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19/10/2009

Un Bouffon du Roi pour deux - Dély de Marianne/Hérold d'Alternative Libérale?

Très étonné d'entendre sur une grande radio française la publicité d'un livre écrit par M.R. Dély (DA de Marianne) le "Besancenot, l’idiot utile du Sarkozysme" d'une part juger les gens n'engage que lui, mais pas très fair-play; Mais surtout l'interview rappelle à mots non prêtés, je présume, les expressions, même la stratégie, déployées par la présidente du mouvement libéral français (Alternative-Libérale) Me Sabine Hérold. La surprise étant passée, je n'ai pas cru bon d'effectuer un post ici, cependant aujourd'hui cela commence à rebondir du côté des libéraux et notamment de leur présidente. Voici source facebook la dite réplique ou son site (cliquez l'image ci-dessous)


Besancenot, l'idiot utile du sarkozysme ? Besancenot, le bouffon du roi Sarkozy

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Que faut-il en penser?

y a t-il eu plagiat? - Corruption au sein des médias? - Marianne est-il financièrement en danger, ou faut-il que les idées plutôt d'un certain clivage émanent de leurs idéologues philosophes et non de celles des libéraux? - La gauche serait-elle malade à ce point?

Tant de questions qui me laisse pantois, la démocratie est en danger, notre République est de plus en plus bafouée.....

Source Facebook:

Renaud Dély, directeur adjoint de la rédaction de Marianne, publie un nouvel ouvrage appelé « Besancenot, l’idiot utile du Sarkozysme ». Il y détaille la même thèse que mon dernier livre, « Le Bouffon du Roi » paru en mai aux éditions Michalon. J’invite d’ailleurs tout un chacun à acheter les deux livres (disponibles ici pour le mien, là pour le sien), et constater que soit la communion de nos esprits était intense, soit Dély a gagné du temps… Les bonnes idées sont faites pour être copiées. Presque mot pour mot. J’y vois un éloge. Et puis, en tant que libérale, je ne suis pas pour une pratique trop restrictive de la propriété intellectuelle… Certes…

Mais ce matin, l’étrange imposture est devenue un peu plus manifeste et donc un peu moins supportable. Sur Europe 1, Renaud Dély était invité de Michel Field et Alain Duhamel. Voici le podcast de l’émission (à commencer à la minute 26 :30).

C’est bien simple, Renaud Dély, tient exactement le discours que je tenais il y a 5 mois, lors de la sortie du Bouffon du Roi. On retrouve quasi à l’identique les termes et les thèmes que j’ai pu développer sur Le Post, sur France 3 IDF, France 3 nationale, chez Alex Joubert, Fluctuat ou encore dans la presse avec des articles dans Le Figaro, Valeurs actuelles ou le JDD (et même à la fin de Mots Croisés d’Yves Calvi, il y a 10 jours !). Bref, rien qui ne passe inaperçu à un Directeur-adjoint à la Rédaction de Marianne, ou à des journalistes aussi avertis que Michel Fiel ou Alain Duhamel. Etonnement ! O surprise !

Deux journalistes aguerris, renommés, peuvent ils « zapper » la source des idées qu’ils recyclent aujourd’hui comme si elles tombaient du ciel ?

Pourtant, à aucun moment Field et Duhamel n’ont demandé à Dély en quoi son livre était différent du mien ou n’ont essayé de le pousser dans ses retranchements.

On pourrait croire qu’il s’agit d’un oubli de leur part.

Cela aurait pu être possible si je n’avais pas été appelée cette semaine par Valérie Danon, journaliste de l’émission, qui m’a demandée de réaliser une interview. J’ai donc bien enregistré mercredi par téléphone une interview, dans laquelle je détallais la thèse du Bouffon du Roi.

Non seulement mon interview a-t-elle été zappée, mais, comble de l’ironie, les journalistes ont passé à l’antenne une interview de Besancenot, en disant à Dély : « Besancenot vous répond à sa façon, c’était sur France 3 en mai dernier ». Ce que les journalistes ne précisent pas, c’est que cette « réponse » de Besancenot était adressée à MON livre, et a été diffusée dans le 12-13h de France 3 alors que j’étais sur le plateau pour présenter le Bouffon du Roi !!! On croirait une interview PPDA – Castro !

Voici la vidéo, vous remarquerez que c’est bien cette intervention de Besancenot qui a été reprise.

Pourquoi, à aucun moment n’a-t-il été précisé qu’un livre détaillait cette même thèse, mais avec 5 mois d’antériorité ? Pourquoi n’a-t-il pas été précisé dans quel contexte Olivier Besancenot avait tenu les propos repris à l’antenne ?

Peut être qu’il y a cinq mois, en pleines élections européennes, ce n’était juste pas le « moment » ? ? ?

S’agissait-il simplement de congratuler un confrère, au mépris de la plus basique honnêteté intellectuelle ? Pourquoi donner l’impression que Dély venait de « découvrir » une nouvelle thèse alors qu’il ne fait que reprendre des arguments énoncés 5 mois plus tôt par une autre ?

On comprend mieux pourquoi Marianne, lors de la sortie du Bouffon du Roi n’avait pas réalisé d’article sur ce livre, malgré les demandes répétées de mon éditeur.

Voilà d'autres visions:

Le NPA répond à Renaud Dély

2012 Besancenot au service de l’Elysée

18/10/2009

Not Evil Just Wrong

N'OUBLIEZ PAS VOTRE SORTIE FILM DE LUNDI

Voici un communiqué de presse de Liberté Chérie reçu dans ma mailbox, interessant je pense, il me permet de faire un lien avec mon post concernant le Professeur Courtillot



A l'occasion de sa sortie mondiale, Liberté Chérie vous invite à venir découvrir le documentaire « Not Evil Just Wrong », qui se veut une réponse cinglante à la croisade déraisonnable contre le « réchauffement climatique » lancée par Al Gore et ses disciples, comme Hulot, Cohn-Bendit et Arthus-Bertrand en France. Ce film met en lumière les approximations scientifiques qu'ils tentent de répandre, dénonce la manipulation grandissante exercée sur nos enfants dans les écoles, et nous met en garde contre le risque que les pseudo-écologistes bien introduits dans les lieux de pouvoir font peser sur notre liberté, notre mode de vie et notre avenir.


Projection publique de « Not Evil Just Wrong »

à l'occasion de la sortie mondiale du film

Le lundi 19 octobre à 20h00,
Salle Pierre Nicole
9 rue Pierre Nicole
Paris 5ème

Entrée : 4 euros par personne
Le film est en anglais, sous-titré en français

Bande-annonce

http://www.youtube.com/watch?v=sHMOEVRysWE



Jean-Michel Bélouve, auteur d'un livre de synthèse extrêmement documenté à paraître sur la question du changement climatique et de plusieurs articles sur ce thème, répondra à vos questions suite à la projection du film.


Pour ceux d'entre vous qui ne pourront se déplacer, un DVD (incluant les sous-titres en français) sera prochainement commercialisé.


Ce documentaire est une première réponse que nous nous proposons de donner aux prétextes invoqués pour défendre des mesures liberticides et contre-productives à prétention écologique, comme la taxe carbone. D'autres suivront.


La défense de nos libertés ne viendra que de la société civile : à nous de nous informer pour débattre, de débattre pour comprendre, de comprendre pour agir efficacement.

Librement,

Liberté Chérie



Remarque : Liberté Chérie n'a pas la prétention de se prononcer sur la réalité scientifique ou le degré de nocivité d'un éventuel réchauffement climatique d'origine humaine. Nous tenons simplement à rappeler les faits suivants :

Contrairement à ce que beaucoup de leaders d'opinion s'efforcent de faire croire, le débat scientifique sur la question n'est absolument pas tranché, et les arguments contre la thèse officielle sont très nombreux et défendus par un nombre sans cesse croissant de scientifiques crédibles à travers le monde.
Quels que soient les dangers qui menacent l'humanité à plus ou moins long terme, la manière la plus efficace de les combattre est de laisser libre cours à l'innovation, pas de brider cette dernière par une fiscalité qui ne sert qu'à asseoir davantage la domination de la classe politique sur la population.

17/10/2009

Hommage à un sociologue et Philosophe : Raymond ARON

17 octobre 1983 , décès d'un libéral de gauche, d'un libéral classique.

L'auteur de `L'Homme contre les tyrans´ pourrait, lui, éclairer une juste conception du libéralisme, dont il fut un des penseurs dans la lignée de Tocqueville. Le libéralisme n'est pas le capitalisme déchaîné d'une mondialisation anarchique. Le libéralisme n'est pas la négation de l'État, ni de l'autorité qui lui revient pour défendre les faibles contre les forts, et les honnêtes gens contre les voleurs. Raymond Aron : `La liberté est l'essence de la culture occidentale, le fondement de sa réussite, le secret de son étendue et de son influence´ (`L'Opium des Intellectuels´).

Raymond ARON - Qu’est-ce que le libéralisme ?


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Biographie, cliquez l'image

« Ce qui caractérise en profondeur le libéral authentique d’aujourd’hui et le distingue du pseudo-libéral caricatural ou anachronique qu’imaginent ses adversaires, c’est une représentation du monde, une philosophie. Un régime économique est toujours une création humaine : à cet égard, les mécanismes du marché ne diffèrent nullement de la planification centralisée. Que l’on ait jadis jugé le marché conforme à la nature, qu’on y ait vu le résultat de lois dites naturelles, il ne s’agit là que de péripéties de l’histoire des idées. Le contenu proprement scientifique de l’enseignement des économistes se présente le plus souvent enveloppé, parfois dissimulé, dans des représentations idéologiques, des jugements de valeur, des métaphysiques, caractéristiques d’une époque et promises à un inéluctable vieillissement. Ainsi, le libéralisme a été souvent travesti en loi de la nature alors qu’il ne s’épanouit qu’avec l’aide de l’art politique, et de l’art le plus haut. [...]
Le libéralisme, tel que nous l’entendons, ne se réduit pas à la défense et à l’illustration de la libre entreprise et des mécanismes du marché. La pluralité des centres de décision, la fonction jusqu’à présent irremplaçable du mécanisme des prix représentent des modalités institutionnelles, dont l’expérience a confirmé la valeur, d’une conception de la vie collective, de l’existence humaine. Conception que les uns taxent de pessimiste et que je juge optimiste ; conception pessimiste aux yeux des utopistes qui, prêts à donner leur cœur et leur vie à un parti, à un chef, à une révolution, nous reprochent de leur rappeler la retombée fatale de la mystique en politique et le risque de tyrannie totale au nom de la libération intégrale. Mais notre pseudo-pessimisme s’accompagne en vérité d’un acte de foi : nous acceptons le risque des libertés et de la démocratie, nous faisons le pari qu’en dépit de tout, la discussion permanente n’interdira pas la paix civile, que la contradiction des intérêts particuliers laissera se dégager des décisions compatibles avec le bien de la nation. Nous préférons le désordre et le tumulte des sociétés libres au calme apparent des régimes où les détenteurs du pouvoir suprême prétendent détenir la vérité et imposent à leurs citoyens-sujets une discipline de pensée et de parole en même temps que d’action. Nous choisissons les sociétés dans lesquelles l’opposition passe pour un service public et non pour un crime. Préférence et choix qui me paraissent témoigner d’un optimisme fondamental, ou, en tout cas, d’un courage raisonné. »

Raymond ARON, « Qu’est-ce que le libéralisme ? 18 novembre 1969 », publié dans la revue Commentaire, n° 84, hiver 1998-99

19:43 Écrit par HUMANITAS dans Philosophie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : raymond aron, tocqueville, libéralisme | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

16/10/2009

Sommes nous tous égaux à la suite d’une perte d’emploi, d'un métier.. ?

Parlons vrai et sans détours, est une nouvelle série d’articles sur la vie de tous les jours, de tous les faits de la vie, et cela sans aucune prétention. Etre humaniste, c’est aussi avant toute chose aller sur le terrain, voir, recueillir, analyser, proposer, se concerter puis décider. Un long chemin que dis-je un périple, mais d’une importance fondamentale, essentielle à la prospective sociale économique.

 

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Le premier de ses articles :

Sommes nous tous égaux à la suite d’une perte d’emploi, d'un métier.. ?

Globalement la plupart des personnes interrogées vont vous répondre « vous savez quand vous perdez votre boulot, c’est tout qui pète, vous vous retrouvez SDF… et chercher un job c’est la croix et la bannière». Soit, cela peut être vrai mais pas pour tous, fort heureusement d’ailleurs. Cependant, il faudra hélas constater que de cet état de fait, le statut d’un salarié plutôt grande entreprise et celui d’un indépendant, artisan… auront une finalité bien différente. Rappel important, ce qui suit ne concerne en rien les licenciements abusifs au sein de société indépendante, petite de surcroît, sans syndicat, ainsi que les licenciements pour faute grave, il va de soi.

Remarque à considérer, les luttes des uns ont pu acquérir des droits, pour les autres ? Indépendants même avec des syndicats (non représentatifs) ils n’ont eu rien, suite à l’isolement de leur fonction. Aussi, ont-ils été liés à notre système sociétal du XIX/XXème : l’Ere industrielle, Fordisme et Taylorisme pour son organisation, son économie et le collectivisme de l’époque : socialisme, égalitarisme.

Etre salarié dans le secteur privé (voire nationalisé/privé ; abstraction faite du statut de fonctionnaire qui a ou avait « la sécurité de l’emploi ».), et perdre son travail, n’est pas socialement et économiquement une situation de confort. Parlons ici de licenciement «  économique ». Au sein des moyennes et grandes entreprises, il est bien rare dans la plupart des cas qu’il soit soudain. Très souvent et bien avant la décision de la direction d’entrevoir cette rupture de contrat, il y a des possibilités de mutation au sein d’une filiale du groupe, de reconversion, la plupart du temps via une formation adéquate, et selon le besoin de l’entreprise. Cependant bon nombre de salarié n’accepte pas l’idée de changement (excepté les départs en retraite anticipé). Elle pourrait être pourtant un moyen d’évoluer, mais il ne le voit pas comme cela. L’habitude de posséder un même emploi à vie au sein d’une même entreprise est ancrée pour cette génération pré soixante-huitard, voire au-delà.

En conséquence de quoi l’entreprise par l’intermédiaire de sa direction du personnel (DRH), « préserve » quelque peu le salarié en l’installant sur un poste, soit délicat avec une charge de travail administratif, soit sur ce que l’on appelle « une voie de garage »correspondant à rien. Cela a finalement un coût pour l’entreprise, car son investissement humain de départ ne sera au final guère rentable, et pour le salarié un nouveau travail, inintéressant qui ne correspond pas à son attente, mais qui le rendra désabusé, aigri au fil du temps. Bien souvent le choix d’adhérer à un syndicat*, si possible le plus représentatif de l’entreprise, intervient, à moins que cela fut fait précédemment.

Dans l’échelle du temps, cela prend entre une et trois années…le salarié a des projets, des idées, il peut oser la liberté d’entreprendre, un autre en fin de carrière ferait parti de départ anticipé : le pré retraité. Pour beaucoup de salarié, c’est un point de non retour, alors il se trouve confronté à la rupture de leur contrat de travail. Selon le statut, l’ancienneté et, la convention collective auquel il appartient, il touche le solde de tout compte, moyennant dans certain cas un petit pactole (nonobstant la participation, l’intéressement à postériori, s’il y a lieu).

L’entreprise est dégagée partiellement et l’Etat prend le relais. Selon la négociation précédente, l’intéressé s’inscrit à l’Assedic et à L’ANPE (pour retrouver d’ailleurs toujours le même boulot qui n’a parfois plus cours). Psychologiquement la situation n’est pas géniale, c’est une rupture. Financièrement et pendant un laps de temps assez court, l’ex salarié perçoit en plus de son enveloppe de départ, une allocation qui celle-ci suite à de moindre cotisation sociale se trouve plus conséquente que son salaire lorsqu’il travaillait. Les mois passent et les aides diminuent. Une année passée voire davantage (selon Convention Collective). La suite des indemnités est reprise par le RMI dans la mesure ou la personne n’a pas retrouvé de travail.

L’ANPE aura t-elle fait son boulot ? L’intéressé aura t-il cherché de l’emploi ? Ici n’est pas le sujet, afin d’éviter toute polémique. La gestion de cet état de fait, même si elle n’est pas réjouissante, voire non voulue, il n’en n’est pas moins vrai que des aides sont bien là, même substantielles en fin de cycle. Les questions pourraient être plutôt : Pourquoi l’entreprise (aidée de l’Etat, s’il le faut) n’aurait pas obligé son salarié à le réinsérer dans la vie active, moyennant une formation évolutive. Cela par rapport à la durée que peut représenter la perte de rentabilité à l’entreprise pour un salarié qui ne fait plus qu’acte de présence, ainsi que la perte pour les contribuables que nous sommes à aider une personne pendant ce temps de chômage…tant mal approprié que déshonorant pour la dite personne. Si ANPE, pourquoi alors ne pas suivre, encadrer cet ancien salarié jusqu’au moment ou un travail se présente à lui, avec tout le respect que nous devons lui donner ? Cela sans rétribution automatique, mais un crédit accordé jusqu’à l’étape d’une embauche providentielle. Que nôtre nouvelle société ne parle plus d’assistance, pire d’assistanat, que nôtre mentalité puisse un jour changer. Il est toujours plus facile pour l’Etat de « donner sans compter », aujourd’hui de s’endetter, que d’aider les personnes à retrouver par la liberté leur dignité afin qu’ils puissent par eux mêmes (au moins leur en donner le sentiment) retrouver le travail*.

Le conservatisme social me répondra, que bien entendu les salariés se sont battus pour avoir des droits… Soit et ce fut louable en son temps. Mais que dire des autres, les indépendants de toute horizon, des syndicats, ils s’en sont aussi crées, mais ces personnes qui ont choisi naturellement le chemin de la liberté, soit de vivre et travailler l’esprit libre, sont certes pour certains syndiqués, mais pour le fun. Pourquoi cela ? Leurs syndicats n’ont jamais été représentatifs des jacobines gouvernances d’une époque ou encore en ce jour, que les cinq dorés sont les garants d’une opposition à 3% maximum, bonjour la représentativité ! A Quand le changement, la pluralité ?

 

Projetons nous maintenant sur ces indépendants, qui sont-ils ?

Bien souvent ce sont des personnes qui ont choisi (à priori) de travailler librement, c’est à dire sans avoir un patron derrière eux sauf que le « Big boss » car il y a toujours quelqu’un au-dessus de vous, c’est le banquier. Ils sont chefs d’entreprise (TPE, PME/PMI … ), indépendants, artisans, agriculteurs …Tout ce joli monde n’est pas logé à la même enseigne. Eux ne perdent jamais leur travail (plutôt le travail qui pourrait les lâcher), car ils sont à même de le gérer, soit ici le sens du verbe gérer à son importance. Ne pensez pas que tous soient issus de grandes écoles, de commerce ou de gestion… Certains se sont crées par expérience, dans la durée. Encore fallait-il avoir la volonté et aussi celle de devoir travailler de manière autonome, l’opiniâtreté de réussir, ce qui n’est pas donné à tous. D’autres seront passés par la case métier ou technologie, pas choisi toujours, ou limités de part leur parcours scolaire, voire davantage car n’aimant pas l’école (déjà un semblant de « l’être libre »).

Afin d’effectuer le parallèle, enfin la comparaison avec le cas précédent, restons dans une optique similaire générationnelle, avec nos plus jeunes de nos jours, l’évolution est tout autre. Etre son propre patron en fait rêver plus d’un, encore qu’il faille franchir le premier pas. C’est un investissement personnel passionnant, mais comme tout investissement, il a ses risques. La gestion des aléas et des risques cela s’apprend, ou plutôt est une option que l’on entame après quelques années de MBA, master de gestion…Quand par exemple un artisan se trouve en apprentissage, après normalement trois années, il acquiert son diplôme et tant bien que mal, il se lance dans une affaire (pour les mieux lotis : entreprise familiale) ou plus généralement prendra l’expérience sur le terrain en étant lui-même un premier temps salarié. Gérer, la connaissance est minimale, alors pour les risques…

Un artisan donc à son compte. Connaître son métier, certes c’est très important, malheureusement pas suffisant, il faut aussi avoir du relationnel, monter son réseau et trouver des clients. De nos jours les clients, il n’a pas trop de mal à devoir chercher. L’artisanat (vous savez la première entreprise de France) est en chute libre et pas qu’en France, faute de formation et de reconnaissance des métiers manuels dès l’école. Le problème, le client, c’est bien mais il y en a beaucoup, et ce sont des girouettes à devis. Les artisans sont pas nombreux et les meilleurs d’entre eux très convoités. Le client devient très exigeant, car bien souvent il s’est fait avoir préalablement avec de faux artisans (le bricoleur qui travaille au noir quand cela lui plait tout en touchant le RMI) ou avec un petit jeune débutant qui démarre avec ses rêves, sa liberté, mais ne connaît que la théorie de leur métier, car souvent pas d’expérience, de moyens, comme de référant afin de l’encadrer.

Prenons le parcours d’un artisan (a), les premières années tout se passe à merveille, le marché est bon, jeune et beau on se mari, des enfants. La femme reste à la maison pour les enfants… Les clients affluent, les devis aussi, les charges s’alourdissent et le travail devient très conséquent à tel point que le partenaire (ici la femme) se retrouve rapidement super occupée entre les devis, le téléphone, les fournisseurs, les paiements, les clients et commence les reproches de ces derniers car non respect des délais de ci de çà. L’artisan travaille, intempéries ou pas, vite harassé, éreinté et stressé. Il a tendance à surbooker car il faut payer les charges de plus en plus importantes et la trésorerie surtout est oubliée. Au final le partenaire explose, travaille incessant et non reconnu (très peu) pas rémunéré, retraite aléatoire, la vie de couple se détériore, les finances s’amenuise, une vie de famille longtemps déjà réduite. Le travail sept jour sur sept est insupportable, le divorce se précise et notre artisan (a) s’infléchit vers une spirale descendante.

Un artisan (b) qui lui gère mieux ses affaires, décide d’embaucher un compagnon car l’activité est grandissante. Ce nouvel ouvrier, il faut le rétribuer d’ou des charges supplémentaires… A terme, même conséquences que (a), soit il embauche un apprenti, qu’il faut encore trouver (qui plus est motorisé en espace rural) et surtout prendre beaucoup de temps à le former, voire de nos jours l’éduquer, ce n’est pas leur rôle et encore faut-il en avoir la pédagogie. Là aussi les conséquences sont identiques.

 

Les artisans (a) et (b) cités ne sont pas anodins, bien entendu cela ne concerne pas tous les artisans (par contre peut concerner d’autres indépendants), certains diront même que beaucoup réussissent et tant mieux, d’autres diront qu’ils gagnent de l’argent sur le dos des clients ! En effet ceux-là même font du black à leurs risques et périls, pire emploient des ouvriers non déclarés. D’autres auront les moyens de leurs réussites liées au renom d’une entreprise familiale de plusieurs générations, puis d’autres se rassembleront au sein d’une association afin de mutualiser les charges, les bénéfices étant partagées.

Revenons à nos artisans, que deviennent-il dans cette tourmente ?

Si cette histoire vous est narrée, ici dans un langage simple et fluide, c’est pour vous préciser que ce n’est pas un conte, ou un essai de script pour la télé, le cinéma… c’est tragiquement la vérité qui nous entoure près de chez nous. Les dites personnes (a) et (b) existent bel et bien, ce sont des hommes (parfois des femmes) partis de leurs villages ils squattent dans les grandes villes qu’ils arpentent un coin de vos rues afin de mendier.

Des personnes valeureuses qui ont perdues toutes formes de dignité, plongées dans l’alcool, dans la solitude… Le rêve fut-il beau un jour, il s’en retrouve sans rien, sans famille, parfois même à devoir être toujours redevable de pension alimentaire envers leurs enfants qui ne peuvent en aucun cas payer…

 

L’égalitarisme des uns n’est pas l’égalité pour d’autres !

En France être salarié, perdre son travail, la collectivité contribue à un devoir, une entraide. Dans votre malheur, vous êtes aidé même financièrement.

Certes ce n’est pas le paradis.

En France être indépendants, perdre sa liberté, vous ôter votre métier, vous êtes nu.

Certes ce n’est pas l’enfer, encore faut-il en discuter avec eux, oseriez-vous le faire ? (Exception : les mendiants à la roulotte, jeunes punk, clochard) mais voilà personne ne s’en soucie, d’ailleurs ils ne sont même pas comptabilisés, quant bien même le chômage baisse.

Finalement sommes nous tous égaux lors d’une perte d’emploi, d'un métier.. ?

A vous de commenter, l’essentiel n’étant pas de mettre en opposition les deux statuts, vous avez bien compris que ce n’est pas le but.

Un esprit ouvert pour un monde de Liberté

Faisons ensemble la liberté, la Liberté fera le reste

Humanista,

 

* : correspond à de futurs articles sur ces thèmes respectifs

15/10/2009

Réchauffement climatique : le professeur Vincent Courtillot expose via la vidéo les principales erreurs du GIEC. Du décapant!!

Une vérité qui dérange, à voir absolument, à commenter

 

Une vidéo de la conférence sur le réchauffement climatique de Vincent Courtillot qui relativise très sérieusement les thèses les plus alarmistes sur le changement de climat éffectuées par les experts du GIEC (rôle de scientifique nommé par leurs Etats respectifs)

 

 

Voir également la video de la conférence de Strasbourg, commentée par Jean-Michel Bélouve sur Institut Turgot
http://blog.turgot.org/index.php?post/Courtillot

L'exposé de M. Courtillot a été donné aux journées scientifiques de l'université de Nantes le 7 juin 2009, voir la page originale ici.

Si pas convaincu, voir des ex du GIEC, cliquer le lien: http://www.pensee-unique.fr/bonnetdane.html

 

Alors que devons nous penser?

18:24 Écrit par HUMANITAS dans Environnement | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : courtillot, giec, co2, mercantilisme d'etat, mensonge, climatologie | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

 
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