qui sont à l'origine des émissions ne connaissent pas toujours les techniques permettant de récupérer du méthane ou de l'exploiter à des fins lucratives. Ce constat vaut particulièrement dans les pays en développement, où les projets de récupération du méthane bénéficieraient d'un plus grand soutien s'il y avait davantage d'information et de formation technique.

Enfin, dans de nombreux pays, le fonctionnement inadéquat des marchés énergétiques et l'insolvabilité des services collectifs et des municipalités empêchent le secteur privé d'investir dans des projets de récupération et d'utilisation du méthane.

Méthane aux marchés

Le partenariat Méthane aux marchés vise à remédier à ces obstacles en vue de développer la récupération et l'utilisation du méthane. Dans le cadre de partenariats des secteurs privé et public, l'initiative réunit les compétences techniques et commerciales, les financements et les technologies nécessaires à l'élaboration de projets.

Les pays membres collaborent avec le secteur privé, des banques de développement multilatérales et d'autres organisations gouvernementales et non gouvernementales. Le principal objectif est de définir et de mettre en œuvre des activités propices à l'élaboration de projets de récupération et d'utilisation du méthane dans des décharges, des mines de charbon et des systèmes de production pétrolière et gazeuse.

Les 15 gouvernements, ou partenaires, qui se sont déjà engagés à participer au partenariat ont signé un accord volontaire définissant l'objectif, la structure et l'organisation du partenariat.

Dans le cadre de cet engagement, chaque partenaire accepte d'entreprendre diverses activités visant à promouvoir à l'échelle internationale la récupération et l'utilisation de méthane dans les secteurs ciblés. Chaque pays partenaire gère ses propres mécanismes de participation financière et d'assistance, en fonction de ses intérêts et de ses domaines d'expertise.

Les travaux des partenaires sont encadrés par un comité de direction secondé par un groupe d'appui administratif, ou secrétariat, dont le siège se trouve à l'Agence de protection de l'environnement (EPA) des États-Unis à Washington. Des sous-comités sectoriels chargés des décharges, des systèmes de production pétrolière et gazeuse et des mines de charbon ont également été mis en place.

Les sous-comités élaborent des plans d'action visant à définir et surmonter les principaux obstacles et problèmes auxquels se heurte l'élaboration de projets, traite des questions liées à l'évaluation et à la réforme des marchés, améliorent les possibilités d'investissement et de financement et rendent compte des progrès réalisés.

Ils font également appel à des organisations autres que les gouvernements partenaires, encourageant des groupes du secteur privé, des institutions financières et d'autres organisations gouvernementales et non gouvernementales à renforcer leurs capacités, à effectuer des transferts de technologie et à promouvoir l'investissement privé.

À cette fin, le partenariat a créé un « réseau de projets », visant à faciliter la communication et la coordination entre ces organisations. Les organisations qui le souhaitent peuvent adhérer au Réseau du projet Méthane aux marchés en signant un accord d'une page n'ayant pas force obligatoire, qui se trouve sur le site d'internet du Partenariat. À ce jour, plus de 90 organisations se sont associées à cette initiative.

L'engagement du gouvernement des États-Unis

Le gouvernement des États-Unis entend allouer jusqu'à 53 millions de dollars dans les cinq ans à venir pour appuyer l'élaboration et la mise en œuvre de projets ayant trait au méthane dans les pays en développement et dans les pays dont l'économie est en transition. La promotion de ces technologies s'effectuera par le biais de diverses activités, par exemple l'exportation de programmes américains volontairement adoptés et ayant fait leurs preuves, la formation et le renforcement de capacités, le développement des marchés, des études de faisabilité et des démonstrations technologiques.

Par son engagement, le gouvernement américain entend également mettre à profit les efforts des pays partenaires et l'expertise et les investissements du secteur privé et d'autres membres du réseau de projets.

L'EPA dirige cette initiative pour le compte du gouvernement des États-Unis et s'appuiera sur le succès de ses programmes nationaux de partenariat volontaire en matière de méthane, qui ont permis de réduire les émissions de méthane des États-Unis de 10 % entre 1990 et 2004.

Conclusion

Le partenariat Méthane aux marchés donne aux gouvernements et organisations du monde entier une occasion unique de coopérer pour remédier aux émissions de méthane tout en obtenant des avantages économiques, environnementaux et énergétiques. Le gouvernement des États-Unis estime que d'importants progrès peuvent être réalisés et est résolu à coopérer avec ses partenaires nationaux et internationaux des secteurs public et privé.

Les États-Unis estiment que le partenariat pourrait permettre d'obtenir d'ici à 2015 des réductions annuelles des émissions de méthane pouvant aller jusqu'à 50 millions de tonnes d'équivalent carbone, ou encore la récupération de 14 milliards de mètres cubes de gaz naturel.

Si elles se réalisent, ces réductions pourraient permettre de stabiliser, voire de réduire, les niveaux de concentration de méthane dans l'atmosphère à l'échelle mondiale. Pour donner un ordre d'idée, cela aurait les mêmes effets que si l'on retirait des autoroutes 33 millions de voitures pendant un an, qu'on plantait 22 millions d'hectares d'arbres ou qu'on éliminait les émissions provenant de 50 centrales au charbon d'une puissance de 500 mégawatts.

Ressources

Programmes de partenariats volontaires de l'EPA concernant le méthane http://www.epa.gov/methane

Site d'internet Méthane aux marchés du gouvernement américain http://www.epa.gov/methanetomarkets

Site du partenariat Méthane aux marchés http://www.methanetomarkets.org

About 50 percent of all beverage cans are re-cycled, creating a thriving international market in recycled aluminum.

L'éco-label de l'efficacité énergétique

L'étiquette Energy Star incite le consommateur à faire de bons choix

L'éco-label Energy Star est bien connu sur le marché nord-américain. Près de 60% des consommateurs le reconnaissent comme une marque de qualité en matière de rendement énergétique. Collé sur un appareil de cuisine, sur une lampe, un ordinateur, un téléviseur ou l'un quelconque de milliers de produits, ce label atteste que l'article est conforme aux exigences de qualité que le gouvernement a fixées en matière de rendement énergétique et notamment que le coût de son fonctionnement pendant une période donnée sera inférieur à celui d'un article comparable qui n'a pas reçu le label.

C'est en 1992 que l'Agence de protection de l'environnement (EPA) a inauguré cet éco-label dans le cadre d'un programme de partenariat axé sur le marché et visant à réduire la consommation d'énergie et la pollution atmosphérique. Le ministère de l'énergie des États-Unis et le gouvernement canadien ont, depuis, uni leurs efforts en vue de mettre au point des critères d'efficacité énergétique pour la fabrication et le fonctionnement des produits.

Le programme repose sur le slogan suivant : « La qualité de l'environnement, c'est l'affaire de tout le monde. » Il vise à faire de la recherche de l'efficacité énergétique un objectif aussi facile à atteindre que possible, tant pour le consommateur que pour l'entreprise. Il fait des recherches, établit des normes et diffuse des informations qui aident les consommateurs à prendre des décisions éclairées en matière de consommation d'énergie.

Ceux-ci ont d'ailleurs confirmé l'efficacité de l'éco-label puisqu'ils ont acheté plus d'un milliard et demi de produits portant cette étiquette au cours des treize ans de vie du programme. Les économies d'énergie ainsi réalisées pour la seule année 2004 permettraient d'alimenter 24 millions de logements en électricité, selon les statistiques de l'EPA. En outre, l'utilisation de produits plus efficaces s'est traduite par une économie de 30 millions de tonnes d'émissions de gaz à effet de serre, soit le niveau d'émissions comparable à celui de 20 millions de véhicules aux États-Unis chaque année. Les consommateurs ont également fait des économies de dépenses énergétiques de l'ordre de 10 milliards de dollars.

Ce programme profite aussi aux plus de 7.000 entreprises et organisations non gouvernementales qui y participent. Il guide en effet les entreprises pour la mise en place de stratégies de gestion énergétique qui mesurent les rendements, fixent des objectifs d'amélioration et observent les économies réalisées.

Certaines des plus grosses sociétés américaines sont des partenaires d'Energy Star, notamment 3M, Marriott International, General Electric, Sylvania, Whirlpool et Canon. Le programme gagne également du terrain dans l'industrie du bâtiment. Plus de la moitié des principaux constructeurs de logements y participent, incorporant une efficacité énergétique toujours plus grande dans les nouvelles structures, des fondations jusqu'à la toiture.

Pour de plus amples informations, veuillez consulter http://www.energystar.gov

 

 

 
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