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21/12/2010

Quant bien même l'euro, ne fait plus tant d' (h)eureux.....si tenté qu'il ait pu en faire!

Sauver l’euro : encore une fois, le sommet européen qui se tient les 16 et 17 décembre doit décider des moyens de stopper la crise. Mais à Bruxelles, décideurs et observateurs ne semblent plus vraiment savoir où ils vont.

 

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La crise a mis l’Europe dans un drôle d’état. S’il fallait un mot pour décrire l’Union aujourd’hui, ce serait "écartelée". Certains pays veulent à tout prix sauver leurs partenaires surendettés, d’autres refusent catégoriquement. Certains veulent maintenir l’euro, d’autres veulent revenir aux monnaies nationales. En un an tout a changé. Les hauts diplomates polonais en poste à Bruxelles font honneur à leur fonction quand on leur demande, le soir autour d’une bière, si leurs compatriotes veulent toujours de la monnaie unique. La plupart laissent échapper un soupir. "Oui, l’euro", il est en crise celui-là. N’empêche. Cela ne changerait rien à la volonté de Varsovie de troquer ses zlotys contre la monnaie européenne. Mais quand ? Cela reste une question ouverte. S’ensuit un clin d’oeil diplomatique. Avant cela, il faut voir si les plans de sauvetage suffisent et si les pays arrivent à rembourser leur montagne de dette. Certes, ces dernières semaines, on a
plutôt été soulagé de ne pas être membre de la zone euro, mais c’est bien compréhensible, non ?

 

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Des propositions franco-allemandes sans saveur
Les Polonais éprouvent le même sentiment à l’égard de l’euro que bon nombre de chefs de gouvernement européens à l’égard des propositions allemandes pour sortir de la crise : ils sont partagés. Entre rejet total et soutien absolu, la plupart des Etats membres tergiversent, explique un haut diplomate d’un petit pays. Oui, les Allemands ont souvent raison en la matière. Mais on ne veut pas toujours rester collé aux basques de Berlin. Ni de Paris d’ailleurs. "Nous n’avons plus d’appétence pour les propositions franco-allemandes", confirme un haut diplomate d’un grand pays. Les hésitations des chefs de gouvernements ne font qu’ajouter à cette ambivalence. Nicolas Sarkozy voulait encore convaincre ses partenaires d’emprunter plusieurs milliards d’euros avant la fin de l’année. Cet argent devait créer un "choc de croissance" et propulser l’Europe hors de la crise. Un peu de temps et deux paquets de sauvetage plus tard, l’entreprenant Français semble n’être que l’ombre d'Angela Merkel. Parmi les nouveaux hésitants figure à présent le Premier ministre luxembourgeois, Jean-Claude Juncker. Celui-ci a tenté à grand renfort d’interventions de convaincre ses partenaires de financer une partie des dettes par des emprunts communs, sans grand succès. Après le refus clair et net de Paris et de Berlin, les emprunts communs ne sont pas à l’ordre du jour du sommet européen. Par ces déclarations, le gardien désigné de l’euro ne fait qu’augmenter le désarroi autour de la monnaie unique. Il agace en outre certains de ses camarades qui laissent entendre d’où viendrait l’idée des emprunts communs. Ces derniers expliquent que dans l’usine à concepts de Bruxelles et de la Commission européenne se trouvent des fonctionnaires et des économistes engagés qui cherchent à amener les pays européens dans une union toujours plus étroite.

 

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Quelque chose de bizarre dans le comportement des chefs d'Etat
Bon nombre d’entre eux sont issus des pays fondateurs de l’Europe. Ils voudraient à présent définir des normes économiques et sociales communes. Le repli national que l’on observe dans de nombreux pays va toutefois à l’encontre de leur projet. C’est pourquoi les commissaires européens se gardent bien d’en parler officiellement. Pour comprendre que les atermoiements des politiques n’aident en rien à régler cette crise, il suffit de regarder la réaction des Bourses et des décideurs financiers. Ces derniers ne s’intéressent que modérément à l’agitation de Bruxelles et continuent de miser contre l’euro. Juste avant le sommet européen, les agences de notation ont menacé de rabaisser la note d’autres pays lourdement endettés [l’Espagne et la Belgique]. Par conséquent, les chefs d’Etat et de gouvernement tentent de faire passer leurs réunions pour de simples conférences de travail. A Berlin, on parle de "sommet parfaitement normal". Il y a pourtant quelque chose de bizarre dans leur comportement. Même le patron de la Banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet, est annoncé. Voilà qui est inhabituel. Il était déjà présent au sommet extraordinaire de mai dernier à propos de la crise grecque. Deux jours après, l’Union européenne adoptait un plan de stabilisation de 750 milliards d’euros.

 

 

 

 

Conseil européen
Euro-obligations ou simple révision de Lisbonne ?
Le Conseil européen des 16 et 17 décembre "risque d’être celui de la discorde", écrit Libération qui constate que les euro-obligations scindent l’UE en deux. Avec "d’un côté, ceux qui ont dit non au projet d’euro obligations (Allemagne et France en tête) et, de l’autre, le Luxembourg, l’Italie, la Belgique, l’Espagne, le Portugal ou la Grèce." Avec des euro-obligations, explique le quotidien, "l’Union émettrait en son nom des titres de dette publique, comme le fait aujourd’hui le Trésor américain. Un moyen qui permettrait, estiment ses promoteurs, de se substituer à un Etat incapable de financer son budget sur les marchés à des conditions de taux d’intérêts acceptables, comme ce fut le cas de la Grèce et de l’Irlande. L’agence européenne de la dette, proposée par Juncker et le ministre italien des Finances (Giulio Tremonti), aurait l’ambition de pouvoir émettre des euro-obligations à hauteur de 40% du PIB de l’UE (11 970 milliards d’euros)." Mais officiellement, rappellent Les Echos, le Conseil ne doit aborder qu’un sujet : "la révision du traité de Lisbonne, initialement réclamée par l’Allemagne, qui donnera le coup d’envoi à la création d’un mécanisme permanent de stabilité financière dans la zone euro". Le journal note que "plus aucun Etat ne s'oppose à une révision du traité, à condition qu'elle soit minime. Chacun l'a compris : il s'agissait de donner à la chancelière allemande, Angela Merkel, la base juridique qui lui permettra de justifier la participation de l'Allemagne au soutien de la zone euro face à sa très sourcilleuse Cour constitutionnelle".

 

Du brouillard au sommet de l’UE
Source, journal ou site Internet : Süddeutsche Zeitung
Date : 16 décembre 2010
Auteur : Gerstin Gammelin

 

Les sauveurs nous procurent quatre pistes enneigées

 

1. Consolider le fonds européen de stabilité financière.
L’Europe a mis en place un fonds de stabilité, dont la durée de vie est de trois ans. Il se substitue aux Etats membres en difficulté pour emprunter sur les marchés financiers à concurrence de 450 milliards d’euros. Compte tenu de la garantie des Etats membres de la zone euro il emprunte à 2,7 %, à comparer aux 11 % d’un Etat qui a perdu la confiance des marchés. Le même mécanisme élargit à l’UE et au FMI doit permettre de mobiliser 750 milliards. L’idée est de rendre permanent ce qui est provisoire.

 

2. Renforcer la discipline budgétaire
Le pacte de stabilité européen, qui permet de faire la police sur les déficits et la dette, va être durci. Dès 2011, les pays devront faire viser leurs projets de budgets nationaux par Bruxelles au printemps de chaque année, avant qu’ils ne soient votés dans leurs Parlements nationaux. Les sanctions contre les Etats tomberont plus facilement qu’avant et surtout en amont. Les pays ne seront pas sanctionnés seulement pour leur niveau de déficit, mais aussi pour celui de la dette ou s’ils mènent des politiques économiques considérées comme dangereuses.

 

3. Créer des euro-obligations
L’idée est de créer un instrument financier communautaire qui engagerait l’UE. Quand un Etat a besoin de financements il émet des obligations, des emprunts qu’il s’engage à rembourser trois mois, un an, cinq ans ou dix ans plus tard. Les investisseurs examinent le crédit que l’on peut accorder à tel ou tel Etat et fixe un taux d’intérêt. Plus la confiance est grande et moins le taux est élevé. Un euro-bond, une obligation communautaire, bénéficierait d’un taux faible, mais engagerait tous les Etats membres. L’Allemagne s’y oppose mais la Belgique, qui préside actuellement l’Union, assure que l’on est au début de la discussion.

 

4. Une Banque centrale européenne plus active
La BCE pourrait se montrer plus active en intervenant massivement sur le marché de la dette publique. Quand un Etat doit placer sa dette, il se trouve confronté à des investisseurs publics ou privés. Depuis le printemps, la BCE est intervenue pour acheter des obligations émises par les pays les moins solvables.

Par AL de Bx Samedi 18 décembre 2010

11:08 Écrit par HUMANITAS dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : euro, europe, eurocrates, allemagne, dette, partenariats, keynésianisme, crise(s) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

17/12/2010

Imaginons! Les allemands quittent l'Euro......!

Abandonner l’euro et revenir à la monnaie nationale : de plus en plus d’Allemands souhaitent cette option pour sortir de la crise. Une hypothèse risquée mais pas fantaisiste, si l’on en croit l’un des nombreux articles allemands sur le sujet. La majorité des Allemands est d’accord : nous aurions dû garder le deutsche mark !

 

http://bruxelles.blogs.liberation.fr/.a/6a00d83451b56c69e20134859645c1970c-320wihttp://www.marianne2.fr/photo/927465-1099238.jpg?v=1290510221

 

D’après une récente étude, 57% des Allemands auraient préféré ne pas passer à l’euro. Et plus d’un tiers souhaitent aujourd’hui revenir au mark. Les nostalgiques ne sont plus les seuls à penser cela. De plus en plus d’adeptes des calculs froids viennent grossir les rangs des eurosceptiques parmi lesquels ont retrouve des économistes, des managers et des chefs d’entreprise. Pour Volker Nitsch, professeur à l’université technique de Darmstadt qui a étudié l’effondrement d’unions monétaires dans l’histoire, "la probabilité de voir un pays sortir prochainement de la zone euro est de 20%". Jusqu’à présent, seuls des étrangers osent publiquement parler du mark. Le célèbre économiste américain, Barry Eichengreen, a récemment déclaré que l’Allemagne faisait partie des rares pays européens pour lesquels la réintroduction de leur ancienne monnaie ne s’accompagnerait pas d’une catastrophe financière.


Des obstacles techniques surmontables
Que signifierait le retour du mark ? La première chose est de savoir si l’Allemagne pourrait prendre une telle décision. La question fait sourire Volker Nitsch. "Aucun problème. Il y a déjà eu suffisamment de violations des traités". Il suffirait d’une autorisation du Parlement ou du chef du gouvernement. Les obstacles techniques n’ont eux non plus rien d’insurmontables. Pour créer une nouvelle monnaie, il faut une banque d’émission et des machines pour imprimer les nouveaux billets et fabriquer les nouvelles pièces. Mais là n’est pas le problème. La véritable question concerne les conséquences économiques d’une sortie de l’euro.


L’évolution des taux de change joue un rôle primordial. Il est probable que dans un premier temps, le mark augmenterait sa valeur, environ le double. Les produits allemands seraient nettement plus chers à acheter pour les pays étrangers. A long terme, nous exporterions moins à nos voisins européens. Et l’histoire montre que la fin d’une union monétaire se traduit toujours par une réduction des échanges commerciaux entre anciens partenaires.

 

Mais est-ce problématique?

Premièrement, les exportations allemandes ne devraient pas diminuer trop longtemps. Lorsque notre monnaie est forte, les matières premières sont plus abordables.

Résultat, les produits allemands peuvent être fabriqués à moindre coût et vendus meilleur marché.
Deuxièmement, les exportations ne sont pas le seul objectif de notre économie. Le retour du mark aurait un effet positif sur la consommation, ce qui devrait également soutenir l’économie.


La fin de l'euro ou le début de la pire crise financière de l'histoire
D’autres aspects de cette décision pourraient néanmoins se révéler très coûteux. Les Allemands ont – souvent sans le savoir – une part important de leur patrimoine placée à l’étranger. Les assurances, les banques et les fonds d’investissements ont largement investi dans la zone euro. Reconvertis en mark, ces placements allemands à l’étranger perdraient 158 milliards d’euros de valeur, soit 7% du PIB. Voilà qui ne devrait pas ravir les épargnants allemands. Mais que nous coûtera l’euro si nous le conservons ? Et si de plus grands pays que la Grèce ou l’Irlande venaient à nous appeler à l’aide ? L’Allemagne pourrait se retrouver à devoir garantir des sommes de plus en plus inimaginables. Pas besoin d’être un grand mathématicien pour comprendre qu’à terme le jeu n’en vaut pas la chandelle. Mais il y a un mais : que se passera-t-il à court terme si l’Allemagne quittait la zone euro ? Tous les scénarios sont unanimes : cela ne se passera pas en douceur. Il est à peu près certain que la réintroduction du mark et la dévaluation de l’euro privé de l’Allemagne marquerait le début d’un vaste mouvement des fonds à l’étranger. Les Grecs, les Espagnols et les Irlandais chercheraient immédiatement à déposer leur argent en Allemagne. Pour éviter cela, il faudrait recourir à des moyens radicaux : fermer les banques, limiter les transferts de capitaux, peut-être même fermer les frontières. Pour Barry Eichengree, la fin de l’euro sonnerait le début de "la pire crise financière de l’histoire".


Les union monétaires, une question toujours politique
Il n’est pas dit que la situation dérape à ce point. Toutefois, la peur d’un tel chaos social reste plus importante que la crainte de voir l’euro nous coûter toujours plus cher. Pour l’historien Michael Bordo, il y aurait toutefois une circonstance où l’Allemagne serait prête à accepter ce risque : "Si l’un des pays fondateurs de l’euro, l’Italie par exemple, se trouvait en situation d’urgence, cela pourrait inciter l’Allemagne à rompre les traités européens". A cela s’ajoute l’aspect politique de la question. Les – rares – travaux des économistes en matière d’union monétaire leur ont au moins appris une chose, explique Bordo : "Les unions
monétaires sont constituées pour des raisons politiques, elles sont approfondies pour des raisons politiques et elles finissent toujours par s’écrouler pour des raisons politiques".

 

La tentation du mark
Source, journal ou site Internet : Frankfurter Allgemeine (Sonntagzeitung)
Date : 14 décembre 2010
Auteur : Lisa Nienhaus

10:30 Écrit par HUMANITAS dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe, eurocrates, euro, allemagne, monnaie, mark, crise(s) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

13/12/2010

Fallait-il vraiment sauver les banques?

Bruxelles devait-elle soutenir le sauvetage des banques de la faillite ? Non, estime un juriste roumain, car le maintien de l'Etat providence est plus important. Et il cite l'exemple des Islandais, qui ont choisi de ne pas financer le sauvetage de leurs banques.

 

http://www.jdf.com/basemedias/2008/10/09/00687a00-963e-11dd-a38e-aa9adfc3d2d4.jpghttp://blogs.ionis-group.com/iseg/strasbourg/blog/media/stockxpertcom_id20749811_size1.jpg


Entre octobre 2008 et octobre 2010, la Commission européenne a approuvé des aides d'Etat pour les banques à hauteur de 4 589 milliards d'euros, soit le PIB de la Roumanie sur 45 ans. On ne sait pas combien parmi ces aides d'Etat sont passées inaperçues, car la Commission était (trop) généreuse avec ce type de financement. Mille milliards d'euros ont été dépensés pour sauver les banques en 2008 et 250 millions en 2009. Pour tous les autres secteurs économiques réunis, les aides d'Etat approuvées au cours de la même période s'élevaient à 73 milliards d'euros (soit 60 fois moins).


Les aides d'Etat représentent le soutien accordé aux entreprises par les autorités publiques, avec l’argent public. Elles sont octroyées sur des décisions de l'administration, des décisions fondamentalement anticoncurrentielles et opaques, et sur lesquelles les citoyens ne sont pas consultés. Sans le savoir, le contribuable européen est impliqué dans cet effort, à la limite de la légitimité, de sauvetage des banques de la faillite.


Le contribuable ne se limite pas à payer des impôts, c’est également un citoyen. Et le citoyen a des droits, et pas seulement des obligations. Avant de le rendre solidaire des banques endettées au bord de l'effondrement et avant de l'associer aux risques que comportent leurs combines, le citoyen doit d'abord avoir la certitude que ses droits sont garantis, ou du moins l'espoir légitime que tel sera le cas.


Le sauvetage des banques rend caduc le devoir de payer les impôts
Nous acceptons de payer des taxes et des impôts parce que nous nous attendons à ce que l'Etat finance correctement et à temps le système d'éducation, de santé, l'ordre public, la justice et la Défense. Les déficits majeurs de ces secteurs, parce que l'Etat a considéré comme prioritaire le sauvetage des banques de la faillite, rend caduc le devoir des citoyens de payer leurs impôts. Nous ne souhaitons pas payer des impôts pour que l’Etat les balance dans les trous noirs d'un système financier qui est (encore) guidé par le slogan "greed is good" (la cupidité est bonne).


Nous contribuons aux systèmes de sécurité sociale parce que nous nous attendons à ce que, lorsque nous en avons besoin, ces systèmes nous aident avec de l’argent et des prestations sociales qui nous permettent de sortir de l'impasse ou de mener une existence décente en cas d'invalidité, de maladie, de congé parental, d’accident, etc.


Ces prestations sociales, financées longtemps à l’avance par les cotisants, sont plus importantes que la nécessité de sauver un système financier responsable de sa propre crise et qui, dans son ensemble, fait de toute manière des bénéfices par diverses magouilles dans le trading, sur les marchés des changes, des aides d'Etat ou en jonglant avec l’argent virtuel.


Les banques et leurs créanciers, y compris les détenteurs d'obligations, doivent supporter le risque des mauvais investissements. Ce sont des professionnels du risque, qui savent évaluer le risque d'un investissement et les ressources nécessaires pour assumer ce risque. Ils spéculent même sur l'évolution des événements, acceptant à tout moment la possibilité de perdre, et donc ils ne peuvent pas et ne doivent pas être protégés.


Les particuliers, cependant, n'ont pas les mêmes moyens que les banques. C'est la raison pour laquelle ils sont les destinataires exclusifs des lois de protection (en tant qu'investisseurs, épargnants, consommateurs ou contribuables).


Les Islandais, eux, ne se sont pas laissés impressionnés
Les banques ne sont pas les seuls créanciers de l'Etat : les citoyens le sont également. En fait, les citoyens sont les créanciers les plus importants et les plus nombreux. Récapitulons : l'Irlande n'a pas accepté de laisser ses banques faire faillite ; elle les a sauvées, payant à leur place environ 60 milliards d'euro (ce qui a porté le déficit à 32% du PIB).


Maintenant, en tant qu'Etat, elle est en faillite, et sous le contrôle des créanciers financiers, et non plus des citoyens irlandais. En revanche, l'Islande a accepté de mettre toutes ses banques en faillite. Leurs dettes sont ainsi supportées par leurs créanciers. Les Islandais n'ont pas été directement affectés, même s’ils étaient de toute manière touchés par la crise.


L'Islande a même organisé un référendum, par lequel les citoyens ont rejeté le sauvetage des banques. Ils ne se sont pas laisser impressionner par des expressions telles que "too big to fail" (trop gros pour faire faillite), conçues pour manipuler les esprits.


Leur président, Ólafur Ragnar Grímsson avait dit à l’époque : "Comment pourrions-nous obliger les gens à payer pour les erreurs des banquiers ?" C'est une bonne question pour un président, pour un Premier ministre, pour un gouverneur. En Roumanie, comme ailleurs.

 

Mourir pour les banques ? Non merci
Source, journal ou site Internet : Romania Libera
Date : 10 décembre 2010
Auteur : Gheorghe Piperea

14:46 Écrit par HUMANITAS dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : banques, crise(s), faillite, keynésianisme, etat-providence, islande, irlande, dette | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

12/12/2010

Europe - Merkel - Allemagne; N'aurait-elle pas raison?

La chancelière allemande Angela Merkel continue de rejeter les eurobonds pour sauver les Etats économiquement faibles membres de l'UE.

 

http://laregledujeu.org/files/2010/07/merkel_reuters.jpg

lire bio

 

Dans le débat sur le sauvetage de l'euro, elle ne répond pas aux exigences de ce défi historique, critique le journal de centre-gauche Berliner Zeitung : "Qui se soucie vraiment de la première génération des véritables européens qui ne connaissent le continent que sans frontières, avec une monnaie unique et une mobilité importante ? Ceux qui étudient à Milan, Varsovie ou Barcelone, qui acceptent de travailler à Londres Stockholm ou Paris, qui voyagent à prix avantageux à travers l'Europe avec Easyjet et qui considèrent tout cela comme une évidence. Les enthousiasmer pour le projet Europe et leur faire comprendre que l'on ne peut pas se contenter de jouir de ses acquis mais qu'il faut également les défendre, serait une tâche gratifiante et facile finalement. … Qu'a fait la chancelière pour nommer de fortes personnalités à la tête des hautes administrations européennes ? Rien. …. Elle considère l'Europe uniquement comme un mal nécessaire. Elle ne fait plus rien pour continuer de faire évoluer l'Union."
http://www.berlinonline.de/berliner-zeitung/archiv/.bin/dump.fcgi/2010/1210/meinung/0009/index.html

 

L'Europe pour Merkel n'est qu'un mal nécessaire
Source, journal ou site Internet : Berliner Zeitung
Date : 10 décembre 2010

20:39 Écrit par HUMANITAS dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : euro, europe, eurocrates, merkel, ue, keynésianisme, allemagne | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

08/12/2010

Start-Up et Patrimoine en cure d'austérité!

Les start-up victimes du déficit public
Source, journal ou site Internet : silicon.fr
Date : 3 décembre 2010
Auteur : Christophe Lagane

 

 

Après les députés, les sénateurs ont adopté le plafonnement de l'exonération des charges pour les entreprises innovantes. Au nom de la lutte contre le déficit public.

 

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Le couperet est tombé la nuit du 02 au 03 lors de la discussion au Sénat sur le projet de loi des Finances 2011. Comme les députés l’avaient fait trois semaines auparavant, les sénateurs ont adopté la réforme qui revoit le soutien fiscal dont bénéficiaient jusqu’alors les start-up françaises. En 2011, les jeunes entreprises innovantes (JEI) verront leurs exonérations de charges sociales désormais plafonnées. Créé en 2004, le statut de JEI permettait aux PME innovantes de moins de huit ans et qui consacrent 15 % de leur activité à la recherche et au développement (R&D) de bénéficier d’exonérations pendant 8 ans sur les charges salariales des employés concernés (chercheurs, techniciens, chefs de projets R&D…). Mais ces largesses disparaîtront prochainement. Eric Besson, ministre délégué à l’Industrie en charge de l’Economie numérique, a notamment rappelé que l’effort de réduction des dépenses publiques doit être « partagé par tous ». Rappelons que la lutte contre le déficit public vise à le ramener de 152 milliards d’euros aujourd’hui à 92 milliards en 2011. Pour sa part, le plafonnement des exonérations des entreprises innovantes participera à hauteur de 57 millions d’euros à la réduction du déficit… La mesure n’a d’ailleurs été approuvée que par 179 voix sur 318.


Une décision qui passe mal du côté des organisations professionnelles représentant les JEI. « Considérer que ces entreprises sont moins fragiles à partir de la 4ème année, c’est ignorer le cycle de vie des entreprises innovantes, notamment dans le secteur des logiciels, des biotechnologies et du jeu vidéo », énonçaient-elles au Moci, le 26 novembre dernier. « Le gouvernement fait deux poids, deux mesures entre PME et grands groupes, et renie sa propre stratégie industrielle en faveur de l’innovation. Nous sommes consternés », déclare à La Tribune (03/12) Loïc Rivière, délégué général de L’Afdel (Association française des éditeurs de logiciels). Les professionnels craignent notamment que l’alourdissement des charges n’entraînent des plans de restructuration et ralentissent les projets de R&D. Au risque que celles-ci quittent la France pour les côtes américaines, notamment Montréal. Deux milles start-up française environ sont concernées.

 


L’austérité ruine le patrimoine
Source, journal ou site Internet : The Guardian
Date : 6 décembre 2010
Auteur : John Hooper

 

Sale temps pour Pompéi, où deux bâtiments se sont écroulés en l'espace de quelques semaines. AFP
Le patrimoine culturel est l'une des premières victimes des mesures d'austérité adoptées par les Etats
européens. Et si nous voulons sauver Pompéi et d'autres sites et monuments du sud de l'Europe, il est grand
temps de changer la gestion de la politique culturelle.
John Hooper

 

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La porte cintrée du XIIe siècle est le seul vestige encore intact de l’église Saint-Pierre de Becerril del
Campo, dans la province de Palencia, dans le centre de l’Espagne. Le toit a pratiquement disparu. L’eau
s’infiltre partout et l’intérieur déborde de déchets. “La nef se détériore de jour en jour, nous avons déjà perdu
presque tous les stucs et les voûtes baroques”, signale Hispania Nostra, association de défense du patrimoine.
Plus tôt cette année, à l’autre bout de la Méditerranée, sur l’île grecque de Kea, une tour du IVe siècle av.
J.C. s’est en partie effondrée sous les yeux des habitants, en dépit des avertissements répétés du département
local d’archéologie.


La nouvelle que trois autres murs [après l'effondrement début novembre de la Maison du gladiateur] s’étaient
désintégrés à Pompéi début décembre a fait le tour du monde. Mais l’église de Castille et la tour en mer Egée
viennent nous rappeler que la ville sur les pentes du Vésuve n’est pas le seul site d’Europe du Sud où sont
menacés des trésors archéologiques, culturels et historiques.


On a toujours attribué les manquements dans le secteur de la conservation au déséquilibre existant entre le
fabuleux patrimoine culturel du Sud de l’Europe et les ressources comparativement limitées dont disposent
les gouvernements de la région. L’Italie compte plus de sites inclus dans le patrimoine mondial de l’Unesco
que tout autre pays, et l’Espagne est la suivante sur la liste.


Le financement espagnol de la culture a déjà chuté d'un tiers
Mais aujourd’hui, après des décennies de prospérité relative et de financements plus généreux, la région est
confrontée à une nouvelle menace : de l’Atlantique à la mer Egée, les Etats, s’efforçant de rééquilibrer leurs
finances publiques et de juguler leur dette, procèdent à des coupes sombres dans les budgets de leurs
ministères de la culture et du patrimoine.


C’est une région où les statistiques ont la triste réputation d’être douteuses : le financement du patrimoine se
retrouve souvent dans le même sac que les arts et, en Espagne particulièrement, le financement destiné aux
oeuvres de conservation est réparti à plusieurs niveaux de l’Etat.


Mais l’exemple du Portugal, plus centralisé, permet de se faire une idée de l’étendue de ces réductions. La
semaine dernière, Lisbonne a voté un budget d’austérité pour 2011 qui réduit de 9 % les fonds publics
alloués à la culture.


En Espagne, les associations de défense du patrimoine affirment que dans certaines régions, le financement
de la culture a déjà chuté d’un tiers. Dans le même temps, l’éclatement de la bulle immobilière du pays a
privé la conservation des édifices anciens d’une source importante de liquidités — les sommes déboursées
par les promoteurs qui souhaitaient construire du neuf. “Si cet argent se tarit, alors les autorités locales vont
dire qu’elles doivent dépenser pour les gens plutôt que pour les bâtiments,” déclare Javier Ruiz, architecte et
activiste.


Le mois dernier, en Italie, des musées, des galeries d’art et des sites du patrimoine ont fermé dans le cadre
d’une journée de grève pour protester contre les projets du gouvernement, qui prévoit d’écrémer le budget
national de la culture de 280 millions d’euros au cours des trois prochaines années. Alessandra Mottola
Molfino, présidente de l’association italienne Italia Nostra, y voit “un coup mortel pour notre patrimoine”.
Or, ces réductions sont-elles vraiment indispensables ?


A Pompéi, on suit des directives des années 1970
En Grèce, qui se trouve au coeur de la tourmente de la dette en Europe, le ministère de la Culture a annoncé
la semaine dernière qu’il faisait appel à Bruxelles pour combler les brèches, réclamant 540 millions d’euros
pour restaurer sites archéologiques et monuments et pour rénover les musées, dont beaucoup ont dû fermer
leurs portes à cause de la crise.


Ailleurs, d’aucuns prétendent que la crise pourrait servir de stimulant en faveur d’une plus grande efficacité
de la part des autorités et d’une implication plus constructive du secteur privé. “Ce n’est pas un problème
d’argent, explique Roger Abravanel, auteur basé à Milan et avocat de l’économie de marché. Les
conservateurs professionnels — des gens qui à la fois comprennent la culture et savent qu’il faut la rendre
accessible au public —, ici, ça n’existe pas. En Italie, nous suivons un modèle complètement différent où les
autorités sous-traitent aux sociétés qui ont organisé des expositions.”


Un défenseur du patrimoine qui a préféré garder l’anonymat assure que Pompéi est loin de manquer de
fonds. “Depuis 1997, l’agence nationale qui gère le site a récolté beaucoup d’argent car c'est elle qui reçoit
directement les fonds. Mais elle ne dispose pas de mécanismes de gestion assez réactifs. Le personnel est
placé sous le contrôle direct du ministère à Rome, et c’est un système rigide. En vingt ans, il n’y a eu aucun
renouvellement, avec pour conséquence que l’on a ici des responsables qui travaillent en fonction de
directives qui datent des années 70.”


Les relations troubles entre secteur public et privé
La crise a aussi braqué les projecteurs sur la relation souvent trouble en Europe du Sud entre secteur public
et privé. Pourtant, il a longtemps été difficile d’impliquer les entreprises. Pendant des années, on a cru que
c’était parce que l’Italie ne proposait pas les généreux aménagements fiscaux dont bénéficient les sponsors
éventuels dans les pays anglophones.


Mottola Molfino estime que les nouvelles règles mises en place ces dix dernières années ne pâtiraient pas
d’être simplifiées. Mais, comme tant d’autres en Europe du Sud, elle se méfie encore de la volonté de l’Etat
de confier au secteur privé la responsabilité de préserver le patrimoine national du pays. “Ça devrait être un
devoir et un honneur,” lance-t-elle.


L’idée que la conservation du patrimoine soit essentiellement l’affaire des autorités est semble-t-il aussi très
répandue parmi les chefs d’entreprise qui, de toute façon, ont vu leurs bénéfices rognés par la crise
économique mondiale.


Il n’y a probablement pas de monument plus célèbre en Europe du Sud que le Colisée. Mais comme
beaucoup d’autres édifices romains antiques, il a un besoin urgent d’être restauré. L’été dernier, le ministère
italien de la Culture, anticipant les réductions dont il allait être l’objet, a fait savoir qu’il recherchait des
sponsors pour couvrir en partie un programme de travaux de 25 millions d’euros.


Diego Della Valle, fondateur de la chaîne de maroquinerie et de chaussures Tod’s, a été le premier magnat à
répondre à l’appel. Et jeudi dernier, il s’est avéré qu’il était le seul. Della Valle a courageusement annoncé
que sa société prendrait l’intégralité de la facture à sa charge. Sinon, a-t-il conclu, l’Italie courait le risque
“d’un autre Pompéi”.


Austérité
Tout n’est pas noir du côté de la culture
Contrairement aux Pays-Bas et à l’Italie, où des manifestations ont eu lieu ces dernières semaines pour
protester contre les coupes au budget de la culture, il n’y a pas eu de protestations au Royaume-Uni, où tous
les secteurs sont touchés par les mesures d’austérité, note De Standaard. Malgré la récession de ces dernières
années, en effet, le secteur culturel a connu une croissance plus importante que l’économie (5% contre 3%
par an) et la fréquentation des sites a augmenté ( de 41% en 8 ans). En Allemagne, ajoute son confrère
néerlandais Trouw, les dépenses de l’Etat fédéral ont même augmenté l’année passée, même si celles des
communes et des Länder (régions) ont chuté. Même chose en France, où le budget 2011 de la culture est en
hausse de 2,1% par rapport à celui de 2010. Une hausse qui concerne surtout l’audiovisuel, la part attribuée
aux musées ayant subi une réduction de 5%.

11:15 Écrit par HUMANITAS dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : start-up, patrimoine, économie, récession, dette, charges sociales, austérité, culture, crise(s) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

 
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