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13/03/2011

Les idées économiques de nos "eurocrates"

Les dirigeants de la zone euro ont décidé dans la nuit de vendredi à samedi d'augmenter à 440 milliards d'euros les ressources effectives de leur Fonds de secours financier, dans l'espoir de rassurer des marchés de nouveau préoccupés par l'Union monétaire. Le mécanisme permanent de crise qui lui succèdera à partir de mi-2013 sera doté en ce qui le concerne de 500 milliards d'euros, a annoncé le président de l'Union européenne Herman Van Rompuy à l'issue d'un sommet extraordinaire à Bruxelles.

 

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"Concernant le volume, nous allons nous assurer que les montants soient pleinement disponibles, à savoir 440 milliards d'euros pour la Facilité (le Fonds de secours temporaire actuel, ndlr) et 500 milliards pour le mécanisme" permanent de crise

 

, a-t-il dit à la presse. Ce Fonds temporaire, mis en place l'an dernier au plus fort de la crise grecque, est déjà sur le papier doté de 440 milliards d'euros de garanties pour des prêts apportés par les différents Etats de l'Union. Mais dans les faits il ne peut prêter que 250 milliards d'euros car il doit conserver le reste en réserve, afin de pouvoir bénéficier des taux d'intérêt les plus avantageux sur les marchés financiers lorsqu'il lève des fonds. Autre nouveauté: les responsables ont décidé également d'élargir la palette d'outils des deux dispositifs d'aide, en leur permettant d'acheter directement de la dette publique émise par les Etats. Ce qui constituera une mini-révolution. En revanche, il n'est pas prévu, à ce stade en tout cas, qu'il le fasse sur le marché secondaire, c'est à dire lorsque les titres obligataires sont négociés entre investisseurs après les premiers achats lors de l'émission. Toutes ces mesures sont censées rassurer les marchés financiers à l'ouverture lundi, alors qu'ils s'inquiètent de nouveau de la santé de l'Union monétaire. Ils se demandent si la Grèce pourra un jour rembourser toutes ses dettes, et si le Portugal, voire l'Espagne, ne vont pas être les prochains pays à devoir faire appel à l'aide internationale. Pas de baisse des taux d'intérêts irlandais Les dirigeants européens ont accepté de faire un geste à l'égard de la Grèce, en réduisant de 5,2% en moyenne à 4,2% le taux d'intérêt des prêts européens accordés à Athènes dans le cadre du plan de sauvetage international et en allongeant de trois ans à sept ans et demi les délais de remboursement du pays.

 

"Nous avons décidé d'aligner les taux d'intérêt de prêt des deux mécanismes, avant 2013 et après 2013 sur ceux du FMI. En conséquence de quoi, et compte tenu des engagements pris par la Grèce et de la mise en oeuvre excellente de son programme, nous avons pris la décision de réduire de 100 points de base (1%, ndlr) les prêts à la Grèce, et d'allonger la maturité de ces prêts à 7 ans et demi"

 

, a dit le président français Nicolas Sarkozy.

 

En revanche, l'Irlande, qui espérait obtenir une baisse similaire de son taux d'intérêt qu'elle juge excessif, est repartie bredouille de Bruxelles. Dublin a refusé d'augmenter sa fiscalité sur les bénéfices des entreprises, comme le lui demandaient plusieurs pays. Ces avancées ont été rendues possibles par un accord de principe trouvé en parallèle sur un "pacte pour l'euro", exigé par l'Allemagne. Il prévoit que les pays de l'Union monétaire vont renforcer leur compétitivité en réformant leurs économies, en s'engageant à limiter déficits et dette et en prônant la modération salariale dans le secteur public.

11:56 Écrit par HUMANITAS dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : eurocrates, europe, économie, monnaie, grèce, sarkozy | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

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