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10/05/2010

Dossier: Grèce et crise Euro + Visions

Vision de Bernard Zimmerman de l'IFRAP

cliquez le lien ci-dessus

 

Charles GAVE sur l'Euro


Histoire-Allemagne-Grece-Monnaie-spéculation-subprime(Espagne)

 

 

Aurélien Véron du PLD

La crise, faute à pas de chance bien sûr, cliquez ce lien, ci-dessous sa vidéo

 

 

Histoire de sous-estimation de la crise de la Grèce!

 

La crise grecque n’a pas tout à fait disparue des écrans radars. Ici et là dans la presse ce matin, ou bien dans les journaux radios, il est fait mention de l’accord, finalement, de l’Allemagne, ou plus exactement d’Angela Merkel, de mettre sur la table les quelques milliards d’euros qui ne sauveront sans doute rien, mais qui nourriront l’illusion quelques temps encore. Globalement pourtant, la presse, au diapason des responsables politiques, n’accorde pas la place qu’il convient au chaos qui s’annonce.

 

http://www.tv5.org/cms/userdata/c_bloc/40/40635/40635_vignette_manif-athenes.jpg

cliquez, lire la news du Monde : Crise et Grèce et marché financier

 

Depuis la faillite de la banque d’affaire américaine Lehman Brothers en septembre 2008, l’occident se trouve plongé dans une crise qui ressemble à ce que serait son agonie si l’histoire avait une fin. Financière d’abord, économique ensuite, cette crise menace aujourd’hui de devenir étatique. L’organisation sociale des démocraties, la place prise par les services publics et les systèmes de solidarité face à la maladie ou la vieillesse, exigent des financements publics que la productivité des économies ne parvient plus à fournir.

Un cycle désespéré de déficits chronique, étalé sur plusieurs décennies, a permis de différer l’heure de vérité. Hélas, l’évolution concrète de la crise grecque peut laisser penser que cette longue période de non adaptation des démocraties occidentales aux changements initiés par les crises pétrolières des années soixante-dix est en train de prendre fin.

On peut vivre, en effet, le nez collé sur le présent, et imaginer que l’histoire a commencé seulement avec Nicolas Sarkozy. Il est plus juste cependant de comprendre que ce qui se joue aujourd’hui correspond davantage à une remise en cause profonde des systèmes occidentaux imaginés après la deuxième guerre mondiale. En Grèce comme en Espagne, au Portugal comme en Italie, en Grande Bretagne comme en France, en Allemagne aussi, malgré les efforts fournis dans ce pays, dans les pays scandinaves, en fait partout dans la vieille Europe, une industrie déclinante et peu innovante ne parvient plus à financer l’effort éducatif qui produit l’immense rayonnement culturel des derniers siècles, ni les dépenses de santé exponentielles du fait de l’inventivité et du progrès humain.

Ainsi c’est tout un modèle de civilisation qui se trouve contesté, notamment parce que personne n’a anticipé le fait qu’un jour, pour les Etats eux mêmes, l’argent pouvait devenir rare et cher. La Grèce menace de s’écrouler. On peut même penser désormais, même si personne ne veut le reconnaître, que son sort est joué, et sa faillite réelle proche. Si ceci se produisait, qui au moins une probabilité à défaut d’être une certitude, la réaction en chaîne, serait terrible et toucherait gravement, au cœur même de leurs identités sociales, tous les pays européens.

Quel discours nous prépare-t-il à ce choc qui s’annonce? Quel responsable nous entretient-il des conséquences? Quel élu nous informe-t-il des choix que nous devrons faire demain?

L’histoire ne s’arrête et seule la perte de la vie est irrémédiable. Il ne s’agit, dans les situations telles qu’elles se nouent, ni de cultiver le pessimisme, ni d’entretenir l’optimisme. Il s’agit juste de chercher de s’approcher au plus près d’une objectivité inexistante, d’une vérité insaisissable. Car la seule vraie faute politique est celle de l’irréalisme et de la négation des faits.

Il y a longtemps, spécifiquement en France, que nous vivons dans l’irréalité, que nous vivons à crédit, que nous vivons de l’emprunt. C’est cela qui se termine et c’est cela, ce matin, hier matin, demain matin, qui prend si peu de place dans le traitement d’une actualité que dominent toujours la burqa et la polygamie.

 

 

 

 

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Un papier formidable, simple, intelligent, de Charles Wyplosz, présenté comme professeur d’économie à Genève. Ils sont forts, à Genève. Un papier consacré à la crise grecque qui menace de faire sauter la marmite et le système avec. Pourquoi on en est là. Comment en sortir. Et qu’est-ce qu’on va en baver.

Parmi d’autres, ce passage

On ne peut pas emprunter massivement et ensuite dénoncer ceux qui vous prêtent. Il fallait y penser avant. La Grèce s’est donc mise volontairement dans une situation de dépendance et elle doit à présent en tirer toutes les conséquences, si possible avec lucidité

Ce passage là, vous retirez « Grèce » et vous mettez « France » à la place. Ca marche pile poil. C’est exactement ça. Nous dénonçons, nous Français, la finance et les usuriers qui pourtant nous sauvent la mise depuis trente ans. Nous nous sommes mis volontairement dans une situation de dépendance et pourtant nous enrageons de ne plus être libre de nos choix, indépendants dans nos actions.  Et nous aussi, comme les Grecs, nous devrons bientôt tirer toutes les conséquences de cette situation.

 

Dangereuse et potentiellement violente, la crise des finances publiques grecques pose des questions politiques passionnantes.

Les Allemands sont-ils de gros égoïstes? Voilà dix jours qu’ils se font tirer l’oreille pour mettre sur la table les 8,6 milliards d’euros qu’ils s’étaient engagés, bouche pincée et nez bouché, à prêter aux Grecs. Angela Merkel n’en finit pas de demander à Athènes des garanties, des économies, de la rigueur et des sacrifices. Or chaque jour qui passe dans l’incertitude accroît la méfiance et aggrave la crise. En France, où droite et gauche sont au carré pour voler au secours des Grecs, la France humanitaire, vraie figure de la France éternelle, on comprend et accepte mal les atermoiements allemands. Des égoïstes, vous dis-je.

Franchissons donc le Rhin et prenons un peu de recul. Pour le prix de sa réunification et aussi parce que la mémoire des horreurs était vivace, l’Allemagne a accepté voilà vingt ans de sacrifier l’outil de sa domination européenne, le mark, sur l’autel d’une enthousiasmante et émouvante communauté de destin avec la France.

Durant ces vingt années, deux attitudes contradictoires ont cohabité. La France est demeuré cigale, accumulant année après année, des déficits budgétaires qui ont fait enfler la dette nationale, démontrant surtout un désintérêt profond pour cet exercice toujours difficile qu’est la maîtrise de la dépense publique.

A l’inverse, l’Allemagne, dans la douleur le plus souvent, au prix d’un climat social morose, a comprimé ses dépenses, décidé de manière continue une politique de rigueur à la seule fin de préserver la compétitivité de ses échanges commerciaux et la vitalité de son industrie. L’Allemagne a travaillé pour son futur pendant que nous jouissions de notre présent.

La gestion de la crise grecque ne pose aucun problème à la psychologie française. Nous empruntions pour nous. Nous emprunterons désormais aussi pour les Grecs. Un peu plus, u peu moins, nous ne voyons pas où est le problème. Donc, il n’y a pas de problème.

La gestion de la crise grecque pose beaucoup de problèmes à la psychologie allemande. Il se résume à cette seule question dévastatrice: avons-nous produit des efforts pendant dix ans pour donner le produit de ses efforts aux Grecs d’une part, mais au delà des Grecs, pour compenser l’absence de sérieux et de solidarité de la quasi-totalité des partenaires de l’euro?

Nous sommes Français. L’interrogation des Allemands nous échappe donc largement. Si nous étions Allemands, la légèreté des Français nous sidéreraient évidemment.

La Grèce remboursera-t-elle l’argent que nous allons lui prêter? La réponse est simple: non. dans son fonctionnement actuel, et malgré des compressions déjà importantes, l’économie grecque ne fournit plus suffisamment de recettes pour rembourses ses emprunts passés. L’obliger à comprimer encore davantage ses dépenses, où à hausser sa fiscalité pour obtenir d’hypothétiques recettes sur le papier, revient à casser son économie, ce qui ne peut qu’aggraver le problème.

Dans la réalité de sa vie d’aujourd’hui, l’économie grecque est dans une situation de coma. Seuls, les responsables politiques feignent de ne pas le voir. Il n’y a, pour la Grèce, dès aujourd’hui, qu’une seule solution praticable. Pas une bonne solution, car il n’en existe pas. Une solution qui comporte elle même d’énorme risque. Mais une solution incontournable qu’il vaut mieux privilégier maintenant, plutôt que de perdre un temps précieux. Il s’agit du rééchelonnement de la dette opéré sous l’autorité du FMI. En clair, il faut alléger le fardeau grec de moitié, réduire de 50% ses obligations de remboursement. Cela procurait à cette économie un peu d'oxygène et lui permettrait peut-être, sinon de redémarrer, du moins de maintenir à un niveau efficace la consommation et l’investissement intérieurs.

Les contrepoints négatifs de ce choix sont évidents. Des prêteurs, organismes bancaires ou financiers, publics ou privés, devraient faire face à la défaillance. Ceci aurait évidemment des répercussions dans les économies concernées, mais pourrait peut-être se diluer moins difficilement dans un cadre plus large que celui de la seule Grèce.

L’autre inconvénient, c’est que ce choix accroîtrait la méfiance des prêteurs vis-à-vis des Etats. Mais ceci aussi est relatif, car les banquiers et les investisseurs, ces chiens galeux qui assurent notre vie à crédit depuis des décennies, sont déjà dans la méfiance. Quelle que soit la solution, cette donnée psychologique est devenue un fait politique. Aucun pays de la zone euro n’échappera à court terme à des politiques de rigueur et de compression sévère de la dépense publique. Nous nous trouvons déjà immergé dans une crise d’une gravité sans précédent, et il n’y a bien que l’irréalisme de la parole politique, de droite comme de gauche, qui nous empêche pour l’instant d’en avoir pleinement conscience.

Quelle est exactement l’aide que nous apportons à la Grèce? Voilà un aspect troublant, car il demeure caché pour l’instant dans le débat public. Les chiffres officiels et martelés sont ceux çi: l’aide de la France est déterminée au pro-rata de sa participation au financement de la BCE, soit 21% du total, soit 6,3 milliards d’euros d’aide annuelle à la Grèce, soit 3,9 milliards pour 2010, puisque l’année est déjà entamée.

Le chiffre est vrai, mais incomplet. En se résignant à faire appel à la solidarité des Etats et à celle du FMI, la Grèce s’est volontairement fermée les portes des marchés financiers. D’ores et déjà, ce pays se trouve sous la tutelle de ses partenaires. Elle a, la pression de l’Allemagne le montre bien, abdiquée sa souveraineté. Ceci vaut, selon l’accord trouvé entre chefs d’Etats européens, pour les trois années, 2010, 2011, 2012.

Donc, l’engagement de la France auprès de la Grèce est d’environ 20 milliards d’euros. La précision est utile si l’on veut bien se souvenir que nos propres finances publiques sont dans un état calamiteux. Nous nous sommes engagés, bien légèrement, à réduire de manière significative nos déficits d’ici à 2013. En soi, la tâche est très difficile, très très difficile, voire très très très difficile. Avant même de l’avoir sérieusement commencé, nous voilà lesté d’une charge supplémentaire qu’impose notre soutien effectif de la Grèce.

Cette réalité a une conséquence. Elle accroît la méfiance des marchés financiers qui regardent le spectacle. Le risque devient important de voir les agences de notations enregistrer prochainement, pour la France, cette méfiance en abaissant la note de fiabilité de l’hexagone pour sa capacité à rembourser ses emprunts. Autrement dit, nous sommes déjà pris dans une spirale identique à celle de;la Grèce.

Quand tout ceci est posé, deux constats doivent être faits. Le premier est terrible: un véritable cyclone est en train de s’abattre sur nous, qui peut emporter beaucoup de choses sur son passage, notamment ces deux biens précieux que sont l’euro et l’Europe.

Le deuxième constat est désolant: le discours politique est à des milliers de lieux de cette réalité. Le gouvernement agît avec l’air bonasse de celui qui pense maîtriser une situation cataclysme. Et l’opposition réfléchit avec la sérénité de ceux qui croient que l’avenir, pour peu qu’il soit confié, est radieux.

 

 

L’Europe en voie d’éclatement !

 

 

La Grèce est au bord du gouffre et la Belgique sur le point d’exploser. Les deux affaires n’ont, bien sûr, rien à voir si ce n’est qu’elles remettent tout de même en cause certains principes chers aux plus farouches partisans de l’Europe et, du coup, apportent de l’eau au moulin des « eurosceptiques », voire des « europhobes ».

La Grèce a fait faillite. Les gouvernements successifs d’Athènes ont géré en dépit du bon sens les finances publiques, ne faisant rien (quand ils n’en profitaient pas sans pudeur) pour lutter contre la corruption généralisée qui est devenue, depuis longtemps, l’un des sports les plus pratiqués dans le pays qui vit naître les Jeux Olympiques.

 

La Grèce a fait partie, avec l’Irlande et le Portugal, des trois pays que l’Europe a sans doute, à une époque, les plus aidés. Or, si on a rapidement pu voir l’Irlande et le Portugal rattraper une grande partie des retards considérables qu’ils avaient par rapport au reste de l’Union, en Grèce, on n’a rien vu. Les fonds européens ont disparu mystérieusement et, fidèle à sa mythologie, la Grèce est devenue pour l’Europe un tonneau des Danaïdes.

Aujourd’hui, on nous dit que, pour l’euro, pour l’Europe, il faut sauver la Grèce. Bruxelles a décidé – malgré l’évidente mauvaise volonté de l’Allemagne - d’accorder un prêt de 30 milliards d’euros sur trois ans à la Grèce (auquel le FMI ajoutera 15 milliards). « Une rustine pour boucher une fissure au milieu de la catastrophe », disent les spécialistes. Tous les experts sont unanimes pour déclarer que la Grèce aurait, en fait, besoin d’au moins 90 milliards pour se rétablir tant bien que mal.

 

Mais les choses pressent. Athènes dont le déficit est de 13,6% du PIB et qui ne peut plus emprunter aujourd’hui qu’au taux usuraire de 9% doit faire face, le 18 mai, à une échéance de 8,5 milliards d’euros.

La France (Sarkozy) a décidé d’accorder un prêt de 3,9 milliards d’euros, à 5%. Naturellement, comme Paris n’a pas le sou, Paris va emprunter pour pouvoir prêter à la Grèce. Notre « trou » à nous va donc se creuser davantage encore. Mais, à Bercy, on nous explique que nous pouvons emprunter à moins de 2%. C’est tout juste si on ne nous explique pas que nous allons faire là une bonne affaire !

 

En fait, les malheurs de la Grèce posent une vraie question. Que signifie la « solidarité européenne » ? S’il était parfaitement souhaitable d’aider certains pays européens à la traîne à se mettre, plus ou moins, au niveau moyen de l’ensemble européen, est-il normal de renflouer des pays qui ont fait n’importe quoi, sans tenir aucun compte ni des règles les plus élémentaires ni des avertissements qui lui avaient été donnés ?

 

On comprend parfaitement la mauvaise volonté de Mme Merkel qui en a assez de voir traiter son pays comme la « vache à lait » de l’Europe. Et certains Français comprennent mal que, dans les difficultés que nous connaissons nous-mêmes en ce moment, on aille aider, à « fonds perdus d’avance » une Grèce corrompue jusqu’à la moelle et qui n’a pas la moindre volonté de faire le moindre effort.

 

Mme Merkel estime que l’Europe pourrait parfaitement « expulser » tel ou tel pays (elle pense évidemment à la Grèce) qui ne jouerait pas le jeu. Un député UMP, Jacques Myard, vient de reprendre cette idée d’expulsion de la Grèce, si ce n’est de l’Europe du moins de la zone euro, en déclarant : « La monnaie unique est structurellement inadaptée à la Grèce. Lui prêter fait baisser la fièvre, mais la fièvre remontera immédiatement. Les prêts épongent les conséquences, ils seront sans effets sur les causes. Persister dans cette voie c’est s’engager à prêter ad vitam aeternam à Athènes. La Grèce sortira de l’euro tôt ou tard, le plus tôt serait le mieux ».

 

L’affaire belge pose une tout autre question. Sans doute plus fondamentale encore. Sans qu’on s’en soit toujours bien rendu compte ni surtout que personne ne nous ait jamais demandé notre avis, nous sommes, au fil des années, passés d’une « Europe des Nations », telle que l’avaient rêvée ses créateurs au lendemain de la guerre, à une « Europe fédérale » qui entend décider de tout, où les frontières ont disparu, avec une monnaie unique, un parlement qui impose ses lois, un pseudo gouvernement, des tribunaux qui ont, par définition, le dernier mot et une horde de fonctionnaires qui gèrent, qui dictent leurs volontés, qui imaginent comme ils l’entendent notre avenir.

 

Cette Europe de la technocratie détruit, chaque jour davantage, la notion même de « nation » à une époque où pourtant la mondialisation, les transferts de population, la disparition des idéologies, la perte de tous les repères poussent tous les peuples à tenter de retrouver leur authenticité, leur originalité, leurs racines. Autant dire leur nation.

On l’a bien vu en Europe de l’Est où la chute du bloc soviétique a provoqué une renaissance de tous les nationalismes. Les Tchèques se sont séparés des Slovaques, tout comme la mort de Tito a provoqué l’éclatement de la Yougoslavie et la renaissance d’une kyrielle de nations et d’Etats indépendants (la Croatie, la Serbie, le Monténégro, etc.).

On peut d’ailleurs remarquer que les rares fois où on a consulté les peuples européens sur cette évolution accélérée vers une Europe fédérale, ils se sont montrés pour le moins réticents, que ce soit à propos du Traité de Maastricht ou de la Constitution européenne. Contrairement à ce que pensent les technocrates bruxellois, les peuples européens sont encore et plus que jamais attachés à leurs nations

 

La Belgique est un Etat fragile en raison de son histoire récente et surtout de l’antagonisme qui a toujours opposé les Wallons (autrefois riches et dominants) aux Flamands (jadis méprisés et aujourd’hui maîtres de l’économie du pays). Cœur de l’Europe avec, en plus, pour capitale Bruxelles, la capitale européenne, il était évident que l’éclatement programmé des nations européennes allait porter un coup fatal à la fragile « nation belge » en réveillant, par là même, une « nation flamande » revancharde.

 

L’idée de transformer le royaume en fédération pour tenter de calmer les choses en donnant aux Flamands une certaine autonomie n’a sûrement pas été la bonne. Dans ces cas-là, l’autonomie conduit toujours à revendiquer l’indépendance. Personne ne sait « quand », mais tout le monde a compris maintenant que la Belgique éclatera un jour où l’autre et dans des conditions sans doute difficiles puisqu’il faudra décider du sort de Bruxelles, en « zone » flamande mais à très grande majorité wallonne.

 

Bref, cette semaine, on en est venu à se demander, à la fois, si une Europe à 27, avec des pays « incontrôlables » et présentant d’innombrables disparités, était viable à long terme et s’il était déjà temps d’oublier que les peuples avaient besoin du cadre des nations.

 

Une bien mauvaise semaine pour l’Europe !

 

Thierry Desjardins

 

Ancien adjoint du directeur général du Figaro, grand reporter, lauréat de l'Académie Française, Thierry Desjardins est l'auteur de plusieurs biographies et de différents ouvrages dont "Laissez-nous travailler", "Arrêtez d'emmerder les Français ", "Le scandale de l'Education Nationale" et "Monsieur le Président, c'est la Révolution qu'il faut faire".

http://www.liberte-cherie.com/img/federation/4162_Portrait_Thierry_Desjardins.bmp

Cliquez, lire son blog

 

Voir ici le témoignage en direct de français/allemand en Grèce:

 

La Grèce: Témoignage.....et une certaine analyse de la situation

La Grèce: Témoignage.....et une certaine analyse de la situation (2)

 

 

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Quelques visions de blogueurs:

Brèves de crise de Vincent B

16:56 Écrit par HUMANITAS dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : dette, crise(s), grèce, charles gave, zimmerman, aurélien véron, pld, europe, euro | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

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