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26/10/2011

Réflexion démontrée sur l'utilité de l'Etat (Aleps)

SE PASSER DE L’ETAT


Comment relayer l’action de l’Etat dans un domaine aussi sensible que la protection sociale ? La semaine dernière cette rubrique a montré la nécessité d’un système réellement garanti et d’un système transparent. Serait-ce un luxe ?

 

http://www.libres.org/francais/annonces/images/madelin_novelli_aftalion.jpg

 

De nouvelles sécurités sociales (3ème partie)

 

 

 

Comment le salarié qui gagne 2.400 euros n’en touche que 1.300 

 

Pour passer à de nouvelles sécurités sociales, les Français ont besoin de savoir où ils en sont avec leur couverture actuelle, et s’ils ont les moyens financiers de changer de système. Ces deux problèmes sont résolus dès qu’ils savent calculer leur « salaire complet ».

 

En effet, ils sont habitués à voir le bas de leur feuille de paye, et ils retiennent deux chiffres :

 

-         celui de leur salaire net : c’est ce qu’ils vont réellement toucher de leur employeur, c’est la mesure de leur véritable pouvoir d’achat (avant impôts) ;

 

-         celui de leur salaire brut, qui est supérieur au salaire net, puisqu’il comprend la part dite « salariale » des cotisations sociales, ainsi qu’une partie de la CSG. Actuellement, sur un salaire brut mensuel de 1.600 euros on retient environ 270 euros, le salaire net est donc de 1.330 euros. La retenue est plus forte s’il s’agit de salariés cadres.

 

Ce salaire, net ou brut, représente-t-il la valeur de la contrepartie du travail fourni par le salarié ? Absolument pas : la vraie valeur est celle qui a été reconnue et acceptée par le client, puisqu’en fin de compte c’est bien le client qui paie la « valeur ajoutée » par les travailleurs (salaires), les prêteurs (intérêts) et les entrepreneurs eux-mêmes (profits).

 

Présentons les choses autrement : sans les prélèvements sociaux et fiscaux, notre salarié aurait dû toucher environ 2.400 euros. C’est ce qui s’appelle le salaire complet. Il n’en verra pas la couleur, on lui en remettra à peine plus de la moitié (salaire net).  

 


 

La différence est le prix payé pour la protection sociale 

 

Si l’on disposait d’une « feuille de paye vérité », elle indiquerait clairement où est passée la différence. En raisonnant sur le même salarié, il aura payé mensuellement, entre autres :

 

300 euros pour sa couverture santé ;

 

400 euros pour sa retraite ;

 

120 euros pour son assurance chômage ;

 

20 euros pour son assurance accidents du travail ;

 

90 euros pour les allocations familiales (un impôt, car indépendant de la situation de famille) ;

 

15 euros pour le logement (idem) ;

 

80 euros pour le transport (idem). ;

 

Peut-être ces chiffres sont-ils plus parlants encore si on les ramène à l’année : chaque année ce salarié doit payer une facture de 4.800 euros pour sa retraite (soit pratiquement deux mois complets de salaire net !) et 3.600 euros pour la maladie. 

 


 

Des prix exorbitants imposés par le monopole 

 

Or, dans des pays européens voisins, le salarié peut être couvert (à conditions égales) pratiquement à moitié prix. Non seulement le salarié aurait les moyens de bénéficier d’autres sécurités sociales, mais il mettrait dans sa poche l’équivalent de 2 à 3.000 euros par an !

 


 

Pourquoi ces différences ?

 

1° la première tient à ce qu’un régime d’assurance classique est personnalisé, et l’assuré n’a pas intérêt à sur-dépenser pour sa santé par exemple. La Sécurité Sociale française relève au contraire d’une logique de « droits sociaux » : puisque j’ai droit, je consomme.

 


 

2° La deuxième tient à ce que la gestion par la Sécurité Sociale est fondée sur le principe de la répartition : les bien portants paient pour les malades, les jeunes actifs paient pour les vieux retraités. Solidarité forcée mais sympathique, mais également ruineuse ; par contraste, les assureurs capitalisent les primes, et font fructifier l’argent collecté : les primes sont moindres ;

 


 

3° la troisième, c’est que le système français actuel ne fait aucune place à la concurrence, alors qu’il existe nombre de caisses de maladie et de retraites dans la plupart des pays, où le choix de l’assuré crée une compétition entre assureurs, et évite le coût d’une bureaucratie publique, centralisée, et incontrôlée.

 

 

 

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De nouvelles sécurités sociales (2ème partie) 

 


 

Sécurité Sociale avec une majuscule, c’est un organisme administratif, un système public, tandis que sécurité sociale, avec une minuscule c’est le fait d’être protégé contre un certain nombre d’aléas de la vie personnelle, familiale ou professionnelle ; c’est un objectif légitime. 

 

Les risques seront couverts

 

Tous les réformateurs de Sécurité Sociale devraient, avant toute chose, rappeler les garanties qu’il s’agit de conserver, parfois même de retrouver (puisqu’elles sont en train de s’envoler aujourd’hui avec les déficits et bientôt l’explosion de la Sécurité Sociale).

 


 

La première garantie c’est d’offrir à tout Français des soins de qualité, quels que soient son âge, son état de santé, son revenu.

 


 

La deuxième c’est de pouvoir toucher aujourd’hui, mais aussi dans dix, vingt ou trente ans, les pensions de retraites pour lesquelles ils ont cotisé toute leur vie, et qu’ils sont en droit d’attendre.

 


 

La troisième est une couverture des accidents du travail. La quatrième est la prise en charge des handicapés.

 

Ces garanties doivent être réelles. Il ne faut pas, comme c’est le cas actuellement, invoquer à tout propos une excuse pour ne pas tenir les promesses : aujourd’hui on ne cesse de demander des « sacrifices » toujours justifiés par la conjoncture, la crise, la concurrence, le chômage, etc. Voilà trente ans que, chaque année, on « sauve la Sécurité Sociale » de la même manière : on découvre avec surprise un déficit, puis on relève les recettes et on diminue les remboursements, et en fin de compte on retourne à l’équilibre…jusqu’à la prochaine. Cela s’appelle pudiquement les ajustements « paramétriques » : variations du taux des cotisations ou de leur assiette, déremboursements, recul de l’âge de la retraite, allongement de la durée de cotisations, changement dans le calcul des pensions, etc. C’est le triomphe de l’insécurité sociale.

 


 

Donc le premier principe à respecter quand on veut modifier le système est la stabilité du contrat entre assureur et assuré. L’engagement doit être durable, et sur une base simple.

 

 

 

Le contrat sera lisible : séparation des régimes

 

La base est simple quand on rend le contrat transparent. Or, aujourd’hui la Sécurité Sociale est une administration opaque, se livrant à des opérations complexes, dont les données financières ne peuvent même pas être connues ni contrôlées par la Cour des Comptes.

 

La première mesure à prendre est d’en finir avec le mélange des régimes, symbolisé par l’existence de l’Agence Centrale des Organismes de Sécurité Sociale (ACOSS). Sont financièrement confondues les régimes de vieillesse, maladie, accidents du travail, chacun se divisant entre salariés et non salariés : de plus, au régime général se surajoutent des régimes spéciaux, obéissant à des règles diverses en fonction des activités ou des personnes, notamment en ce qui concerne les fonctionnaires et les salariés des entreprises publiques. Au sein du régime général, des transferts permanents s’opèrent, les caisses de retraites compensant les déficits de la maladie, ou inversement ; aujourd’hui ces transferts demeurent incontrôlés, mais sans grande utilité globale puisque tous les régimes généraux sont en déficit.

 


 

Demain, la centrale d’achat des prestations sociales devra disparaître. Alors, les contrats d’assurance maladie seront nettement séparés des contrats de retraites, ou des contrats pour d’autres risques, de façon à faire apparaître les vrais coûts et prix des diverses prestations. Dans une perspective de privatisations, la diversité s’instaurera entre caisses ou compagnies concurrentes, pour le plus grand bénéfice des Français, qui cesseront d’être des assujettis pour être des assurés consommateurs de sécurité sociale. Mais où ces consommateurs trouveront-ils l’argent nécessaire ? Cette question est résolue par la disposition du salaire complet.

 

 

 

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De nouvelles sécurités sociales (1ère partie) 

 


 

Assurances mutuelles

 

Mettre en cause la Sécurité Sociale ne signifie pas priver les Français de toute protection contre les aléas de la maladie ou de la vieillesse. Bien au contraire : alors que la couverture sociale offerte par la Sécu est de plus en plus coûteuse (hausse incessante des cotisations et compensation croissante des déficits) et de moins en moins efficace (un système de santé en déclin, des files d’attente et une pénurie de médecins, des retraites rognées dès aujourd’hui et incertaines pour demain), il existe des formules éprouvées bien plus économiques et de qualité très supérieure.

 


 

Les Français en sont déjà conscients, et prennent leurs précautions : la protection « individuelle » renaît face aux lacunes et incertitudes de la protection « sociale ». Ils épargnent et cherchent à préserver ce patrimoine, voire à le rentabiliser. Les uns investissent dans la pierre (mais sont de plus en plus pénalisés par la fiscalité), les autres souscrivent à des contrats d’assurance-vie, ou à des plans d’épargne, d’autres achètent de l’or ou empilent des billets de la Banque Centrale Européenne (imprudents !).

 


 

Il ne fait aucun doute que, quelle que soit la vertu de la fourmi, elle a imaginé depuis longtemps de travailler en communauté avec d’autres. L’idée de la solidarité et de la mutualisation est fort ancienne, et s’est développée considérablement au XIXème siècle. Chacun s’engageant par ses cotisations à aider ceux qui seront victimes du chômage, ou de la maladie, cela permet d’avoir une couverture moins coûteuse.

 


 

On franchit un pas nouveau en dépassant la cotisation versée à une mutuelle pour confier l’épargne à des assureurs qui, à la différence des mutualistes, investiront cette épargne dans des placements fructueux : les compagnies achèteront des immeubles, ou prendront des participations dans des entreprises, ou souscriront à des obligations émises par des institutions dignes de foi. Les assurances mutualisent les épargnes et divisent les risques sur un grand nombre de personnes.

 


 

Une fable aussi bien connue que celle de la cigale et de la fourmi fait croire aux Français que la protection sociale offerte par les compagnies d’assurances a fait faillite entre les deux guerres mondiales, notamment parce que l’inflation aurait ruiné ces compagnies. Il n’en est rien, et c’est pour des raisons purement idéologiques que le gouvernement de Vichy inventera ladite Sécurité Sociale, que le programme économique de la Résistance s’empressera de reprendre et de généraliser, puisque un pas important était ainsi fait vers le collectivisme. Au demeurant, rien n’oblige l’Etat à dévaluer la monnaie !

 

 

 

 

Source : Aleps

07/10/2011

Qui colporte les rumeurs notamment du 11 septembre 2001 ???

Les théories du complot du 11-Septembre sont nées avant le 11-Septembre. Le 25 juillet 2001, au cours d’un épisode de deux heures et demie de son programme Infowars, sur une chaîne locale de «public access», Alex Jones retrace ce qu’il estime être l’histoire des attaques sous faux pavillon planifiée par le gouvernement, de l’incident du Golfe du Tonkin utilisé par Lyndon Johnson pour intensifier l’implication américaine dans la guerre du Vietnam, au premier attentat contre le World Trade Center en 1993 en passant par l’attentat d’Oklahoma City de 1994, qui selon Jones est un acte de terrorisme d’Etat orchestré en vue de permettre à Bill Clinton de remonter dans les sondages et restreindre les libertés individuelles. Tout en rapprochant Oklahoma City et l'incendie du Reichstag, Jones fait clignoter à l’écran les numéros des standards téléphoniques du Congrès et de la Maison Blanche. «Appelez la Maison Blanche et dites-leur que nous savons que le gouvernement est derrière le terrorisme», lance-t-il. «“Ben Laden” [il dessine des guillemets avec les doigts] est l’épouvantail dont ils ont besoin dans ce schéma de duperie orwellien.»

 

http://mimmoc.labo.univ-poitiers.fr/IMG/arton83.jpghttp://www.horaz.com/horazyclopedia/Photos/Septembre_11_2001/01_STD/010911_11.jpg


Six semaines plus tard, le jour où s’écroulent les tours jumelles, Jones démarre son émission en déclarant que, comme il l’avait annoncé, l’administration Bush était complice d’une mise en scène terroriste. «Je vais vous dire de quoi il retourne, lance Jones. Il y a 98% de chances pour que ceci soit un attentat contrôlé orchestré par le gouvernement.»


Des fadaises auxquelles on croit
La théorie de la démolition contrôlée reste l’un des grands dogmes unificateurs pour tous les «truthers» (comme ils se baptisent eux-mêmes) du 11-Septembre.


Immédiatement après les attaques, c’était un point de vue difficile à tenir. Dans le mois qui suivit le 11-Septembre, les prêches résolus de Jones selon lesquels le 11-Septembre était un coup monté de l’intérieur allaient lui coûter plus de 70 de ses 100 et quelques stations de radio partenaires. Puis, à l’inverse, ses prises de position précoces lui ont conféré une certaine crédibilité quand, au fil de la décennie, a grandi le désenchantement vis-à-vis de la gauche comme de la droite. Aujourd’hui Jones est de retour sur plus de 60 stations radio, avec un auditoire historique de 3 millions d’auditeurs quotidiens, et il revendique son rôle dans la diffusion de la théorie du complot du 11-Septembre:


«C’est moi qui suis à l’origine de tout le toutim.»


La popularité de la théorie du complot du 11-Septembre ne s’explique pas uniquement par l’enthousiasme des «premiers adeptes». Les premières allégations —des fadaises apparemment sans conséquences, qui circulaient sur le Web peu après les attentats— ont également joué un rôle majeur. Avant qu’on ait pu les démonter, la théorie qu’elles soustendaient avait déjà rencontré une large adhésion. Le premier panneau routier qu’on remarque lorsqu’on entre dans Sebastopol, Californie, petite ville située à deux heures au nord de San Francisco, est une publicité pour le cartomancien local. En descendant la rue principale, on est tout aussi frappé par la succession de magasins bio alterno-hippie et par les pancartes publicitaires annonçant un dîner/jeu de rôles interactif avec meurtre à résoudre. Il est presque cliché de constater que c’est ici, au bout d’une petite route, que vit un autre des fondateurs de la théorie du complot du 11-Septembre, Michael Ruppert. Mais Ruppert correspond en bien des points au stéréotype du théoricien du complot à plein-temps.


Obsédé par la CIA
Dès mon arrivée dans sa propriété campagnarde —un peu moins d’un hectare— Ruppert me fait visiter son jardin personnel et sa cage à poule, m’offrant une framboise bio, un bout de laitue et une feuille de basilic en guise de cadeau de bienvenue. Au premier étage de la maison, le couloir et le bureau sont ornés de photos de collègues théoriciens du complot, parmi lesquels Cynthia McKinney, ancien membre démocrate du congrès et candidate du parti vert aux présidentielles de 2008. Ruppert a lui-même acquis une petite notoriété voici deux ans, en écrivant et en jouant dansCollapse, un documentaire salué par la critique, consacré à ses deux obsessions du moment, la crise économique et le pic pétrolier. Il se vante d’être grâce au film devenu l’ami de Mel Gibson et de Leonardo DiCaprio et se revendique avec fierté fumeur de marijuana («j’avais ma rubrique dans High Times!»). Il est enclin à se lancer dans d’étranges diatribesoù il estime avoir prédit la crise économique actuelle. «Je suis le Soljenitsyne de l’Amérique», affirme-t-il non sequitur. «Je suis dans un goulag. Pas comme lui, pas physiquement. Je suis dans un goulag d’invisibilité. Le gouvernement des Etats-Unis et la presse dominante n’osent pas mentionner mon nom. J’ai prédit ces événements, pas tous mais la plupart, avec une précision effrayante.» Avant le 11-Septembre, Ruppert travaillait sur d’autres théories du complot —sur un programme de superordinateur conçu par le gouvernement, sur des accusations de blanchiment d’argent par AIG, sur un trafic de drogue organisé par la CIA. Il est obsédé par la CIA et la drogue depuis que, selon lui, l’agence a tenté de le recruter par l’intermédiaire d’une ex-fiancée, «Teddy», à l’époque où il était agent des narcotiques de la police de Los Angeles, en 1976.
 

 

Le récit spectaculaire de sa chute, du flic promis à un bel avenir au paranoïaque professionnel, est retracé par Jonathan Kay dans un chapitre consacré à la psychologie des complotistes de son livre, Among the Truthers: «Deux ans après sa rencontre avec “Teddy”, Ruppert s’autointerne en hôpital psychiatrique, se plaignant de menaces de mort. Peu après, il quitte la police et se met à colporter auprès des journalistes assez crédules pour l’écouter, diverses versions de son histoire —et notamment que la CIA a tenté de le recruter pour protéger ses activités de trafic de drogue dans la région de Los Angeles.» C’est le site web de Ruppert, From the Wilderness, qui le premier remet en question la version officielle du 11-Septembre.


Le matin du 11 septembre 2001, Ruppert échangeait par e-mail avec son ex-femme, témoin des attaques depuis son appartement du 35e étage sur Battery Park. Tandis qu’elle regarde brûler la tour nord, Ruppert s’efforçant de lui tenir virtuellement la main, il voit en direct à la télévision le deuxième avion s’écraser dans la tour sud. «Dès l’impact du second avion, j’ai vu que quelque chose clochait», m’a-t-il raconté.«Je ne l’ai peut-être pas rapporté tout de suite, mais j’étais passé en mode investigation dès la seconde ou j’ai vu le deuxième appareil toucher la tour.» Alors, quand le Pentagone est heurté par le vol 77, c’est la confirmation que Rupert attend, celle d’une complicité du gouvernement. Ruppert marque une pause pour me montrer le placard où il range sa collection de couteaux et ses «provisions personnelles de survie en situation d’urgence». Il en sort un cadre photo montrant un pilote de l’Air Force, entouré d’une collection de médailles et de rubans.«C’est mon père», dit-il. «Il était officier d’interception radar à bord des F-89 et F-90 intercepteurs stationnés en Alaska, qui guettaient un possible survol du pôle par les bombardiers russes… J’ai été élevé dans cette culture.


Impossible, compte tenu des procédures de décollage d’urgence de l’Air Force et du Norad que cet avion ait pu heurter le Pentagone. C’est quelque chose auquel nous sommes préparés depuis les années cinquante.» Pour Ruppert, il est inconcevable que le système de défense aérienne le plus coûteux au monde ait pu échouer ce jour-là. Peu importe que ce fût un dispositif dont la mission première, quarante ans durant, était de se tenir prêt en cas de viol de l’espace aérien nord-américain par les Soviétiques, et qui au cours de la décennie postérieure à la guerre froide était toujours exclusivement orienté sur les menaces extérieures. Il aurait dû être prêt, et s’il ne l’était pas, c’était nécessairement en raison d’un sabotage intérieur. La chronologie officielle publiée par le commandement militaire à la suite des attaques était erronée, rendant le complot plus crédible. Initialement, le Norad affirmait que les chasseurs avaient été avertis du détournement du vol 77 et que des chasseurs avaient décollé en urgence en direction de Washington, ce qui aurait dû leur laisser suffisamment de temps pour intercepter le troisième avion avant qu’il ne frappe le Pentagone. Au final, usant de son pouvoir d’injonction, la commission du 11-Septembre fut en mesure d’établir la véritable chronologie des événements de la journée, démontrant que, contrairement aux affirmations antérieures, l’armée n’avait rien su des détournements avant qu’il soit trop tard pour faire quoi que ce soit. Bien que les officiels de l’armée aient été par la suite exonérés d’avoir intentionnellement induit en erreur la commission du 11-Septembre, certains membres du personnel de la commission ont ensuite évoqué des témoignages délibérément faux.

 

http://img10.hostingpics.net/pics/938330200901081630_zoom.jpghttp://geocities.ws/contrefeu/11septembre.jpg


La théorie qui a presqu'échoué
À la base d’une des théories clé du complot du 11-Septembre se trouve donc un mensonge diffusé par le gouvernement. Les enregistrements des événements de la journée provenant du quartier général pour le Nord-Est du Norad, mis finalement à disposition du public en 2007, ont prouvé que les chasseurs n’auraient pas pu faire grand-chose. Mais à ce moment-là, peu importait. Dès novembre 2001, Ruppert donnait une conférence devant mille personnes à l’université d’état de Portland, consacrée aux «Vérités et mensonges du 11-Septembre», qu’il allait enregistrer et mettre sur le marché. Il va ensuite compiler les articles de sa série From the Wilderness en un livre, Crossing the Rubicon: The Decline of the American Empire at the End of the Age of Oil, qui s’est vendu à plus de 100.000 exemplaires.


Dans les semaines et les mois qui ont suivi le 11-Septembre, Jones et Ruppert s’attelaient déjà à formuler une vaste théorie du complot qui allait plusieurs années plus tard atteindre son maximum de popularité.


Une autre théorie, toutefois, allait se répandre plus largement, avant de mourir rapidement, du moins en Occident. En tant que telle, elle peut être considérée comme leçon sur la façon dont fonctionnent les théories du complot, et où —sinon pourquoi: en prenant une bribe de vérité, et en l’enrobant de toute une mythologie. Il n’a pas fallu plus de 24 heures pour que de vagues théories attribuant les attaques à Israël se mettent à circuler. Quatre jours après le 11- Septembre, la première preuve de l’implication d’Israël dans les attaques était rapportée dans le quotidien syrien Al Thawra. Le quotidien gouvernemental indiquait que «4.000 juifs n’étaient pas à leur travail le jour des explosions», sous-entendant que les 4.000 juifs avaient été avertis des attentats par ses véritables organisateurs, juifs tout comme eux. La thèse allait se diffuser dans tout le Moyen-Orient. La source de ce chiffre précis de 4.000 personnes était le Jerusalem Post, qui rapportait le jour des attaques que «le ministère des Affaires étrangères à Jérusalem dispose d’une liste de 4.000 noms de citoyens israéliens dont on pense qu’ils se trouvaient aux alentours du World Trade Center et du Pentagone au moment des attentats». Slate.com et le Snopes. com, le populaire site anti-rumeur, furent parmi les premiers médias à démonter la rumeur. Et pourtant, dix ans après, des versions modifiées de la fable des «juifs mis au courant» sont encore propagées par des extrémistes antisémites adeptes des théories du complot du 11-Septembre, parmi lesquels le président iranien Mahmoud Ahmadinejad. Si la théorie rencontre peu d’écho aux Etats-Unis, même dans les rangs des complotistes, elle reste populaire dans la rue arabe où, selon le New York Times, le fait que les juifs aient été invités à rester chez eux ce jour-là est une opinion couramment admise. Un sondage World public Opinion de 2008 faisait apparaître que 43% des Égyptiens interrogés rendaient Israël responsable des attentats du 11-Septembre, contre 31% des Jordaniens, et que 36% des Turcs les imputaient au gouvernement américain. Dans les territoires palestiniens, 27% des sondés pensaient que les Etats-Unis étaient responsables, et 19% qu’Israël avait mené les attaques. Les éditions en arabe des Protocoles des Sages de Sion, fable antisémite à l’origine de la théorie du complot juif ont été des succès d’édition en Syrie et au Liban, et cette contrefaçon célèbre a été adaptée en 2002 à la télévision égyptienne sous la forme d’une «dramatique historique» en 41 épisodes.


Au Moyen-Orient, indique Charles Hill, qui compte 32 ans de carrière dans la diplomatie, il existe un profond courant de pensée selon lequel tout ce qui se passe dans le monde –en bien comme en mal— s’explique par un complot juif mondial piloté par les Américains.
 

 

«L’Amérique est assimilée aux juifs au sens large car “les juifs contrôlent les médias, ils contrôlent les commissions du congrès et ils contrôlent les universités” et ainsi de suite», di-til.


Dans le cas de la rumeur des 4.000 juifs, selon Hill, la précision de l’accusation est ce qui lui confère sa crédibilité —quand bien même elle a également permis de la démonter rapidement. Les complotistes aiment les faits «concoctés de façon à être plausible, car extrêmement précis», poursuit Hill. «Du fait qu’ils sont extrêmement précis, et qu’ils ont été, selon eux, mis au jour, en dépit du fait qu’on les a camouflés, conçus pour être dissimulés, et révélés à la suite d’une erreur, ou par quelqu’un qui est tombé dessus par hasard, cela prouve, ou confère de la crédibilité à la thèse d’ensemble.»

 

D’où viennent les théories du 11 septembre ?
Source, journal ou site Internet : slate
Date : 13 septembre 2011
Auteur : Jeremy Stahl

12:32 Écrit par HUMANITAS dans Coup de gueule | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : world trade center, 11 sept 2001, cia, mensonge, complot | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

Et pendant ce temps là......"Avec le temps, va tout s'en va..."

On raconte qu’à Byzance, les courtisans débattaient du sexe des anges pendant que les Turcs assiégeaient la ville.

 

http://sergecar.perso.neuf.fr/Dessins/ruines.jpg

 

À lire les journaux, écouter la radio et regarder la télévision, ne croirait-on pas que l’Histoire
se répète ? DSK et le World Trade Center au coeur de l'actualité ; disparue, la Crise européenne ? Les Français ont eu droit pendant trois mois à l’étalage des frivolités de DSK, ex-futur Président de la République ; là-dessus sont venues la maladie et les déboires judiciaires et africains de Jacques Chirac, ex-Président de la République. En attendant l’heureux événement en préparation chez l’actuel Président de la République, les médias nous offrent un étourdissant retour sur le passé avec l’évocation des attentats du 11 septembre 2001. Par un excès de zèle, certains journalistes rappellent même un autre 11 septembre, celui qui a vu la mort du président Salvador Allende, au Chili en 1973. C’est ainsi que le vendredi 9 septembre 2011, la plupart des grands médias institutionnels rabâchaient ad nauseam l’effondrement du World Trade Center, avec à la clé interviews des rescapés, témoins, commentateurs, anonymes etc. Le même jour, les ministres des sept principaux États de la planète, le G7, se réunissaient à Marseille sans arriver à se mettre d’accord sur une solution à la crise gravissime qui frappe la Grèce. Le même jour encore, la démission du N°2 de la Banque Centrale Européenne, l’Allemand Jürgen Stark, manifestait le fossé qui s’est creusé entre l’Allemagne et ses partenaires européens, la première refusant de financer à fonds perdus la dette publique de la Grèce et des autres pays méditerranéens de la zone euro. Cette nouvelle étape de la Crise européenne est passée presque inaperçue dans les médias français.


Rideaux de fumée pour une faillite annoncée

Il devient de plus en plus clair que la Grèce quittera la zone euro dans les prochains mois, avec des conséquences imprévisibles pour l’Union européenne. Des dirigeants énergiques et lucides pourraient peut-être sortir l’Union de cette mauvaise passe avec des solutions innovantes et audacieuses. Force est de constater que ce n’est pas ce à quoi nous préparent les dirigeants actuels, dont l’action - ou plutôt l’inaction - est déterminée par les prochaines échéances électorales. Si ces dirigeants sont paralysés devant l’obstacle, c’est aussi que le franchissement de celui-ci nécessiterait qu’ils renient les principes néolibéraux qui les y ont conduits et ont fait faillite. Ainsi a fait faillite l’idée selon laquelle l’euro allait renforcer la convergence économique de l’Union européenne et rapprocher les différents pays. C’est le contraire qui s’est passé, les pays de l’ancienne zone mark gagnant en richesse ce que les pays méditerranéens ont perdu. Ainsi a également fait faillite le traité constitutionnel de 2005, rejeté par les citoyens français et néerlandais et néanmoins entré en vigueur sous le nom de traité de Lisbonne. Avec un Président coopté pour 30 mois et un Haut représentant pour les Affaires étrangères, on nous promettait une Union plus forte et en mesure de se faire mieux entendre. La crise des subprimes de 2008 a illustré son impuissance et, pire encore, son lâche alignement sur les intérêts boursiers. En sauvant les banques de la faillite sans contrepartie ni garde-fous, les dirigeants européens se sont comportés comme le crocodile de la fable... Celui-ci entend l’appel au secours d’un scorpion tombé dans la rivière. «Je veux bien te ramener sur la rive mais c’est à condition que tu ne me piques pas», dit-il. Promis, dit le scorpion. Mais à peine est-il monté sur l’échine du crocodile qu’il pique celui-ci. Au moment où l’un et l’autre vont se noyer, le crocodile gémit : «Tu avais promis de ne pas me piquer !». Je sais, mais c’est dans mes gènes, je n’ai pas pu m’en empêcher, répond le scorpion-banquier. Sans commentaires. Sans commentaires, c’est précisément le mot d’ordre implicite des médias français. On a beau tendre l’oreille, aucune personnalité politique ne se hasarde à mettre en cause le traité de Lisbonne et son passage en force.

 

 

 

 

 


Cassandre au Monde
Pour être juste, convenons que même un journal aussi conformiste que Le Monde peut parfois cacher des éclairs de lucidité. Ainsi lit-on le 12 septembre 2011, dans la page des marchés, sous la signature de Claire Gatinois : «De l'avis de la plupart des économistes, la crise actuelle est à bien des égards comparable à celle de 1929. Malheureusement, aux yeux du marché, personne n'a l'envergure d'un Franklin Delanoo Roosevelt pour redresser la situation. Ni aux États-Unis et encore moins en Europe. Au sein de l'Union monétaire frappée par une crise de surendettement public "chacun se demande même s'il y a un pilote dans l'avion", indique un opérateur. Et les choses ne s'arrangent pas...».


L'Europe et la rupture
Les rideaux de fumée que sont les reportages sur DSK et les célébrations mémorielles évitent aux dirigeants de la majorité d’avoir à s’expliquer sur leur impuissance comme à ceux de l’opposition sur leur absence d’alternative crédible. Ainsi marche-t-on d’un pas accéléré vers un séisme majeur comme l’Europe en a connu il y aura bientôt cent ans. Nos aïeux, il est vrai, ne furent guère plus perspicaces. Le 28 juillet 1914, soit trois jours avant la déclaration de guerre, les journaux parisiens faisaient leur Une sur l’acquittement de Mme Caillaux, meurtrière par amour du directeur du Figaro. Ainsi va l’Europe, dont l’Histoire connaît une rupture dans la deuxième décennie de chaque siècle. En 1815, le Congrès de Vienne mit un terme au séisme inauguré vingt ans plus tôt par la chute de la monarchie française. En 1713 prit fin la très meurtrière guerre de la Succession d’Espagne. En 1618 débuta la dramatique guerre de Trente Ans. En 1517, Luther brisa l’unité de la chrétienté occidentale. En 1415…

 

Le sexe des anges et le World Trade Center
Source, journal ou site Internet : Hérodote
Date : 12 septembre 2011
Auteur : Joseph Savès

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