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15/04/2010

2010 année de la biodiversité

Un accès possible par un partage réglementé

Source: Site de la C.D.B


« Pour sa première réunion des Nations Unies, Cali a rempli son mandat et est entrée dans l’histoire comme le lieu de naissance du projet de Protocole de Nagoya sur l’accès et le partage des avantages ». Colorés d’un brin d’emphase, les propos d’Ahmed Djoghlaf, Secrétaire exécutif de la Convention des Nations Unies sur la diversité biologique n’en consacrent pas moins une avancée largement considérée comme décisive. Les 500 représentants des gouvernements, des communautés autochtones et locales, de la société civile, des centres de recherche et du secteur privé, venus à Cali, pour la neuvième réunion du Groupe de travail spécial se sont mis d’accord sur un projet de protocole mais aussi sur un plan de route jusqu’au Sommet de Nagoya. Conçu, sous l’égide de la Convention sur la diversité biologique, ce protocole sera proposé pour adoption par les gouvernements du monde lors du Sommet sur la diversité biologique de Nagoya, au Japon, en octobre prochain.

 

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cliquez l'image, site de l'année de la biodiversité 2010


Partage juste et équitable des ressources, mais encore ?

Le partage juste et équitable des avantages découlant de l’utilisation des ressources génétiques est le troisième objectif de la Convention sur la diversité biologique (CDB), traité international entré en vigueur en décembre 1993, et dont les deux premiers objectifs sont l’utilisation durable de la biodiversité et sa conservation. Pour mener à bien sa mission, la Convention procède par évaluations scientifiques, élabore des outils, engage des processus, favorise le transfert de technologies et de bonnes pratiques. Ses décisions associent largement et de manière active toutes les parties concernées, notamment les communautés autochtones et locales, les ONG, les femmes et les jeunes, le secteur privé. Les Parties à la Convention ont l’autorité pour déterminer les modalités d’accès aux ressources génétiques dans les territoires soumis à leur juridiction et ont aussi l’obligation de prendre des mesures appropriées afin de partager les avantages découlant de leur utilisation. Les ressources génétiques peuvent-être utilisées à différentes fins. Les utilisateurs des ressources génétiques peuvent être des centres de recherches, des universités, des sociétés privées de la recherche pharmaceutique, de cosmétiques, de l’agriculture, l’horticulture et la biotechnologie. Les avantages tirés des ressources génétiques peuvent concerner les résultats de la recherche, le transfert de technologies qui utilisent ces ressources, la participation aux activités de recherche biotechnologique, ou des avantages pécuniaires issus de la commercialisation des produits basés sur les ressources génétiques.

Une opportunité

« Le protocole sur l’accès et le partage des avantages (APA) représente une opportunité pour que la communauté internationale préserve nos ressources génétiques et les connaissances traditionnelles tirées de la biodiversité dans le cadre d’un développement durable qui peut avoir un impact positif sur le développement entrepreneurial de nos régions et répondre aux attentes de développement économique et social de nos pays » a estimé Madame Yadir Salazar, Directrice du ministère des affaires étrangères du gouvernement de Colombie. Pour Tim Hodges du Canada et Fernando Casas de Colombie, les coprésidents du processus de négociation, « il est crédible et, ce qui est peut-être le plus important, il est direct et intelligible par les acteurs qui sont en-dehors du processus et qui doivent maintenant comprendre la chance que représente l’adoption du régime de l’APA. » Il donnera en effet des procédures claires et transparentes aux utilisateurs et aux fournisseurs de ressources génétiques, qui mobilisent comme matière première ce qu’on trouve dans les microbes et les plantes pour une utilisation commerciale ou non. L’APA régule donc l’accès aux ressources et la manière dont les bénéfices tirés de leur utilisation sont partagées entre les pays qui les exploitent et ceux qui les fournissent. « Cali marque une étape importante dans l’application pleine et entière de la Convention sur la diversité biologique. Dix-huit ans après le Sommet de la terre, nous avons ouvert la voie pour un partage juste et équitable des avantages tirés de la biodiversité de notre seule et unique planète » a déclaré Jochen Flasbarth, Président de l’Office allemand de l’environnement et actuel Président de la Conférence des Parties à la CDB.

 

12:11 Écrit par HUMANITAS dans Environnement | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : nagoya, biodiversité, génétique, ressources | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

Commentaires

Les OGM(s) sont un risque pour la biodiversité. Une étude ( publiée dans la revue International Journal of Biological Sciences démontre la toxicité de trois maïs génétiquement modifiés du semencier américain Monsanto, a annoncé vendredi 11 décembre le Comité de recherche et d'information indépendant sur le génie génétique (Criigen, basé à Caen), qui a participé à cette étude.
prouve la nocivité pour l'organisme de trois maïs Monsanto ( source le monde : http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/12/11/une-etude-prouve-la-nocivite-pour-l-organisme-de-trois-mais-monsanto_1279552_3244.html )Ecoutez donc cette interview d'un scientifique du Criigen (Comité de recherche et d'information indépendant du génie génétique)
http://terreaterre.ww7.be/emissions/ogg/070331/070331.ogg
Le problème des OGM est bien plus politique et économique que scientifique. Et à ceux qui ont compris que le problème était plus grave qu'un simple mysticisme naturaliste, voici la possibilité de vous faire entendre :
http://www.avaaz.org/fr/eu_health_and_biodiversity/?cl=513566167&v=5657"

Écrit par : Eric | 15/04/2010

OGM sont clairement un risque pour la biodiversité, la santé et aucun débat publique n'a été mis en place. OGM: ETABLISSONS D'ABORD LES FAITS ( signez la pétition pour faire entendre sa voie).

Au Président de la Commission Européenne José Manuel Barroso:
Nous vous appelons à décréter un moratoire sur l'introduction des plantes génétiquement modifiées en Europe et à mettre en place un organisme éthique et scientifique indépendant chargé de mener à bien la recherche sur l'impact des OGM et de déterminer leur régulation.

Écrit par : claudia | 15/04/2010

Merci Eric et Claudia de vos commentaires
Toutefois je reste beaucoup plus mesuré sur cette question des OGM, effectivement il y a une guerre idéologique des extrèmes, s'il y a guerre il faut en être deux. Nous sommes aux balbutiements de la génétique, des progrès resteront toujours à faire par rapport à l'existant, nous devront mesurer et avec une grande transparence les différentes innovations, surtout leur industrialisation certes, mais grâce ne tombons pas dans ce cycle rétrograde du "principe de précaution". Occidentaux sommes-nous, pensons aux peuples notamment du sud souffrant de malnutrition...Le seul fait que par une transformation génétique, nous puissions sur leur terre leur proposer une culture céréalière, voire autre, c'est une démarche humaniste. Combien meurent en ces jours?
Bien entendu j'entends très bien votre position, naturelle...Tout est équilibre dans une socièté, soyons plus ouvert, sans être naïf(d'un côté comme de l'autre). Respectons les innovations, tout en contrôlant les projets concrets, leurs développements, analysons en transparence les conséquences, bonnes comme nocive, pour le bien de l'ETRE (humain).

Écrit par : alan de Bx | 16/04/2010

Les commentaires sont fermés.

 
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