Avertir le modérateur

25/03/2011

Jérusalem, la symbolique! - ירושלים, די סימבאַליזאַם!

Le bilan s'est alourdi avec une quarantaine de blessés dénombres dont 4 graves.

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/0/05/Jerusalem_from_mt_olives.jpg


La charge, considérée comme légère par la police (1,5 à 2kg d'explosifs) contenait cependant de la ferraille afin d'augmenter les dégâts et les blessures. La plupart des blessés sont des jeunes. La bombe, placée dans un trolley adossé à une cabine de téléphone, a explosé alors que le bus arrivait en station et se garait, mais aucun passager n'a été atteint; le véhicule a redémarré dès que l'explosion s'est produite.


L'attentat a été revendique par un groupe terroriste de Gaza, les "comités de la résistance populaire". Selon la police, des témoins ont déclaré pouvoir identifier l'auteur de l'attentat qui est activement recherché; les autorités redoutent d'autres attentats en ville. Selon les autorités israéliennes, il n'y a pas de lien avec les bombardements israéliens des derniers jours, par contre l'attentat pourrait être relié avec une bombe laissée sur le bord de la principale route menant au quartier de Gilo.

 

Israël : attentat de Jérusalem : le bilan s’alourdit
Source, journal ou site Internet : Israël Infos
Date : 23 mars 2011
Auteur : Gérard Fredj

 

דער טויט אָפּצאָל רויז מיט פערציק ווונדיד, אַרייַנגערעכנט 4 ערנסט פאררעכנט.


די באַשולדיקונג, געהאלטן לייטלי דורך דער פּאָליצייַ (1.5-2 קג פון יקספּלאָוסיווז) כּולל, אָבער, די ברעקל אין סדר צו פאַרגרעסערן די שעדיקן און ינדזשעריז. רובֿ פון די ינדזשערד זענען יונג. די באָמבע, געשטעלט אין אַ וואַגאָנעטקע באַקט אַ טעלעפאָנירן בוט, עקספּלאָדעד בשעת די ויטאָבוס איז געווען אויף סטאַנציע און פּאַרקט, אָבער ניט פּאַסאַזשיר האט דערגרייכט, די פאָרמיטל איז ריסטאַרטיד ווען די בלאַסט פארגעקומען.


די באַפאַלן איז קליימד דורך אַ טעראָריסט גרופּע אין גאַזאַ, "די פאָלקס קעגנשטעל קאַמיטיז." לויט צו פּאָליצייַ, עדות געזאגט זיי געקאנט ידענטיפיצירן די פּערפּאַטרייטער פון די באַפאַלן וואָס איז אַקטיוולי זייַענדיק געזוכט, אויטאריטעטן מורא מער אנפאלן אין דער שטאָט. ישראל באאמטע געזאגט עס איז קיין פֿאַרבינדונג מיט דער ישראל באַמבאַרדמאַנט פון די לעצטע טעג, קעגן די באַפאַלן קען זייַן פארבונדן מיט אַ באָמבע לינקס אויף דעם ברעג פון דער הויפּט וועג צו

09:58 Écrit par HUMANITAS dans Coup de gueule | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : israël, attentat, palestine, jérusalem, gaza, terrorisme | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

12/03/2011

Au Pakistan, les islamistes tuent les chrétiens; En France personne ne bronche, pourquoi?

Assassiné en vertu de la loi sur le blasphème, le ministre des Minorités religieuses avait osé réclamer l’amendement de ce texte hostile aux minorités non musulmanes. Vingt-cinq balles tirées à bout portant, en plein jour, au centre d’Islamabadı: les quatre islamistes membres du Tehrik-e-Taliban (TTP) n’ont laissé aucune chance à Shahbaz Bhatti, ministre fédéral chargé des Minorités religieuses depuis novembre 2008.

 

http://www.pointdebasculecanada.ca/resizer.php?imgfile=img/jpg/pakistan.jpg&max_width=476


Originaire des environs de Faisalabad (Penjab), ville surnommée “le Vatican du Pakistan” pour avoir été fondée par les dominicains, ce fervent catholique est la deuxième personnalité pakistanaise victime d’un attentat pour la même raison. À l’instar du gouverneur du Penjab, assassiné le 4 janvier, Shahbaz Bhatti s’était courageusement opposé à la loi sur le blasphème. Il avait soutenu Asia Bibi, cette jeune chrétienne emprisonnée depuis plus d’un an et condamnée à mort pour avoir “insulté le Prophète” (en réalité pour avoir dit publiquement sa foi en Jésus-Christ). Ce nouvel assassinat illustre la condition précaire des minorités au Pakistan et, surtout, la radicalisation de la société dans ce débat impossibleı: la loi sur le blasphème doit-elle être amendée ou nonı? Une grande partie de la société pakistanaise s’y oppose et veut conserver ce texte clairement discriminatoire, porteur d’exclusion et de violences contre les non-musulmans. Héritière du système de castes hindou, apparentant les minorités religieuses aux intouchables, cette loi n’est que le reflet d’une longue tradition d’intolérance, récupérée dans une stratégie politique et un contexte socio-économique propres au Pakistan actuel. Le pays pratique à l’égard de ses minorités religieuses une discrimination bien antérieure à la loi de 1986 sur le blasphème. Les régimes successifs de Zulfikar Ali Bhutto et de Zia Ul-Haq, proches des extrémistes religieux, avaient favorisé dans les années soixante-dix le fondamentalisme, en
mettant en place les instruments législatifs facilitant son ancrage dans les institutions et les mentalités. En 1974, Zulfikar Ali Bhutto déclara “non musulmans” la secte des musulmans ahmadis. Il sema ainsi, au sein même du dispositif constitutionnel et de l’appareil législatif, les graines du salafisme sunnite (école fondamentaliste), qui allait diviser la société entre musulmans, citoyens de plein droit, et non musulmans, citoyens de seconde zone.


Le vote du Parlement évinçant les ahmadis de l’islam a servi à étendre et à justifier les persécutions envers les autres communautés qui représentent près de 4 % de la population (180 millions d’habitants)ı: les sikhs, les hindous, les chrétiens, mais aussi les chiites. Tous sont victimes de violences contre leur communauté, même si les ahmadis sont les plus visés. De simples civils appliquent le châtiment pour blasphème Ces minorités sont exclues de la haute fonction publique et cantonnées à certaines professions. Leur accès à la propriété est limité par toutes sortes de discriminations. Évidemment interdites de prosélytisme, elles sont harcelées en permanence et subissent aussi des violences directes, comme le montrent la mise à sac de deux quartiers chrétiens au Penjab, en 2009, et l’attentat contre les mosquées des ahmadis de Lahore, le 28 mai 2010 (80 morts). Amendée en 1991, la loi sur le blasphème de 1986 stipule que « quiconque aura profané le nom sacré du Prophète sera puni de mort ». La peine capitale n’a jamais été appliquée même si, entre 1986 et 2009, près de 1000 personnes ont été condamnées ou emprisonnées pour ce motif assez vague de “blasphème”. Aujourd’hui, confronté à son impopularité, le gouvernement du Parti du peuple pakistanais (PPP) du président Asif Ali Zardari tente de se rallier les extrémistes en se montrant conciliant avec eux.

 

http://www.primo-info.eu/imagesdoc/persecution%201.jpg


Bien que minoritaires, ils gardent un certain crédit auprès d’une société majoritairement conservatrice. Le plus grave est que la loi de 1986 incite des éléments de la société civile à assurer eux-mêmes son application.


La moindre querelle peut ainsi devenir le prétexte à dénoncer un “coupable” de blasphème, avant de le châtier, par le viol, la torture ou la mise à mort, parfois pratiqués en public.

 

GEOPOLITIQUE DE LA CULTURE :
Pakistan : pas de pitié pour les chrétiens
Source, journal ou site Internet : Valeurs actuelles
Date : 10 mars 2011
Auteur : Marie de Douhet

11/03/2011

Europe de l'Est, inquiètude économique, révolution!!! Que fait l'UE?

Alors que l'UE prépare un programme de soutien économique et politique aux pays d'Afrique du Nord en transition, certains Etats membres insistent pour que le voisinage oriental de l'Europe, en particulier le Caucase, ne soient pas oubliés. Qui est le plus en droit de recevoir des fonds européens ? Les révolutionnaires arabes ou les opposants en Europe orientale ? Ce débat divise profondément les Etats membres de l’Est et du Sud de l’Union européenne. A la fin de la semaine, les Vingt-sept vont s’efforcer d’apaiser la querelle. La récente proposition de six pays du Sud de l’Europe de transférer le soutien financier aux pays voisins à l’Est de l’UE vers ceux de la rive sud de la Méditerranée a fait des remous dans les capitales d’Europe centrale. La France, l’Espagne, la Grèce, la Slovénie, Chypre et Malte estiment qu’"il n’est pas justifié" que l’Egypte reçoive à peine 1,80 euro par habitant du budget de l’UE consacré au soutien des pays voisins, et la Tunisie seulement 7 euros, alors que la Moldavie n’obtient pas moins de 25 euros.

 

http://crise-europe.blog.lemonde.fr/files/2009/07/drapo-europe-sociale.1246712782.jpg


Sans compter que les caisses pour venir en aide au Sud sont quasi vides. Les Etats membres du Sud de l’UE sont ceux qui supportent la plus lourde charge face aux flux de réfugiés que provoquent les révolutions arabes. Les événements là-bas sont d’une importance capitale pour l’Europe, font valoir ces pays méridionaux et leurs partisans. Cela vaut aussi pour ce qui se passe à nos frontières à l’est, réplique-t-on en Europe centrale, où les chiffres présentés par les méridionaux sont d’ailleurs contestés. Les pays d’Europe centrale soulignent que plusieurs "conflits latents" sur le flanc oriental de l’Europe maintiennent une tension constante. A l’occasion du Global Security Forum à Bratislava, début mars, il est apparu en outre que la crainte de la Russie continue de prédominer dans les Etats membres de l’UE anciennement communistes.


L'inquiétude des pays d'Europe centrale et de l'Est
La guerre entre la Russie et la Géorgie à propos de l’Ossétie du Sud en 2008 y a provoqué un grand traumatisme. "Et maintenant le Haut-Karabakh est sur le point d’exploser", redoute Oksana Antonenko, de l’International Institute for Strategic Studies, à Londres. Elle y voit les mêmes signes avant-coureurs qu’à l’époque en Ossétie du Sud. De plus, les régimes d’Asie centrale sont particulièrement fragiles. "De grands dangers pèsent sur la région, surtout quand les troupes américaines auront quitté l’Afghanistan. Je suis très pessimiste", dit-elle. Les ministres des Affaires étrangères de la Géorgie et de la Moldavie ont vanté les mérites, lors du Forum, d’un soutien européen en faveur de la modernisation de leurs pays. Et le ministre hongrois des Affaires étrangères, János Martonyi, a déjà adressé un coup de semonce à ses homologues d’Europe méridionale : "Le soutien au Sud ne doit pas se faire au détriment de l’aide à l’Est". Le ton est donné pour la réunion du 10 mars entre ministres des Affaires étrangères. Stefan Füle, commissaire européen chargé de la Politique européenne de voisinage, a tenté d’apaiser les pays d’Europe centrale : "Certains soutiennent que l’UE devrait concentrer tous ses efforts sur le sud. Non, notre engagement vis-à-vis de l’Est reste inchangé". Le budget existant ne permet pas de faire passer des fonds d’un poste à l’autre facilement.


"Pourtant, nous avons réussi à trouver 17 millions d’euros supplémentaires pour la Tunisie. Nous étudions en outre comment l’enveloppe existante de 80 millions d’euros pour la période 2007-2013 peut être utilisée plus efficacement. Pour l’Egypte, la réflexion n’est pas encore achevée. Mais nous cherchons ensemble avec les institutions monétaires une approche nouvelle", a déclaré Stefan Füle. "Plus pour plus" : le nouveau slogan de la politique de voisinage La Politique européenne de voisinage n’est cependant pas seulement confrontée à des difficultés financières. Elle présente deux pôles dont l’approche est assez différente. Dans le monde arabe, des régimes ont été soutenus pour s’assurer que le pétrole continue d’affluer et ceux qui venaient tenter leur chance ont été maintenus à l’extérieur. Dans les pays de l’Est, une coopération s’est surtout établie avec la société civile et l’opposition politique. Cela étant, l’Est, du fait du recul de la démocratie dans des pays comme la Biélorussie, commence de plus en plus à ressembler aux pays du Sud avant que des révolutions n’y éclatent. Récemment, Stefan Füle a présenté formellement ses excuses pour le soutien européen apporté pendant des années à des dictateurs. A l’avenir, il va donc falloir que les choses changent.


La Politique européenne de voisinage est un instrument pour atteindre un objectif. Mais quel est cet objectif? Pour l’heure, il ne ressort pas très clairement, reconnaît Stefan Füle.

 

L’adhésion à l’UE ? L’accès au marché européen ? Ou tout simplement s’assurer que les voisins ne représentent pas une menace pour l’UE ?


De plus, une fois qu’une évaluation aura eu lieu, les fonds accordés dans le cadre de la nouvelle Politique européenne de voisinage devront être attribués différemment. "Nous devons formuler des objectifs extrêmement clairs comme le respect de l’Etat de droit, la démocratie, une bonne administration ou une aide pour lutter contre le terrorisme. Plus un partenaire tendra vers ces objectifs, plus il obtiendra d’aides". Le nouveau slogan pour la politique de l’Europe vis-à-vis de ses proches voisins : "Plus pour plus".

 

http://www.bladi.net/IMG/arton20338.jpg


Démocratie L’UE présente son plan pour l’Afrique du Nord
Le 8 mars, le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a présenté "un plan de 6 milliards d'euros pour la démocratisation de l'Afrique du nord", rapporte El País. Bruxelles propose "une approche démocratique" de ses relations avec les pays de la rive sud de la Méditerranée, note le quotidien, qui considère que l'Europe est "moralement forcée d'expier" sa connivence avec les régimes autoritaires de la région. L'instrument pour atteindre cette ambition est l'Association pour la démocratie et la prospérité partagée, dont la mise en place sera discutée le 11 mars lors du sommet européen. Un budget de 6 milliards d'euros est prévu, avancé par la Banque européenne d´investissement (BEI) et l'extension à la Méditerranée des activités de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD). "Les aides seront liées à la fermeté dans les progrès en matière de droits de l'homme et de démocratie", précise El País.

 

Aides européennes : Est et Sud se disputent l’argent
Source, journal ou site Internet : De Standaard
Date : 9 mars 2011
Auteur : Evita Neets

Par AL de Bx

Mercredi 9 mars 2011 3 09 /03 /Mars /2011 23:59

10:17 Écrit par HUMANITAS dans Coup de gueule | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ue, europe centrale, europe, afrique, maghreb, solidarité, révolution, démocratie, promesse | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

04/03/2011

Jean Yves Naudet et l' ultralibéralisme de la CdC!

Chaque année le rapport de la Cour des comptes est attendu avec curiosité, car la Cour pointe du doigt diverses dérives de nos administrations. Mais une fois le rapport publié, avec son cortège d’histoires croustillantes mais révoltantes, rien ne change dans la routine de nos pouvoirs publics – qui formulent quelques vagues promesses de vigilance accrue et de rigueur retrouvée. Mais à force d’épingler quelques dérives ponctuelles, on en oublie que c’est l’ensemble des dépenses publiques et des déficits qui est en cause, et dérive dangereusement. Cette année, la Cour des comptes va bien plus loin, et souligne que la croissance des dépenses est toujours trop forte, et ne permettra pas d’atteindre les objectifs de réduction des déficits officiellement affichés.

 

http://www.laprovence.com/media/imagecache/article-taille-normale/hermes/2010-08/2010-08-30/2010082913182760.jpghttp://blog.turgot.org/public/photos/.Naudet1_s.jpg

Un musée virtuel à 12 000 euros par objet présenté !

Commençons par l’exercice habituel : quelques dérapages spectaculaires, voire scandaleux, relevés par la Cour. Dans ce registre, on admirera le musée du sport virtuel. Il a rassemblé une collection de 600 000 pièces, mais ce musée n’existe pas ! Il n’a pas de galerie permanente, on ne peut accéder à la collection. Un musée imaginaire, qui présente maintenant dans des locaux loués par le ministère des sports, 350 objets (0,05% de la collection), espace qui a coûté…12 000 euros par objet présenté, avec une moyenne de…50 visiteurs par jour. Voilà l’argent des impôts bien utilisé.


J’espère en revanche que vous allez aimer la banane antillaise. Les aides agricoles s’élèvent à 15 000 euros par hectare pour les planteurs des Antilles, soit trente fois plus que la moyenne des aides par hectare (pourtant bien coûteuses) reçues en métropole. Pour sauver les emplois ? Pas du tout, l’emploi a reculé de 38% en Martinique et de 47% en Guadeloupe dans ce secteur. Le pesticide toxique utilisé a entraîné en outre la fermeture de la moitié des exploitations aquacoles. Cette habile aide à l’agriculture fait que les Antilles importent cinq fois plus de produits agricoles qu’elles n’en exportent. Voilà qui est efficace.


L’argent jeté par les fenêtres

Mais d’autres dépenses publiques sont sûrement plus utiles. Prenez par exemple les aides à l’exportation : a priori voici de quoi dynamiser notre économie et nos emplois. Mais l’aide est dispensée à travers trois organismes dont les interventions ne sont pas coordonnées. Ubifrance aide les entreprises. Mais la Coface aussi joue un rôle. Et Oséo met aussi son grain de sel. Mais qui fait quoi ? Le résultat le plus clair, c’est que toutes ces aides permettent essentiellement à des entreprises d’exporter…une seule fois. C’est sans doute ce qu’on appelle le développement durable. Il est vrai que ces aides ne coûtent que 500 millions. Une misère. De plus une partie de l’aide est une incitation à délocaliser. Mais était-ce l’effet recherché ?


Qu’on se rassure, il y a aussi d’heureux bénéficiaires. Les 7200 ouvriers d’Etat des parcs et ateliers posent des glissières de sécurité ou font des marquages au sol. Très bien. Peu importe que le tiers ait été recruté sans contrat en bonne et due forme, et que le ministère ait ignoré leur nombre jusqu’à l’an dernier. Ce qui fait plaisir, c’est que ces ouvriers d’Etat reçoivent une retraite supérieure de 30% à celle d’un fonctionnaire de même grade. Il y en a aussi 800 qui sont rattachés à la DGAC (Direction générale de l’aviation civile). Leurs effectifs ont diminué de 4%, tandis qu’en trois ans leur masse salariale était augmentée de 29%. Cela permet à ces ouvriers de gagner au bout de 20 ans 3 600 euros, plus 20% pour les chefs d’équipe (une équipe, c’est deux personnes ! Dur encadrement). Leur retraite est sympathique et conduit la caisse qui la sert à être en déficit de 75% seulement... Le déficit sera compensé par l’Etat : de quoi faire plaisir aux contribuables de base.


Mais il y a heureusement les énergies de demain, sur lesquelles reposent tous nos espoirs. Le financement des « énergies vertes » est assuré par la CSPE (Contribution au service public de l’électricité), que vous payez avec votre facture EDF. A peine 1,7 milliard d’euros pour cette mini-taxe. La Cour regrette vivement que le taux et les conditions de ce prélèvement ne soient pas autorisés par le Parlement. Mais est-elle bien raisonnable ? Faut-il demander l’avis des parlementaires, au lieu de laisser nos ministres décider seuls ? N’y a-t-il pas une Commission interministérielle de l’énergie qui a toute compétence ? La Cour dénonce le procédé, peu démocratique. Elle va même – ô scandale ! – jusqu’à s’interroger sur la pertinence de ces énergies nouvelles et à se demander si c’est bien au consommateur d’électricité de payer.


Une rigueur bien peu rigoureuse !

Voilà donc seulement quatre exemples parmi des centaines. Rappelons encore le rapport de la Cour sur la « pénibilité » du travail effectué par les grutiers du port de Marseille, dont le sort malheureux a été dénoncé dès le début par la Nouvelle Lettre.


Mais cette année la Cour des comptes n’en est pas restée là. Sans doute sa fonction n’est-elle que technique et comptable. Mais peut-être à cause de la personnalité de son président Didier Migaud (naguère député du Parti Socialiste et président de la Commission des Finances de l’Assemblée), la Cour tient des propos qui apparaissent très politiques, et du pire politique qui soit : de l’ultra-libéralisme (d’après les critères habituels). Sans doute la Cour ne va-t-elle pas jusqu’à prôner le grand soir des dépenses publiques, ni jusqu’à imaginer l’Etat minimal. Cependant, elle émet de sérieux doutes sur les orientations du gouvernement. Elle ose dire que si la France veut ramener son déficit public à 3% du PIB en 2013, elle devra prendre des mesures autrement plus sévères de réduction des dépenses publiques. Autrement dit, la « rigueur » actuelle n’a rien à voir avec une vraie rigueur. Pourtant le gouvernement a cherché à rassurer Bruxelles en annonçant 100 000 fonctionnaires de moins en trois ans, et dix milliards de hausse d’impôts. L’ennuyeux c’est que la Cour des comptes aime bien…les comptes. Il faudrait selon elle 20 milliards d’économie chaque année.


Ne voilà-t-il pas que M. Migaud, qui a du adhérer à l’aile ultralibérale du PS, déclare même qu’on « ne s’interroge pas suffisamment sur l’utilité de certaines politiques publiques ». Les dépenses publiques augmentent cette année de 1,4% (c’est ça la rigueur selon le gouvernement). C’est trop pour espérer réduire le déficit comme il le faudrait. M. Migaud ose même dire (ce qui figurera donc sûrement dans le programme électoral du candidat socialiste) qu’il faudrait geler sur au moins trois ans la valeur du point d’indice servant au calcul du salaire des fonctionnaires. François Barouin y est fortement opposé, et a critiqué Jean Claude Trichet pour avoir émis cette idée saugrenue.


Caveant consules

Les savants calculs de la loi de programmation des finances publiques prévoyaient que le déficit public qui a été de 7,7% du PIB en 2010 baisserait désormais chaque année : 6,0%, puis 4,6%, pour aboutir à 3% en 2013 (c'est-à-dire à peine dans les clous des traités européens). La Cour est formelle : on n’y arrivera pas, et de loin. D’ailleurs, selon le gouvernement lui même, en dépit de déficits courants moindres, la dette publique continuerait à progresser : 82,9% du PIB en 2010, 86,2% en 2011, 87,4% en 2012 : cette rigueur fait froid dans le dos ! Comme les déficits n’auront pas diminué suivant le schéma prévu, on sera donc au delà des 90% (60% maximum selon les traités européens).

 

L’ultralibéralisme, vous dis-je.

La Cour des comptes n’a pas vocation à définir une politique. Elle se contente de faire des calculs. Son calcul est simple : les gaspillages n’ont jamais été aussi importants, d’une part, et d’autre part, avec la soi-disant politique de rigueur actuelle, on ne réduira pas assez les déficits publics pour respecter nos engagements européens. En clair, les dépenses publiques françaises seront toujours les plus élevées du monde libre à près de 55% du PIB. M. Migaud souhaiterait qu’elles tombent à 52% environ : l’ultralibéralisme, vous dis-je : plus de 50% du PIB en dépenses publiques, et 45% en prélèvements obligatoires, effectivement !


Pour conclure, sans doute la Cour permet-elle de se rendre compte du décalage entre les discours et la réalité. Mais ni elle, ni encore moins le gouvernement, ne dit la vérité : la France bat tous les records d’étatisme. La question n’est pas de ramener, même si c’est un point important, les déficits de 7 à 3%. La question est de réduire drastiquement les dépenses publiques. Relisons l’avertissement de Turgot à Louis XVI : « Point de banqueroute, point d’emprunt, point d’augmentation d’impôts. Il n’y a qu’un moyen, c’est de réduire la dépense en dessous de la recette, et assez au dessous ». C’était en 1774 ; en 1776, Louis XVI limogeait Turgot. Treize ans plus tard, nous étions en 1789. Caveant consules !

Source Aleps: LA COUR DES COMPTES, OFFICINE ULTRALIBERALE ? de

Jean Yves Naudet
Le 1er Mars 2011

07/01/2011

La mondialisation a du bon pour les émergents, aux autres de s'adapter, d'innover pour exister, ou alors décroître.

La forte croissance des pays émergents tire vers le haut les prix des matières premières et des carburants. Ce sont désormais eux qui dictent le rythme de l’économie mondiale. Et l’Europe, entre austérité et chômage, a du mal à suivre. Alors que les économies occidentales sont à la traîne, la Chine, l’Inde et le Brésil accélèrent le pas. Aujourd’hui ce sont les pays émergents qui donnent le rythme de l’économie mondiale et déterminent les prix.

 

http://a31.idata.over-blog.com/300x221/1/12/27/44/Economie/Bric.jpg

 

Résultat : une tendance générale à la flambée des prix, au plus mauvais moment pour les économies des pays riches, qui risquent ainsi d’avoir à supporter le double fardeau d’un développement anémique et d’une inflation galopante. Les prix des matières premières – du coton au caoutchouc en passant par le sucre – ne cesse de grimper depuis des mois. Et maintenant que flambent aussi les cours du pétrole – roi des matières premières car c’est celle qui a l’impact le plus direct sur l’économie – on tire la sonnette d’alame.


Le baril de brut ne cesse de grimper
Aux Etats-Unis, le brut atteint presque les 90 dollars le baril et il frôle les 95 dollars en Europe, soit plus de 15 dollars de plus en un an. Il approche dangereusement les 100 dollars, chiffre considéré par beaucoup comme un seuil psychologique au delà duquel s’amorcerait le cercle vicieux de la spéculation financière, aujourd’hui particulièrement riche en munitions grâce aux abondantes liquidités mises à disposition par les banques centrales. Comme en 2008, quand le prix du baril avait atteint 140 dollars. ıı L’AIE, l'Agence internationale de l’Energie de l'OCDE, l'organisation des pays riches, est consciente que cette nouvelle flambée des cours du pétrole a déjà de lourdes conséquences sur les économies les plus développées. La facture pétrolière que les 34 pays de l’OCDE payent aux pays exportateurs s’est alourdie de 200 milliards de dollars en 2010, atteignant presque les 800 milliards : pour importer du brut, les pays riches ont dépensé l’année dernière un tiers de plus qu’en 2009. En effet, selon l’AIE, ils ont abandonné aux princes du pétrole, en moyenne, un demi point de PIB à une période où celui-ci éprouve les plus grandes difficultés à progresser. Si cette course continue, les pays de l'OCDE vont se retrouver devant le gouffre de la récession.


"La facture des importations pétrolières devient une menace pour la reprise économique", avertit le docteur Fatih Birol, chef économiste à L’AIE. C’est le message adressé à l’OPEC, l’organisation des pays exportateurs de pétrole qui, ces dernières semaines, a rejeté tous les appels à une augmentation de la production.

 

http://perspectivesgeopolitiques.files.wordpress.com/2009/07/devises-internationales.jpg


Augmentation du prix de l'essence, de la viande du pain, des jeans
Si la question du pétrole a jeté une ombre inquiétante sur l’économie des prochaines années, la flambée du brut ne représente cependant, dans l’immédiat, que le plus gros nuage à l’horizon. Presque toutes les matières premières sont en train de grimper, à commencer par les denrées alimentaires de base. Une nouvelle crise alimentaire, comme celle de 2007-2008 n’est pas tout de suite à redouter car les stocks sont relativement abondants, mais les effets sur les prix se font déjà sentir. L’indice des prix alimentaires de la
FAO a augmenté de 4,2% en un seul mois, entre novembre et décembre 2010. Il est d’ores et déjà à un niveau plus élevé qu’en 2008, poussé par la flambée des prix du blé, du sucre et de la viande. Le prix du coton, lui aussi, a atteint un niveau record. Ce qui est en train de se produire sur les marchés mondiaux préfigure donc une année 2011 dure et difficile pour les consommateurs, en Occident surtout. En cette période où le chômage est élevé et où les revenus stagnent, les augmentations vont pleuvoir : l’essence à la pompe sera plus chère, mais aussi le gaz (dont le prix en Europe est indexé sur celui du pétrole). Les grands distributeurs annoncent déjà aux détaillants que les prix de presque tous les produits courants – viande, pain ou jeans – vont, eux aussi, augmenter. Ce qui compliquera non seulement les budgets des familles, mais aussi ceux des Etats.


Les Européens risquent de perdre leur chemise en 2011
Une flambée des prix a forcément pour corollaire une reprise de l’inflation. En décembre, dans la zone euro, les prix ont augmenté de 2,2% par rapport à l’année précédente. Bien plus que ce qui était initialement attendu, et surtout au-dessus du seuil des 2% que la Banque centrale européenne voudrait maintenir. De fait, dans un contexte différent, la BCE aurait déjà relevé les taux d’intérêt, afin de contenir les prix.


Si elle ne l’a pas encore fait, c’est pour ne pas étrangler la reprise (très faible, sauf en Allemagne) et, plus probablement encore, parce qu’une augmentation des taux d’intérêt rendrait le financement de la dette publique des pays faibles de la zone euro – Grèce, Espagne, Belgique ou Italie – encore plus difficile et plus coûteux. Cependant, si l’inflation ne s’arrête pas, les Allemands demanderont avec force à la Banque centrale un relèvement des taux d’intérêt. Aussi les Européens risquent-ils fort de perdre leur chemise en 2011, l'Europe étant au bord d’une nouvelle crise financière et politique.

 

Mondialisation : la revanche des pays émergents
Source, journal ou site Internet : La Républica
Date : 6 janvier 2011
Auteur : Maurizio Ricci

10:57 Écrit par HUMANITAS dans Coup de gueule | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : croissance, bric, émergents, économie, inflation, europe, mondialisation | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu