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15/09/2011

Xavier Darcos ouvre un débat sur l'enseignement, à vos plumes!!!

Investi du périlleux honneur de la parole publique, pour la première fois sous cette Coupole dans mes fonctions de secrétaire perpétuel, je suis heureux de pouvoir m’exprimer sur le sujet qui me tient le plus à coeur et auquel j’ai consacré l’essentiel de ma carrière :
l’École de la République. Mais au moment de commencer ce discours, je ressens la nécessité d’invoquer les noms de deux orateurs parmi les plus grands que l’histoire ait connus.

 

http://beruffer.anelo.lu/var/anelo/storage/images/media/jobs/photos/cedies/instituteur-de-l%e2%80%99enseignement-fondamental-institutrice-de-l%e2%80%99enseignement-fondamental/instituteur/63385-1-fre-FR/Instituteur.jpg

 

Au lendemain de la Première Guerre mondiale, un éditeur avisé demanda à Georges Clemenceau, dont l’éloge de l’éloquence n’était plus à faire, d’écrire une biographie de Démosthène, le modèle de l’art oratoire de la Grèce antique. L’Athénien avait mis son verbe au service de la cité, pour l’appeler à résister à l’envahisseur macédonien. Il était facile de faire le lien avec la Grande Guerre. Certes, il avait échoué, mais il restait une référence. Clemenceau était en quelque sorte un Démosthène qui avait réussi. Relire aujourd’hui ce petit livre est du plus grand intérêt. Démosthène venait de loin : desservi, dans sa jeunesse, par une difficultéd’élocution, il l’avait surmontée en s’obligeant à parler avec des cailloux dans la bouche. On a fait mieux depuis – l’orthophonie en était, si j’ose dire, à ses balbutiements. Devenu un redoutable maître du verbe politique, il consacra son talent à tenter de mobiliser les Athéniens menacés par le roi Philippe II. De l’échec même de ce génie rhétorique, dont la division des Grecs était seule cause, Clemenceau tirait une grande leçon pour tous les temps :


« La vérité, écrivait-il, est que ces hommes qui avaient tant de raisons de serrer les rangs, de s’unir en vue de se consacrer à l’oeuvre commune des libérations de l’intelligence, mettaient au-dessus de tout le plaisir de se massacrer. Pour tout dire d’un mot, ces Hellènes, si finement intellectualisés, n’eurent pas le sentiment de la grande patrie ».


Ainsi, la Grèce avait la démocratie et elle avait l’intelligence. Pourtant elle était vouée à être
vaincue. Parce qu’elle ignorait les liens qui unissent une nation.


Comparaison n’est pas raison, me direz-vous, car la France d’aujourd’hui n’est pas la France de Clemenceau, encore moins l’Athènes de Démosthène. Et vous aurez raison.

 

Pourtant, la leçon demeure, forte, puissante, gênante : il ne suffit pas d’avoir la démocratie ; si les cohésions morales et politiques sont insuffisantes, la société est condamnée à devenir une poussière d’individus désemparés. Le Français est français par volonté, parce qu’il le désire ou parce qu’il l’a choisi. Renan avait placé cette spécificité au centre de sa célèbre conférence « Qu’est-ce qu’une Nation ? » prononcée à la Sorbonne en 1882. La France, à ses yeux, se fonde sur une conception élective et non ethnique de la nation. Elle est moins une origine qu’un projet, un creuset où fusionnent les différences et les convictions privées.

 

Ce souci d’intégration dans un espace républicain, dans une communauté civique, a conduit notre modèle politique à adopter ce principe simple : devenir français, c’est devenir citoyen français. Il faut donc susciter, entretenir, transmettre les ferments de l’unité : tel est l’enjeu premier de la Nation. Et c’est l’École qui s’en charge.

 

 

 

 

 


École et Nation.

La seconde ne peut vivre sans la première car la première est le lieu où s’apprend l’unité de la seconde : ce que nous avons en commun, ce que nous voulons faire en commun. École et Nation entretiennent des liens passionnels. On a toujours l’impression qu’il y a dans notre pays 65 millions de spécialistes de l’École – un nombre en constante augmentation grâce à la bonne tenue de la démographie française. Cela est bien naturel puisqu’il s’agit de la scolarité de nos enfants, de l’angoisse du futur dans un temps où le partage du travail se complique. Pourtant, notre pays souffre de la difficulté de débattre sur l’École sans tomber dans les idées reçues et la caricature. Les innombrables livres sur l’école, quasi tous dénonciateurs, esquivent souvent les solutions. La passion s’y rencontre davantage que la Raison, et c’est de cette dernière que nous avons le plus besoin. Que de textes ou de blogs j’ai pu lire qui répandent la théorie du complot et relèvent presque de la pensée magique : quelque part des méchants ourdissent la décadence de l’école. Qui sont-ils et pourquoi voudraient-ils l’échec des générations futures ? On ne sait. On sait seulement qu’il faut leur résister, qu’il faut leur jeter des anathèmes, et qu’ainsi la République sera sauvée…
Tant d’incantations et tant d’imprécations laissent peu de place aux opinions raisonnables.


Mais ce débat passionnel possède au moins un avantage : il montre que nous avons tous l’École en partage. Rien ne serait pire que l’indifférence. À tout prendre, le débat, même soumis à la tyrannie des invectives et des simplismes, est peut-être paradoxalement un signe d’unité. École et Nation entretiennent des liens passionnels parce que la première est le miroir de la seconde : l’École nous renvoie l’image de notre société et surtout de ses blessures. Les soubresauts de la vie sociale y laissent leur réplique : discrimination, intégration, violence, crise de l’autorité. Même la vie internationale tourmente nos établissements, notamment les événements du Proche Orient qui agitent les esprits. Il n’est pas question d’idéaliser un certain passé, une certaine période de notre histoire où École et Nation auraient entretenu des relations apaisées, fusionnelles. Le sujet a toujours divisé.

 

Mais il faut reconnaître qu’aujourd’hui, le lien s’oblitère. Chacun en sait les causes. D’un côté, le vieux nationalisme, en France comme ailleurs, est en train de dériver vers une sorte de mouvement d’autodéfense de citoyens effrayés par l’interdépendance mondiale. À l’opposé, les identités communautaires se développent sans toujours se soucier de rester compatibles avec les valeurs communes de la République. Et même l’universalisme suscité par la mondialisation des techniques et de la communication n’est pas sans risque (Voir Gianni Vattino, La fin de la modernité, Seuil, 1987). Les citoyens, qui s’habituent à la culture du Net et de « l’hyperlien », comme on dit aujourd’hui, se désintéressent de la proximité, au profit du mondial. Rien n’est plus néfaste que de substituer aux êtres particuliers l’abstraction de l’humanité, même sous la forme d’un humanisme unanimement partagé.

 

Rousseau s’en irritait de façon prémonitoire, fustigeant « ces prétendus cosmopolites qui […] se vantent d’aimer tout le monde pour avoir droit de n’aimer personne » (In Le Contrat social, première version, I, 2, 287). Dans ce contexte, la conception même de la citoyenneté devient un enjeu. Des critiques surgissent contre l’abstraction du citoyen qui arrache l’individu à la nature et à l’histoire, comme s’il n’existait aucune hiérarchie sociale et que les leçons de l’histoire ne comptaient pas. On assiste aussi à la montée des droits subjectifs (ou droits des individus) avec des exigences qualifiées de « citoyennes » qui étaient naguère privées (droits sexuels, droits des enfants, affirmations éthiques ou religieuses originales, etc.). Cet individualisme démocratique affaiblit les institutions politiques et sociales : école, syndicats, églises, partis...
Chaque individu (même un élève) juge légitime d’en appeler à ses droits ou à ses convictions pour refuser de se soumettre à l’autorité. D’une façon générale, la question porte sur la compatibilité entre citoyenneté et société ouverte, quand le droit à la culture et à l’identité s’affiche comme divergeant des valeurs et traditions partagées. Cette situation a touché l’École qui est tiraillée entre deux tendances. D’un côté, elle est soucieuse de l’éveil des consciences. De l’autre elle doit résister à la puissance de l’opinion, délivrer les jeunes des subordinations culturelles du moment, assurer une cohérence au savoir, garantir l’unité de ce qui se transmet. Face au pouvoir des émotions, des idéologies et des modes, l’enseignement est un contre-pouvoir. Mais si l’on veut que l’École joue pleinement son rôle d’unificatrice de la communauté civique et nationale, encore faudrait-il qu’elle garantisse la justice sociale et l’égalité des chances. Or, ce n’est plus toujours le cas aujourd’hui.
 

 

 

 

 

Une enquête sociologique sur « la perception des inégalités et le sentiment de justice », a été menée par le GEMASS (Groupe d’Etudes des méthodes de l’Analyse sociologique à la
Sorbonne) avec le soutien de l’Académie des sciences morales et politiques. De cette enquête très riche, qui doit paraître dans quelques jours, je ne citerai ici qu’un fait et un chiffre. Le fait
– il est positif : la qualité des établissements scolaires n’est citée qu’en fin de classement des causes d’injustice sociale liée à l’École. Et le chiffre – il est nettement plus inquiétant : 36% des Français interrogés jugent les inégalités scolaires « très fortes ». Pourtant, depuis Jules Ferry, la République n’a pas été avare de ses énergies. Et si nous considérons seulement les cinquante dernières années, le chemin parcouru est immense. Nous avons relevé un défi historique, celui d’avoir ouvert la voie des études à ceux qui n’étaient pas des héritiers ; d’avoir accueilli le flot des enfants du baby-boom en construisant, certaines années, jusqu’à un collège par jour ; d’avoir multiplié par 12 la proportion de bacheliers dans une classe d’âge : 5 % en 1960, plus de 65 % aujourd’hui. L’école est le premier budget de la nation ; la dépense scolaire de l’État représente le quart de son budget total et plus d’un fonctionnaire sur deux. Mais une chose est sûre : si l’École a réussi à scolariser tout le monde, elle a échoué dans sa mission d’intégration et de promotion. La massification n’est pas la démocratisation.


Les chiffres publiés régulièrement par l’OCDE l’ont démontré. Parmi une trentaine de pays comparables, nous nous classons médiocrement : la France est 10ème en culture mathématique. Pire encore : la France est au 14ème rang pour la compréhension écrite.

 

Une partie de l’enquête dite « PISA » porte sur le lien entre le milieu socio-économique et les performances des élèves dans la compréhension de l’écrit. Pour l’ensemble des pays de
l’OCDE, un élève issu d’un milieu privilégié devance son camarade issu d’un milieu moins favorisé de 38 points, soit l’équivalent de près d’une année d’étude. Pour la France, l’écart est de 50 points, c’est-à-dire bien supérieur à la moyenne des pays concernés. Il faut se rendre à l’évidence : le premier facteur de réussite scolaire pour un enfant reste son milieu familial, le niveau d’études de ses parents, de sa mère en particulier. Les hiérarchies sociales et culturelles se reproduisent très tôt selon les types d’établissements, de classes et de filières. Le nombre d’enfants issus de milieux défavorisés qui accèdent aux études supérieures ou aux grandes écoles ne cesse de diminuer. Si les initiés tirent seuls leur épingle du jeu, si l’École de la République ne permet pas le brassage social, si elle ne joue plus son rôle de promotion sociale et culturelle, qui s’en chargera ?


Je suis profondément persuadé que l’enjeu de la justice sociale à l’École et par l’École est indissociable du socle commun d’enseignement, qu’il faut sans cesse réaffirmer et consolider.


Certes, au collège, tous les élèves ne peuvent avoir le même profil ni les mêmes aspirations.
Viser à assurer 100 % de qualification à chaque classe d’âge, c’est forcément vouloir des parcours différenciés : il vaut mieux que certains jeunes de moins de quinze ans puissent rejoindre l’apprentissage et les formations en alternance, au lieu d’être maintenus dans des carcans généralistes qui les désespèrent. Mais c’est avant le collège que tout se joue. Vu l’effort considérable que la Nation consent au bénéfice de l’École, elle ne peut accepter que tant d’élèves arrivent au seuil de l’adolescence sans la culture commune, sans les connaissances et les compétences fondamentales. Au fond, chacun sait l’objectif premier : qu’aucun élève n’entre plus en sixième sans savoir lire, écrire et compter, comme c’est hélas le cas du quart des jeunes Français aujourd’hui. Priorité absolue : guerre totale contre
l’illettrisme, apprentissage renforcé de la lecture, avec repérage précoce des élèves en difficulté. Tout le reste est au second plan. Faut-il rappeler que la pensée gagne en précision ce que le vocabulaire gagne en variété ? Et qu’à l’inverse, la pensée dépérit où les mots manquent ? Faut-il rappeler que chaque nuance sentie, chaque mot appris est un « talent » bien placé ? Et qu’à l’inverse l’intelligence languit quand la langue est indigente ?
 

 

L’apprentissage sans faille de la lecture et de l’écriture est essentiel à la formation intellectuelle. Il y a deux ans, ici même, sous cette Coupole, Jacqueline de Romilly nous le
redisait :
 

 

« C’est grâce à la littérature que se forme presque toute notre idée de la vie ; le détour par les textes conduit directement à la formation de l’homme. Ils nous apportent les analyses et les idées, mais aussi les images, les personnages, les mythes, et les rêves qui se sont succédé dans l’esprit des hommes : ils nous ont un jour émus parce qu’ils étaient exprimés ou décrits avec force ; et c’est de cette expérience que se nourrit la nôtre. »

 

(Jacqueline de Romilly, « Enseignement et éducation », Séance publique annuelle des cinq académies, Institut de France, le 28 octobre 2008.)

 

http://www.livrenpoche.com/thumb/L_enseignement_en_detresse/140/224946-0.jpg

 

Priver les enfants de l’accès aux richesses de la langue, c’est les condamner à vivre en marge de la société et de la nation ; et ceux qui n’ont pas eu le français pour langue maternelle, c’est les enfermer dans un ghetto d’où, nous le savons bien, ils ne sortiront qu’avec beaucoup de peine. Au contraire, la maîtrise d’une même langue, c’est-à-dire du bon usage de notre langue, est encore le meilleur moyen d’abattre les murs de nos ghettos.

 

Apprendre à lire, à écrire, à compter. Je voudrais ajouter : apprendre à parler. Apprendre aux jeunes à bien parler. Le fond et la forme sont inséparables, deux mille ans de culture rhétorique nous l’ont appris, qui ont toujours associé l’art de bien dire et l’art de bien penser. Les Anciens en faisaient le coeur de la formation du citoyen, de l’homme libre, capable d’argumenter et de choisir dans le sens dubien commun. Formation élitiste que tout cela, me dira-t-on. Rien n’est plus faux. Quintilien a réfuté cet argument depuis longtemps, dès le premier chapitre du premier livre de son Institution oratoire. Écoutons-le :

 

« J’entends dire tous les jours qu’il y a fort peu d’hommes en état de bien comprendre ce qu’on leur enseigne, et que la plupart, faute d’intelligence, y perdent leur temps et leurs peines. Cette plainte n’est pas fondée ; on en rencontre, au contraire, beaucoup qui ont autant de facilité à imaginer que de promptitude à apprendre ; car cela est dans notre nature : et, de même que l’oiseau est né pour voler, le cheval pour courir, et la bête féroce pour se repaître de carnage, de même l’homme est né pour exercer sans cesse sa pensée et son industrie »

 

(Quintilien, Institution oratoire, trad. de C.V. Ouizille, Paris, 1829). Peu de lectures sont aussi revigorantes que ces pages lumineuses si confiantes dans la nature humaine. Oui, ce passé, ce vieux passé, c’est encore le présent, tant que notre présent en a besoin. Ce vieux passé, ce sera encore le futur tant que notre futur connaîtra son intérêt.


L’unité de la société française dépend de l’aptitude de son École à garantir l’unité de son enseignement, principalement le socle commun de connaissances : telle est la voie du redressement. Les obstacles ne manquent pas – mon parcours personnel m’a donné l’occasion de les observer de près ; il m’a appris aussi à ne pas les surestimer. Le premier obstacle vient de la difficulté de réformer l’École. C’est indéniable. Mais n’est-ce pas parce que l’on a trop réformé ? Les réformes ont à peine le temps d’arriver jusqu’aux établissements qu’elles sont déjà remplacées par les suivantes. Entre les « trains de réformes » et les « trains de mesures », entre le tableau des arrivées et le tableau des départs, c’est la Gare de Lyon à l’heure de pointe ! Il y a quelque chose de malhonnête à vouloir soumettre des enfants à toutes sortes d’expériences. Pour réformer, il faut avoir en tête que le temps de l’école ne se confond pas avec le passage d’un homme dans un ministère ; c’est un temps long, qui demande de la stabilité et qui demande que l’on préfère ce qui est juste à ce qui est neuf.


Le second obstacle vient de la centralisation et des lourdeurs bureaucratiques. Je ne crois pas que ce soit une fatalité. Tous les spécialistes de l’École le disent désormais, quel que soit leur horizon de pensée : aucune réforme, si parfaite qu’en soit la conception, ne peut prétendre épouser l’extrême variété des situations. Car tout se gagne sur le terrain, au coeur des classes.


Les établissements scolaires doivent respirer à leur rythme, se sentir responsables et incités à l’initiative. C’est à eux de choisir leurs moyens, notamment pédagogiques, d’atteindre aux
objectifs nationaux. Des établissements plus autonomes, où le pragmatisme l’emporterait sur l’idéologie, ne remettront pas en cause le caractère national de notre système éducatif, ils feront enfin confiance aux hommes et aux femmes du terrain, proches des élus, des associations et des entreprises qui les entourent. Ils savent mieux que quiconque comment agir en fonction du contexte local, de la diversité des élèves, des attentes des parents. Ils sont les mieux à même de sortir d’école de son isolement, et pour cela de lui trouver des alliés.


Car l’École ne peut réussir toute seule. Les principaux alliés doivent être les parents d’élèves.
On parle beaucoup de la crise de la famille, laissant imaginer que de nombreux enfants seraient comme livrés à eux-mêmes. Ce n’est fort heureusement pas vrai : l’immense majorité des enfants ont une famille (recomposée ou non), sur laquelle ils peuvent compter.

 

C’est à elle que l’école doit s’adresser, afin que parents et enseignants puissent, sur l’essentiel, parler d’une seule voix. Les parents d’élèves qui, trop souvent, critiquent les enseignants se rendent-il compte à quel point ils se jugent eux-mêmes en croyant les juger ? On pourrait aussi évoquer la politique de la ville : comment croire à des règles dans un espace urbain déréglé, illisible, sans contours bien définis ? C’est donc un vaste réseau de solidarités qu’il faut tisser autour de l’école, celle-ci restant cependant au centre, afin que petit à petit les choses reprennent sens et que soit repoussé le spectre d’une dislocation.

 

Mais en dernière analyse, c’est bien dans la classe que se joue l’échec ou le succès de l’enseignement ; c’est là que le maître donne les outils du savoir, les objectifs à atteindre, le désir de connaître. Rendons leur honneur aux maîtres et aux professeurs ! N’oublions pas cet enjeu considérable, au moment où se prépare un renouvellement massif du corps enseignant : dans les années qui viennent, la moitié des professeurs partiront à la retraite.

 

La revalorisation de la fonction enseignante passe par la conscience retrouvée du rôle social éminent du professeur. C’est pourquoi chaque citoyen doit veiller à ce que les enseignants soient respectés. De son côté, la Nation doit valoriser le mérite et l’engagement de chacun, en soutenant en termes de salaire et de déroulement de carrière ceux qui s’engagent durablement dans les quartiers difficiles.


Chers confrères, mesdames, messieurs, Dans la mémoire de chacun de nous, brille le souvenir d’un instituteur ou d’un professeur qui nous a stimulés et exhaussés. Dans un monde plus ouvert mais aussi plus incertain, il est celui qui transmet des savoirs et construit des repères, qui détecte les talents et les aide à s’épanouir. Il a vocation à être ce « premier homme » dont Camus avait gardé la mémoire et à qui il devait tant. Etre le « premier homme » non seulement pour le bon élève, mais aussi pour celui qui en a le plus besoin : être le « premier homme » pour le dernier de la classe. Le rôle du professeur n’est pas d’indiquer à l’élève un seul horizon, celui de la réussite scolaire, puisque l’étude est vaine sans la conscience qui l’accompagne et sans l’action à laquelle elle prépare ; pas davantage d’être un héros – même s’il l’est parfois –, ni un maître à penser envahissant et exclusif ; son rôle est d’établir, d’instruire, d’instituer l’humanité dans l’homme, en devenant, aux yeux de l’élève, un exemple. C’est assez. À y bien regarder, c’est beaucoup. Le ministère de l’Éducation nationale est celui du destin. De quel sujet la nation doit-elle se saisir en toute priorité sinon de celui-là ? Car il n’y a pas de démocratie solide sans cohésion nationale et pas de cohésion nationale sans un socle commun de connaissances scolaires fondamentales, garant de la justice sociale. Si l’unité de la société française résiste au doute qui s’empare d’elle, c’est à l’École qu’elle le devra ; si l’École résiste aux tensions qui la traverse, et qu’on lui fait porter, c’est au dévouement de nos professeurs qu’elle le devra. C’est pourquoi nul ne peut concevoir la défense de l’École qu’en lui donnant pour principes le respect de l’élève et la grandeur du maître. Ce n’est pas une spéculation de principe ou une vague espérance. On touche ici un enjeu premier et vital, pour que ne se grippe pas l’incessante noria des générations, celle qui forme, dans l’histoire, la continuité et la grandeur d’une nation.

 

Les nouveaux défis de l’éducation
Source, journal ou site Internet : canalacadémie avec institut de France
Date : 6 septembre 2011
Auteur : discours du 1er mars 2011 de Xavier Darcos, secrétaire perpétuel de
l’académie des sciences morales et politiques

11:36 Écrit par HUMANITAS dans Parlons vrai et sans détours | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : enseignement, école, darcos, éducation, réformes, nation | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

14/09/2011

La Cyberdéfense

Et si la réussite d’une opération extérieure dépendait non pas du nombre d’avions de chasse déployés mais d’une connexion en réseau sécurisée ? Moins onéreuses et moins risquées que les attaques traditionnelles, les attaques informatiques se multiplient. Les infrastructures vitales d’un Etat font partie des cibles civiles potentielles, car elles dépendent du monde informatique, de l’aiguillage des trains aux transferts d’argent dans une banque.

 

http://nanojv.files.wordpress.com/2010/10/stuxnet4.jpg

 

Les autres cibles principales sont les militaires et leurs systèmes d’armes embarqués 100% automatisés, leurs centres de commandement en réseau, leurs drones contrôlés à distance, etc. Un virus implanté dans le système d’information d’une centrale électrique pourrait impacter notamment le quotidien des civils ; un autre inséré dans l’ordinateur d’un commandant d’unité pourrait mettre en péril une mission. Comment faire face aux menaces de ce monde virtuel aux retombées bien réelles ? Comment garantir la réussite des missions lorsqu’elles dépendent de l’informatique ? Le Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale, publié en juin 2008, atteste d’une prise de conscience de ce nouvel enjeu. Le document suggérait des mesures pour renforcer la cyberdéfense française. Certaines ont déjà été mise en place. Ainsi, une stratégie et une politique interministérielles en matière de cyberdéfense ont été élaborées par l’Agence nationale de sécurité des systèmes d’information et rendues publiques en 2011.


En parallèle, le ministère de la Défense a développé des structures spécifiques pour protéger ses systèmes d’information. Le renforcement de la cyberdéfense est lancé.

 

Le renforcement de la Cyberdéfense est lancé
Source, journal ou site Internet : defense.gouv.fr
Date : 5 septembre 2011
Auteur : EMA

13/09/2011

L'Iran contrôle t-il le Proche Orient et ses révolutions?

Commentaires de JN Ferret menbre IHEDN:


Exemple d'un article qu'il faut lire pour suivre l'évolution de la situation au Proche Orient Par contre, il faut intégrer la personnalité de l'auteur Jacques Bénillouche, journaliste d'origine tunisienne, particulièrement productif dans les médias francophones pro-israléliens, en remarquant curieusement qu'aucune biographie approfondie le concernant n'est accessible sur leNet. Dans l'article je relève une information surprenante à propos du tir de trois missiles Scud par le hezbollah irakien en direction du Koweit. Cela impliquerait que des missiles " Scud" de Saddam Hussein auraient été récupérés avant l'invasion américaine. Les Israéliens parlent de 250 missiles Scud, ce qui compte tenu de l'encombrement, de la maintenance depuis 2003 et de la mise en oeuvre de tels engins apparaît tout de même farfelu . Si un tir semble bien avoir été effectué le 26 août dernier, il me semble plus logique de supposer qu'il s'agit en réalité tout simplement de missiles iraniens Grad d'une portée de 30 à 50 km et largement disséminés par les Iraniens au Proche Orient ( Liban, Sinaï....) ; Une telle imprécision, volontaire ou non, est regrettable pour la véracité et la pertinence de l'article; Cela indique aussi une certaine légèreté du contrôle effectué par la rédaction du site Slate.fr qui par ailleurs diffuse tout de même des informations intéressantes.

 

http://blogues.cyberpresse.ca/lagace/wp-content/uploads/2009/06/ahmadineja.jpg

 

En alimentant en missiles la bande de Gaza et le Hezbollah, en soutenant à bout de bras le régime de Bachar el-Assad en Syrie, l'Iran met le feu au Proche-Orient pour avoir le temps de se doter d'un arsenal d'armes nucléaires.


Pendant que les regards sont tournés vers les champs de bataille de Libye et de Syrie, l’Iran
poursuit tranquillement son programme nucléaire et sa politique d’ingérence dans les affaires de la région. Téhéran manipule et fournit en missiles les islamistes de Gaza et se trouve manifestement derrière les attaques planifiées depuis Gaza et exécutées en territoire égyptien, au Sinaï, où les terroristes affichent leur présence ouvertement. Le Djihad islamique a été mandaté pour agir en son nom en procédant à des tirs de missiles contre Israël tandis que le Hamas, «trop prudent», est même mis à l’écart en étant privé de contacts à haut niveau avec les autorités de Damas et de Téhéran.


Grogne de Tsahal
Une mauvaise humeur inhabituelle commence à s’exprimer parmi les officiers généraux de Tsahal qui se sentent enchaînés par la politique indécise du gouvernement israélien qui ne trouve pas sa voie pour résoudre les crises sociales et sécuritaires. Les services de renseignements ont mis l’accent sur le transfert continu par les Iraniens, à la barbe des Egyptiens, des Israéliens et des Américains, de plus de 10.000 missiles destinés au Djihad islamique, bras armé iranien à Gaza. Des fusées Grad de 30 kms de portée mettent à présent la septième ville d’Israël, Beer-Shev’a, et ses 200.000 habitants dans leur ligne de tir. Les Iraniens équipent massivement en armement de contrebande la bande de Gaza avec la seule intention de mettre le feu à tout le Moyen-Orient et d'abord au Sinaï. L’Iran poursuit plusieurs objectifs. Il n’a pas renoncé à sauver le régime syrien de Bachar el-Assad qui constitue pour lui son principal allié au Proche-Orient et un appui indispensable pour avoir la mainmise sur le Liban voisin via le Hezbollah. Il agit en sous-main à Gaza pour soulager le régime de Bachar el-Assad et détourner l’attention des massacres perpétrés sur la population civile. Il délègue des sous-traitants pour ouvrir des seconds fronts et essaye dans le même temps d’isoler Israël de ses alliés dans la région. Il a déjà réussi en parvenant à briser l'alliance entre Israël et la Turquie, même si Ankara se mord aujourd'hui les doigts d'avoir trop misé sur la Syrie et l'Iran. Il arrive à Erdogan de commettre des erreurs. L’Iran n’apprécie pas, par ailleurs, le comportement des nouvelles autorités égyptiennes qui n’ont pas modifié la stratégie de collaboration avec Israël, héritée de Hosni Moubarak. Il estime nécessaire d’empêcher les militaires égyptiens de reprendre le contrôle de la péninsule du Sinaï où sont installés les groupes qui agissent en son nom en toute impunité. Il veut aussi briser les velléités de Mahmoud Abbas de déclarer son Etat palestinien indépendant le 20 septembre.


Les solutions diplomatiques n’entrent pas dans la stratégie de l’Iran. L’objectif des attentats a pour but de remettre en cause une décision politique qui ne doit pas trouver preneur parmi les membres de l’ONU.


Le danger du Sinaï
Hillary Clinton avait évalué le danger potentiel de l’action des terroristes dans le Sinaï et s’était entretenue à ce sujet le 20 août avec le maréchal égyptien Tantawi pour le mettre en garde et pour le dissuader de rappeler son ambassadeur en Israël. Elle a informé les Egyptiens que la réunion du cabinet de sécurité israélien, constitué des huit principaux ministres, planchait sur les mesures militaires à prendre pour mettre fin aux tirs de missiles palestiniens.


Elle craignait que toute opération visant à éradiquer al-Qaida et le Djihad islamique du Sinaï
soit prétexte à l’Iran pour lancer une agression. Les hautes autorités militaires israéliennes ont du mal à cerner avec précision les vrais responsables. La volonté de désigner le Hamas comme responsable est une pure rhétorique car les Israéliens savent qu’il est à présent totalement dépassé et phagocyté par les nébuleuses islamiques qui détiennent la réalité du pouvoir militaire dans la bande de Gaza. Tant que l’ordonnateur des troubles n’a pas été désigné avec précision, les Israéliens resteront dans l’incertitude d’une démarche militaire.
 

 

Mais le danger sécuritaire qui se développe aux portes d’Israël risque de pousser le pays à anticiper une attaque dans le cadre de sa politique de guerre préventive, toujours appliquée, sauf à l’occasion de la guerre du Kippour. Cette guerre, qui entraînera certainement une déflagration dans tout le Moyen-Orient, est du goût des dirigeants de l’armée qui s’élèvent contre la passivité à l’égard des extrémistes palestiniens. Ils s’inquiètent de le voir impunément stocker des armes sophistiquées aux portes d’Israël. La passivité américaine les déconcerte encore plus. La seule inconnue reste la date à laquelle les Iraniens décideront de provoquer le feu dans la région. Les services de renseignements sont mobilisés pour déterminer les ordres précis qui ont été transmis aux marionnettes de l’Iran à Gaza.


Extension à l’Irak
La capacité de nuisance de l’Iran ne s’exerce pas uniquement à l’égard d’Israël ou du processus de paix israélo-palestinien. Les Iraniens tiennent dès à présent à occuper le vide en Irak, après le départ des troupes américaines, et lorgnent sur un territoire soumis aux convoitises des chiites. Ils n’ont jamais caché leurs prétentions à prendre leur revanche après la guerre mal terminée en 1988 qui a fait plus d’un million de morts. Alors, ils préparent la prise de contrôle du pays en s’appuyant aussi sur une nouvelle élite chiite irakienne sensible à leurs thèses et sur le rôle du Hezbollah libanais fer de lance des chiites arabes (les Iraniens sont des perses). La crainte d’une attaque de leurs installations nucléaires pousse aussi les Iraniens à planifier une vague de terrorisme à la fois en Afghanistan et en Irak pour tenter de dissuader Israël et les Etats-Unis d’intervenir. Le Hezbollah agit en Irak à travers deux associations chiites irakiennes qui lui servent de camouflage: la Ligue des croyants (Asaib Al- Haq) et les brigades Hezbollah (Kataïb). La Ligue des croyants a été entraînée durant quatre ans dans une base iranienne des Gardiens de la Révolution par des officiers du Hezbollah. Des militants de la Ligue ont ensuite été envoyés, déguisés en pèlerins chiites, dans des villes du sud de l’Irak pour s’attaquer à des cibles américaines. Hassan Nasrallah a aussi été chargé de ce projet d’ingérence en Irak. Il a fait part de ses intentions à ses militants à l’occasion de plusieurs discours où il a martelé plusieurs fois le nom de l’Irak dans ses propos: «La résistance irakienne avait surpris l'occupant américain… L’axe englobant la Palestine, le Liban, la Syrie, l'Irak et l'Iran a fait échouer le projet américain visant à diviser la région et à y liquider la résistance… le retrait américain de l'Irak est un échec et une défaite.» Cet appui à la résistance irakienne préfigure le combat que le Hezbollah entend mener en Irak pour aider l’Iran à s’y implanter en force. En utilisant son sous-traitant islamiste armé par ses soins, l’Iran veut contrôler Kerbala avec les sanctuaires chiites de Najaf. Il veut imposer un gouvernement irakien, à sa solde. Il vise aussi les champs pétrolifères du sud afin de gérer l’approvisionnement mondial en pétrole et de se doter d’une nouvelle capacité de raffinage qui fait défaut en Iran.


Provocation au Koweit
La provocation s’étend à présent à d’autres horizons. Trois missiles Scud ont été lancés à destination du Koweït le 26 août par les Kataïb d’Irak soutenus par le Hezbollah. C’est la première fois qu’un groupe terroriste utile ce type de missiles. L’Iran veut lancer un avertissement au Koweït pour qu’il arrête la construction du grand port Moubarak sur la côte irakienne. Le Koweït a pris la menace au sérieux puisqu’il a massé sur l’île Boubiyan des troupes chargées de défendre cette construction dont le coût s’élève à plus d'un milliard de dollars. Les unités mobilisées sont composées de la police militaire du groupe de défense Amoun, des unités des services de renseignements et de la défense aérienne, de la 35e compagnie, de la 6e brigade et des forces navales. L’Irak craint que cette nouvelle construction n’entrave les opérations du port de Bassorah qui représente la principale ouverture du Golfe Persique pour les exportations de son pétrole. Le gouvernement irakien a menacé d’intervenir. Mais les menaces de l’Irak ont été émises par le groupe radical Kataïb, bras armé de la brigade al-Qods des Gardes Révolutionnaires iraniens. Des informations parvenues à l’Iran lui font craindre en effet que ce nouveau port serve à accueillir les flottes du Koweït, des Etats-Unis et de l’Arabie saoudite. Il pourrait même ravitailler en secret les unités maritimes israéliennes qui patrouillent dans le Golfe Persique.

 

Les Israéliens suivent avec intérêt le déroulement des évènements car ils sont persuadés que les 250 missiles Scud de Saddam Hussein, qui avaient disparu avant l’invasion américaine, ont été récupérés par les Kataïb d’Irak. Le projet de construction dans l’île Boubiyan pourrait servir d’alibi aux Iraniens pour organiser des manifestations à la frontière irano-koweïtienne avec des risques militaires. La situation dans la région pourrait alors se détériorer parce qu’il est dans l’objectif des Iraniens de susciter des troubles, une façon d'assurer la poursuite en toute quiétude de leur programme nucléaire.

 

l’Iran met le feu au Proche Orient
Source, journal ou site Internet : slate
Date : 5 septembre 2011
Auteur : Jacques Benillouche

09/09/2011

Can China Save The World? Towards A New Economic Model

D. K. Matai, Chairman mi2g, Phlanthropia, and ATCA, is an engineer turned entrepreneur
and philanthropist with a keen interest in the well being of global society. DK founded mi2g
in 1995, the global risk specialists, in London, UK, while developing simulations for his PhD
at Imperial College. DK helped found ATCA – The Asymmetric Threats Contingency
Alliance – in 2001, a philanthropic expert initiative to address complex global challenges
through Socratic dialogue and joint executive action to build a wisdom based global economy.
ATCA addresses opportunities and threats arising from climate chaos, radical poverty,
organised crime, extremism, informatics, nanotechnology, robotics, genetics, artificial
intelligence and financial systems. This is a recent essay from ACTA which raises some
fundamental questions about the next phase of global economic development. As the West
contemplates a new phase in the global financial crisis, China — the second biggest economy
on Earth — appears to some executive decision makers to be well placed to sail through the
doldrums of the global financial markets or even use her wealth to come to the rescue of the
rich world. Is this wishful thinking or is it grounded in facts? Despite its rising pre-eminence
on the world stage, China is unlikely to save the world if the West slides back into recession.
Why?

 

http://www.1info2.com/DATA/iivylqYzaD.jpg


1. China sits on a $3 trillion mountain of foreign exchange reserves
Local Government Finances and Property Bubble
The World Bank has warned that China’s “strained local government finances” are a big risk
to its growth and stability. Granted that China holds the world’s largest foreign exchange
reserves, but the figure of $3 trillion does not seem large when compared to China’s local
government debt. In 2009, while the world slowly recovered from the recession, the Chinese
economy grew the fastest at 8.7 percent. The growth was pushed through via a record 4
trillion yuan stimulus of which the central budget financed a big tranche. Since late 2008,
local governments went on a project-planning spree. Those governments set up 8,000 local
investment companies and provided land as collateral to borrow loans amounting to 11.4
trillion yuan or 1.7 trillion dollars by 2009. In 2009, Chinese banks lent a record 9.5 trillion
yuan, sparking concerns of a massive property bubble. It is estimated that more than a quarter
of the loans are already bad debt and the proportion of bad loans is steadily rising. Can China
be the Engine for the Next Phase of Globalization? Credit: Bigstock The Chinese banking
system will have to bear the brunt of this toxic fallout as the economy slows in tandem with
the global economy, necessitating a massive bailout from China’s national budget and foreign
exchange reserves.
Large Imbalance
In the last decade, China’s gaping trade surpluses and her uninterrupted buying of dollars to
suppress the Yuan’s value have led the reserves to balloon 17-fold! The stockpile has grown
so big because China refuses to let the yuan rise faster for fear of hurting her exports, much to
the frustration of her trading partners. China’s $3 trillion reserves are now nearly triple
Japan’s holdings, the world’s second-biggest official currency reserves. At first glance, the
colossal stockpile appears to be a symbol of China’s fast-growing wealth. But on deeper
inspection, the vast cash holdings are an unflattering testimony too much that is wrong with
the world’s second-largest economy.
Why?
They reveal:
i. How undervalued the yuan is;
ii. Why it is so difficult to control inflation in China; and
iii. How much more their government could be investing domestically to engender sustainable
growth.
Too much of a good thing can be bad?
China’s reserves are clearly too much, excessive to her needs, and more importantly,
extremely damaging to her economy. For every dollar that goes into her reserves, China
prints about 6.5 yuan, adding even more cash to her economy. This is worrying since China is
already at pains to drain excess money, with inflation running near its fastest in three years.
This is knocking the national economy out-of-balance and leaving the country’s money
managers with a near impossible assignment.
Bank Reserve Ratios
To neutralize all the money that has been created, China has conducted what are known as
“sterilization operations.” Her primary tool has been to increase banks’ reserve requirements,
forcing them to lock up cash that they would otherwise lend. Required reserves are already at
a record 20 percent of deposits for China’s biggest banks, denting their profitability. The
room for further increases is now extremely limited.

 

http://www.journaldunet.com/economie/magazine/dossier/l-economie-chinoise-en-2008-et-2009/image/chine-acteur-incontournable-348046.jpg


2. China registered growth of 9.5 per cent in the first half of this year
In an interconnected global economy, decoupling is a beguiling myth! As fears mount that
the developed world is shifting from slow growth to no growth, emerging markets seem to
many executive decision makers better placed to weather the storm than they were able to
during the great financial crisis of 2008-09. While the economic fundamentals look better in
many emerging economies than they did in 2008, policy makers generally have much less
leeway. Is the Yuan part of the solution or part of the problem? Credit: Bigstock
China is an overbuilt and overinvested economy. Tourists to China gaze at the towering
skylines and massive bridges, highways and airports from the boomtowns to neat new cities.
China has been building and borrowing in excess. Several of those skyscrapers and industrial
zones remain partially empty.


3. China exported 24 percent more than in the same period of 2010
China relies too much on exports to the Western world. As a result, it would not be left
unscathed if the rich world fell into recession, and reduced demand for her exports would
have a knock-on effect on commodity prices and producers. For example, if either the
European or US consumption were to shrink just 10%, the decline would rival what an entire
nation of Chinese consumers might spend in a year. At present, China cannot generate nearly
enough demand internally to keep her own people employed at existing levels, should most
major nations slow their consumption by just 10%. How many Europeans or Americans have
cut back their spending by 10% in the last three months or will do so in the coming three
months? Ergo, China cannot generate additional demand in a short space of time to replace a
decline in Western demand in the US alone. Counting on China to jump-start the global
economy is wishful thinking, unless its massive population magically metamorphoses into a
nation of spenders as opposed to savers. China’s consumption levels remain too small
relative to those of the US, Europe, and to a lesser extent Japan. China is still in need of
steering its economy from capital spending towards private consumption.

 

http://www.decitre.fr/gi/91/9782729831691FS.gif


4. China has become the lender of last resort to the US Government
There is the perennial problem of finding a safe place to invest $3 trillion. Any chief
investment officer in the world would find it difficult to look after such a huge pile of cash.
Its monstrous size precludes China from most markets except US Treasuries, leaving Beijing
vulnerable to the dollar’s fortunes. As the US treasuries rise in value, the point is not how
successful the Chinese have been in their investments. The real failure is the lack of an
exchange rate regime that is fully dictated by market forces. To let the yuan float would help
control inflation but the reason why the Chinese are loathe to do that is because this would
further depress their exports to Europe and the US, those being their first and second largest
export markets. If China is supposed to help the world by buying up assets in trouble spots in
Europe and elsewhere, how can she do that without selling her US treasuries? If the
American debt is sold by the Chinese, who is there to buy that debt? Further, what will
happen to the price of US debt as large volumes of that debt are brought to the market for
selling by the Chinese? Selling US Treasuries to fund internal projects in China would raise
interest rates further for the US, slowing US consumption and driving down the value of the
US dollar further, exacerbating China’s three intertwined challenges:
i. Rampant inflation with attendant social chaos;
ii. Over-reliance on exports; and
iii. Peg to the US dollar.
China’s accumulation of foreign exchange reserves also represents an opportunity cost. Given
China’s high savings rate over the past decade, it was bound to have a high rate of
investment. Had China let its currency rise, that investment could have taken place at home
with the creation and building of much needed extra social services such as new schools and
hospitals. Instead, much of that investment ended up being parked in assets like US
Treasuries. China is the biggest foreign holder of US Treasuries, with $1.15 trillion at the
start of 2011.

 

http://www.chine-informations.com/usb/images/upload/2009010621323225741.jpg


How can China help the West?
For rapid growth in emerging markets to help the developed world, imports from China and
oil-producing countries would have to rise sharply, reducing their external surpluses. But in
fact, the emerging world’s current account surplus is likely to increase in 2011 and remain
high. In other words, far from helping the developed world out of its rut, emerging economies
are becoming an increasing drag on demand in the rest of the world!
What is a balanced level of reserves?
By most estimates, China only needs about $780 billion of reserves or about a quarter of its
present $3 trillion cash pile. That would be sufficient to pay for three months of imports and
to cover all of China’s short-term foreign debt. This is based on the standard metrics of how
much most countries ought to hold in reserves as a form of insurance in case of a financial
crisis.
Key Observations
1. While the world’s executive decision makers eye the $3 trillion cash mountain of China as
a silver bullet solution, the truth is that global economic challenges and massive debt levels
are on an entirely different scale, if not at least an order of magnitude greater. What China
possesses is truly dwarfed by the global debt and deleveraging task ahead.
In summary, the cash reserve is:
a. Not enough to save the world;
b. Partially already spoken for to shore up local finances and black holes; and
c. In question going forwards, because of the steadily rising value of the Chinese yuan and
falling exports as major Western nations’ growth slows.
2. China is experiencing a transition from an economy that depends too much on exports and
on investment in infrastructure and property to one where consumers play a much greater
role. That is a structural change and it is a decades long process. China is unlikely to deliver
results on this side of Christmas to save the West from a financial meltdown or great
recession in 2011-12.
China is neither Santa Claus and nor the tooth fairy!
3. A nation that maintains such a massive trade surplus cannot be the engine that drives global
recovery; otherwise all the nations of the world would simply export themselves out of
trouble. Put simply, the Chinese are not the horse, they are a buggy-of-supply and they go
wherever the horse-of-demand may take them.
4. China’s forceful rhetoric about how the yuan is not undervalued and how it needs to rise
slowly belies a growing belief at home that the currency is simply not strong enough.
Increasingly, the Chinese realize that a stronger yuan can help them fight imported inflation
and give them more bang for their buck when they invest abroad. If the appreciation of the
yuan continues to take place to reflect reality, the massive cash reserve of China will look like
an historical anomaly.
5. Neither record fiscal nor monetary stimulus created sustainable accelerating growth in the
US or China, why should anyone think that doing more of the same would work this time?
The real question that the West needs to ask itself is how and why does it expect China to
save the world? Why should they put their own future at risk to do so when history has
shown that major nations of the world will not take the necessary steps to deal with their own
massive demographic and social spending challenges?

 

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A Transformed China in Future Decades
China has shown remarkable pragmatism in the exploration of alternatives between socialist
central planning and decentralized capitalism. That pragmatism may result in a different
model of economic growth in future decades that would enable China to play a larger, more
constructive role in helping to stabilize the inevitable swings in global economic activity.
After it had become clear that the impulse of the Cultural Revolution was not delivering
benefits of growth to the entire population, Deng Xiaoping, chairman Mao’s successor was
claimed to have said, “I don’t care what color the cat is as long as it catches mice!” What he
meant was the objective of his administration was to provide the optimum outcomes for
Chinese people, and open market capitalism seemed to him to be the best way of moving
forwards. Having so decided, he worked with a number of macro-economists to ensure the
economy of China moved to a totally different model than that outlined by chairman Mao
during the Cultural Revolution. ATCA 5000 understands from some of its distinguished
members in Beijing, that the highest levels of the Chinese administration now believe that
economically, environmentally and socially the current model of growth and success,
measured purely in terms of GDP, is totally unsustainable. They are investigating what
alternative well-being based economic models might look like. So, over time, China could
provide a new model for global sustainability. In other words, it is now being recognized in
China that Deng’s open market capitalist cat is now getting old and does not see so well, and
its sense of smell is not so good, and it is not so effective in catching mice any more.
The Chinese administration is now looking for a new cat, or trying to create a new one!
Given the old model, it is recognized inside China that its economy is not currently in a
position to save the world from a global financial meltdown. On the other hand, some Chinese
officials see this moment in history as an opportunity to shift the system pragmatically, as
China has proven it can do in the past. A new, more sustainable model may be generated that
can better serve China as well as the rest of the world going forwards….


Jean-Claude Tourneur
Rédacteur en chef d'Enjeux
jeanclaude.tourneur@afnor.org
Tél: 01 41 62 82 53
Fax: 01 49 17 90 69
www.enjeux.org

10:52 Écrit par HUMANITAS dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : chine, économie, politique, science économique, exportation | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

08/09/2011

Des lettres qui dérangent !! Sarkozy invitation de P. Kagame...

Henri PINARD LEGRY
Le 5 septembre 2011
Président de l’ASAF
Association de Soutien à l’Armée Française
www.asafrance.fr

 

http://news.bbc.co.uk/olmedia/685000/images/_689405_kagame300.jpg


à Monsieur Nicolas SARKOZY,


Président de la République française et chef des armées.

 

Monsieur le Président ;


Le 1er septembre, lors de la conférence de presse conjointe de soutien à la Libye nouvelle,
vous avez déclaré :
« …que les valeurs de la démocratie sont absolument universelles et que ces valeurs de la
démocratie valent pour les peuples arabes comme pour les peuples européens, pour les
peuples d'Afrique comme pour les peuples d'Occident. C'est un droit. »
« …que des milliers, des dizaines de milliers de vies ont été épargnées en Libye grâce à notre intervention… »


Que penser alors de l’accueil que vous vous apprêtez à réserver dans quelques jours en
France, à Monsieur Paul KAGAME, qui est accusé de crime de guerre dans un rapport de
l’ONU ?
Que penser de cet « invité » qui accuse de façon mensongère l’armée française de complicité de génocide, alors que les soldats de l’opération Turquoise ont contribué en 1994
à sauver des dizaines de milliers de Rwandais aussi bien Hutus que Tutsis ? Nombreux sont les militaires mais aussi les citoyens français attachés à la vérité et soucieux de l’honneur de la France, qui avouent ne pas comprendre ce grand écart entre vos propos et vos actes, d’autant que votre Ministre des Affaires étrangères, monsieur JUPPE, a écrit il y a quelques mois :
« …Je suis scandalisé par la tentative de réécriture de l'Histoire qui vise à faire porter sur la
France tout ou partie de la responsabilité de l'abominable génocide rwandais.


Devant la carence de la communauté internationale qui s'était traduite à la fois par le retrait
des casques bleus du Rwanda et l'inaptitude du conseil de sécurité des Nations Unies à
prendre les initiatives souhaitées par leur Secrétaire Général, la France a été la seule à
s'engager dans l'action humanitaire de protection des populations.


Ce fut l'opération « Turquoise » qui a été menée dans le strict respect du mandat que nous
avions reçu du conseil de sécurité des Nations Unies. Nos soldats ont agi avec courage,
loyauté et abnégation et ont sauvé des dizaines de milliers de vies. Comme je l'ai déclaré
devant la mission d'information parlementaire, l'opération Turquoise fait honneur à la
France et à son armée…. »


Il y va de l’honneur de la France et de ses soldats. Les Français sauront s’en souvenir.
Je vous prie de croire, Monsieur le Président, à l’expression de ma haute considération.


Henri PINARD LEGRY

 

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

 

Association France-Turquoise
Affiiée n°11 à la Fédération André Maginot.
www.france-turquoise.fr


Le Président
le mercredi 31 août 2011


Monsieur ,
Je vous prie de trouver de trouver ci-joint un communiqué et un mémorandum concernant la
visite officielle en France du Président du Rwanda, Paul Kagame, annoncée le 12 septembre prochain.


Le régime de Kigali, qui n’a jamais cessé d’accuser l’armée française d’avoir participé directement au génocide de 1994, n’a pas retiré ses accusations avant de venir en France et le Président de la République ne les a, à ce jour, ni réfutées ni dénoncées. C’est pourquoi, compte tenu de la nature plus que contestable de ce régime gravement mis en cause par un rapport des Nations Unies, nous considérons que cette visite s’effectue au mépris des valeurs dont la France est porteuse et bafoue l’honneur des militaires qui ont été animés par ces valeurs dans leur engagement au Rwanda, au service de leur pays.


Vous remerciant de l’attention que vous voudrez bien porter à notre indignation qui nous parait mériter d’être portée à la connaissance de l’opinion et restant à votre disposition pour tout complément d’information, je vous prie d’agréer l’expression de mes meilleurs sentiments.


Général de Corps d’Armée (2S) Jean Claude Lafourcade
Ancien commandant de l’opération Turquoise


Association France-Turquoise
siège social : Fédération Maginot 24bis Bld Saint Germain 75005 Paris.
Correspondance et Secrétariat 19 allées des Hêtres 93340 Le Raincy
courriel : assoft@france-turquoise.com
tel : 0143018157 non permanent.

 
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