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24/12/2010

Des nouvelles du Modem, mode Rémy DAILLET-WIEDEMANN (VP)

Chers amis,

C'est la stupéfaction. Nous avons beau retourner les chiffres dans tous les sens, j'ai probablement battu François Bayrou aux dernières élections internes !
François n'a en effet recueilli que 4 741 voix, tout en étant candidat unique puisqu'il a décidé que les bulletins de vote électronique ne contiendraient que son nom. Sur 60 000 adhérents il y a deux ans, cela fait 8% des voix seulement pour lui ! Sur les 18 965 adhérents actuels revendiqués, cela fait 25%, ce qui est un terrible désaveu. Déjà, on constate que François Bayrou n'obtient pas la majorité parmi ceux qui lui sont restés. Cela s'est-il déjà vu pour un patron de parti politique ? J'en doute. En tous cas, jamais dans notre famille politique.
http://www.ladepeche.fr/content/photo/biz/2009/01/29/200901290996_w350.jpghttp://www.generationsengagees.fr/wp-content/uploads/2009/06/badge_nous_le-modem-ge1-300x300.jpg

De mon côté en revanche, je me réclame du soutien ferme de plus de 6 500 adhérents, soit plus de 30%.
Il en découle que si ces adhérents avaient pu voter pour moi, je serais aujourd'hui probablement le président du Mouvement Démocrate !
Il est certain que je ne m'attendais pas à ce résultat, pour moi, avec 20 ou 25% des voix, j'aurais fait acte de pluralisme, c'était bien assez. J'avoue que je ne pensais pas obtenir une majorité; des votes exprimés ! Le nombre d'abstentionnistes est considérable : 68.29%. Il est donc clair à présent que si ma candidature n'avait pas été escamotée, un vote normal m'aurait laissé toutes mes chances.

François a eu ce différend avec Yann Barthès à Canal +. Il dit avoir eu un malaise. Certes, son analyse et la mienne convergeant sur le résultat de ces élections internes, François était courroucé, tendu.
Eh bien nous, François, nous avons un malaise depuis deux ans. Car nous avons constaté que tu es coutumier, comme le dit Marielle de Sarnez, "de perte momentanée de l'attention et d'une partie de la mémoire". N'as-tu pas en effet promis un "arc central", n'as-tu pas lancé une "offre publique de dialogue" totalement oubliés après deux jours ? N'as-tu pas fait voter au Conseil un budget annuel des départements alors que jamais un centime n'a été versé, sur les 5.6 millions d'euros annuels que touche le Modem (affaire lucrative s'il en est) ? N'es-tu pas revenu sur la désignation de Marc Dufour, élu par les adhérents, désigné par toi-même et le Conseil National ? Ne t'es-tu pas séparé des meilleurs soutiens en France et dans le monde ?
Comment un homme peut-il nier farouchement avoir prononcé une phrase alors qu'il l'a prononcée trois fois deux jours aup aravant, devant des centaines de personnes ? (http://www.melty.fr/yann-barthes-il-ridiculise-francois-bayrou-actu45596.html) C'est consternant. Mais c'est aussi habituel, car combien de fois François a-t-il nié avoir dit ceci, promis cela ? Combien de paroles en l'air et de rétractations ? François Bayrou nie l'évidence. Il nie toutes les évidences, il nie les candidatures libres, il nie l'existence des personnes. Il se nie lui-même. C'est d'ailleurs pourquoi je l'avais interpellé en ces termes lors du dernier Conseil, avec un humour obligeant : « Monsieur, je ne sais pas qui vous êtes, mais rendez-nous François Bayrou ! »
"François Bayrou a exprimé sa gratitude aux nombreuses personnes qui lui ont adressé des messages de soutien et de sym pathie. Il rapporte avoir reçu plusieurs centaines d'appels dont certains émanant des principaux responsables politiques français, à commencer par le président Nicolas Sarkozy, François Fillon ou encore Martine Aubry", signale la presse.
J'eusse aimé recevoir de la part de François Bayrou un simple mot de soutien lorsque je terminais mes 25 jours de grève du froid pour Molex, en hypothermie dans un hôpital. Mais rien, pas un mot pour son président départemental et conseiller national. Sarkozy, François Fillon et Martine Aubry seraient donc plus "humanistes" que notre leader, ou tout simplement plus politiques  ?
http://modem-haute-normandie.space-blogs.com/image.php?id=100029363http://modem-haute-normandie.space-blogs.com/image.php?id=100036207http://modem-haute-normandie.space-blogs.com/image.php?id=100028010

Fran&cc edil;ois conclut de lui-même : « Je ne savais plus ce que les gens disaient et me disaient. J'ai essayé de donner le change jusqu'au bout. »
On ne saurait mieux dire, et nous le disons depuis des mois. Un peu de vérité, de simplicité te feraient du bien, François. Pourquoi ne pas dire simplement « excusez-moi, je ne me sens pas bien, je dois vous quitter » au lieu de dire à un journaliste qu'il manipule les téléspectateurs ? Quelle honte y a-t-il à avoir un étourdissement, si étourdissement il y a ? Je pense quant à moi, te connaissant bien, que simplement tu ne relis pas assez les textes que l'on rédige pour toi (moi-même, je t'ai pas mal inspiré, n'est-ce pas ?) et que, du coup, tu n'entres pas dans leurs intentions.
Ce type d'hospitalisation s'était déjà produit il y a deux ans, avant une soirée électorale à Toulouse, les Haut-Garonnais s'en souviennent : une daurade mal digérée…
En tout état de cause, la situation du Modem à la suite des ces élections est ivoirienne. On n'y voit rien, en effet. Nous avons un président Gbagbou qui affirme avoir gagné, et un candidat qui pense avoir gagné.

Le Modem n'a pratiquement plus aucun militant à l'étranger. Voyez cette page de contacts où nous n'avons de contact européen que dans 11 pays sur 27, où ne figurent même pas l'Allemagne, l'Ecosse, la Suède, et bien d'autres encore, aucun pays d'Europe centrale, rien en Chine, un seul contact pour la Grande-Bretagne et l'Irlande (sic), un seul pour toute l'Amérique latine, un seul pour l'Afrique, un seul également pour toute l'Asie et le Moyen-Orient ! Nous sommes devenus un groupuscule.
(http://www.mouvementdemocrate.fr/organisation/contacts-locaux.html)

Sans moyen de dialoguer avec vous (vous savez que l'accès au Congrès et le droit de vote m'ont été refusés), crédité de soutiens nombreux, je suis un co-président putatif. Je ne peux fai re autrement que confier à François Bayrou la gestion des affaires courantes. Il est primordial qu'il en fasse le meilleur usage et je lui demande d'entendre ce que ressentent les Français, démoralisés, d'être au plus prêt d'eux.
J'aurais penché pour maintenir sa candidature en 2012 si moi-même ou un autre n'atteignait pas à la notoriété suffisante d'ici là. François Bayrou est plus célèbre que moi, pour l'instant. Mais les choses changent vite. En attendant, j'aurais pris à bras-le-corps l'organisation de notre mouvement et j'aurais essayé prioritairement de faire monter vos talents, de déceler parmi vous les candidats aux législatives, d'ici là aux cantonales, bientôt aux municipales. De favoriser la communication entre vo us. D'effectuer des campagnes auprès des populations. De faire des propositions de lois pour restaurer le pays. De conforter la solidité de l'Europe, hélas en panne. De changer l'ordre financier mondial pour un co-développement équitable entre toutes les nations. Cela, la France peut le faire, comme peu de pays. Toutes les solutions existent, et la passivité est coupable.

Puisque cet exercice simple de la démocratie n'est pas possible au Modem, je persiste à travailler sur le terrain, en dehors des cercles déjà convaincus. Je rencontre des personnalités intéressantes et de nombreux militants, qui se sentent isolés. Je prépare 2012 car je pense que la situation sera à ce moment-là tr&egra ve;s délicate. Ni Borloo, ni Villepin, ni Bayrou, ni Strauss-Kahn, ni Aubry, ni Lepage ne peuvent actuellement prétendre actuellement à une majorité. De toute façon les candidatures uniques, pour un seul homme, pour une seule femme, sont complètement dépassées. La France ne peut plus se gouverner sur la division. Il n'y aura donc pas d'autre solution que de confédérer les énergies.

L'aventure continue !
Amitiés à tous,

Rémy DAILLET-WIEDEMANN, co-président (virtuel) du MOUVEMENT DEMOCRATE

Par AL de Bx Jeudi 23 décembre 2010

13:38 Écrit par HUMANITAS dans Coup de gueule | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : modem, bayrou, daillet-wiedemann, démocratie, canal+, yann barthes, vote, fraude, élections | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

09/12/2010

L'Etat et ses "armes" : La Corruption - Les Privilèges - Les scandales. Une gouvernance ploutocratique!

Les scandales de vente d'armes dans les démocraties occidentales se sont succédés depuis les années 1980, avec souvent les mêmes ingrédients: corruption de responsables étrangers, rétrocommissions, couverture aux plus hauts niveaux de l'État, financement de partis politiques...


L’affaire Karachi qui secoue actuellement la classe politique française n’est qu’un des nombreux scandales liés à des grands contrats internationaux de ventes d’armes au cours des dernières décennies. Ronald Reagan, Helmut Kohl ou encore Tony Blair ont tous vu leur nom associé, de près ou de loin, à des affaires mêlant les mêmes ingrédients: corruption de responsables étrangers, commissions opaques ou rétrocommissions ayant servi à financer un parti politique.


Retour sur cinq autres scandales qui ont ébranlé les plus grandes démocraties mais qui ont rarement débouché sur des condamnations en justice (nous les avons classés par ordre chronologique).

secret-3.jpg http://ffs1963.unblog.fr/files/2010/02/silence.jpg

 


Le scandale BAE Systems/Al-Yamamah
• Vendeur: le Royaume-Uni
• Acheteur: l’Arabie saoudite
• Objet: 96 avions de combat Panavia Tornado, 24 Tornados ADV, 50 BAE Hawk, 50 avions
d’entraînement Pilatus PC-9, des navires militaires, des missiles, de l’entretien et des infrastructures.
• Date du contrat: 1985-2006
• Montant total: 43 milliards de livres (32 milliards d’euros)


Le Royaume-Uni est un important exportateur d’armes vers l’Arabie saoudite depuis les années 1960. En
1985, les deux pays font passer leur coopération à une autre dimension en signant l’accord Al-Yamamah, le
plus grand contrat d’exportation de l’histoire du Royaume-Uni, qui prévoit notamment l’envoi de milliers
d’employés britanniques et la construction d’infrastructures en Arabie saoudite en plus de la vente de
nombreux chasseurs Hawk et de Tornado. L’accord est prolongé tout au long des années 1990, et a rapporté
à BAE Systems 43 milliards de livres en vingt ans. L’Arabie saoudite envoyait dans les années 1990 jusqu'à
600.000 barils de pétrole par jour au Royaume-Uni dans le cadre de l’accord. Le Serious Fraud Office (SFO)
a ouvert une enquête en 2003 pour déterminer si des officiels saoudiens avaient perçu des pots-de-vin dans
en marge du méga-contrat. En 2004, des proches du dossier accusent BAE Systems d’avoir alimenté une
caisse noire de 60 millions de livres, tandis que la BBC accuse en 2007 l’entreprise d’avoir versé «des
centaines de millions de livres» à l’ancien ambassadeur saoudien à Washington.


Mais le SFO doit abandonner son enquête sur le contrat Al-Yamamah en 2006 après l’intervention directe de
Tony Blair, alors Premier ministre, qui explique que l’enquête pourrait nuire à la sécurité nationale. Les
organisations anti-corruption critiquent durement Blair, et l’OCDE se dit «inquiète et déçue», estimant que
«l’incapacité continue du Royaume-Uni à corriger les déficiences de sa loi sur la corruption de
responsables étrangers et sur la responsabilité des entreprises dans la corruption à l’étranger a entravé
l’enquête». BAE System est impliqué dans d'autres dossiers, notamment des ventes d'armes en Tanzanie. En
février 2010, l'entreprise a plaidé coupable et trouvé un accord pour payer une amende de 400 millions de
dollars aux Etats-Unis et de 30 millions de livres au Royaume-Uni pour tenter de mettre fin aux accusations
de corruption. L’accord passé avec le SFO en Grande-Bretagne ne concerne que la vente de radars militaires
en Tanzanie, et pas le contrat Al-Yamamah.


Affaire Iran-Contra
• Vendeur: les Etats-Unis
• Acheteur: l’Iran
• Objet: 2.012 missiles antichar TOW, 18 missiles sol-air Hawk et des pièces détachées de missiles
Hawk
• Date des contrats: d’août 1985 à mai 1986
• Montant total: Inconnu


C’est le plus gros scandale politique américain depuis le Watergate. Au milieu des années 1980, le Hezbollah
libanais, qui a des liens étroits avec le chef suprême iranien, l’ayatollah Khomeiny, détient 30 otages
occidentaux, dont six Américains. En 1985, Ronald Reagan approuve, en violation de la politique américaine
envers l’Iran (sous embargo militaire depuis l’arrivée au pouvoir de l’ayatollah Khomeiny), la vente d’armes
au régime iranien, avec comme objectif d’obtenir la libération des otages américains. Ronald Reagan
déclarera en 1986 dans une allocution à la nation à propos du «transfert» d’armes à l’Iran:
«Ces livraisons modestes, mises ensembles, rentreraient facilement dans un seul avion de transport.»


Mais le scandale ne s’arrête pas là: l’argent de la vente va servir à financer secrètement les Contras,
mouvement contre-révolutionnaire et anticommuniste nicaraguayen opposé à la junte socialiste au pouvoir à
travers un système impliquant des vendeurs d’armes, des fondations offshore et des ex-agents de la CIA. Le
Congrès américain avait pourtant déclaré illégale toute aide aux mouvements antisandinistes. Il n’a jamais
été prouvé que Reagan était au courant de ce financement, mais le congrès américain a estimé dans un
rapport de novembre 1987 que «si le président ne savait pas ce que faisaient ses conseillers à la sécurité
nationale, il aurait dû». Au total, quatorze membres de l’administration Reagan ont été poursuivis dans
l’affaire, y compris un ministre de la Défense et plusieurs conseillers à la sécurité nationale. Onze personnes
seront condamnées, mais certaines obtiendront la relaxe pour vice de forme tandis que les autres seront
graciés par George Bush (ancien vice-président de Ronald Reagan) en 1992, alors que celui-ci a déjà perdu
les élections pour un second mandat de président face à Bill Clinton.


L’affaire des frégates de Taïwan
• Vendeur: la France
• Acheteur: Taïwan
• Objet: 6 frégates Lafayette
• Date du contrat: 1991
• Montant total: 14,7 milliards de francs (2,4 milliards d’euros)


A la fin des années 1980, Taïwan, qui craint d’être envahie par la Chine, cherche à s’armer et entre en
contact avec les autorités françaises en 1989 pour l’achat de frégates de type Lafayette. Problème: la France
ne veut pas officiellement vendre du matériel militaire à Taïwan pour ne pas froisser Pékin. La France
négocie quand même un premier accord avec Taïwan à travers l’entreprise publique Thomson (aujourd’hui
Thales) plutôt que via la DCN (Direction des chantiers navals) pour la vente de six frégates représentant 11,1
milliards de francs en 1989. Mais le président Mitterrand refuse de valider la vente pour des raisons
diplomatiques. Thomson se lance alors dans une campagne pour influencer le gouvernement, promettant 60
millions de francs à Christine Deviers-Joncour, maîtresse du ministre des Affaires étrangères Roland Dumas,
si elle parvient à convaincre ce dernier de donner son aval.


Le travail porte ses fruits, et un nouveau contrat est signé en 1991 avec l’accord de Dumas et de Mitterrand
pour 14,7 milliards de francs, soit 3,6 milliards de francs de plus que la somme initialement négociée. Cette
différence a notamment servi à payer des commissions à des militaires pakistanais, qui ont à leur tour financé
des rétrocommissions à des politiques français. Et les sommes évoquées sont colossales: les commissions
versées par Alain Gomez, alors patron de Thomson, atteindraient jusqu’à 4,8 milliards de francs. Evincé de
son poste en 1996 par Alain Juppé, Gomez déclarera: «J’ai beurré les deux tartines mais j’ai oublié le
jambon» (les tartines sont les socialistes et les balladuriens, le jambon les chiraquiens revenus au pouvoir en
1995). Se heurtant au secret défense invoqué par les gouvernements successifs, la justice française n’a jamais
pu prouver l’existence des rétrocommissions, malgré les aveux de Roland Dumas, et prononce un non-lieu
général en octobre 2008. Au moins quatre personnes proches de l’affaire sont mortes dans des conditions
suspectes.


Les caisses noires de la CDU
• Vendeur: l’Allemagne
• Acheteur: l’Arabie saoudite
• Objet: 36 chars d’assaut Fuchs
• Date du contrat: 1991
• Montant total: Inconnu


En 1999, le parlement allemand ouvre une enquête sur le financement de la CDU, l'Union chrétiennedémocrate
allemande d’Helmut Kohl. Le parti est soupçonné d’avoir été financé par des caisses noires
alimentées par des commissions touchées sur des ventes d’armes, dont celle de 36 chars à l’Arabie saoudite
pendant la première guerre du Golfe. Au centre de l’affaire, le marchand d’armes germano-canadien
Karlheinz Schreiber est accusé d’avoir fait des dons non-déclarés de 1 million de DM (511.000 euros) à la
CDU et de 100.000 DM (51.000 euros) à Wolfgang Schaüble, à l’époque président du parti et du groupe
parlementaire et actuel ministre des Finances. Pour encaisser les dons illégaux, le trésorier de la CSU (soeur
bavaroise de la CDU) consultait les annonces de décès dans les journaux et choisissait des personnes
décédées, qu'il transformait en généreux donateurs dans ses registres. Le parti utilisait des entreprises écran
domiciliées au Panama et au Liechtenstein pour verser les pots-de-vin sur un compte numéroté en Suisse.


Interrogé par la justice et mis sous pression, Helmut Kohl, chancelier jusqu’à 1998, a reconnu en décembre
1999 dans une interview télévisée avoir été au courant de l'existence du système utilisant des comptes
bancaires secrets et avoir accepté des dons allant jusqu’à 2 millions de DM, et démissionnera de son poste de
président honoraire de la CDU quelques semaines plus tard. Mais il n’a jamais donné les noms des auteurs
des versements. Le montant total des caisses noires serait de 7 millions de DM (3,58 millions d'euros).


Schreiber, qui s'était réfugié au Canada, a été extradé en 2009 et condamné par un tribunal allemand à huit
ans de prison pour évasion fiscale d’un montant de 7,3 millions d’euros entre 1988 et 1993. Le scandale, qui
a balayé toute l’ancienne garde de la CDU et notamment Schaüble, le successeur désigné de Kohl, a permis à
Angela Merkel de prendre la tête du parti en 2000: «Sans Schreiber, elle ne serait pas où elle est
aujourd’hui» écrivait le Spiegel en 2009.


L’Angolagate
• Vendeur: la société Brenco
• Acheteur: l’Angola
• Objet: Chars, lance-grenades, lance-flammes, blindés, hélicoptères de combat, mines antipersonnelles,
munitions
• Date du contrat: 1994
• Montant total: 790 millions de dollars (600 millions d’euros)


Au début des années 1990, une guerre civile oppose en Angola le président élu José Eduardo Dos Santos à
son rival Jonas Savimbi. Le président angolais sollicite la France pour l’achat d’armes, mais comme pour
l’affaire des frégates de Taïwan, une telle transaction est impossible pour des raisons diplomatiques: en
théorie, la France ne livre pas d’armes à un pays en guerre. Pourtant, un contrat de près de 790 millions de
dollars est signé en 1994 entre la société Brenco de l’homme d’affaires français Pierre Falcone, et l’Angola
via une société slovène mandatée par Arcadi Gaydamak, homme d’affaire franco-russo-israélien, pour la
vente de matériel militaire russe, sans que le gouvernement français ne soit au courant.


En 2000, lors d’une perquisition chez la secrétaire de Pierre Falcone, les enquêteurs trouvent une liste de
personnes rémunérées par Brenco en marge de contrats d’armements où figurent de nombreuses
personnalités: Jean-Christophe Mitterrand (fils de François Mitterrand) qui a mis en relation Falcone et le
président angolais, l’écrivain Paul-Loup Sulitzer, Jean-Charles Mariani, lui-même conseiller du ministre de
l’Intérieur Charles Pasqua, ou encore Jacques Attali, ancien conseiller du président François Mitterrand (1).
Le Rassemblement pour la France (RPF) de Charles Pasqua est soupçonné d’avoir perçu 450.000 dollars
versés par Brenco pour la campagne des européennes en 1999. Le 27 octobre 2009, au terme d’un procès
d’un an, Arcadi Gaydamak et Pierre Falcone sont condamnés à six ans de prison ferme, Jean-Charles
Marchiani à quinze mois de prison ferme, Charles Pasqua à un an de prison ferme. Au total, 36 personnes
sont condamnées (dont une dizaine à de la prison ferme) pour avoir participé à la vente d’armes illicite ou
bénéficié de pots-de-vin distribués par Pierre Falcone et Arcadi Gaydamak. Jacques Attali est acquitté. La
condamnation de Pierre Falcone, ramenée de six ans à trente mois de prison, a été confirmée lundi 6
décembre 2010 par la Cour d'appel de Paris.

 

Les cinq plus grands scandales de vente d'armes
Source, journal ou site Internet : Slate
Date : 8 décembre 2010
Auteur : Grégoire Fleuriot

22:14 Écrit par HUMANITAS dans Coup de gueule | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : ploutocratie, scandales, fraude, bae, iran, frégates taïwan, corruption, armement, cdu, angolagate | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

05/12/2010

L'Europe la paix, sa défense en est-elle oubliée?

Quand on lit le programme concocté pour la conférence des ambassadeurs de l’UE qui se déroule ces jours-ci à Bruxelles, on ne peut qu’être étonné. Où est la dimension de la défense européenne ?
Commerce, changement climatique, budget, développement, aide humanitaire… rien n’a vraiment été oublié des principaux enjeux d’une ambassade de l’UE, nouveau format. Rien… sauf un thème : l’Europe de la Défense.

 

http://desourcesure.com/uploadv3/touche-coule.jpghttp://www.lessignets.com/signetsdiane/calendrier/images/juillet/27/1/00_27crashing_su-2779848.jpg

 

Or, la défense est un des volets majeurs du Traité de Lisbonne (avec le volet politique) dans la
transformation des délégations de la Commission européenne en véritables ambassades de l’UE. Au titre de
la présidence permanente, elles auront, en effet, la charge des questions politiques et de sécurité. C’est, déjà
le cas, peu ou prou, dans les pays où sont déployées des missions de la PeSDC (Géorgie, Moldavie, Israel,
Bosnie, Kosovo, Congo, Ouganda, Afghanistan). Mais ce peut l’être aussi dans des pays à risque (Corée,
Tchad, Kenya – Somalie, Soudan, Liban…) ou dans des pays où la dimension sécuritaire est stratégique
(Russie, Pakistan, Etats-unis…).


Ni le général Syren, qui est cependant le président du Comité militaire et le conseiller militaire de Cathy
Ashton, ni le chef d’Etat major militaire de l’UE, Van Osch, ou son alter ego civil, Klompenhouwer, ne sont
venus plancher devant les diplomates pour leur expliquer les enjeux de la défense européenne, tant civile que
militaire. Un oubli qui n’est pas tout à fait innocent…


Un oubli lourd de sens
C’est, tout d’abord, une confirmation. Le désintéressement observé dès les débuts de la Haute représentante
pour l’Europe de la Défense  n’est pas juste une impression mais une réalité bien ancrée dans son esprit et
sa volonté politique. Une tâche noire dans un bilan qui reste honorable.


Cet oubli est aussi une gifle pour les militaires et acteurs de la gestion de crise équivalente à la « gifle » de
Palma de Majorque pour les ministres de la Défense. Certes les egos sont une chose toute relative au
regard des enjeux de ce monde. Mais quand on manage un nouveau service : piétiner une partie de ses
troupes, en permanence, n’est pas bon pour le moral. C’est ainsi une occasion de perdue pour tisser des liens
entre les « diplomates » et les gestionnaires de crise.


Au-delà des egos froissés, une grave erreur stratégique
Cet oubli constitue enfin, et surtout, une grave erreur stratégique. Alors que le monde bruit de la sécurité que
ce soit sur un rapprochement US-Russie, ou du processus de paix (ou non) au Proche-Orient, de nouvelles
menaces au Pakistan, en Afghanistan, en Corée, au Soudan… l’Europe reste angélique croyant à sa bonne
conscience.


Car s’il est une crise à laquelle est le moins préparé un chef de délégation de la Commission européenne,
habitué d’ordinaire à gérer des projets de développement ou de l’aide humanitaire, des accords de pêche ou
des sujets de politique commerciale (*), c’est bien sans doute la crise sécuritaire ou militaire. Or aujourd’hui,
ou demain, c’est l’ambassadeur de l’UE qui sera en première ligne, qui aura le lead dans la plupart des pays.


Comment faire le lien par exemple avec une mission de défense sur place, préparer ou gérer un SOFA ?
gérer l’intervention d’un battlegroup ?

procéder à l’évacuation des citoyens ?

faire le lien avec le gouvernement et le Legad d’une mission en cas d’accident ou de rapatriement de blessés, voire de corps ?
Etc. Tout cela ne s’improvise pas.


Combien de temps encore l’Europe va croire, comme une jeune fille naive plantée au bord de la route, que
lever le pouce à la tombée de la nuit et le chéquier dans la poche lui amènera le prince charmant ?


(*) Toutes choses vitales sans doute et extrêmement complexes par ailleurs.

 

La dimension défense, la grande oubliée de la conférence des ambassadeurs de l’UE
Source, journal ou site Internet : Bruxelles 2
Date : 2 décembre 2010
Auteur : Nicolas Gros Verheyde

 

http://www.ladocumentationfrancaise.fr/spip/IMG/jpg_DP_8074_Europe_defense.jpg

13:14 Écrit par HUMANITAS dans Coup de gueule | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : défense, europe, stratégie militaire | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

22/11/2010

La déroute du Modem, une opportunité de recruter chez les libéraux ?

Chers amis,

Du 3 au 8 décembre aura lieu le vote pour l'élection du président du mouvement, ou ce qui en tiendra lieu.
Comme vous le savez, j'ai déposé le premier ma candidature, aujourd'hui aboutie.
Le procès que j'ai remporté face à François Bayrou m'a rétabli dans mon statut et lavé l'injure qui m'a été faite au Conseil national par François Bayrou lui-même, conseil dont le tribunal a aussi annulé ses décisions.
http://jeanmarcben.blog.free.fr/public/modem4.jpghttp://www.echosetrumeurs.fr/dotclear/public/Articles/Daillet_Wiedemann_01.jpg

Ce procès a finalement dit à haute voix ce que la plupart d'entre vous pensent toujours aujourd'hui : le Modem n'est qu'un accessoire personnel. Avec moins d'adhérents que Kokopelli ou l'Association des Photographes Amateurs, le Modem a aussi une action moins efficace et moins utile.
L'année qui s'achève a vu nous quitter la tête haute Jean-François Kahn, Corinne Lepage et bien d'autres, avec pratiquement tous nos élus.
Les sites qui évoquent les départs sont nombreux, il suffit de faire une simple recherche sur internet (tapez "ils quittent le modem" pour vous en rendre compte).
La déroute est donc complète. Le Modem est dans le même état que la France : perte de confiance, perte de crédibilité, politique floue, dirigiste, personnaliste, oubli des questions de fonds… énorme potentiel humain sous-employé et dilution du pacte social.
François Bayrou a donc le projet de dissoudre le mouvement ou de le laisser mourir de sa belle mort. Ce que nous ne pourrons admettre.
Pour ceux qui se récrieront en faveur du Modem actuel, faisons une hypothèse : si François Bayrou était élu président en 2012, avec qui composerait-il son gouvernement ? J'ai posé la question en début d'année. La réponse était admirable : avec le Nouveau-Centre, l'Alliance centriste ou Europe-Ecologie. Donc, à supposer que ces partis l'acceptent (et tout cela fait beaucoup de "si"), on ne recourra pas aux forces vives du Modem, tout simplement parce que celui-ci ne s'est pas donné les moyens de faire monter de nouveaux talents. Regardez les photos d'il y a un an, d'il y a deux ans : que de pertes !

 

 

 

 

Faire un gouvernement avec des professionnels de la pol itique? Le politique, par ses interventions répétées, n'a fait depuis vingt ans qu'aggraver la situation de notre pays. C'est la société civile qui pousse en avant des solutions. Certes, la majorité des élus sont honnêtes et certains sont compétents ; mais l'atavisme, les puissances souterraines, les conservatismes, le marketing politique font que rien ne change.

En outre, depuis deux ans, les dirigeants du Modem ont montré de quelle manière ils entendaient gouverner. Nous, co-fondateurs du Modem, nous avons tous été chassés, d'une manière ou d'une autre. Jamais nos statuts n'ont été respectés. Jamais nos instances n'ont été autres que fantoches. Tout a toujours été le fait d'un seul homme, captant tous les pouvoirs en ses mains et refusant quelque participation sérieuse que ce fût. Bref, je le répète, le Modem reflète la situation nationale de manière éblouissante… et triste bien sûr. La gouvernance du Modem a révélé ce que pourrait être une gouvernance de la nation, et tous ceux qui nous ont rejoint pour un projet ont fini par trouver inacceptables des pratiques. Du débat de fond, on est passé instantanément aux discussions de surface et aux chicaneries.

Le projet est essentiel. Les moyens qu'on se donne sont essentiels. La participation de tous est essentielle : elle est la substance du projet. C'est ce que Françoi s Bayrou n'a ni compris ni voulu. Nous-mêmes, en aval, ne pouvions plus solliciter nos adhérents en tant que présidents départementaux, parce que toutes nos initiatives étaient savamment détruites par le haut. J'aurai l'occasion de raconter tout cela le temps venu.

Lorsque je demandai à François Bayrou de promouvoir nos propositions, en particulier celles des Commissions d'adhérents, il me répondait : « Faire des propositions fait perdre des voix. Nous ferons des propositions, plus tard. » « Que veux-tu dire par plus tard ? », demandai-je, interloqué. « Quand la campagne présidentielle aura commencé ». La campagne présidentielle ! éternelle obsession. C'était av ant les régionales…
Je l'ai dit, à mon sens l'aventure de François Bayrou se résume en deux titres : Projet d'Espoir et Abus de Pouvoir. Tout est dit là.

La France et le Mouvement Démocrate restent à recomposer, ils doivent relever la tête, ils doivent retrouver le chemin de leurs vocations, qui se confondent. C'est d'abord et avant tout de placer l'Homme (c'est-à-dire la collectivité et non pas un individu seul) en vis-à-vis de toutes les recherches, de toutes les politiques, de tous les échanges.
Je ne regrette rien pourtant car s'il est une chose sûre, c'est que nous avons énormément appris. Je fais partie d'une génération qui n'a que peu d'intérêt pour le monde politique, qui connaît la difficulté et se méfie des idéologies. Qui aspire à un environnement et une existence harmonieux. Qui a appris à se battre sur tous les fronts de la vie, avec beaucoup plus d'expérience que ces éternels candidats à leur propre réussite. Ceux qui n'ont été qu'en politique ne savent rien de vos difficultés. Comment peut-on encore espérer que le politique puisse apporter une amélioration des choses ? Je pense qu'il doit cesser d'agir sur sa propre initiative et doit demeurer dans l'acte final —  législatif et exécutif — de décisions préparées par les populations. Il faut changer le modèle pyramidal p our une participation. Il faut donc, en un mot synthétique qui mérite développement, changer de régime politique.
Je me présenterai donc, au moins pour le pluralisme. Sachant parfaitement que les instances supérieures du Modem tairont cette candidature, la rejetteront d'emblée. C'est cette candidature qui a provoqué la tentative d'éviction à laquelle j'ai échappé devant un tribunal de la République.
Les grands enjeux doivent coller aux "grandes masses irréductibles" que sont l'environnement, les questions de populations (démographie et migrations), la démonopolisation et la répartition des ressources et des richesses (éthique du developpement), les politiques interna tionales, les politiques de l'enseignement et de la culture.
Le meilleur moyen d'aboutit à de bons résultats est l'étude serrée des modèles qui réussissent dans le monde et leur transposition.

On peut dire, sans entrer dans un développement exhaustif, que le Modem est resté trop franco-français, avec une très faible diversité et un positionnement international quasi-nul : ses ambitions sont trop étriquées, il ne vise que la présidentielle de 2012. C'est un mauvais objectif d'abord parce que l'échec est très probable, mais surtout parce que là n'est plus la question : la présidence de la République française est une institution dépass&eacu te;e, de représentation et d'apparat.
C'est toute notre manière de voir qu'il faut renouveler. Il n'y a de "crise" que parce que les structures fabriquent de la crise en permanence, en réalité le monde dispose de tous les moyens pour un développement soutenable, et l'évidence de solutions innovantes qui s'imposent dans de nombreux débats ne passe pas au stade de décisions. Il y a, en un mot, des oligarchies qui verrouillent le système, sans forcément une intention omnipotente de nuire, mais par simple captation des pouvoirs et des moyens. Il n'y a pas essentiellement un groupe malfaisant de spéculateurs ou de possédants qui animent une dilution générale de la planète, il y a partout, de haut en bas, un être humain capable d'égoïsme partout où il pourrait la générosité. C'est culturel avant tout diront avec justesse les intellectuels, les acteurs de l'éducation, mais la culture passe par des pratiques différentes de toute la société humaine.
C'est de cela dont je voulais vous faire part.
Mais comme il est évident que ma candidature, comme d'autres, sera rejetée avec la plus mauvaise foi, je vous présente dès maintenant mon amical salut, pour vous retrouver inéluctablement dans quelques mois, lorsque la nécessité s'en fera sentir.

Rémy DAILLET-WIEDEMANN

20:24 Écrit par HUMANITAS dans Coup de gueule | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : daillet-wiedemann, présidentielles 2012, modem, bayrou, autoritarisme | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

03/11/2010

Attali et Haïti, les promesses non tenues

Les promesses d'aide et la mobilisation semblent déjà oubliées. Sans moyens considérables, Haïti s'enfoncera toujours plus dans la misère et les épidémies.


Le 12 Janvier dernier, une catastrophe sans précédent a frappé Haïti. Un séisme de 7 sur l’échelle de Richter, dont les secousses se sont encore fait sentir 8 jours plus tard. Au moins 220.000 personnes sont mortes.

 

http://www.pyepimanla.com/mars-2009-2/politique/haiti/misere-pauvrete/image/repas.jpg


Tristement, ce bilan s’aggrave chaque jour à cause d’une situation sanitaire qui ne s’améliore pas: c’est désormais le choléra qu’il faut combattre. Comment a-t-on pu en arriver là? Car dans les heures qui ont suivi le drame, grâce en particulier à la République Dominicaine, le voisin d'Haïti, les premiers secours ont pu être coordonnés particulièrement rapidement. Puis la communauté internationale et notamment les Etats-Unis ont pris le relais. Trois conférences ont été organisées depuis pour venir au chevet du pays le plus pauvre du monde et présenter des plans pour sa reconstruction: à Montréal, à New York, puis en République Dominicaine à Punta Cana. Les dégâts ont été chiffrés à 11,5 milliards de dollars, c'est-à-dire, 120% du PIB haïtien, dont près de 6 milliards pour l’action sociale et 1,9 milliards pour les infrastructures. Déjà le premier rapport des Nations Unies sur la catastrophe soulignait l’urgence de l’action, pour préparer la saison des pluies et l’arrivée des ouragans. Trois Présidents américains, Barack Obama, Georges W. Bush et Bill Clinton se sont réunis pour appeler les donateurs à la générosité. Leur message et d’autres ont été entendu puisque 9,9 milliards de dollars ont été promis, dont 2,7 milliards venant des Etats-Unis et de l’Union Européenne ensemble. Dix mille ONG sont aujourd’hui présentes sur place. Leur engagement, leurs efforts, et leur solidarité sont remarquables. Mais cela n’a pas permis d'empêcher le pire: le choléra a provoqué en quelques jours plus de 330 morts, et 4.700 hospitalisations. L’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) juge qu’il faudra des années désormais pour retrouver une situation sanitaire saine. Il faut dire que coordonner tant d’organisations, sans mettre l’Etat haitien sous tutelle, soulager tant de sans-abris, plus d’un million, et prévenir tant de risques d’épidémie, demande des moyens considérables et une volonté de les mettre en oeuvre rapidement. Or, quatre mois après la conférence de Punta Cana, une part infime des promesses de dons a effectivement été versée. Pourtant, sur les 9,9 milliards promis, 5,3 milliards auraient dû déjà être débloqués. Mais passé l'émotion, les priorités des Etats donateurs sont ailleurs. Elles sont surtout à faire des économies. Et celles-ci sont indispensables à l’heure où plusieurs pays menacent encore de faire défaut. Quelle idée pour un séisme de se produire en pleine crise de la dette! Le triste sort d’Haïti fait plus que jamais réaliser qu’une administration internationale sérieuse est nécessaire: pour créer des assurances contre les catastrophes naturelles internationales, pour réguler la finance, pour lutter contre les trafics de drogue et le blanchiment d’argent… et pour faire respecter les promesses de dons. Car une gouvernance mondiale ne serait pas un autre G20 tentant vainement de faire respecter quelques principes économiques et financiers. Il s’agirait d’un ensemble de valeurs, de principes, et surtout de moyens d’action et de suivi tres concrets. Elle aurait par exemple le pouvoir de coordonner en Haiti l’action internationale, afin d’aider toutes les ONG dans leurs actions, et d’accélérer les processus de reconstruction en s’appuyant sur les pays voisins.

 

http://www.haiticulture.ch/images/haiti_avalanche.jpg


Elle pourrait s’assurer, tout simplement, que les promesses sont tenues

 

ENERGIE - ENVIRONNEMENT - CLIMAT
Haïti, les promesses non tenues
Source journal ou site Internet : Slate.fr
Date : 1er novembre 2010
Auteur : Jacques Attali

00:56 Écrit par HUMANITAS dans Coup de gueule | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : haiti, attali, misère, épidémie, obama, promesse, climatologie, séisme | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

 
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