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27/06/2010

Hayek le génie du libéralisme, et l'erreur du socialisme!

Hayek et le "Socialisme"


cliquez ce lien: Télécharger (280 Ko) de Bruce Caldwell

Américain de Caroline du Nord

En cliquant l'image vous aurez un semblant de traduction du lien ci-haut fourni VO

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http://www.claudereichman.com/images/friedrich%20hayek.jpg


Notre ami Jaar nous invite sur une de ses nouvelles vidéos, qui concerne M. Hayek, en VO, mais sous-titré français. Merci...

 

 

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L’introduction la plus
accessible aux arguments de Hayek contre l’économie socialiste et contre
l’État-Providence est sans doute The Road to Serfdom, ouvrage publié en
1944 (Hayek 1944).
http://www.philo5.com/images/VraisPenseurs/HayekFriedrichVon200.jpg

Hayek a voulu procéder à une refondation du libéralisme comme
philosophie politico-économique. Cette réarticulation fondamentale du
libéralisme passe par une critique radicale du seul modèle d’économie
politique alternatif, à savoir le socialisme. Sur le plan politique, le nouveau
libéralisme hayékien prend appui sur un idéal de liberté redéployé : un
peuple libre est caractérisé comme un peuple de citoyens qui souffrent d’un
minimum de coercition et voient leur liberté garantie dans une constitution
et un régime juridique qui limitent le plus possible le pouvoir que l’État a
sur eux. Sur le plan économique, le nouveau libéralisme hayékien se fonde
sur l’idée que l’ordre économique et social le plus efficient est celui qui se
maintient et se développe spontanément dans un tel cadre juridicoconstitutionnel.

L’économie de marché est envisagée par Hayek comme une
« procédure de découverte de l’information » permettant aux acteurs
individuels de mieux se coordonner entre eux. Hayek envisage ce processus
d’ordre spontané comme en expansion constante. Cherchant à expliquer
cette dynamique apparemment sans limite assignable, Hayek met en
évidence que les acteurs économiques forment des groupes qui suivent des
règles de conduite et de perception conformes à des normes morales
traditionnelles profondément intériorisées par eux. De telles règles, toutes
négatives qu’elles soient, et si peu qu’elles soient conformes aux canons de
l’éthique philosophique basée sur l’idée de justice sociale, procurent aux
individus qui les suivent un avantage évolutif certain. Les groupes dont
ceux-ci font partie dominent l’économie dans un processus d’évolution
culturelle et de sélection des communautés d’individus les mieux adaptées.
Les groupes économiquement dominants tendent ainsi à croître et à
déloger les groupes d’individus dont la culture n’obéit pas aux mêmes règles
de conduite et de perception. À plus long terme, il est prévisible que
l’évolution favorisera nettement ces groupes dont l’expansion ne peut être
vue que comme inévitable et indéfinie. L’évolution culturelle est ainsi mue
par l’extension de la Catallaxie, de la Grande Société basée sur le moteur de
l’échange économique. Cette évolution manifeste la supériorité de
l’économie basée sur le mécanisme des prix de marché et assure la
prééminence du régime socio-politique qui peut parvenir à nourrir le plus
grand nombre d’êtres humains. Opérant comme un mécanisme de
renforcement, la domination mondiale de l’économie de marché force la
prédominance des moeurs libérales qui la rendent possible. L’observance des
règles tacites qui guide ces moeurs rend graduellement possible la
coordination de plus en plus de personnes.

En revanche, Hayek ne prétend pas que, dans la société de libre
marché, tout soit pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles. Il
n’affirme pas que ce type de société est la meilleure d’un point de vue
moral, qu’elle est un paradis terrestre d’où corruption des moeurs, pauvreté
et inégalités auront bientôt disparu. Il avance seulement que la théorie
économique permet de trancher le débat de savoir laquelle des deux
logiques économiques, celle basée sur la direction de la production par
l’État ou celle basée sur la libre coordination locale des acteurs individuels,
est la plus dynamique et la plus résiliente. C’est après avoir montré cela
qu’il soutient que cette logique catallactique est incompatible avec la quête
de « justice sociale » et la réalisation de l’« État-Providence ».

Ce n’est pas en adoptant a priori un point de vue éthique que
cette philosophie de l’économie politique pourrait être remise en question,
mais en critiquant son point de départ, qui se situe dans la théorie
économique. En effet, si les règles de conduite qui prévalent dans les
démocraties libérales peuvent néanmoins être dites « justes » pour Hayek,
c’est uniquement parce que le résultat économique d’ensemble, c’est-à-dire
le produit à partager entre tous les acteurs à proportion de l’apport de
chacun, est le plus grand qu’il soit possible humainement d’obtenir. Toute
la question est de savoir si Hayek a raison de prétendre qu’il n’y a aucune
autre voie que celle de l’économie de marché qui puisse donner lieu à une
meilleure coordination entre des acteurs maximalement libres.
Cette voie, il faut le dire en conclusion, n’est pas, pour Hayek, celle du « laissez-faire »
des libéraux classiques, puisqu’il la réoriente considérablement*1, mais celle
qu’il qualifie « d’État de droit » (Hayek 1938, p. 219). Ainsi, d’un point de
vue critique, la question fondationnelle n’est donc pas de savoir si la
doctrine de Hayek constitue, en tant que telle, une éthique économique et
sociale déficiente, mais celle de savoir s’il ne s’agit pas plutôt d’une
philosophie de l’économie politique qui a su mettre en lumière le génie du
libéralisme
.

*1Ainsi qu’il l’avoue lui-même, Hayek a voulu reformuler et rendre plus
cohérent les doctrines du libéralisme classique du XIXe siècle (The Road to Serfdom,
Préface à la 3ème édition de 1976, p. xx). Hayek écrit même que « (R)ien n’a sans doute
tant nui à la cause libérale que l’insistance butée de certains libéraux sur certains
principes massifs, comme avant tout la règle du laissez-faire » (Hayek 1944, p. 20). Et
c’est pour avoir pris conscience que plusieurs questions importantes restaient encore
sans réponse même après avoir écrit son ouvrage de 1944, que Hayek entreprit
d’écrire d’abord La Constitution de la liberté puis Loi, législation et liberté
.

Bref rappel vidéo du socialisme philosophique,
des socialismes politiques
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Dans ce système que l'on persiste à appeler « démocratique », l'homme n'est plus le représentant de l'intérêt général. Il est devenu le gestionnaire d'un fonds de commerce : l'opinion publique est un marché sur lequel les partis cherchent à « maximiser » leurs voix par la distribution de faveurs. D'ailleurs, note Hayek, les partis modernes se définissent désormais par les avantages particuliers qu'ils promettent, et non par les principes qu'ils défendent.

La démocratie, selon Hayek, est devenue immorale, injuste et tend à devenir « totalitaire ». Les citoyens, dans les sociétés occidentales, ont cessé d'être autonomes : ils sont comme drogués, dépendants des bienveillances [ou des malveillances] de l'État. Cette perversion de la démocratie conduit à terme à l'appauvrissement général et au chômage.

La démocratie s'est pervertie parce que nous avons confondu idéal démocratique et tyrannie de la majorité [ou des minorités. Pour retrouver l'idéal démocratique, il faut désormais imaginer une organisation nouvelle qui limitera le pouvoir du gouvernement. C'est ce que Hayek appelle la Démarchie : du grec demos, le peuple, et archein, l'autorité. Ce nouveau nom permettra de préserver l'idéal sans employer un terme souillé par un abus prolongé.http://www.denistouret.net/ideologues/hayek.jpg

 

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