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24/08/2010

Alain Juppé au Quai d’Orsay , le retour?

LARGE REMANIEMENT EN FRANCE, EN OCTOBRE


Kouchner prépare ses valises
L’éviction plus que probable du gouvernement de l’actuel patron du Quai d’Orsay est annonciatrice de
relations politiques plus apaisées entre Paris et Alger.


Un indice sérieux nous permet de croire au départ de Bernard Kouchner: les déclarations faites par Jean-
Pierre Raffarin sur les ondes de France Inter au mois de juillet dernier. Selon l’ancien Premier ministre
de Jacques Chirac, le futur gouvernement devrait «aller beaucoup plus à l’international». Quand bien
même on ne serait pas dans le secret des dieux, force est de reconnaître que c’est le poste de ministre des
Affaires étrangères qui est ciblé. Doit-on s’en réjouir du côté de la capitale algérienne? Il n’y aura
certainement pas de réaction officielle à ce qui demeure avant tout une affaire franco-française.

 

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Cependant, le correctif qui sera apporté en ce sens, à la politique étrangère de la France, ne sera sans
doute pas pour déplaire à la diplomatie algérienne. En effet, certaines déclarations du ministre français
des Affaires étrangères n’ont servi qu’à rendre tendues, voire exécrables, les relations politiques entre les
deux pays. «La génération de l’Indépendance algérienne est encore au pouvoir. Après elle, ce sera peutêtre
plus simple», avait-il déclaré dans une interview publiée, le 20 février dernier, par le Journal du
Dimanche. Quarante-huit heures plus tard seulement, Nicolas Sarkozy dépêcha le secrétaire général de
l’Elysée, Claude Guéant, accompagné d’une forte délégation pour très probablement circonscrire ce qui
ressemblait à un début de minicrise entre les capitales des deux rives de la Méditerranée. Il était toutefois
dit que le chef de la diplomatie française n’allait pas en rester à ce qui n’est, de toute façon, guère son
premier coup d’essai. En effet, dans une dépêche rapportée par l’agence officielle marocaine MAP datée
du 19 avril 2010, le patron du Quai d’Orsay aurait ouvertement critiqué la fermeture des frontières
terrestres entre l’Algérie et le Maroc et a apporté le soutien de son pays au projet d’autonomie marocain
pour le Sahara occidental. «La frontière entre l’Algérie et le Maroc est l’une des plus hermétiques au
monde», avait déclaré Bernard Kouchner à des élus français de la commission des affaires étrangères qui
étaient en train de l’auditionner. La diplomatie, notamment celle si particulière et si sensible
qu’entretient la France avec l’Algérie, une de ses anciennes dernières colonies en Afrique, aurait pu faire
l’économie de telles sorties médiatiques dont raffole son chef. Un réflexe de droit d’ingérence qu’il
continue à traîner comme un boulet sans parvenir à s’en défaire depuis qu’il a fait de l’humanitaire sa
profession de foi. Cela s’est traduit en maladresses. En diplomatie, cela ne pardonne pas. Résultat: deux
anciens ministres français des Affaires étrangères, Hubert Védrine (1997-2002) et Alain Juppé (1993-
1995) ont déclaré sans détour que «le Quai d’Orsay est un ministère sinistré».
Les deux hommes
s’étaient exprimé dans les colonnes du quotidien Le Monde: «L’effet est dévastateur: l’instrument est
sur le point d’être cassé, cela se voit dans le monde entier. Tous nos partenaires s’en rendent compte.
Pourtant, dans la compétition multipolaire, où tout se négocie en permanence avec un grand nombre
d’interlocuteurs qu’il faut connaître avec précision, la France a plus que jamais besoin de moyens
d’information et d’analyse», ont-ils fait constater à l’unisson. Le clou sera enfoncé par l’ex-ambassadeur
de France au Sénégal, qui a quitté ses fonctions le 30 juin 2010.

 

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«M.Kouchner a réorganisé le ministère à la manière d’une organisation non gouvernementale
(ONG)...», a confié au même journal Jean-François Rufin. Un constat qui fait croire que les jours de
Bernard Kouchner, à la tête du département des affaires étrangères, sont comptés. Parmi les victimes du
prochain remaniement, la presse de l’Hexagone cite, entre autres, les noms de Fadéla Amara et Rama
Yade. Ce qui signifierait la fin de la diversité au sein du futur gouvernement. Election présidentielle
oblige. Sarkozy n’est pas près de tolérer certains écarts qui pourraient hypothéquer son avenir politique:
son destin présidentiel.

 

Source IHEDN

Renseignements extérieurs. – intérieurs.- Intelligence économique :
Source journal ou site Internet : L’expression
Date : 23 août 2010
Auteur : Mohamed Touati

Commentaires

Qui pour 2012 ? Cette question est une évidence, Nicolas Sarkozy est parti pour vouloir se succéder à lui-même, mais le combat s'annonce bien plus difficile qu'en 2007.

Écrit par : sonnerie portable gratuit | 21/02/2011

Merci de votre commentaire, NS se débrouillera à faire en sorte qu'il soit au deuxième tour avec M Lepen; sa seule chance de gagner...à priori! lol

Écrit par : alan de Bx | 22/02/2011

Les commentaires sont fermés.

 
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