Avertir le modérateur

25/11/2010

Iran nuclear games!

L'Iran sera en mesure de produire à partir de septembre 2011 du combustible nucléaire pour son réacteur de recherche médicale de Téhéran, a réaffirmé hier le chef du programme atomique iranien Ali Akbar Salehi.

 

http://www.romefalls.net/wp-content/uploads/2010/03/Iran_nuclear.jpghttp://blsciblogs.baruch.cuny.edu/luc/files/2010/03/lane-iran_nuclear_po2.jpeg


“Nous produirons du combustible pour ce réacteur à partir du mois de Shahrivar de l'année prochaine” (septembre 2011), a déclaré M. Salehi cité par l'agence officielle Irna. La production de ce combustible constitue la principale justification de l'Iran à la production d'uranium enrichi à 20%, lancée en février dernier au grand dam de la communauté internationale qui redoute, en dépit des dénégations de Téhéran, que le programme nucléaire iranien n'ait un objectif militaire. Les Occidentaux ont affirmé que Téhéran n'avait pas la capacité technologique de transformer son uranium enrichi à 20% en palettes de combustible pour son réacteur de Téhéran, construit dans les années 70 par les Américains.

 

http://nimg.sulekha.com/business/original700/mideast-iran-war-game-nuclear-2009-11-24-11-42-23.jpg

 

En réponse l'Iran a affirmé au printemps achever la mise en place d'une unité de production capable de fournir des palettes de combustible au réacteur de Téhéran à partir de septembre 2011. L'enrichissement d'uranium par l'Iran est au coeur des inquiétudes des grandes puissances, qui ont proposé en octobre 2009 à Téhéran de lui fournir le combustible nécessaire à son réacteur de recherche en échange de l'envoi de 70% de son uranium faiblement enrichi (à 3,5%) à l'étranger. L'Iran a rejeté cette proposition, avant de lancer la production d'uranium hautement enrichi en février. Téhéran a annoncé fin octobre avoir déjà produit 30 kilos d'uranium enrichi à 20%. Un ancien haut responsable de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a toutefois estimé lundi que l'Iran faisait face à des difficultés techniques ralentissant son programme d'enrichissement d'uranium. L'Iran et les grandes puissances ont prévu de se retrouver début décembre pour renouer le dialogue sur la question nucléaire, interrompu depuis octobre 2009. M. Salehi a affirmé hier que l'Iran annoncerait des “nouvelles” concernant son programme nucléaire “deux ou trois semaines après la rencontre” avec les grandes puissances, selon l'agence Mehr. Il n'a pas donné de précisions sur la nature de ces “nouvelles”.

 

Nucléaire L'Iran produira du combustible pour le réacteur de Téhéran en septembre 2011
Source, journal ou site Internet : Liberté
Date : 24 novembre 2010
Auteur : RI/agences

 

http://media.economist.com/images/images-magazine/2010/35/ma/201035map002.jpg

 

L'agence onusienne ne fournit pas d'information sur la raison et la durée de cet arrêt. Les inspecteurs de l'AIEA ne sont restés sur le site d'enrichissement de Natanz, dans le centre de l'Iran qu'une à deux heures.


Selon un diplomate proche du dossier, les Iraniens n'ont pas donné d'informations aux inspecteurs de l'AIEA.
Mais, ajoute-t-il, des problèmes techniques pourraient être à l'origine de cet arrêt. Auparavant mardi, le viceprésident Ali Akbar Salehi, chef du programme nucléaire iranien, avait réaffirmé que le ver informatique Stuxnet n'avait pas causé de dommages programme nucléaire iranien. Selon des experts, ce virus informatique très élaboré a été conçu pour détruire les centrifugeuses utilisées pour enrichir uranium, en commandant leur rotation incontrôlée. Le ver, identifié en juillet, est en effet capable de prendre le contrôle des systèmes informatiques contrôlant des installations industrielles. "Il y a un an et plusieurs mois, les Occidentaux ont envoyé un virus vers nos sites nucléaires", a commenté M. Salehi, cité par l'agence officielle IRNA. Il n'a pas précisé quels étaient les sites concernés. Les Occidentaux, a-t-il ajouté, "espèraient interrompre par l'intermédiaire d'un logiciel nos activités nucléaires pacifiques. Mais, grâce à Dieu, nous avons découvert le virus à l'endroit exact où il voulait pénétrer et empêché le virus d'endommager" des équipements, selon lui.

 

http://media.stratfor.com/mmf/6/6/66a3492dd3ba309b58e49ceba52eacc2985a33fc_two_column.jpg

 

Par ailleurs, selon l'Express:

 

L'Iran a un moment suspendu la majeure partie de ses activités d'enrichissement d'uranium à la minovembre,
selon un rapport de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA). L'agence onusienne ne
donne aucune explication à cette suspension et ne précise pas combien de temps elle a duré. Un responsable
occidental a par ailleurs déclaré qu'un grand nombre de machines avaient été retirées de la salle des
centrifugeuses de la centrale de Natanz, mais que l'on ignorait si elles étaient utilisées à ce moment-là pour
raffiner de l'uranium ou non. Des diplomates occidentaux avaient également déclaré auparavant que
Téhéran se heurtait à des problèmes techniques. Selon les mêmes sources, la république islamique avait déjà,
par le passé, été amenée à débrancher puis relancer des centrifugeuses. L'Iran utilise un modèle ancien de
centrifugeuse qui connaît des pannes depuis des années. Néanmoins, pour Olli Heinonen, qui dirigeait
jusqu'en août dernier les inspections de l'AIEA à travers le monde et enseigne aujourd'hui à Harvard,
Téhéran est en mesure de surmonter les problèmes rencontrés par ses centrifugeuses.


L'AIEA reste préoccupée
L'AIEA fait savoir dans ce document qu'elle reste préoccupée par le fait que l'Iran pourrait mener des
activités en vue de se doter d'une charge nucléaire destinée à un missile. Cependant, malgré cet arrêt
temporaire des activités d'enrichissement, la production totale d'uranium faiblement enrichi de l'Iran a
augmenté pour atteindre un total de 3,18 tonnes, ce qui serait suffisant, selon des experts, pour fabriquer au
moins deux bombes si le raffinage était poussé beaucoup plus loin.

 

http://msnbcmedia2.msn.com/j/msnbc/Components/Photos/2005/May/050511/050516_iranNuclear_hmed_12p.hmedium.jpg

 

Le rôle du virus Stuxnet
Les observateurs évoquent le rôle du virus informatique Stuxnet dans les difficultés rencontrées par l'Iran,
mais ne peuvent dire dans quelle mesure ces incidents sont liés au virus. Pour Ivanka Barzashka,
chercheuse de la Fédération des scientifiques américain citée par le Washington Post, la suspension des
centrifugeuses pourrait avoir été rendue nécessaire par le remplacement de logiciels de commande après
l'exposition au virus Stuxnet. Des experts des questions de sécurité avaient évoqué la possibilité d'une
attaque encadrée par un Etat, peut-être Israël ou un autre ennemi de l'Iran, en vue de saboter le programme
nucléaire de la République islamique, dans la propagation de ce virus. L'Iran a confirmé que le virus avait
infecté des ordinateurs de sa centrale nucléaire de Bushehr mais soutenu qu'il n'y avait pas endommagé de
circuits importants. Par ailleurs, des responsables américains considéraient récemment que les difficultés
techniques rencontrées par Téhéran étaient probablement aggravées par les sanctions internationales.
D'autres experts pensent que Téhéran aurait acheté des pièces de centrifugeuses défectueuses (peut-être un
sabotage) ou utiliserait un modèle conçu par le Pakistan mais depuis lors abandonné par ce pays pour ses
défauts de conception, rapporte, sur le site américain Politico, Michael Adler, auteur d'un ouvrage sur le
nucléaire iranien.


Une chance pour la diplomatie ?
Tout retard affectant les activités d'enrichissement de l'Iran peut favoriser la recherche d'une solution
diplomatique du différend qui l'oppose aux "Six" (Etats-Unis, Chine, Russie, France, Allemagne et Grande-
Bretagne) sur la nature de son programme nucléaire. Pour la première fois depuis un an, l'Iran a
provisoirement accepté de rencontrer un représentant des "Six". Le chef du programme nucléaire iranien, Ali
Akbar Salehi, a annoncé que le pays ferait connaître des informations sur son programme nucléaire après des
pourparlers censés avoir lieu d'ici environ deux semaines. Pour Oliver Thraenert, de l'Institut allemand des
affaires internationales, les écueils techniques de l'Iran ont peut-être pour effet d'élargir les possibilités de la
diplomatie. "Ce qui ne signifie pas que le défi nucléaire iranien s'éloigne, souligne-t-il. Si l'on prend en
considération les seuls problèmes techniques qu'ils rencontrent dans leur programme d'enrichissement, je ne
crois pas que cela les amène à mieux se préparer à nous parler."

 

Iran: le programme nucléaire ralenti par un virus informatique?
Source, journal ou site Internet : L’Express
Date : 24 novembre 2010
Auteur : Reuters

 

http://www.videos.informationclearinghouse.info/middleastmap.jpg

17:34 Écrit par HUMANITAS dans International | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : iran, nucléaire, armes de destruction massive, uranium, aia | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

Les commentaires sont fermés.

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu