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09/03/2011

Alain Madelin: l'ISF, le bouclier fiscal, et l'hyper croissance 2020

Un petit rappel d'Alain Madelin, juste une interview d' il y a un an avec Karl 0, très intéressant rappel non!

 

 

 

 

Alain Madelin : " Saurons-nous profiter de l'hypercroissance ? "

http://www.lepoint.fr/content/system/media/1/200811/26517_une-madelin.jpg

 

Alain Madelin en est persuadé. Dans une dizaine d'années, l'économie connaîtra une très forte croissance. Mais l'ancien ministre se demande si la France saura en tirer profit ?

Et si l'on abandonnait un temps notre quotidien économique morose pour une brève excursion dans un futur somme toute très proche, disons une dizaine d'années, en observant de plus près les tendances lourdes qui, aujourd'hui, dessinent un nouveau monde ? De ce voyage dans le temps et l'espace, on ne peut revenir qu'avec une bonne nouvelle ! C'est une très forte croissance - sinon même une hypercroissance - qui s'annonce. Propulsée par deux puissants turboréacteurs. Le premier, c'est celui de la mondialisation ; celui d'une croissance que nous qualifierons de « ricardienne » en référence au grand économiste britannique du début du XIXe siècle, David Ricardo, et à sa « théorie de l'avantage comparatif ». Sous une forme plus moderne, elle explique une croissance tirée par l'optimisation de l'emploi de talents toujours plus nombreux à l'échelle de la planète.

Le second propulseur, c'est l'innovation. C'est là une croissance « schumpeterienne » en référence au grand économiste autrichien du début du XXe siècle, Joseph Schumpeter, et à ses théories sur l'importance de l'innovation et de la « destruction créative ».

La croissance « ricardienne » d'abord. Elle est à l'oeuvre depuis la chute du mur de Berlin avec l'arrivée, dans les circuits du libre-échange mondial, de plusieurs milliards d'hommes ayant acquis les libertés de produire, d'acheter et de vendre. Alors que la mondialisation semblait laisser l'Afrique à l'écart et buter sur un monde arabo-musulman soi-disant hostile au progrès et à l'ouverture, voici que l'Afrique trouve le chemin de la croissance et que le monde arabo-musulman bascule, donnant un nouvel élan à notre croissance « ricardienne ». Certes, tous nos nouveaux malthusiens expliqueront que nous n'aurons jamais assez d'énergie, de matières premières, de nourriture pour supporter une telle croissance. Et qu'au surplus celle-ci menace la survie même de notre planète au travers du réchauffement climatique. Mais, une fois encore, n'en doutons pas, les sombres prévisions malthusiennes seront déjouées comme elles l'ont toujours été dans le passé par le progrès et l'innovation. D'autant qu'une vague de croissance innovatrice sans précédent s'annonce.

La croissance « schumpeterienne » ensuite. Dans les laboratoires de recherche des universités ou des entreprises, dans les cartons des ingénieurs, de fabuleux projets se préparent. Nous sommes au pied d'un Himalaya de progrès scientifiques et techniques et nous n'avons encore grimpé que de quelques mètres.

Après la civilisation rurale et la civilisation industrielle, voici la troisième grande vague de l'histoire de l'humanité, celle de la civilisation ouverte du savoir numérique. Avec, devant nous, l'augmentation faramineuse des puissances de calcul, de la capacité des mémoires, l'extrême miniaturisation des processeurs, l'extension de la connexion des personnes et celle aussi des objets et des machines.

Devant nous aussi, la « robolution », celle des usines (et la « robocalisation »), celle aussi de notre vie quotidienne. Les nanotechnologies qui dessinent de nouveaux matériaux et de nouvelles formes de vie atome par atome. La révolution des nouvelles énergies, celle de l'énergie solaire, des piles à combustible, de la production de « pétrole bleu » à partir d'énergie solaire de phytoplancton et de gaz carbonique...

Devant nous encore, l'exploration par la science des frontières du vivant avec la nouvelle chimie, la biologie synthétique permettant de créer des micro-organismes génétiquement modifiés pour produire carburants ou médicaments. Les neurosciences encore qui nous apprennent à mieux connaître notre cerveau, à mieux l'utiliser, ou le remplir. À le réparer aussi.

Devant nous toujours, les progrès de la génétique. De la médecine prédictive à la médecine moléculaire, de la thérapie génique à la reconstruction réparatrice de l'homme. Avec tous les défis de l'allongement de la vie et les questions éthiques que poseront les manipulations génétiques qui prétendront à l'amélioration de l'espèce humaine elle-même. Voilà qui donne le vertige.

D'autant que ces inventions - et bien d'autres encore que l'on ne saurait imaginer aujourd'hui - commenceront à se croiser et à se fertiliser mutuellement dans la décennie 2020-2030. Une décennie fabuleuse et déjà si proche.

Mais qui dit croissance « schumpeterienne » signifie qu'à côté de ce processus de création existe un processus de destruction des activités dépassées par le progrès. Car l'invention de l'un (le photocopieur) est la ruine de l'autre (le papier carbone).

Or, nous savons que sur le marché politique de nos vieux États providence, les forces du passé savent se faire entendre. Que le coût de l'argent artificiellement bas freine la nécessaire destruction des vieilles activités moins compétitives pour transférer vers d'autres secteurs plus prometteurs le capital et les talents.

Dans le climat frileux et anxiogène de la France d'aujourd'hui, la tendance est forte à protéger le passé par rapport au futur, à favoriser les rentes et à pénaliser les talents. Notre classe politique, toutes tendances confondues, a les yeux de Chimène pour les politiques malthusiennes et keynésiennes. Nous restons le pays de Méline, de Maginot et du principe de précaution, à l'antipode des croissances « ricardienne » et « schumpeterienne ». Si nous avons d'indiscutables atouts, il nous faudra encore une vraie révolution culturelle et politique pour que nous puissions tirer parti de l'hypercroissance du nouveau monde.

Alain Madelin, ancien ministre

 

Source : La Tribune.fr - 05/03/2011

00:00 Écrit par HUMANITAS dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : madelin, bouclier fiscal, taxes, impôts, isf, innovation, investissements, croissance, ricardo, schumpeter | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

10/02/2011

Information: coût d'un bâtiment de guerre!

Il est toujours plus couteux de développer, construire et mettre en oeuvre des bâtiments de guerre. Les marines qui souffrent de “l’obsolescence en bloc”, c’est à dire dont de nombreux types de bâtiments doivent être remplacés en même temps, doivent investir des sommes importantes pour maintenir les capacités de leur flotte.

 

http://www.aideordi.com/uploads/wallpapers/public-photo/large/large_sous-marin-1024x768_194b30.jpg

 

SOUS-MARINS
Sous-marin nucléaire lanceur d’engins
Sous-marin nucléaire d’attaque
Sous-marin classique


Pays constructeur Type Prix
Etats-Unis Remplaçant Ohio 7 milliards $ (estimation)
France Le Terrible 3,8 milliards $
Pays constructeur Type Prix
Etats-Unis Virginia 2,4 milliards $
Grande-Bretagne Astute 2,4 milliards $
France Baracuda 1,35 milliard $
Pays constructeur Type Prix
Suède Gotland 365 millions $
France / Espagne Scorpène 825 millions $
Allemagne Dolphin (Israël) 635 millions $
Allemagne U 209PN (Portugal) 550 millions $
Allemagne U 212 525 millions $
Allemagne U 214 500 millions $
Russie Improved Kilo 350 millions $

 

http://www.republicain-lorrain.fr/fr/images/get.aspx?iMedia=12260148

 

PORTE-AVIONS / PORTE-AÉRONEFS
Pays constructeur Type Prix Type
Etats-Unis CVN-78 Gerald R Ford 13,5 milliards $ Porte-avions nucléaire
Etats-Unis George HW Bush 6,26 milliards $ Porte-avions nucléaire
France Charles de Gaulle 3,7 milliards $ Porte-avions nucléaire
Grande-Bretagne Queen Elizabeth 3,7 milliards $ Porte-avions classique
Italie Cavour 2 milliards $ Porte-aéronefs
Inde Vikrant 762 millions $ Porte-aéronefs

 

http://i.dailymail.co.uk/i/pix/2008/06/09/article-1025254-00619EA900000258-259_468x289.jpg

 

DESTROYERS
Pays constructeur Type Prix
Etats-Unis DDG 1000 Zumwalt 6 milliards $
Etats-Unis DDG 51 Arleigh Burke 1,8 milliard $
Grande-Bretagne Daring Type 45 976 millions $
Japon Hyuga 1,06 milliard $

 

http://www.meretmarine.com/objets/500/2541.jpg

 

FRÉGATES
Pays constructeur Type Prix
Danemark Iver Huitfeldt 332 millions $
Danemark Absalon 269 millions $
Etats-Unis Bertholf National Security Cutter 641 millions $
Etats-Unis LCS Freedom 637 millions $
Etats-Unis LCS Independence 704 millions $
Espagne F100 Bazan 600 millions $
Espagne F105 Cristobal Colon 954 millions $
Pays-Bas De Zeven Provincien 532 millions $
Pays-Bas Holland 169 millions$
France / Italie FREMM 745 millions $
Norvège Nansen 557 millions $
Allemagne Sachsen Type 124 1,06 miliard $
Allemagne Valour MEKO A200 (Afrique du Sud) 327 millions $
Chine F-22P Zulfiquar (Pakistan) 200 millions $

 

http://1.bp.blogspot.com/_htvjsmtPrmc/Sa4nNnh6hHI/AAAAAAAAAgw/DshAm2wOXwY/s400/KRI368FransKaisiepo07WKruit.jpg

 

CORVETTES
Pays constructeur Type Prix
Emirats Arabes Unis Baynunah 137 millions $
Emirats-Arabes-Unis Falaj 2 136 millions $
Allemagne Braunschweig K-130 309 millions $
Grande-Bretagne Clyde 47 millions $
Oman Khareef 262 millions $
Malaisie Kedah 300 millions $
Danemark Knud Rasmussen 50 millions $
Espagne BAM Maritime Action Ship 116 millions $
Turquie Corvette MILGEM 250 millions $
Nouvelle-Zélande Otago 62,6 millions $
Trinidad and Tobago Port of Spain 76 millions $
Grande-Bretagne River 31,4 millions $
Pays-Bas Sarah Baartman/ Damen 8313 OPV (Afrique du Sud) 20 millions $
Pays-Bas Sigma (Indonésie/Maroc) 222 millions $
Suède Visby 184 millions $

 

http://fr.academic.ru/pictures/frwiki/71/Glorieuse-01.jpg

 

PATROUILLEURS RAPIDES
Pays constructeur Type Prix
Etats-Unis / Egypte Ambassador MK III 325 millions $
Etats-Unis Cyclone 31 millions $
Finlande Hamina 101 millions $
Nouvelle-Zélande Rotoiti 25 millions $
Norvège Skjold 133,5 millions $
Italie M80 Stiletto 6 millions $

 

http://www.red-stars.org/IMG/jpg/Pomornik.jpg

 

BÂTIMENTS AMPHIBIES
Pays constructeur Type Prix
Etats-Unis America 3,05 milliards $
Etats-Unis Makin Island 2,2 milliards $
Etats-Unis San Antonio 1,76 milliard $
Grande-Bretagne Bay 228 millions$
Australie Canberra 1,3 milliard $
Indonésie KRI Dr. Soeharso 50 millions $
Singapour Endurance 142 millions $
Pays-Bas Johan de Witt 370 millions $
Espagne Juan Carlos 490 millions $
Chine Kunlan Shan 300 millions $
France Mistral 529,8 millions $

 

http://www.mandragore2.net/dico/lexique2/navires2/gabare-gd.jpg

 

BÂTIMENTS Auxiliaires
Pays constructeur Type Prix
Allemagne Type 702 Berlin 445 millions $
Nouvelle-Zélande Canterbury 124 millions $
Etats-Unis Lewis and Clark 538 millions $
Etats-Unis General Frank S. Besson 32 millions $
Etats-Unis Howard O. Lorenzen 199 millions $
Espagne Patino 288 millions $
Grande-Bretagne Wave Knight 172 millions $

 

Source IHEDN dont je suis,

Combien coûte un bâtiment de guerre ?
Source, journal ou site Internet : Le portail des sous-marins
Date : 8 février 2011
Auteur : Rédacteur en chef

12/01/2011

Du keynésianisme pour l'Europe, pas croyable!!

Lancée fin 2010, l’idée de créer des obligations à l’échelle de l’Union fait son chemin.

 

Repoussée par l’Allemagne, elle apparaît comme une solution pour aider les pays endettés attaqués par les marchés. A l’heure où l’Europe est plongée dans une crise qui redéfinit à intervalles réguliers le possible et l’impossible en Europe, une idée récente apparaît de plus en plus comme la seule solution pour empêcher l’effondrement de la zone euro.

 

http://www.renovezmaintenant67.eu/images/Thomas/08-10-04/G4_blin_bling.jpg

 

L’émission d’obligations en euros, ou euro-obligations, pour remplacer les emprunts d’Etat de pays comme l’Espagne, devenus excessifs, pourrait être la seule manière de prévenir l’effet domino sur les marchés de la dette souveraine. Celui-ci a déjà atteint la Grèce et l’Irlande et menace maintenant le Portugal, après de fortes hausses des primes de risque sur la dette portugaise. "Le Portugal est de plus en plus favorable à l’émission d’euro-obligations", souligne José Reis, de l’université de Coimbra. "Ce serait le signal fort d’une volonté de gérer l’Union, assure de son côté Paul de Grauwe professeur d'économie à l’université de Louvain. Car on a le sentiment que la zone euro traverse une crise existentielle".

 

http://www.renovezmaintenant67.eu/images/Woodland%20Waters%20Ancaster%20Lincolnshire.jpg


Convertir la dette des pays en dette européenne
Lancée avant Noël par Jean-Claude Juncker, le Premier ministre luxembourgeois, et Giulio Tremonti, le ministre italien des Finances, l’idée de convertir une bonne partie de la dette des pays membres en dette européenne bénéficie du soutien de la direction du Parti social-démocrate allemand. "L’euro-obligation était encore une hérésie il y a quelques mois ; aujourd’hui, on peut dire qu’elle est l’option retenue officiellement par l’opposition allemande", explique Thomas Klau, du think tank européen Conseil européen des relations étrangères (ECFR). Comme il fallait s’y attendre, Angela Merkel a rejeté cette idée. A en croire la plupart des économistes, elle obligerait l’Allemagne à donner des garanties pour la dette émise et serait un premier pas vers une union budgétaire qui suscite tant de méfiance de la part de Berlin et de Francfort [le siège de la Banque centrale allemande]. Mais "l’opposition anti-Merkel grandit en Allemagne à mesure que la crise s’aggrave et qu’il devient de plus en plus évident qu’il faut choisir entre l’éclatement et une plus grande intégration, qui passerait notamment par l’émission d’euro-obligations", ajoute Klau.

 

Plusieurs propositions sont sur la table. Juncker et Tremonti, dans une tribune publiée par le Financial Times, prônent la création d’une agence européenne de la dette — un Fonds européen de stabilisation financière (FESF) nouvelle formule [créé en mai 2010, il dispose de 440 milliards d’euros pour soutenir les Etats qui ont besoin de se refinancer], qui émettrait de la dette à hauteur de 40 % du PIB de chaque Etat membre, le tout garanti par les Etats souverains (et de manière disproportionnée, il faut le dire, par l’Allemagne). Les économies en crise échangeraient une part de leur dette contre ces obligations européennes, ce qui permettrait de réduire considérablement leur coût de financement.


L’Institut Bruegel de Jean Pisani-Ferry fait une proposition similaire, qui consisterait à "européaniser" 60 % de la dette souveraine.


La création d'un New Deal européen
Les économistes Stuart Holland, professeur d'économie à l’Université de Coimbra, et Yanis Varoufakis, professeur à l’université d’Athènes, poussent quant à eux la logique un peu plus loin. Ils proposent que la BCE émette des obligations en euros de manière à ce que la dette souveraine représente 60 % du PIB, dans le cadre de ce qu’ils appellent un "New Deal européen", qui comprendrait la restructuration d’une partie de la dette souveraine, avec un allègement de la dette pour les banques."Le marché des euro-obligations rivaliserait avec le marché du Trésor américain et (…) ce serait un signal très fort de la volonté des pays de la zone euro de prendre leur destin en main à long terme", lit-on dans un rapport de l'ECFR. Il importe de distinguer ces propositions de la petite émission d’euro-obligations annoncée par le FESF pour financer une partie du sauvetage de l’Irlande. "Les euro-obligations du FESF concurrencent la dette souveraine ; notre proposition se substitue à la dette souveraine", commente Varoufakis. L’émission d’euro-obligations du FESF s’est accompagnée de fortes augmentations de la prime de risque de la dette périphérique, ce qui a inquiété les gouvernements concernés. Une étape intermédiaire pourrait être la création d’une sorte d’obligation européenne pour faciliter la restructuration de la dette dans des pays comme la Grèce et l’Irlande, soutient l'économiste Barry Eichengreen, de l’Université de Californie, à Berkeley. Afin de faciliter l’échange de la dette de ces pays contre de la dette à plus long terme, et ce à moindres coûts, le FESF pourrait garantir les nouvelles obligations qu’un pays insolvable — Irlande, Grèce — proposerait aux banques. Eichengreen pense que cette idée de l’euro-obligation en tant qu’allègement d’une restructuration de la dette est plus réalisable, dans la mesure où l’“européanisation” de la dette n’est pas pour demain.


"L’idée de Juncker et de Tremonti ne règle pas le problème immédiat [l’insolvabilité de l’Irlande et de la Grèce] et leurs propositions mettraient plus longtemps à appliquer", souligne Eichengreen. Toutefois, dans une telle crise, les propositions les moins faciles à mettre en oeuvre aujourd’hui peuvent être demain la seule alternative à l’effondrement de la zone euro.

 

Crise de la dette : l’Euro-obligation, remède à la crise ?
Source, journal ou site Internet : La Vanguardia
Date : 11 janvier 2011
Auteur : Andy Robinson

10:58 Écrit par HUMANITAS dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : eurocrates, euro, europe, crise(s), keynésianisme, new deal, bce, dette | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

05/01/2011

L'Etat et sa dette; l'emprunt national et "bis répétita"

Les Français épargnent beaucoup. Proposons leur un grand emprunt national

 

C’est l’une des dernières idées à la mode. Pour se dégager de son endettement, l’Etat français pourrait lancer un très grand emprunt national, bien au-delà du « grand emprunt » lancé en 2009. On peut faire appel à l’épargne, qui n’a jamais été aussi importante. Il vaut mieux avoir nos compatriotes pour créanciers que les gnomes du marché financier international.


Idée géniale.

 

http://a7.idata.over-blog.com/600x382/0/56/21/64/Octobre-2009/grossedettegrand.jpg


Elle ignore tout d’abord qu’aujourd’hui la dette de l’Etat français est portée par des étrangers, à 70 % - ce qui la distingue de la dette japonaise voire espagnole qui est due à des nationaux. Qui plus est, la dette est surtout à court terme, de sorte que les échéances sont de plus en plus rapprochées, tandis que le service de la dette, de son côté, est continu. En d’autres termes, l’Etat français endetté est à la merci d’un mouvement de retrait massif s’il venait à perdre de la crédibilité. Emprunter pour rembourser les emprunts (procédé appelé « cavalerie ») n’est pas de nature à rassurer les créanciers. Les gnomes ne font pas de cadeau.


Mais, précisément, ne peut-on leur substituer de bons et loyaux citoyens français ?

Il est vrai que l’épargne française s’est accumulé depuis plusieurs mois, les Français prenant la saine précaution de mettre de l’argent de côté pour se garantir contre la faillite plus que probable de l’assurance-vieillesse gérée par la Sécurité Sociale.

Mais si les Français n’ont pas confiance dans la parole de la Sécu, se laisseraient-ils séduire par les promesses de l’Etat ? Quelle est la probabilité de se voir intégralement rembourser ?


D’autre part, depuis fort longtemps l’Etat ne se prive pas de dériver vers le circuit public une grande partie de l’épargne française. Comme l’explique Jean Yves Naudet, les épargnants qui ont un livret A se font voler comme au coin du bois. Cet argent vient soulager les budgets, en finançant des investissements jugés prioritaires comme la construction de HLM, etc. C’est autant que l’on ne peut mobiliser pour un grand emprunt national.

 



Les épargnants vont-ils vider les autres comptes d’épargne qu’ils ont pu constituer ? Vont-il rompre leurs contrats d’assurance-vie (déjà bien pénalisés par les changements de la loi fiscale) ? Vont-ils vider leurs comptes à terme, leurs comptes épargne-logement, leurs plans d’épargne par actions, etc. ? Pour quel taux, et avec quelles garanties ? Ont-ils davantage confiance dans l’Etat que dans les banques ou les fonds de placement ?

On voit l’importance de l’effort qui serait ainsi demandé à l’épargnant français.


Pourtant, certains arguent du succès du « grand emprunt » de 35 milliards qui a été couvert facilement. C’est oublier que cet emprunt n’a pas été souscrit par les ménages français, mais par les investisseurs institutionnels. On avait abandonné la première version de l’emprunt qui aurait dû faire appel à toute la population, car cela aurait été trop cher (sans doute du 4%). Finalement le « grand emprunt » a été souscrit à court terme et à un taux variable (qui sera certainement appelé à monter dans les mois à venir), de sorte que le service de la dette sera…ce qu’il sera ! Pour couronner le tout, on sait que le gouvernement s’est creusé la tête pour savoir où employer ces 35 milliards. Sûrement pas à rembourser la dette, mais finalement pour moitié à financer les universités et la recherche – tonneaux des Danaïdes, et pour l’autre à la Caisse des Dépôts, et autres organismes para publics experts en fonds perdus.


Nous ne voyons pas comment l’opération pourrait être renouvelée, sauf à proposer des taux aux épargnants d’un niveau très supérieur à ceux que l’on pratique aujourd’hui sur le marché mondial.

Il est vrai que nous nous en tenons ici à une analyse purement économique et financière. Les partisans du TGEN, très grand emprunt national, se placent d’un autre point de vue : le patriotisme.


La patrie est en danger. Comme pendant la première guerre mondiale ou pour la reconstruction du pays après la deuxième guerre mondiale, il peut être fait appel au sentiment national des Français.


Traduisons : des couplets patriotiques peuvent faire oublier à ces stupides épargnants français que l’Etat s’est mis dans de mauvais draps et qu’on leur demande maintenant de donner leur argent, qui ne leur sera jamais remboursé. Ils donnent déjà en tant que contribuables, en tant que consommateurs, il leur faut donner en tant qu’épargnants. On n’a rien donné tant que l’on n’a pas tout donné.

 

Le 27 Décembre 2010

Source Aleps

DETTE PUBLIQUE : UN GRAND EMPRUNT S’IMPOSE

21:41 Écrit par HUMANITAS dans Economie | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : emprunt d'etat, dette | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

28/12/2010

Question de pouvoir d'achat, populaire!! Etre franc ou Eureux?

Après l’or noir, voici venu le temps de l’or vert ! Il n’y en a en effet pas besoin de creuser bien profond pour faire fortune... Ou plomber le panier de la ménagère, question de point de vue. Au palmarès des plus fortes hausses de prix, la laitue mérite une mention spéciale au « business book ». Elle coûtait en 2000 un peu moins de 5 F la pièce (4,95 F soit 0,75 €). On la trouve aujourd’hui à 2,30 € sur les étals des supermarchés.

 

http://fr.altermedia.info/images/Euros_drapeau.jpg


Plus de 200 % d’augmentation ! Minimum. Car à la mode du bio, ceux qui optent pour un produit labélisé devront débourser plus cher encore. Le frais a le don de refroidir toutes les ardeurs consuméristes. pour preuve le plus basic des légumes, la pomme de terre, voit aussi son prix s’envoler. Le filet de 2,5 kg de patates à frire est passé de 12,50 F (1,91 €) 3,75 €. Fois deux ! Parmentier risque de se retourner dans sa tombe. Dire que la pomme de terre avait été introduite en Europe au XVIe siècle pour lutter contre la famine.


Si les carottes rendent aimables, leur prix a de quoi laisser amer. Le kilo est passé de 3,50 F (0,53 €) à 0,90 €: + 69,81 % en 10 ans. Et les produits de base n’échappent pas à la règle. Exemple : le sucre en morceau. Le paquet d’1kg est passé de 8 F (1,23 €) à 1,60 €, soit une augmentation de 30 %. Le litre de lait estampillé d’une marque bien connue coûtait 5,05 F. il vaut aujourd’hui 1,23 € : + 59,74 %. La plaquette de beurre doux (sauf son prix) est passée de 9,30 F (1,42 euro) à 2,15 €. Soit une augmentation de 51,41 %.


Se nourrir au camembert !
La boîte de six gros oeufs risque même de plumer définitivement la ménagère. Son prix a augmenté de 60,31%. Il est passé de 8,60 F (1,31 €) à 2,10.. Et ne comptez pas mettre de l’huile dans ces rouages financiers, le litre de tournesol est passé de 10,50 F en 2000 à 3,05 € en 2010. A ce compte-là c’est le porte-monnaie qui est pressé à froid ! On se dit alors qu’il va falloir se résoudre à éliminer du chariot le superflu. Sauf que, surprise, l’accessoire est parfois meilleur marché que l’essentiel. Exemple : les quatre tranches de jambon blanc n’ont vu leur prix augmenter que de 14,01 % (de 13,58 F à 2,36 €). Donc les lardons ne doivent pas être issus du même cochon. Car le prix de la barquette de 250 gr a progressé de 130,34 % ! Passant de 4,40 F à 1,55 €. De même les quatre crèmes vanille subissent moins l’inflation (+22,30 %) que les 16 yaourts natures (+40,85 %). Quand le pot de 370 gr de confiture de fraises progresse de 51,96 %, celui de la pâte à tartiner au chocolat double (100,85 %). Pour échapper à l’inflation il ne reste plus qu’une solution : se nourrir exclusivement de camembert ! Son prix stagne. 2,60 F (1,49 €) en 2000 et 1,51 € aujourd’hui. A moins que l’on se limite au pain (frais) et à l’eau. Mais la baguette est passée de 2,60 F en supermarché à 0,70 €. Soit 75 % d’augmentation. Quant au litre d’Évian il progresse de 38,3 %, et celui du Coca « que » de 23,08 %. Nous avons comparé des produits de même marque vendus au sein d’une même enseigne commerciale et dans des quantités équivalentes.

 

Franc-Euro : notre enquête sur la hausse des prix
Source, journal ou site Internet : Nice Matin
Date : 27 décembre 2010
Auteur : Jean-Michel Chevalier, Eric Galliano, Alain Maestracci, Jean-Charles Pierson et Jean-
François Roubaud

10:35 Écrit par HUMANITAS dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pouvoir d'achat, prix, euro, franc | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

 
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