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03/06/2010

Promesse sarkozienne, limiter les fonctionnaires!

Certes certains ne seront pas remplacés 1/2; Mais sont-ils moins et mieux rétribués, mieux considérés? Que nenni !

 

Les  fonctionnaires sont toujours plus nombreux!


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cliquez, lire une piqûre de rappel de wiki; bio

En vingt-cinq ans, la France a gagné 7 millions d'habitants mais aussi 1 million de fonctionnaires. Quelques semaines avant sa mort, c'est plutôt sur un ton désabusé que Philippe Séguin, le président de la Cour des comptes, dressait le bilan des différentes lois de décentralisation. Comme à l'accoutumée, il n'épargnait personne et surtout pas l'État. Endetté jusqu'au cou, celui-ci tance régulièrement les collectivités locales. Il n'est pourtant pas le mieux placé pour faire la leçon aux maires et aux présidents de Conseils généraux.


Envol des effectifs

En dépit des transferts de compétences opérés depuis un quart de siècle, les administrations nationales ont continué à faire de la graisse. Fin 2006, elles délivraient 350 000 fiches de paie de plus qu'en 1981. Un phénomène que le ministère de l'Agriculture a illustré jusqu'à la caricature. Ses effectifs ont pratiquement doublé en trente ans alors que la France perdait près d'un million de paysans durant la même période.


Les chiffres

Au nombre de 5,2 millions, les fonctionnaires représentent aujourd'hui près de 20 % de l'emploi total en France. Ils se répartissent en trois grandes catégories. La fonction publique de l'État (2,4 millions), la fonction publique territoriale (1, 6 million) et la fonction publique hospitalière (1,2 million). Entre 1980 et 2006, la fonction publique territoriale est celle qui a connu la plus forte hausse de ses effectifs : 62 %. En 2007, les communes employaient 1 million de personnes, les structures intercommunales près de 420 000, les Départements 213 000 et les Régions seulement 22 000 agents. Les effectifs de ces dernières devraient encore augmenter avec le transfert à venir des personnels administratifs des lycées et des établissements d'enseignement agricole.

L'État a commencé à balayer devant sa porte. Fin 2011, 150 000 postes auront été supprimés en vertu du principe pas toujours pertinent du non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite. En revanche, tout reste encore à faire au sein des collectivités locales qui ont recruté à tour de bras depuis vingt-cinq ans. De 1980 à 2006, le millefeuille administratif hexagonal a été très gourmand en emplois publics. Le nombre des fonctionnaires territoriaux est ainsi passé de 1 à 1,66 million.


Selon l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), un tiers seulement de la hausse des dépenses des collectivités locales s'explique par les transferts de compétences liés aux lois de décentralisation. Les Régions, qui ne représentent pas plus de 2 % des effectifs totaux, les Départements, dont la croissance des personnels (+ 28 %) s'explique par le renforcement de leurs prérogatives en matière d'éducation, de routes et d'action sociale, ne sont pas les premiers responsables de cet emballement.

L'explosion salariale s'est essentiellement concentrée dans les communes (+ 47 %) et les structures intercommunales (+ 147 %), là où paradoxalement les transferts de compétences ont été les moins significatifs. En 1999, la création de l'échelon intercommunal devait donner aux Communautés de communes, aux Communautés d'agglomération (+ de 50 000 habitants) et aux Communautés urbaines (+ de 500 000 habitants) les moyens de fournir des prestations de meilleure qualité à moindre coût. Elles ne sont pas au rendez-vous. Les préfets, dont la carrière dépend du pouvoir politique, n'ont pas voulu censurer les découpages des élus. L'adoption de contours géographiques non adaptés a maintenu en vie nombre de syndicats intercommunaux dont la disparition était pourtant programmée. L'intercommunalité a favorisé un empilement de dispositifs et de territoires. L'impact des 35 heures, le renforcement ou la création de services dans le cadre de nouvelles attributions ont certes pesé sur les effectifs. Mais ils n'expliquent pas tout et surtout pas cette incapacité à lutter contre la superposition des lieux de décision.

 

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qu'en est-il?


Compétences enchevêtrées

Chaque collectivité souhaite renforcer ses domaines d'intervention au motif qu'auparavant l'État le faisait mal avec un personnel insuffisant. À l'arrivée, cela se traduit par des bureaux, des informaticiens, des secrétaires et des voitures en plus sans que les besoins soient véritablement évalués. Insidieusement s'est créée une dynamique de dépenses que seule une véritable mutualisation des moyens pourrait contrarier. Là où les élus tentent de la mettre en œuvre, les résultats ne sautent pas aux yeux du profane. La Ville de Pau et la Communauté urbaine Pau-Pyrénées ont ainsi mis en commun divers services. Cela n'a pas empêché les effectifs de croître de 5 % et la masse salariale de 18 % entre 2003 et 2007.

Selon la Cour des comptes, l'envol des effectifs tient aux mesures d'accompagnement de la décentralisation, à l'extension des périmètres publics et la création de nouveaux échelons. Vingt-cinq ans après le premier mouvement de décentralisation, la répartition des compétences entre les collectivités et entre les collectivités et l'État reste aussi peu lisible qu'elle est coûteuse. Traitement des déchets, logement social, culture, formation… Trop souvent, il y a pléthore d'intervenants, à l'image de ce qui se passe dans la sphère éducative, où deux services cohabitent, l'un au Département, l'autre à la Région, pour s'occuper de l'immobilier des collèges et des lycées.


Conséquence de ce véritable cancer qu'est le cumul des mandats, les grands élus et les féodaux provinciaux qui siègent au Sénat et à l'Assemblée nationale forment des lobbies redoutables. Soucieux de protéger leur pré carré, ils bloquent toute refonte des attributions territoriales susceptible de rendre la prise de décision plus rapide et moins onéreuse. Les collectivités territoriales sont certes bien moins endettées et beaucoup mieux gérées que l'État. Mais, à l'heure où les contribuables acquittent en moyenne 1 500 euros d'impôts locaux chaque année, la chasse au gaspillage ne pourra pas être longtemps différée.

 

Source: provenance à priori d'un journaliste de Sud Ouest du 24 mai 2010 ?

 

Les trois fonctions publiques - d'Etat, territoriale et hospitalière - employaient au 31 décembre 2003, 5 millions de personnes, hors emplois aidés. Soit un salarié sur cinq, selon un rapport présenté mardi en Conseil supérieur de la Fonction publique d'Etat (FPE). "Entre 1982 et 2003, l'emploi public a augmenté de 24%" alors que dans le même temps, l'emploi total a augmenté de 13%. La Fonction publique territoriale (FPT) avec une croissance de 42%, absorbant à elle seule, 47% des emplois publics créés sur cette période, souligne le rapport. Dans le même temps, les effectifs de la fonction publique hospitalière (FPH) ont progressé de 28% et ceux de la Fonction publique d'Etat de 14%. Les emplois aidés (CES, CEC, emplois jeunes) représentaient fin 2003, 232.600 personnes.

Au delà, le rapport permet de préciser le portrait des fonctionnaires:  81% des agents sont titulaires ou militaires (4 millions de personnes), 15% sont non titulaires (768.000 personnes), le restant des effectifs, soit 4%, étant constitué d'ouvriers d'Etat (56.000 personnes), de médecins des hopitaux publics (94.000 personnes) et d'assistantes maternelles des collectivités territoriales (55.000 personnes). Les femmes - 59% des emplois - sont largement majoritaires de même que les agents de la catégorie C (la plus basse) - 49% des emplois -, suivis par les agents de la catégorie B qui représentent environ le quart des effectifs totaux et même 37% des agents de la Fonction publique hospitalière.

 

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ah oui!!

 

Vision IFRAP, fonctionnaire et agriculture

 

Bientôt un fonctionnaire par ferme !


Chaque année, la "ferme France" perd entre 20 000 et 30 000 exploitations agricoles. Ainsi, en 2005, notre pays comptait 884 000 actifs agricoles pour 545.000 fermes contre le double 20 ans plus tôt. Notre administration a donc suivi le mouvement, créant des postes supplémentaires de fonctionnaires pour "accompagner" cette révolution administrative de l’agriculture. Ils sont ainsi passés de 30.000 à 38.000, fonctionnaires de l’enseignement agricole compris, pendant cette période.

Depuis 1992, trois réformes majeures de la PAC (Politique agricole commune) ont eu lieu, s’accompagnant à chaque fois d’une plus lourde complexité administrative. Pour s’en rendre compte, il suffit d’essayer de remplir un des nouveaux documents de déclaration PAC, demandé chaque année aux agriculteurs et contenant pas moins de 7 pages de formulaires à remplir, accompagnés d’une notice explicative de 16 pages, d’une notice détaillée supplémentaire de 12 pages ainsi que de photos aériennes de leur exploitation sur lesquelles ils doivent compter les arbres de leurs parcelles.

Alors qu’enflait le volume de déclarations et formulaires en tous genres, les fermes disparaissaient et les fonctionnaires se multipliaient. En prolongeant les tendances observées depuis plus de dix ans, nous pouvons essayer de calculer la date exacte où le nombre de fonctionnaires agricoles égalera le nombre d’exploitations… L’iFRAP vous annonce qu’en 2025, la France n’aura plus besoin d’agriculteurs ! En effet, comme le montre le graphique ci-contre, si rien ne change, la France comptera à cette date autant de fonctionnaires que d’exploitations agricoles, soit à peine plus de 50.000 !



Espérons qu’à cette date, ils en auront profité pour faire des stages de formation, avec 3 à 4 millions de vaches à traire quotidiennement, ils risquent d’avoir du travail !

Julien Lamon IFRAP juillet 2006

13:33 Écrit par HUMANITAS dans Parlons vrai et sans détours | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : fonctionnaires, sarkozy | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

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