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28/02/2011

Libye: Résolution ONU

(Texte du projet de résolution S/2011/95)

violence et usage de la force contre les civils

 

Le Conseil de sécurité,
Se déclarant gravement préoccupé par la situation en Jamahiriya arabe libyenne, et condamnant la violence
et l’usage de la force contre des civils, Regrettant vivement les violations flagrantes et systématiques des
droits de l’homme, notamment la répression exercée contre des manifestants pacifiques, exprimant la
profonde préoccupation que lui inspire la mort de civils et dénonçant sans équivoque l’incitation à l’hostilité
et à la violence émanant des plus hauts rangs du Gouvernement libyen et dirigée contre la population civile,
Accueillant avec satisfaction la condamnation, par la Ligue arabe, l’Union africaine et le Secrétaire général
de l’Organisation de la Conférence islamique, des violations graves des droits de l’homme et du droit
international humanitaire qui sont commises en Jamahiriya arabe libyenne, Prenant note de la lettre datée du
26 février 2011 adressée à son Président par le Représentant Permanent de la Jamahiriya arabe libyenne
auprès de l’Organisation des Nations Unies, Accueillant avec satisfaction la résolution A/HRC/S-15/2 du
Conseil des droits de l’homme en date du 25 février 2011, notamment la décision de charger d’urgence une
commission internationale indépendante d’enquêter sur toutes les violations présumées du droit international
des droits de l’homme commises en Jamahiriya arabe libyenne d’établir les faits et les circonstances de ces
violations ainsi que des crimes perpétrés et, dans la mesure du possible, d’en identifier les responsables,
Considérant que les attaques systématiques et généralisées qui se commettent en Jamahiriya arabe libyenne
contre la population civile pourraient constituer des crimes contre l’humanité, Se déclarant préoccupé par le
sort tragique des réfugiés forcés de fuir la violence en Jamahiriya arabe libyenne, Se déclarant préoccupé
également par les informations faisant état de pénuries de fournitures médicales pour soigner les blessés,
Rappelant qu’il incombe aux autorités libyennes de protéger le peuple libyen,
Soulignant la nécessité de respecter la liberté de réunion pacifique et la liberté d’expression, y compris la
liberté de la presse, Soulignant également que les auteurs des attaques perpétrées contre des civils, y compris
les attaques menées par des forces placées sous leur contrôle, doivent être amenés à répondre de leurs actes,
Rappelant l’article 16 du Statut de Rome, selon lequel aucune enquête ni aucune poursuite ne peuvent être
engagées ni menées par la Cour pénale internationale pendant les 12 mois qui suivent la date à laquelle il a
lui-même fait une demande en ce sens,
Se déclarant inquiet pour la sécurité des étrangers et leurs droits en Jamahiriya arabe libyenne,
Réaffirmant sa ferme adhésion à la souveraineté, à l’indépendance, à l’intégrité territoriale et à l’unité
nationale de la Jamahiriya arabe libyenne, Conscient de la responsabilité principale du maintien de la paix et
de la sécurité internationales qui lui est assignée par la Charte des Nations Unies,
Agissant en vertu du Chapitre VII de la Charte des Nations Unies et prenant des mesures au titre de son
article 41,


1. Exige qu’il soit immédiatement mis fin à la violence et demande que des mesures soient prises pour
satisfaire les revendications légitimes de la population;
2. Exhorte les autorités libyennes:
a) À faire preuve de la plus grande retenue, à respecter les droits de l’homme et le droit international
humanitaire, et à donner aux observateurs internationaux des droits de l’homme un accès immédiat au pays;
b) À garantir la sécurité de tous les étrangers et de leurs biens et à faciliter le départ de ceux qui souhaitent
quitter le pays;
c) À veiller à ce que les fournitures médicales et humanitaires et les organismes et travailleurs humanitaires
puissent entrer dans le pays en toute sécurité; et
d) À lever immédiatement les restrictions imposées aux médias de tous types;
3. Prie tous les États Membres, dans la mesure du possible, de coopérer à l’évacuation des étrangers qui
souhaitent quitter le pays;
Saisine de la Cour pénale internationale
4. Décide de saisir le Procureur de la Cour pénale internationale de la situation dont la Jamahiriya arabe
libyenne est le théâtre depuis le 15 février 2011;
5. Décide que les autorités libyennes doivent coopérer pleinement avec la Cour et le Procureur et leur
apporter toute l’assistance voulue, en application de la présente résolution et, tout en reconnaissant que le
Statut de Rome n’impose aucune obligation aux États qui n’y sont pas parties, demande instamment à tous
les États et à toutes les organisations régionales et internationales concernées de coopérer pleinement avec la
Cour et le Procureur;
6. Décide que les ressortissants, responsables ou personnels en activité ou anciens responsables ou
personnels, d’un État autre que la Jamahiriya arabe libyenne qui n’est pas partie au Statut de Rome de la
Cour pénale internationale sont soumis à la compétence exclusive dudit État pour toute allégation d’actes ou
d’omissions découlant des opérations en Libye établies ou autorisées par le Conseil ou s’y rattachant, à
moins d’une dérogation formelle de l’État
7. Invite le Procureur à l’informer, dans les deux mois suivant la date de l’adoption de la présente
résolution, puis tous les six mois, de la suite donnée à celle-ci;
8. Convient qu’aucun des coûts afférents à la saisine de la Cour, y compris ceux occasionnés par les
enquêtes et poursuites menées comme suite à cette saisine, ne sera pris en charge par l’Organisation des
Nations Unies et que ces coûts seront supportés par les Parties au Statut de Rome et les États qui voudraient
contribuer à leur financement à titre facultatif;
Embargo sur les armes
9. Décide que tous les États Membres doivent prendre immédiatement les mesures nécessaires pour
empêcher la fourniture, la vente ou le transfert directs ou indirects à la Jamahiriya arabe libyenne, à partir de
leur territoire ou à travers leur territoire ou par leurs nationaux, ou au moyen de navires ou d’aéronefs battant
leur pavillon, d’armements et de matériel connexe de tous types – armes et munitions, véhicules et matériels
militaires, équipements paramilitaires et pièces détachées correspondantes –, ainsi que toute assistance
technique ou formation, et toute aide financière ou autre en rapport avec les activités militaires ou la
fourniture, l’entretien ou l’utilisation de tous armements et matériel connexe, y compris la mise à disposition
de mercenaires armés venant ou non de leur territoire, et décide également que cette mesure ne s’appliquera
pas:
a) Aux fournitures de matériel militaire non létal destiné exclusivement à un usage humanitaire ou de
protection et à l’assistance technique ou la formation connexes qui auront été approuvées à l’avance par le
Comité créé en application du paragraphe 24 ci-après;
b) Aux vêtements de protection, dont les gilets pare-balles et les casques militaires, temporairement
exportés en Jamahiriya arabe libyenne, pour leur usage personnel uniquement, par des personnels des
Nations Unies, des représentants des médias et des agents humanitaires et du développement ou des
personnels connexes;
c) Aux autres ventes ou fournitures d’armements et de matériel connexe, ou à la fourniture d’une assistance
ou de personnel, qui auront été approuvées à l’avance par le Comité;
10. Décide que la Jamahiriya arabe libyenne doit cesser d’exporter tous armements et matériel connexe et
que tous les États Membres devront interdire l’acquisition de ces articles auprès de la Jamahiriya arabe
libyenne par leurs ressortissants, ou au moyen de navires ou d’aéronefs battant leur pavillon, que ces articles
aient ou non leur origine dans le territoire libyen;
11. Demande à tous les États, en particulier aux États voisins de la Jamahiriya arabe libyenne, en accord
avec leurs autorités nationales et conformément à leur législation nationale, dans le respect du droit
international, en particulier le droit de la mer et les accords pertinents sur l’aviation civile internationale, de
faire inspecter sur leur territoire, y compris dans leurs ports maritimes et aéroports, tous les chargements à
destination et en provenance de la Jamahiriya arabe libyenne, si l’État concerné dispose d’informations
donnant des motifs raisonnables de penser que tel chargement contient des articles dont la fourniture, la
vente, le transfert ou l’exportation sont interdits par les paragraphes 9 ou 10 de la présente résolution afin de
garantir une stricte application de ces dispositions;
12. Décide d’autoriser tous les États Membres qui découvrent des articles dont la fourniture, la vente, le
transfert ou l’exportation sont interdits par les paragraphes 9 ou 10 de la présente résolution, à les saisir et à
les neutraliser (en les détruisant, en les mettant hors d’usage, en les entreposant ou en les transférant à un
État autre que le pays d’origine ou de destination aux fins d’élimination), et décide également que tous les
États sont tenus de coopérer à cet égard;
13. Demande à tout État Membre effectuant une inspection en application du paragraphe 11 ci-dessus de
présenter au Comité, par écrit et sans délai, un rapport initial exposant en particulier les motifs de
l’inspection et les résultats de celle-ci et faisant savoir s’il y a eu coopération ou non, et, si des articles dont
le transfert est interdit ont été découverts, demande également audit État Membre de présenter par écrit au
Comité, à une étape ultérieure, un rapport écrit donnant des précisions sur l’inspection, la saisie et la
neutralisation, ainsi que des précisions sur le transfert, notamment une description des articles en question,
leur origine et leur destination prévue, si ces informations ne figurent pas dans le rapport initial;
14. Engage les États Membres à prendre des mesures en vue de dissuader fermement leurs nationaux de se
rendre en Jamahiriya arabe libyenne pour participer, pour le compte des autorités libyennes, à des activités
susceptibles de contribuer à la violation des droits de l’homme;
Interdiction de voyager
15. Décide que tous les États Membres doivent prendre les mesures nécessaires pour empêcher l’entrée ou
le passage en transit sur leur territoire des individus désignés dans l’annexe I à la présente résolution ou
désignés par le Comité créé en application du paragraphe 24 ci-après, étant entendu qu’aucune des
dispositions du présent paragraphe n’oblige un État à refuser à ses propres nationaux l’entrée sur son
territoire;
16. Décide que les mesures imposées en vertu du paragraphe 15 ci-dessus ne s’appliquent pas dans les cas
suivants:
a) Lorsque le Comité établit, au cas par cas, que le voyage se justifie par des raisons humanitaires, y
compris un devoir religieux;
b) Lorsque l’entrée ou le passage en transit sont nécessaires aux fins d’une procédure judiciaire;
c) Lorsque le Comité établit, au cas par cas, qu’une dérogation favoriserait la réalisation des objectifs de
paix et de réconciliation nationale en Jamahiriya arabe libyenne et de stabilité dans la région;
d) Lorsqu’un État détermine au cas par cas que l’entrée ou le passage en transit sont indispensables à la
promotion de la paix et de la stabilité en Jamahiriya arabe libyenne et qu’il en avise en conséquence le
Comité dans un délai de quarante-huit heures après avoir établi un tel constat;
Gel des avoirs
17. Décide que tous les États Membres doivent geler immédiatement tous les fonds, autres avoirs financiers
et ressources économiques se trouvant sur leur territoire qui sont en la possession ou sous le contrôle direct
ou indirect des individus ou entités désignés dans l’annexe II à la présente résolution ou désignés par le
Comité créé en application du paragraphe 24 ci-après, ou de tout individu ou entité agissant pour le compte
ou sur les ordres de ceux-ci, ou de toute entité en leur possession ou sous leur contrôle, et décide en outre
que tous les États Membres doivent veiller à empêcher que leurs nationaux ou aucune personne ou entité se
trouvant sur leur territoire ne mettent à la disposition des individus ou entités désignés dans l’annexe II à la
présente résolution ou aux individus désignés par le Comité aucuns fonds, avoirs financiers ou ressources
économiques;
18. Fait part de son intention de veiller à ce que les avoirs gelés en application du paragraphe 17 soient à un
stade ultérieur mis à disposition pour le peuple libyen et dans son intérêt;
19. Décide que les mesures prévues au paragraphe 17 ci-dessus ne s’appliquent pas aux fonds, autres avoirs
financiers ou ressources économiques dont les États Membres concernés auront déterminé:
a) Qu’ils sont nécessaires pour régler des dépenses ordinaires, notamment pour payer des vivres, loyers ou
mensualités de prêts hypothécaires, médicaments et soins médicaux, impôts, primes d’assurance, factures de
services collectifs de distribution, ou exclusivement pour le règlement d’honoraires d’un montant
raisonnable et le remboursement de dépenses engagées dans le cadre de services juridiques, conformément à
la législation nationale, ou des frais ou commissions liés, conformément à la législation nationale, au
maintien en dépôt de fonds, autres avoirs financiers ou ressources économiques gelés, après que lesdits États
Membres ont informé le Comité de leur intention d’autoriser, dans les cas où cela serait justifié, l’accès
auxdits fonds, autres avoirs financiers ou ressources économiques, et en l’absence de décision contraire du
Comité dans les cinq jours ouvrables suivant cette notification;
b) Qu’ils sont nécessaires pour régler des dépenses extraordinaires, à condition que l’État ou les États
Membres concernés en aient avisé le Comité et que celui-ci ait donné son accord;
c) Qu’ils font l’objet d’un privilège ou d’une décision judiciaire, administrative ou arbitrale, auquel cas les
fonds, autres avoirs financiers ou ressources économiques peuvent être utilisés à cette fin, à condition que le
privilège ou la décision soient antérieurs à la date de la présente résolution, que le créancier privilégié ou le
bénéficiaire de la décision judiciaire, administrative ou arbitrale ne soit pas un individu ou une entité désigné
par le Comité conformément au paragraphe 17 ci-dessus et que le privilège ou la décision judiciaire,
administrative ou arbitrale aient été portés à la connaissance du Comité par l’État ou les États Membres
concernés;
20. Décide que les États Membres pourront autoriser le versement aux comptes gelés en vertu des
dispositions du paragraphe 17 ci-dessus des intérêts et autres rémunérations acquis par ces comptes ou des
paiements effectués au titre de marchés, d’accords ou d’obligations souscrits avant la date à laquelle ces
comptes ont été assujettis aux dispositions de la présente résolution, étant entendu que ces intérêts,
rémunérations et paiements resteront assujettis auxdites dispositions et resteront gelés;
21. Décide que les mesures prévues au paragraphe 17 ci-dessus n’interdisent pas à toute personne ou entité
désignée d’effectuer des paiements au titre d’un contrat passé avant l’inscription de cette personne ou entité
sur la liste, dès lors que les États concernés se sont assurés que le paiement n’est pas reçu directement ou
indirectement par une personne ou entité visée au paragraphe 17 ci-dessus, et que ces États ont signifié au
Comité leur intention d’effectuer ou de recevoir de tels paiements ou d’autoriser, selon qu’il conviendrait, le
déblocage à cette fin de fonds, avoirs financiers et ressources économiques, dix jours ouvrables avant cette
autorisation;
Critères de désignation
22. Décide que les mesures prévues aux paragraphes 15 et 17 s’appliquent aux individus et entités désignés
par le Comité, conformément aux alinéas b) et c) du paragraphe 24, respectivement:
a) Qui ordonnent, contrôlent ou dirigent de toute autre manière la commission de violations graves des
droits de l’homme contre des personnes se trouvant en Jamahiriya arabe libyenne ou sont complices en la
matière, y compris en préparant, commandant, ordonnant ou conduisant des attaques, en violation du droit
international, notamment des bombardements aériens, contre des populations ou des installations civiles, ou
en étant complices en la matière;
b) Qui agissent pour des individus ou entités identifiés à l’alinéa a) ou en leur nom ou sur leurs
instructions;
23. Encourage vivement les États Membres à communiquer au Comité les noms des individus qui
répondent aux critères énoncés au paragraphe 22 ci-dessus;
Nouveau comité des sanctions
24. Décide de créer, conformément à l’article 28 de son règlement intérieur provisoire, un comité du
Conseil de sécurité composé de tous ses membres (ci-après « le Comité »), qui s’acquittera des tâches ciaprès:
a) Suivre l’application des mesures prévues aux paragraphes 9, 10, 15 et 17 ci-dessus;
b) Désigner les personnes passibles des mesures prévues au paragraphe 15 et examiner les demandes de
dérogation prévues au paragraphe 16 ci-dessus;
c) Désigner les personnes passibles des mesures prévues au paragraphe 17 ci-dessus et examiner les
demandes de dérogation prévues aux paragraphes 19 et 20 ci-dessus;
d) Arrêter les directives qui pourraient être nécessaires pour faciliter la mise en oeuvre des mesures
imposées ci-dessus;
e) Lui adresser dans un délai de trente jours un premier rapport sur ses travaux et faire ensuite rapport au
Comité lorsque celui l’estimera nécessaire;
f) Entretenir un dialogue avec les États Membres intéressés, en particulier ceux de la région, notamment en
invitant leurs représentants à le rencontrer afin d’examiner la question de l’application des mesures;
g) Solliciter de tous les États toutes informations qu’il jugerait utiles concernant les actions que ceux-ci ont
engagées pour appliquer les mesures de façon effective;
h) Examiner les informations faisant état de violations ou du non-respect des mesures imposées par la
présente résolution et y donner la suite qui convient;
25. Demande à tous les États Membres de faire rapport au Comité dans les cent vingt jours suivant
l’adoption de la présente résolution sur les mesures qu’ils auront prises pour donner effet aux paragraphes 9,
10, 15 et 17 ci-dessus;
Assistance humanitaire
26. Demande à tous les États Membres, agissant de concert et en coopération avec le Secrétaire général, de
faciliter et d’appuyer le retour des organismes humanitaires et de rendre accessible en Jamahiriya arabe
libyenne une aide humanitaire et une aide connexe, prie les États concernés de le tenir régulièrement informé
des progrès accomplis quant aux mesures prises en application du présent paragraphe et se déclare prêt à
envisager de prendre d’autres mesures pertinentes, si nécessaire, pour y parvenir;
Volonté d’examiner la situation
27. Affirme qu’il suivra en permanence la conduite des autorités libyennes et se tiendra prêt à examiner
l’opportunité des mesures énoncées dans la présente résolution, y compris de leur renforcement, de leur
modification, de leur suspension ou de leur levée, selon ce que dicterait la manière dont les autorités
libyennes se conforment aux dispositions pertinentes de la présente résolution;
28. Décide de rester activement saisi de la question.


Annexe I


Interdiction de voyager
1. AL-BAGHDADI, Abdulqader Mohammed
Numéro de passeport: B010574. Date de naissance: 1er juillet 1950.ıChef du Bureau de liaison des comités
révolutionnaires. Les Comités révolutionnaires sont impliqués dans la violence contre les manifestants.
2. DIBRI, Abdulqader Yusef
Date de naissance: 1946. Lieu de naissance: Houn (Libye).ıChef de la sécurité personnelle de Muammar
QADHAFI. Responsable de la sécurité du régime. A, par le passé, orchestré la violence contre les dissidents.
3. DORDA, Abu Zayd Umar
Directeur de l’Organisation de la sécurité extérieure. Fidèle du régime. Chef de l’organisme de
renseignement extérieur.
4. JABIR, général de division Abu Bakr Yunis
Date de naissance: 1952. Lieu de naissance: Jalo (Libye).ıMinistre de la défense. Responsable de
l’ensemble des actions des forces armées.
5. MATUQ, Matuq Mohammed
Date de naissance: 1956. Lieu de naissance: Khoms.ıSecrétaire chargé des services publics. Membre
influent du régime. Impliqué dans les Comités révolutionnaires. A, par le passé, été chargé de mettre fin à la
dissidence et à la violence.
6. QADHAF AL-DAM, Sayyid Mohammed
Date de naissance: 1948. Lieu de naissance: Syrte (Libye).ıCousin de Muammar QADHAFI. Dans les
années 80, Sayyid a été impliqué dans une campagne d’assassinats de dissidents et aurait été responsable de
plusieurs morts en Europe. On pense qu’il aurait été impliqué aussi dans l’achat d’armements.
7. QADHAFI, Aisha Muammar
Date de naissance: 1978. Lieu de naissance: Tripoli (Libye).ıFille de Muammar QADHAFI. Association
étroite avec le régime.
8. QADHAFI, Hannibal Muammar
Numéro de passeport:B/002210. Date de naissance: 20 septembre 1975. Lieu de naissance: Tripoli
(Libye).ıFils de Muammar QADHAFI. Association étroite avec le régime.
9. QADHAFI, Khamis Muammar
Date de naissance: 1978. Lieu de naissance: Tripoli (Libye).ıFils de Muammar QADHAFI. Association
étroite avec le régime. Commandement d’unités militaires impliquées dans la répression des manifestations.
10. QADHAFI, Mohammed Muammar
Date de naissance: 1970. Lieu de naissance: Tripoli (Libye).ıFils de Muammar QADHAFI. Association
étroite avec le régime.
11. QADHAFI, Muammar Mohammed Abu Minyar
Date de naissance: 1942. Lieu de naissance: Syrte (Libye).ıGuide de la Révolution, Commandant suprême
des forces armées. Responsable d’avoir ordonné la répression des manifestations, violations des droits de
l’homme.
12. QADHAFI, Mutassim
Date de naissance: 1976. Lieu de naissance: Tripoli (Libye).ıConseiller pour la sécurité nationale. Fils de
Muammar QADHAFI. Association étroite avec le régime.
13. QADHAFI, Saadi
Numéro de passeport: 014797. Date de naissance: 25 mai 1973. Lieu de naissance: Tripoli
(Libye).ıCommandant des Forces spéciales. Fils de Muammar QADHAFI. Association étroite avec le
régime. Commandement d’unités militaires impliquées dans la répression des manifestations.
14. QADHAFI, Saif al-Arab
Date de naissance: 1982. Lieu de naissance: Tripoli (Libye).ıFils de Muammar QADHAFI. Association
étroite avec le régime.
15. QADHAFI, Saif al-Islam
Numéro de passeport: B014995. Date de naissance: 25 juin 1972. Lieu de naissance: Tripoli
(Libye).ıDirecteur de la Fondation Qadhafi. Fils de Muammar QADHAFI. Association étroite avec le
régime. Déclarations publiques incendiaires incitant à la violence envers les manifestants.
16. AL-SENUSSI, Colonel Abdullah
Date de naissance: 1949. Lieu de naissance: Soudan.ıDirecteur du renseignement militaire. Participation du
renseignement militaire à la répression des manifestations. Soupçonné d’avoir, dans le passé, participé au
massacre de la prison d’Abou Salim. Condamné par contumace pour le bombardement du vol UTA. Beaufrère
de Muammar QADHAFI.


Annexe II


Gel des avoirs
1. QADHAFI, Aisha Muammar
Date de naissance: 1978. Lieu de naissance: Tripoli (Libye).ıFille de Muammar QADHAFI. Association
étroite avec le régime.
2. QADHAFI, Hannibal Muammar
Numéro de passeport: B/002210. Date de naissance: 20 septembre 1975. Lieu de naissance: Tripoli
(Libye).ıFils de Muammar QADHAFI. Association étroite avec le régime.
3. QADHAFI, Khamis Muammar
Date de naissance: 1978. Lieu de naissance: Tripoli (Libye).ıFils de Muammar QADHAFI. Association
étroite avec le régime. Commandement d’unités militaires impliquées dans la répression des manifestations.
4. QADHAFI, Muammar Mohammed Abu Minyar
Date de naissance: 1942. Lieu de naissance: Syrte (Libye).ıGuide de la Révolution, Commandant suprême
des forces armées. Responsable d’avoir ordonné la répression des manifestations, violations des droits de
l’homme.
5. QADHAFI, Mutassim
Date de naissance: 1976. Lieu de naissance: Tripoli (Libye).ıConseiller pour la sécurité nationale. Fils de
Muammar QADHAFI. Association étroite avec le régime.
6. QADHAFI, Saif al-Islam
Numéro de passeport: B014995. Date de naissance: 25 juin 1972. Lieu de naissance: Tripoli
(Libye).ıDirecteur de la Fondation Qadhafi. Fils de Muammar QADHAFI. Association étroite avec le
régime. Déclarations publiques incendiaires incitant à la violence envers les manifestants.

Par AL de Bx Dimanche 27 février 2011

19:28 Écrit par HUMANITAS dans International | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : onu, libye, résolution | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

GEOPOLITIQUE DE LA CULTURE

Il fut un temps où tout paraissait clair : les défenseurs de la laïcité, de la République et de la société ouverte étaient les héritiers des Lumières. La xénophobie, le racisme, l'antisémitisme, bref la peur de l'autre, c'était l'extrême droite. Mais, par-delà les discours dénonçant le racisme et l'antisémitisme, c'est une victimisation sélective qui s'est imposée.

 

La tolérance a été érigée en absolu, alors que les actes antisémites se multiplient et qu'un nombre croissant d'enseignants renoncent à enseigner la Shoah en raison des pressions qu'ils subissent. L'assimilation républicaine a été largement abandonnée. Les appartenances ethniques ou religieuses, que l'antiracisme avait initialement pour projet de rendre invisibles, sont désormais valorisées.

 

http://lycees.ac-rouen.fr/st_adjutor/images/culture_religion_01p.jpg


Par une sorte de manichéisme inversé, certains en sont venus à penser que l'autre avait toujours raison. Ce faisant, ils ont confondu les hommes et leurs idéologies, aussi réactionnaires et antidémocratiques soientelles.


Le succès du discours sur l'islamophobie, impulsé par l'imam Khomeyni, n'a pas d'autre origine.


Qu'importe alors que les islamistes soient hostiles à la laïcité, aux droits des femmes ou des homosexuels...


Ils sont d'origine étrangère. De surcroît, eux ou leurs parents ou grands-parents viennent d'anciens pays colonisés. Cela doit suffire. Ainsi, un vrai piège est tendu visant à dissuader quiconque de se prononcer, sans outrance mais également sans nier les problèmes, sur l'islam et ses débordements. Dès lors que l'on identifie tout examen critique à une manifestation de "national-populisme", voire pire, la conclusion s'impose : celui qui s'y risque fournit, de ce fait même, la preuve de ses penchants malsains. Au cas où cette logique ne serait pas suffisante pour annihiler toute velléité de débat, on peut toujours dénoncer un supposé "intégrisme laïque". On suggère par là qu'en prônant la résistance à des exigences qui n'ont été satisfaites pour aucune autre religion, la laïcité se montre aussi obtuse, pour ne pas dire totalitaire, que les intégrismes religieux. Il est étonnant que personne encore n'ait songé à parler d'un "intégrisme démocratique" pour stigmatiser ceux qui dénoncent les mouvements qui entendent placer la politique sous la domination du religieux. Enfin, dernière parade pour tuer le débat, on tente de mettre la démocratie libérale en contradiction avec elle-même en prétendant qu'au nom même de la tolérance dont elle se réclame, elle devrait accepter toutes les conceptions, y compris celles qui travaillent à sa perte.


Usage politique d'une religion
Pourtant, même si certains combattent l'islamisme pour des mauvaises raisons, cela n'absout en rien ceux qui le soutiennent, tout en se réclamant de la gauche. Ceux-là s'opposent de facto à ses valeurs fondamentales et n'en gardent que l'étiquette. Cette confusion s'explique, semble-t-il, par le refus de voir que l'altérité, généralement perçue comme une source d'ouverture des esprits, peut également être le vecteur de l'intégrisme, de l'obscurantisme, de la fermeture. On nous rétorquera qu'il est impossible de séparer les individus de leur religion et que la plupart des personnes d'origine musulmane ne sont ni fondamentalistes ni extrémistes. C'est exact. Pour les uns, la religion est un guide de vie personnel, qui ne devrait pas les empêcher de respecter les règles républicaines et d'accepter un examen critique, fût-il sévère, de leur religion. Pour d'autres, il s'agit de remettre en cause la laïcité, voire d'introduire les règles de la charia dans les pays dans lesquels ils vivent. L'islam se transforme alors en islamisme. La religion devient idéologie.

 

Cette conception gagne du terrain moins par des actes de violence, que, petit à petit, patiemment, en arrachant une concession après l'autre. C'est bien à ce processus qu'il convient de résister pour préserver notre modèle de société. On ne peut accepter, sous prétexte de respect des minorités, que des communautés soient soumises aux préceptes inspirés par l'usage politique d'une religion, ni que des mouvements intégristes parviennent à imposer à l'ensemble de la société une autocensure, synonyme de régression du droit d'expression et donc de critique. L'ouverture à l'autre sera d'autant mieux acceptée qu'elle n'apparaîtra pas comme le support d'une idéologie hostile aux principes démocratiques et républicains. De ce point de vue, ceux qui stigmatisent toute critique de l'islam et de ses dérives rendent un bien mauvais service aux musulmans qui n'adhèrent pas aux discours des radicaux. Les concessions faites à ces derniers apparaissent comme une trahison de ceux qui viennent en Europe pour fuir l'obscurantisme liberticide de leur pays d'origine. On ne définira pas une stratégie claire en la matière en alternant une politique de l'autruche et des discours sans lendemain sur l'"islam en France" et l'"islam de France". En refusant le débat, ceux qui devraient être les plus ardents défenseurs de la laïcité et des valeurs républicaines renoncent à les défendre et laissent la voie libre à la confusion et aux extrémistes de tous bords.

 

S’ouvrir à l’autre : oui. A son idéologie, non.
Source, journal ou site Internet : Le Monde
Date : 25 février 2011
Auteur : André Grjebine, directeur de recherche à Sciences-Po - Centre d’études et de
recherches.

16:45 Écrit par HUMANITAS dans Histoire - Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : lumières, racisme, antisémitisme, xénophobie, islamisme, religion, musulman | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

Bravo! Quelle diplomatie européenne ?

Dans les situations importantes, toutes les grandes puissances ont une doctrine diplomatique claire, qu'elles appliquent selon leurs intérêts. Face aux révolutions arabes, il serait temps que l'Europe en trouve une, estime l'éditorialiste José Ignacio Torreblanca.

 

http://www.xibar.net/photo/art/default/2689910-3803768.jpghttp://i56.tinypic.com/16c45m8.jpg

 

Alors que les peuples des rives sud de la Méditerranée luttent pour leur dignité, nous jetons la nôtre par les fenêtres. En politique étrangère, une doctrine manifeste la volonté d’appliquer un même principe d’action à une série d’événements représentant des défis semblables. En 1947, la doctrine du président américain Harry Truman annonçait que son gouvernement soutiendrait

 

“les peuples libres qui résistent à des tentatives d’asservissement, qu’elles soient le fait de minorités armées ou de pressions extérieures”.

 

En 1968, la doctrine Brejnev autorisa l’Union soviétique à intervenir militairement pour restaurer l’ordre socialiste dans les pays d’Europe centrale et orientale. Enfin, le certificat de décès de la guerre froide fut émis en 1989, quand le porte-parole de Gorbatchev, interrogé sur la permanence de la doctrine Brejnev à l’égard des réformes démocratiques en Hongrie et en Pologne, surprit ses interlocuteurs en répondant que c’était désormais la “doctrine Sinatra” qui avait cours, en référence à la chanson “My Way” ["Je l'ai fait à ma manière] – ce qui eut l’effet domino démocratique qu’on sait dans la région.

 

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Condamner sans sanctionner, participer sans payer
Aujourd’hui, au lieu de se chercher une doctrine pour réagir aux révolutions arabes, l’Union européenne marche sur des oeufs. Sa doctrine n’a ni nom ni contenu. Si elle n’a pas de nom, c’est que l’autorité brille par son absence à tous les niveaux : dans les capitales, où les dirigeants s’observent du coin de l’oeil pour ne pas être le premier à faire l’erreur de miser sur le changement, comme à Bruxelles, où Catherine Ashton n’est pas moins frileuse. Pour la haute représentante pour les Affaires étrangères, cette crise aurait pourtant pu être l’occasion d’inventer sa fonction. Mais la baronne a accepté dans la plus parfaite soumission de n’être que la porte-parole de ce que les Vingt-Sept décident à l’unanimité – quand ils y parviennent. Il n’y aura donc pas de doctrine Ashton. De toute façon, cette doctrine n’aurait pas davantage de contenu, car nos dirigeants veulent le beurre et l’argent du beurre : protester sans déranger, influencer sans s’ingérer, condamner sans sanctionner, aider sans prendre de risque, participer sans payer. Et par-dessus le marché, dans le droit fil de cette hypocrisie qui gouverne à leurs actions jusqu’ici, ils ne prennent pas même la peine de dissimuler que ce qui les inquiète vraiment, ce sont les réfugiés et le cours des hydrocarbures. A l’image du miraculeux coca-cola sans sucre ni caféine, l’Europe vient de lancer la doctrine zéro : le changement, sans rien en échange.

 

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"Il ne faut pas laisser les Etats proscrits perdurer impunément"
Qui plancherait sur une doctrine pourrait s’inspirer des principes exposés par Saïf el-Islam, sinistre rejeton de Kadhafi, dans sa thèse de doctorat présentée en 2007 à la London School of Economics sous un titre stupéfiant : "Le rôle de la société civile dans la démocratisation des institutions de gouvernance mondiale".


Dans son travail, Saïf reprend la distinction faite par le théoricien de la justice John Rawls entre d’un côté, des sociétés "bien ordonnées" qui, même si elles ne sont pas intégralement démocratiques, sont pacifiques et ont des dirigeants qui jouissent d’une certaine légitimité auprès de leurs citoyens et respectent les droits de l’homme, et de l’autre, les régimes "proscrits" ou sociétés "injustes" qui violent systématiquement les droits de l’homme, doivent de ce fait faire l’objet de pressions et de sanctions, à qui il faut refuser toute aide, notamment militaire, et avec qui il faut geler toute relation économique. A la page 236 de sa thèse, Saïf el-Islam conclut (pensant à l’islamisme radical) : "Cette thèse est en accord avec l’idée de Rawls selon laquelle il ne faut pas laisser les Etats proscrits perdurer impunément." Et, page 237, il ajoute que "l’isolement et, à terme, la transformation des Etats proscrits est primordial pour la stabilité mondiale". Appliquons donc les principes de Rawls (déjà repris par les Nations unies dans le concept de "responsabilité de protéger") et distinguons clairement ceux qui, ces jours-ci, recourent à la violence contre le peuple et ceux qui dialoguent avec l’opposition. Les Vingt-Sept ne l’ont visiblement pas compris, mais les événements en Libye sont un pas de plus franchi dans la violence, auquel le Conseil de sécurité de l’ONU doit répondre par un régime de sanctions drastiques, une zone d’exclusion aérienne, l’ouverture immédiate d’une procédure devant la Cour pénale internationale et le gel de tous les actifs de la famille Kadhafi à l’étranger. La Libye est un Etat proscrit : traitons-la comme telle.

 

Diplomatie : l’Europe invente la doctrine zéro
Source, journal ou site Internet : El Païs (Presseurop)
Date : 25 février 2011
Auteur : José Ignacio Torreblanca

12:00 Écrit par HUMANITAS dans International | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : diplomatie, europe, arabe, libye | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

27/02/2011

Un site nucléaire en Syrie - DANGER

Une des images diffusées par le centre de recherches américain, l’ISIS, montrant un site suspect situé dans les environs de Damas. La date de ce cliché date du 25 juillet 2008.

 

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Damas n’a plus accepté d’inspecteurs de l’AIEA sur son sol depuis juin 2008. Photo DigitalGlobe – ISIS Prolifération Un centre de recherches américain diffuse des images satellites témoignant d'une intense activité autour du site de Marj as-Sultan.


Un centre de recherches américain, l'ISIS, a mis en ligne des images satellites étayant, selon lui, les soupçons envers les activités nucléaires de la Syrie et sa volonté de cacher un site suspect qui pourrait être lié au réacteur de Dair Alzour bombardé par Israël en 2007. Les photos, consultables depuis mercredi sur la page Internet de cet organisme spécialisé en prolifération nucléaire, ont été prises juste après une demande d'inspection par l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) en mai 2008. Les images de l'ISIS (Institute for Science and International Security) témoignent d'une intense activité et de la pose de fondations en béton tout autour du site de Marj as-Sultan, dans les environs de Damas. « L'état d'avancement de ce site est inconnu. Cependant, il y a lieu de soupçonner que la Syrie a vidé ces bâtiments avant mi-2008 et pris des mesures pour en masquer les activités antérieures », indique le rapport de ce centre basé à Washington. « La pose de nouvelles fondations pourrait correspondre à une tentative de masquer les prélèvements environnementaux auxquels les inspecteurs de l'AIEA devaient procéder pour vérifier si de l'uranium était présent lors de leur visite sur ces sites suspects », ajoute-t-il. Les auteurs de ce rapport, citant l'AIEA et le quotidien allemand Süddeutsche Zeitung, ajoutent que l'installation de Marj as-Sultan, contenant une petite usine de conversion d'uranium, est l'un des trois sites « en lien opérationnel » avec le réacteur de Dair Alzour, situé dans l'est de la Syrie.

 

 

 

 

La situation de la Syrie devrait être examinée lors du prochain conseil des gouverneurs de l'AIEA, du 7 au 11 mars à Vienne. La Syrie a toujours démenti toute entrave au travail de l'AIEA et son président Bachar el-Assad a nié que son pays soit engagé dans un programme nucléaire, dans une interview au Wall Street Journal le mois dernier. Selon des sources diplomatiques à Vienne, des pays comme les États-Unis pourraient faire pression pour l'adoption d'une résolution contre Damas, et même proposer le principe d'une « inspection spéciale ». En cas de refus, la Syrie devrait alors rendre des comptes au Conseil de sécurité de l'ONU. Certains diplomates sont cependant réservés. La dernière tentative d'envoyer une telle mission, en 1993 en Corée du Nord, avait conduit l'État communiste à fermer ses frontières aux inspecteurs de l'agence et à développer en secret sa bombe atomique.

 

La Syrie aurait construit un site nucléaire près de Damas
Source, journal ou site Internet : L’Orient le jour
Date : 25 février 2011
Auteur : AFP

20:22 Écrit par HUMANITAS dans Parlons vrai et sans détours | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : armes de destruction massive, nucléaire, isis, syrie, aia, uranium | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

26/02/2011

38 millions d'internautes en France...

Selon Médiamétrie, 38 millions d'internautes de plus de 11 ans se sont connectés à internet en janvier 2011, soit une hausse de 9% par rapport à janvier 2010. Avec 5 millions d'internautes en plus depuis un an, ce sont les sites de vidéos, les blogs et les réseaux sociaux qui réalisent sans surprise la plus forte hausse de fréquentation. Mediamétrie vient de rendre publics les chiffres sur l’audience internet en janvier 2011. Ainsi au cours du mois, 38 millions de personnes âgées de plus de 11 ans se sont connectées à internet, soit 71,6% de la population. Par rapport au mois de janvier 2010, la fréquentation a augmenté de 9%.

 

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Ce sont ainsi près de 19 millions de foyers qui ont accès à Internet, soit 7 personnes sur 10. En 2010, Médiamétrie en comptabilisait 16,9 millions. La progression est donc de 11%. Quant au haut débit il équipe désormais 89,5% des internautes, c’est à dire 34 millions de Français, en augmentation de 9,6%. Parmi les activités favorites des français, les sites de vidéos, les blogs et les réseaux sociaux arrivent en tête avec la plus forte progression en termes de fréquentation entre janvier 2011 et janvier 2010. Avec 27 millions de visiteurs par mois les sites de vidéos ont progressé de plus de 22% en un an, et ont ainsi attiré 5 millions de visiteurs supplémentaires. Chaque jour ce sont 6 millions de personnes qui visitent ces sites, soit 1,8 million de plus que l’an passé, et au cours du mois de janvier 2 internautes sur 3 s’y sont rendus. Les blogs et les réseaux sociaux ont de leur côté connu un taux de fréquentation en hausse de 28% par rapport à janvier 2010, avec 2,6 millions d’internautes en plus par jour en janvier 2011 qui portent à 12 millions le nombre de visiteurs quotidien pour ces sites. Chaque mois ce sont ainsi 8 internautes sur 10 qui s’y connectent, c’est à dire environ 32,6 millions de français. Ces sites réalisent la deuxième plus forte hausse en termes de fréquentation mensuelle avec 4,7 millions d’internautes supplémentaires par rapport à janvier 2010. Du côté des 50 sites de groupes les plus visités, la hiérarchie et quasi inchangée pour les trois premières places.


Google est en tête avec près de 37 millions de visiteurs uniques par mois, suivis de Microsoft (34 millions) et Facebook avec plus de 27 millions de visiteurs par mois. En revanche Yahoo ne se positionne qu’en 12e position, loin derrière, avec 17,4 millions de visiteurs uniques par mois. La fréquentation des sites internet en une augmentation du nombre d’internautes et une fréquentation en hausse constante pour les sites de vidéos, les blogs et les réseaux sociaux.

 

La France compte 38 millions d’Internautes
Source, journal ou site Internet : Silicon
Date : 25 février 2011
Auteur : Benoît Landon

23:46 Écrit par HUMANITAS dans Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : internet, facebook | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

 
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